Le « Pourquoi » et le « Comment » de tout cela...

📖 La Princesse Sylvie ✍️ Cyr_Roivan 📝 1314 mots


Avant que vous ne vous lanciez dans ces histoires, pourquoi ne pas apporter quelques précisions sur leur contexte ?

 

Certains très longs voyages n’ont commencé que par une simple phrase : « Dans un trou vivait un Hobbit. » Je pense que vous connaissez. J’aime beaucoup cette anecdote et ce qu’elle implique du cheminement créatif.

Bien sûr, je ne suis pas titulaire d’une chaire à Oxford. Je fais partie du ‘public lambda’. Je n’ai aucune prétention à l’écriture.

Mais comme tout être humain, j’aime les histoires.

Lesquelles ? Celles qui me plaisent évidemment. C’est pourquoi ces histoires me reflètent sous bien des aspects. Mais je pense qu’il n’y a là rien d’original.

 

Ce qui est peut-être un peu plus original (quoi que par les temps qui courent…) c’est la manière dont je m‘y suis mis.

J’ai bien peu de temps pour moi, et au départ, pour raisons professionnelles, je m'initiais à l’IA. Ces outils que sont les artefacts génératifs sont de plus en plus au cœur de mon domaine d'activité. Curieuses impressions. Parole sans esprit. Boîte noire sans conscience qui manie langage et raisonnement sur des bases probabilistes. Tokens, fenêtres de contexte... J'essayais, testais, interrogeais, discutais. Je demandais d'écrire un poème à ma chaussette perdue...

Un jour, j'ai formulé une requête différente : : « Invente un petit conte comique très court qui parle d'une princesse qui s'appelait Sylvie et qui avait des gaz. »

Pourquoi pas ?

J'ai lu la réponse.

« A question idiote, réponse idiote » comme disait ma grand-mère.

J'ai marqué un temps. J'ai réfléchi.

Ou pas. Je ne sais plus.

Alors comme je ne suis pas écrivain, j'en ai voulu plus : contexte, anecdotes, paysages, traditions, géographie, philosophie, science, architecture, politique, Histoire, tout sur tout. Et j'obtenais tout.

Je prenais, je rejetais, j'élaguais, je triais, je changeais, je réécrivais, je reformulais, je redemandais 10 fois de 10 façons différentes, j'harmonisais et je construisais. Je savais ce que je voulais, comment je le voulais et il y avait là un outil à tout faire, une sorte de couteau suisse corvéable à merci pour effectuer des recherches, faire des suggestions, tester la cohérence, effectuer des vérifications, tenir des séances de brainstorming...

Quelque chose était en train d'apparaître, de prendre corps, et surtout, au fil des histoires, d'évoluer. Tant sur le fond que dans la forme.

J'ai découvert un nouvel univers, j'y ai voyagé, fait des découvertes, j'y ai rencontré des personnages, fait leur connaissance. J'en garde des souvenirs tangibles et étranges. Des souvenirs de ce qui n'existe pas.

L’IA était mon levier, mes idées mon point d’appui, et je créais tout un monde. Je m'amusais. En me racontant des histoires.

 

Quoi qu’il en soit, soudain, je me retrouvais en train d’écrire. Je m'amusais à raconter des histoires, à me raconter des histoires, des histoires qui suivaient une idée que j’avais en tête, et ces histoires, finalement, c’est moi qui ai fini par les suivre, sans trop savoir où elles m’emmèneraient.

Et j’aimais cela.

Au départ, mes histoires n’étaient pas censées aller bien loin en termes de public : moi et ma victime préférée que je pourchassais en lui demandant de me donner son avis sur ce que j’écrivais... Mais le temps passant, et fatigué de courir, j'ai découvert qu'il existait des sites tels que Scribonautes, et petit à petit l'idée a fait son chemin. J'avais déjà un bon stock d'histoires, pourquoi ne pas franchir le pas ?

Mais n’ayant pas été pensées pour un autre public que moi et ma victime préférée, la mise en ligne de mes histoires m'a amené à les remanier profondément. Je me bornerai à dire que les règles et conventions du style d'écriture scientifique ne sont pas tout à fait celles du style littéraire... Ce que j'ai pu glaner auprès des uns et des autres sur divers sites de publication en ligne m'a permis d'en prendre conscience et d'apprendre beaucoup. J'en suis très heureux. C'est un travail de révision toujours en cours.

