Chapitre 1 2 3 4 – Celle qui tient | 1 skyrius – Ta, kuri laikosi

📖 JE PARS AVEC TOI ✍️ Splinter 📝 3712 mots

Gabriel n’a jamais connu une présence comme celle d’Ieva, non pas parce qu’elle était discrète, mais parce qu’elle était totale. Elle ne passait pas à moitié, elle ne s’installait pas à distance, elle entrait dans tout, dans les jours, dans les silences, dans les détails que personne ne remarque, avec une intensité qui ne laissait rien intact.

Elle n’aimait pas à moitié.

Et c’est précisément pour cela que tout devenait plus fragile.

Ieva n’avait jamais su faire semblant de ne pas tenir. Elle ne savait pas regarder les choses s’éloigner sans réagir, elle ne savait pas laisser les zones floues exister sans chercher à les comprendre. Elle avait besoin de sentir que ce qui comptait ne disparaissait pas, que ce qui existait avait une place réelle, solide, visible.

Ce n’était pas une faiblesse.

C’était une manière d’aimer.

Une manière qui demande, qui questionne, qui revient, qui insiste parfois, non pas pour enfermer, mais pour s’assurer que le lien existe toujours.

Gabriel l’avait compris sans toujours savoir comment y répondre.

Il savait qu’elle avait peur.

Pas peur de lui, pas peur de ce qu’ils vivaient, mais peur de ce que la vie pouvait emporter sans prévenir. Peur que les choses changent sans qu’on ait le temps de les retenir. Peur de perdre ce qui, pour elle, n’avait jamais été léger.

Et malgré ça, elle restait.

Elle était là dans les jours simples, dans les moments sans importance apparente, dans les instants où il n’y avait rien à prouver mais où elle choisissait quand même de ne pas partir. Elle revenait quand c’était flou, elle tenait quand c’était fragile, elle insistait quand le silence devenait trop grand.

Elle n’était pas parfaite.

Elle pouvait douter, se tendre, chercher à comprendre ce qui lui échappait, vouloir rassurer ce qui ne se contrôle pas. Elle pouvait s’accrocher plus fort

que nécessaire, poser des questions qui dérangent, chercher des réponses que personne ne peut vraiment donner. Mais elle ne disparaissait jamais. Et c’est précisément pour cela que Gabriel n’a jamais pu réduire ce qu’elle représentait. Parce qu’aimer comme elle aimait demande du courage. Pas le courage tranquille de ceux qui savent tout gérer, mais le courage plus brut, plus humain, de ceux qui ressentent tout et qui restent quand même. De ceux qui avancent avec leurs peurs sans les cacher, sans les maquiller, sans faire semblant d’être indifférents. Ieva n’était pas un repos. Elle était une vérité. Une vérité parfois inconfortable, parfois exigeante, mais toujours réelle. Une présence qui ne se contente pas d’exister en surface, mais qui cherche à comprendre, à tenir, à ne pas perdre ce qui compte. Et dans cette manière d’être, Gabriel avait trouvé quelque chose qu’il n’avait jamais rencontré ailleurs. Quelqu’un qui ne lâchait pas. Quelqu’un qui, malgré ses peurs, malgré ses tensions, malgré ses questions, restait là, encore et encore, sans jamais choisir la facilité de disparaître. Et c’est peut-être pour cela que partir devenait aussi complexe. Parce qu’il ne quittait pas quelqu’un qui s’éloignait déjà. Il s’éloignait de quelqu’un qui tenait. Gabrielius niekada nebuvo sutiks tokio buvimo kaip Ievos, ne todl, kad ji buvo tyli, bet todl, kad ji buvo visiška. Ji nebdavo pusin, ji neegzistavo per atstum, ji eidavo visk, dienas, tylas, detales, kuri niekas nepastebi, su intensyvumu, kuris nepalikdavo nieko nepaliesto. Ji nemyljo pusiau. Ir btent todl viskas tapdavo trapiau. Ieva niekada nemokjo apsimesti, kad jai nerpi. Ji nemokjo stebti, kaip dalykai tolsta, nereaguodama, ji nemokjo leisti neaiškumui egzistuoti be bandymo j suprasti. Jai reikjo jausti, kad tai, kas svarbu, neišnyksta, kad tai, kas yra, turi

