Blason du nez
Il a dû y avoir deux défis sur ce site qui portaient sur l'écriture d'un blason.
Il peut être crochu, prompt à courber l’atome,
Un aquilin clocher carillonneur d’arômes,
Ou auvent naturel qui protège du grain,
Propageant un écho plus fort qu’un tartarin.
On en voit en saillie privée de parties fines,
Brise-lames claquant même l’onde marine ;
L’aile est couperosée en des tons corned beef ?
Rien n’est plus épatant qu’un rugissant moulbif.
Et s’il est ombrageant, de ce genre qu’on vexe
Ou s’il fait nasonner d’un accent circonflexe,
Ils ont leurs qualités, gargouille ou balconnet
Pour se faire aubader en amants véronais.
Qu’importe si la crête est une caroncule
Ou que l’arête soit enfouie sous tubercule,
Si la fanfare n’a trompette mais clairon,
Camus ou Cyrano, rue, montre tes pignons !
Las ! que des retroussés, des mutins et des raides
Plastifiés tous selon des canons lisses, tièdes
Où sont les authentiques ? Il faut les débusquer,
Ces parias que sous masque on devine busqués,
Et cet aérobase, ce rostre d’abordage,
Ascenseurs à moutarde et retors fuselages.
Éminences cassées, catarrheux en panais,
Préférons Picasso aux fadeurs d’un Monet.
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