Les aiguillages
On lorgne du côté expérimental avec le pantoum-haïku pour lequel chaque strophe est un haïku, et le second vers de chaque strophe est répété dans la strophe suivante, mais en première place. Les premier et dernier vers doivent aussi être identiques.
Sur les aiguillages,
le chagrin des aurevoirs
n’est que de passage.
Le chagrin des aurevoirs
d’ors se cristallise
le long d’épouillés fayards.
D’ors se cristallise
le temps qui défile au loin.
Tu pars sans valise.
Le temps qui défile au loin,
c’est comme une paille,
ils en faisaient tout un foin.
C’est comme une paille
au fond d’un verre sans eau,
ton ventre gargouille.
Au fond d’un verre sans eau,
ta tête surnage.
Il disaient “tu fais ton show.”
Ta tête surnage.
Tu es en vie, alors pars
sur les aiguillages.
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