tikr, tvirt, matom viet. Tai nebuvo silpnyb. Tai buvo jos meils forma. Meil, kuri klausia, kuri gržta, kuri kartais spaudžia, ne tam, kad uždaryt, bet tam, kad sitikint, jog ryšys vis dar yra. Gabrielius tai suprato, nors ne visada žinojo, kaip tai atsakyti. Jis žinojo, kad ji bijo. Ne jo, ne to, k jie gyvena, bet to, k gyvenimas gali atimti be spjimo. Bijo, kad dalykai pasikeis, kad tai, kas svarbu, gali išnykti per greitai. Bijo prarasti tai, kas jai niekada nebuvo lengva. Ir vis dlto ji liko. Ji buvo ten paprastomis dienomis, akimirkomis, kurios atrod nereikšmingos, bet kuriose ji vis tiek pasirinko nepasišalinti. Ji sugrždavo, kai viskas tapdavo neaišku, ji laiksi, kai viskas tapdavo trapu, ji klausdavo, kai tyla tapdavo per didel. Ji nebuvo tobula. Ji galjo abejoti, sitempti, bandyti suprasti tai, kas slysta iš rank, siekti nuraminti tai, ko negalima kontroliuoti. Ji galjo laikytis per stipriai, klausti klausim, kurie skaudina, ieškoti atsakym, kuri niekas iš tikrj neturi. Taiau ji niekada neišnykdavo. Ir btent todl Gabrielius niekada negaljo sumažinti to, k ji reišk. Nes mylti taip, kaip ji myljo, reikalauja drsos. Ne ramios, visk kontroliuojanios drsos, bet žmogiškos, atviros drsos jausti visk ir vis tiek likti. Eiti pirmyn su savo baimmis, j neslepiant ir neapsimetant, kad j nra. Ieva nebuvo ramyb. Ji buvo tiesa. Kartais nepatogi, kartais reikalaujanti, bet visada tikra. Buvimas, kuris nesustoja paviršiuje, bet siekia suprasti, išlaikyti, neprarasti to, kas svarbu. Ir šioje jos buvimo formoje Gabrielius rado tai, ko niekada nebuvo sutiks. Žmog, kuris nepaleidžia.

Žmog, kuris, nepaisant savo baimi, tampos ir klausim, lieka, vl ir vl, nesirinkdamas lengviausio kelio dingti. Ir galbt todl išvykti tapo taip sunku. Nes jis nepaliko žmogaus, kuris jau tolsta. Jis tolsta nuo žmogaus, kuris laikosi.

Chapitre 2 – Tenir, même quand ça casse | 2

skyrius – Laikytis net tada, kai viskas lūžta

Il y avait, entre Gabriel et Ieva, une intensité qui ne laissait pas de place à la demi-mesure. Rien n’était tiède, rien n’était approximatif, rien ne restait à distance. Quand quelque chose touchait, cela touchait entièrement, et quand quelque chose heurtait, cela heurtait sans retenue.

Ils n’ont jamais su aimer calmement.

Leurs échanges pouvaient basculer en un instant, sans prévenir, sans préparation. Un mot de trop, un silence mal interprété, une fatigue mal placée, et tout montait. Pas progressivement, pas lentement, mais d’un seul coup, comme si ce qui restait contenu cherchait une sortie immédiate.

Ce n’était pas réfléchi.

C’était vécu.

Ils pouvaient se dire des choses qui dépassaient leur pensée, aller plus loin que ce qu’ils voulaient réellement exprimer, franchir des limites qu’ils n’auraient jamais posées en temps calme. Et dans ces moments-là, ni l’un ni l’autre ne reculait vraiment.

Ils tenaient.

Chacun à leur manière.

Ieva, parce qu’elle ne savait pas faire autrement. Parce que pour elle, ce qui comptait devait être défendu, compris, tenu jusqu’au bout, même quand cela devenait inconfortable. Elle ne savait pas laisser un conflit en suspens, elle ne savait pas faire comme si rien n’avait d’importance. Elle allait au bout des choses, parfois trop loin, mais toujours avec cette volonté de ne pas perdre ce qui existait.

Gabriel, lui, tenait différemment. Il résistait, il répondait, il s’opposait. Il ne fuyait pas l’affrontement, mais il ne le traversait pas de la même façon. Là où Ieva cherchait à comprendre et à maintenir le lien, lui cherchait parfois à faire retomber la pression, à sortir du moment, à reprendre de l’air.

Et entre ces deux façons d’être, le choc était inévitable.

Puis venait le silence.

Pas un silence apaisé.

Un silence lourd, tendu, qui s’installait après l’explosion, comme une conséquence naturelle. Les mots restaient suspendus, les regards se détournaient, et chacun se retrouvait face à ce qui venait d’être dit, sans toujours savoir comment revenir. Le temps s’étirait. Pas parce qu’ils ne voulaient pas revenir l’un vers l’autre, mais parce que revenir demandait quelque chose qu’ils ne savaient pas toujours formuler. Ieva restait, même dans ce silence. Elle ne disparaissait pas. Elle ne coupait pas. Elle tenait encore, autrement, plus discrètement, mais avec la même intensité. Elle pouvait être blessée, se fermer, douter, mais elle ne sortait jamais réellement du lien. Gabriel, lui, prenait plus de distance. Pas pour fuir définitivement, mais pour se protéger de ce qu’il ne maîtrisait pas. Il revenait, toujours, mais pas toujours au bon moment, pas toujours de la bonne manière. Il pensait parfois que laisser passer le temps suffirait à apaiser, que les choses se replaceraient d’elles-mêmes. Et c’est là qu’il s’est trompé. Parce que ce qui, pour lui, pouvait s’apaiser seul, pour elle, avait besoin d’être reconnu. Elle n’attendait pas des réponses parfaites. Elle attendait une présence. Pas matérielle. Pas pratique. Mais une présence capable de rester dans ce qui fait mal, sans s’en écarter. Gabriel ne l’a pas toujours été. Il a été là autrement. Dans le concret, dans le réel, dans ce qui se voit et se construit. Il a tenu ce qui pouvait être tenu, organisé ce qui devait l’être, assuré ce qui pouvait rassurer. Mais dans certains moments, ceux où les mots comptent plus que les actes, où la présence ne peut pas se remplacer, il n’a pas toujours su rester. Pas parce qu’il ne voulait pas. Parce qu’il ne savait pas.

Et avec le temps, il l’a compris. Il a compris que tenir ne se résume pas à rester debout. Que soutenir ne se limite pas à porter. Que certaines formes d’amour demandent d’être là là où il n’y a rien à réparer, rien à résoudre, seulement à partager. Ieva, elle, avait été là. Même dans le désordre. Même dans les tensions. Même dans les silences. Et c’est peut-être pour cela que, malgré tout ce qui pouvait casser entre eux, quelque chose ne s’est jamais réellement brisé. Parce qu’ils tenaient. Tous les deux. Pas de la même manière. Mais avec la même intensité.

Tarp Gabrieliaus ir Ievos buvo intensyvumas, kuris neleido egzistuoti pusei jausmo. Niekas nebuvo drungna, niekas nebuvo apytiksl, niekas nelikdavo per atstum. Kai kažkas paliesdavo, tai paliesdavo visiškai, ir kai kažkas susidurdavo, tai susidurdavo be sulaikymo. Jie niekada nemyljo ramiai. J pokalbiai galjo pasikeisti akimirksniu, be spjimo, be pasiruošimo. Vienas per stiprus žodis, viena neteisingai suprasta tyla, vienas netinkamas momentas, ir viskas iškart pakildavo. Ne pamažu, ne ltai, o staiga, tarsi tai, kas buvo laikoma viduje, staiga ieškot išjimo. Tai nebuvo apgalvota. Tai buvo išgyventa. Jie galjo pasakyti dalykus, kurie peržengdavo j tikrj mint, nueiti toliau, nei iš tikrj norjo, peržengti ribas, kuri ramybs metu niekada nebt perženg. Ir tokiose akimirkose n vienas iš j iš tikrj nesitraukdavo.

Jie laiksi. Kiekvienas savaip. Ieva todl, kad kitaip nemokjo. Nes tai, kas jai svarbu, turi bti išlaikyta, suprasta, išnešta iki galo, net kai tai tampa nepatogu. Ji nemokjo palikti konflikto neišsprsto, ji nemokjo apsimesti, kad niekas neturi reikšms. Ji eidavo iki galo, kartais per toli, bet visada su noru neprarasti to, kas yra. Gabrielius laiksi kitaip. Jis priešinosi, atsakydavo, susidurdavo. Jis nebgo nuo konflikto, bet neišgyveno jo taip pat. Ten, kur Ieva siek suprasti ir išlaikyti ryš, jis kartais siek sumažinti spaudim, išeiti iš akimirkos, atsitraukti. Ir tarp ši dviej bd bti susidrimas buvo neišvengiamas. Po to ateidavo tyla. Ne rami tyla. Sunki, tempta tyla, kuri ateidavo po sprogimo, kaip natrali pasekm. Žodžiai likdavo kabti, žvilgsniai nusisukdavo, ir kiekvienas likdavo vienas su tuo, kas k tik vyko, ne visada žinodamas, kaip sugržti. Laikas išsitsdavo. Ne todl, kad jie nenorjo gržti vienas prie kito, bet todl, kad gržti reikalavo kažko, ko jie ne visada mokjo išreikšti. Ieva likdavo, net ir šioje tyloje. Ji nedingdavo. Ji nenutraukdavo. Ji laiksi toliau, kitaip, tyliau, bet su tuo paiu intensyvumu. Ji galjo bti sužeista, užsidaryti, abejoti, bet ji niekada iš tikrj neišeidavo iš ryšio. Gabrielius atsitraukdavo labiau. Ne tam, kad pabgt visam laikui, bet kad apsisaugot nuo to, ko negaljo suvaldyti. Jis visada sugrždavo, bet ne visada tinkamu metu, ne visada tinkamu bdu. Kartais jis man, kad laikas visk nuramins, kad viskas susitvarkys savaime. Ir btent ia jis klydo. Nes tai, kas jam galjo nusiraminti savaime, jai turjo bti pripažinta. Ji nelauk tobul atsakym. Ji lauk buvimo. Ne materialaus.

Ne praktiško. Bet tokio buvimo, kuris lieka ten, kur skauda, neatsitraukdamas. Gabrielius ne visada toks buvo. Jis buvo kitaip. Konkreiai, realiai, matomai. Jis laik tai, k galima laikyti, organizavo tai, k reikjo organizuoti, užtikrino tai, kas galjo suteikti saugumo. Taiau tam tikrais momentais, tais, kuriuose žodžiai svarbesni už veiksmus, kuriuose buvimo negalima pakeisti, jis ne visada mokjo likti. Ne todl, kad nenorjo. Todl, kad nemokjo. Ir laikui bgant jis tai suprato. Jis suprato, kad laikytis nereiškia tik išlikti. Kad palaikyti nereiškia tik nešti. Kad kai kurios meils formos reikalauja bti ten, kur nra k taisyti, nra k sprsti, tik dalintis. Ieva buvo ten. Net chaose. Net tampoje. Net tyloje. Ir galbt todl, nepaisant visko, kas tarp j galjo lžti, kažkas niekada iš tikrj nesubyrjo. Nes jie laiksi. Abu. Ne vienodai. Bet su tuo paiu intensyvumu.

Chapitre 3 – Ce que je n’ai pas su te donner | 3 skyrius – Ko aš tau nesugebėjau duoti Il y a des choses que l’on comprend tard, non pas parce qu’elles sont complexes, mais parce qu’elles demandent une forme de lucidité que l’on n’a pas toujours au moment où elles se vivent. Gabriel n’a jamais douté de ce qu’il donnait, il a douté plus tard de ce qu’il n’avait pas su donner. Il a été présent. Présent dans ce qui se voit, dans ce qui s’organise, dans ce qui tient debout malgré les contraintes. Il a assuré ce qu’il pensait devoir assurer, il a porté ce qui lui semblait nécessaire, il a maintenu ce qui pouvait l’être. Et longtemps, il a cru que cela suffisait. Parce que c’était réel. Parce que c’était concret. Parce que cela demandait de l’effort. Mais ce qui compte ne se limite pas toujours à ce qui se voit. Ieva n’attendait pas seulement que les choses tiennent. Elle attendait d’être rejointe. Pas dans les solutions. Pas dans l’organisation. Mais dans ce qui ne se règle pas. Dans ces moments où il n’y a rien à faire, rien à réparer, rien à construire, seulement à être là, sans détour, sans distance, sans protection. Gabriel ne l’a pas toujours été. Il n’a pas fui. Il n’a pas abandonné. Mais il s’est parfois tenu à côté, là où elle avait besoin qu’il soit dedans. Il a pensé que le temps calmerait, que les tensions s’effaceraient d’elles- mêmes, que le silence permettrait de laisser retomber ce qui débordait. Il a cru que revenir plus tard valait parfois mieux que rester au moment où tout se disait trop fort. Et c’est là qu’il a manqué quelque chose.

Pas d’intention. Pas d’amour. Mais de présence. Une présence qui ne cherche pas à apaiser trop vite, qui ne contourne pas l’intensité, qui ne recule pas devant ce qui dérange. Une présence qui accepte de rester dans l’inconfort, non pour résoudre, mais pour partager. Ieva, elle, était là. Même quand c’était trop. Même quand les mots dépassaient. Même quand la tension devenait difficile à tenir. Elle restait dans le lien, sans toujours savoir comment faire autrement, mais avec cette volonté constante de ne pas laisser ce qui compte s’effacer dans le silence. Gabriel a compris, avec le recul, que ce qu’elle demandait n’était pas excessif. C’était précis. Elle ne demandait pas plus. Elle demandait autrement. Et il ne l’a pas toujours compris au moment où cela comptait. Il a donné ce qu’il savait donner. Mais aimer quelqu’un ne consiste pas seulement à donner ce que l’on sait. Cela demande parfois d’apprendre ce que l’autre reçoit. Et c’est là qu’il a failli. Pas dans l’engagement. Pas dans la volonté. Mais dans cette capacité à ajuster sa présence à ce qui était réellement attendu. Ce n’est pas une faute. Mais c’est une vérité. Et aujourd’hui, il la regarde sans se détourner.

Parce qu’elle ne diminue pas ce qu’il ressent. Elle le rend plus juste. Yra dalyk, kuriuos suprantame vlai, ne todl, kad jie sudtingi, bet todl, kad jiems reikia tokio aiškumo, kurio tuo metu dar neturime. Gabrielius niekada neabejojo tuo, k duoda, jis suabejojo vliau tuo, ko nesugebjo duoti. Jis buvo šalia. Šalia to, kas matoma, kas organizuojama, kas laikosi nepaisant sunkum. Jis dar tai, kas, jo manymu, turjo bti padaryta, jis laik tai, kas, jo manymu, buvo btina, jis palaik tai, kas galjo išlikti. Ir ilg laik jis man, kad to pakanka. Nes tai buvo tikra. Nes tai buvo konkretu. Nes tai reikalavo pastang. Taiau tai, kas svarbiausia, ne visada apsiriboja tuo, kas matoma. Ieva nelauk tik to, kad viskas laikytsi. Ji lauk, kad kas nors prie jos prieit. Ne sprendimuose. Ne organizacijoje. Bet ten, kur nieko negalima sutvarkyti. Tose akimirkose, kur nra k daryti, k taisyti ar kurti, tik bti šalia, be nukrypim, be atstumo, be apsaugos. Gabrielius ne visada toks buvo. Jis nepabgo. Jis nepaliko. Taiau kartais jis liko šalia, ten, kur jai reikjo, kad jis bt viduje. Jis man, kad laikas nuramins, kad tampa išsisklaidys savaime, kad tyla leis viskam nuslgti. Jis tikjo, kad sugržti vliau kartais yra geriau nei likti tuo momentu, kai viskas per stipru. Ir btent ia kažko pritrko. Ne ketinimo. Ne meils.

O buvimo. Tokio buvimo, kuris neskuba nuraminti, kuris neapeina intensyvumo, kuris nesitraukia nuo to, kas nepatogu. Buvimo, kuris lieka ne tam, kad išsprst, bet tam, kad pasidalint. Ieva buvo ten. Net kai buvo per daug. Net kai žodžiai peržengdavo ribas. Net kai tampa tapdavo sunkiai pakeliama. Ji liko ryšyje, ne visada žinodama kaip, bet visada nordama neprarasti to, kas svarbu. Gabrielius suprato, laikui bgant, kad tai, ko ji praš, nebuvo per daug. Tai buvo tikslu. Ji nepraš daugiau. Ji praš kitaip. Ir jis ne visada tai suprato tada, kai tai buvo svarbiausia. Jis dav tai, k mokjo duoti. Taiau mylti žmog nereiškia tik duoti tai, k moki. Kartais tai reiškia išmokti tai, k kitas priima. Ir btent ia jis suklydo. Ne sipareigojime. Ne noruose. Bet gebjime pritaikyti savo buvim prie to, ko iš tikrj reikjo. Tai nra kalt. Bet tai yra tiesa. Ir šiandien jis j žiri nenusisukdamas. Nes ji nemažina to, k jis jauia. Ji tai padaro tikslesniu.

Chapitre 4 – Ce que nous avons vraiment été | 4 skyrius – Kas mes iš tikrųjų buvome Il serait trop simple de réduire leur histoire à ce qui a été difficile, trop rapide de ne retenir que les tensions, les mots trop forts, les silences trop longs. Ce serait oublier l’essentiel. Et l’essentiel, entre Gabriel et Ieva, n’a jamais été ce qui a cassé, mais ce qui a tenu. Parce que malgré tout, c’était beau. Pas un beau fragile, pas un beau superficiel, pas quelque chose qui tient uniquement quand tout va bien. C’était un beau réel, construit dans les jours ordinaires, dans les gestes simples, dans cette manière d’être ensemble sans avoir besoin de le prouver constamment. Ils savaient rire. Pas pour fuir. Pas pour éviter. Mais parce qu’il y avait, entre eux, une complicité qui ne dépendait pas des circonstances. Une manière de se retrouver même quand tout n’était pas aligné, une capacité à créer des moments qui n’appartenaient qu’à eux. Ieva n’était pas seulement celle qui tenait dans les moments difficiles. Elle était aussi celle qui apportait de la vie. Une présence qui animait les espaces, qui rendait les choses plus intenses, plus vivantes, plus vraies. Elle ne laissait pas les jours passer sans les habiter, elle ne traversait pas le temps sans y déposer quelque chose d’elle. Et Gabriel le voyait. Même quand il ne le disait pas. Même quand il ne le formulait pas. Il savait ce qu’elle apportait. Et il savait que cela ne se remplace pas. Ils avaient construit quelque chose qui ne se résumait pas à une relation. C’était une manière d’exister à deux. Avec leurs excès, leurs différences, leurs oppositions parfois, mais aussi avec cette capacité à revenir, à se retrouver, à continuer malgré ce qui pouvait les

éloigner temporairement. Ils n’ont jamais été indifférents. Et c’est précisément pour cela que tout comptait autant. Parce qu’il y avait de la matière. Parce qu’il y avait de la vérité. Parce qu’il y avait, au fond, quelque chose de profondément aligné, même quand la forme ne suivait pas toujours. Ieva apportait une intensité que Gabriel n’aurait jamais pu créer seul. Et lui apportait une stabilité qu’elle n’aurait peut-être pas toujours trouvée ailleurs. Ce n’était pas parfait. Mais c’était juste. Ils ne se sont pas choisis par hasard. Et ce qu’ils ont vécu ne s’explique pas uniquement par ce qu’ils ont traversé, mais par ce qu’ils ont su maintenir au-delà de tout ça. Parce que certaines relations ne tiennent pas grâce à l’absence de difficultés. Elles tiennent parce que, malgré tout, quelque chose ne lâche pas. Et entre eux, cela n’a jamais lâché. Pas vraiment. Bt per lengva j istorij sumažinti iki to, kas buvo sunku, per greita prisiminti tik tamp, per stiprius žodžius ar per ilg tyl. Tai reikšt pamiršti svarbiausia. O svarbiausia tarp Gabrieliaus ir Ievos niekada nebuvo tai, kas lžo, bet tai, kas išliko. Nes nepaisant visko, tai buvo gražu. Ne trapiai gražu, ne paviršutiniškai, ne tik tada, kai viskas lengva. Tai buvo tikras grožis, gims paprastose dienose, kasdieniuose gestuose, toje btyje kartu, kuriai nereikjo nuolatini rodym. Jie mokjo juoktis. Ne tam, kad pabgt. Ne tam, kad išvengt.

Bet todl, kad tarp j buvo ryšys, nepriklausantis nuo aplinkybi. Gebjimas susitikti net tada, kai ne viskas buvo suderinta, kurti akimirkas, kurios priklaus tik jiems. Ieva nebuvo tik ta, kuri laiksi sunkiais momentais. Ji buvo ir ta, kuri atneš gyvyb. Buvimas, kuris pripild erdves, padar visk intensyviau, gyviau, tikriau. Ji neleido dienoms praeiti j neišgyvenant, ji neperjo per laik nieko jame nepalikdama. Ir Gabrielius tai mat. Net kai to nepasak. Net kai to neišreišk. Jis žinojo, k ji atneša. Ir žinojo, kad to nemanoma pakeisti. Jie sukr kažk, kas neapsiribojo santykiu. Tai buvo bdas egzistuoti kartu. Su j pertekliumi, skirtumais, kartais susidrimais, bet ir su gebjimu sugržti, susitikti iš naujo, tsti nepaisant to, kas galjo juos laikinai atskirti. Jie niekada nebuvo abejingi. Ir btent todl viskas turjo toki reikšm. Nes buvo turinys. Nes buvo tiesa. Nes giliai viduje buvo kažkas suderinto, net jei forma ne visada sek. Ieva atneš intensyvum, kurio Gabrielius niekada nebt sukrs vienas. O jis atneš stabilum, kurio ji galbt nebt visada radusi kitur. Tai nebuvo tobula. Bet tai buvo teisinga. Jie nepasirinko vienas kito atsitiktinai. Ir tai, k jie išgyveno, negali bti paaiškinta tik tuo, k jie patyr, bet tuo, k jie sugebjo išlaikyti nepaisant visko. Nes kai kurie ryšiai laikosi ne todl, kad nra sunkum.

Jie laikosi todl, kad, nepaisant visko, kažkas nepaleidžia. Ir tarp j tai niekada nepaleido. Ne iš tikrj.

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