 

Tout ceci étant dit, qu'ajouter d'autre ?

Que ces histoires parlent de quelqu’un, qui en est le cœur, et qui est bien la mise en scène d'une personne réelle dans des situations et un monde de fiction. Elle est histoires et fictions tout à la fois depuis que je l'ai rencontrée et qu'elle m'a entraîné dans son sillage. Alors j'en ai fait des histoires et une fiction. Il s'agit de mon fil directeur dans toute cette affaire, de « l’idée » que j’avais en tête et que j’ai suivie...

Que ces histoires sont toujours en cours d'écriture. Et de par leur nature de chroniques, il pourrait m'arriver d'en ajouter certaines de manière rétroactive. La structure des récits s'y prête et cela m'est déjà arrivé, même si j'adopte le plus souvent dans mon écriture une progression chronologique. Donc, occasionnellement, une nouvelle histoire peut apparaître dans une saison passée.

Que ces histoires sont effectivement regroupées en saisons, ou époques, chacune correspondant à une grande période de la vie de la Princesse. Ceci a une conséquence : même s'il est toujours possible de considérer une histoire séparément, ces histoires ne sont pas indépendantes les unes des autres. Loin s'en faut! Elles suivent une progression et ont été écrites afin d'être lues dans l'ordre proposé afin d'en apprécier pleinement le fond ainsi que la forme, qui évoluent au fil du récit. Et plus vous progresserez dans les saisons, plus les saisons précédentes, et surtout les plus anciennes, prendront de toutes nouvelles dimensions. Lorsque nous grandissons, nous réinterprétons tous notre passé, non ?

Que ces histoires, de temps à autres, seront agrémentées d'illustrations que j'ajouterai au fil du temps. Pour certains moments clés, lors de transitions, de l'entrée en scène d'un nouveau personnage... Sans aucun ordre précis, au gré de ma fantaisie, et surtout en fonction de mes errements avec l'IA générative, à la comprenette difficile aidée d'une mémoire de poule...

Il ne faudra pas y rechercher une cohérence visuelle parfaite. Les outils d'IA sont ce qu'ils sont. Je cherche seulement à enrichir l'expérience de l'histoire (traduction : « me faire plaisir »). Voyez-y des tentatives pour suggérer, plutôt qu'une volonté d'imposer. L'orthodoxie de l'imagination est un concept abominable...

Et si vous n'aimez pas, sentez-vous libres de vous construire les représentations mentales que vous voulez ! Ces illustrations sont des fenêtres ouvertes sur un monde qui n'existe pas. Et ces fenêtres sont magiques (traduction : « subjectives ») : elles montrent des choses différentes selon la personne qui les ouvre et le moment où on les ouvre. L'histoire, elle, est bien réelle. Elle est dans les mots, qui sont les mêmes pour chacun. Lisez les mots, ouvrez la fenêtre, et la magie opèrera (traduction : « la subjectivité fera son boulot »).


Je terminerai en disant que ces histoires, si vous entreprenez de les lire, sont des récits dont la transformation stylistique et narrative reflète celle des personnages. C’est, à mon sens, là qu’est une grande part de leur originalité. Les tout premiers sont de petits contes pour enfants, puis les récits prennent de l’ampleur, deviennent plus vastes, pour finalement devenir de véritables moments de vie des protagonistes.

Pour vous, lecteurs, le monde de Sylvaria n'aura, à tout instant, que la profondeur de ce qu’en perçoit la Princesse au fil des différentes époques de sa vie.

La magie des contes se heurtera progressivement à la dureté de la géopolitique et de la technologie. Il ne s'agira pas d'un changement brutal, mais d'une érosion progressive de l'innocence selon une courbe de maturation passant d'une fable légère à une épopée géopolitique, morale, philosophique, éthique, scientifique et bien d'autres 'iques' encore...

Et j'ai même un plan pour le long, long, terme.

Mais comme dans la vraie vie, il faut laisser le temps au temps.

 

Alors si certaines ou certains d’entre vous le souhaitent, n’hésitez pas ! Commentez, annotez, dites des choses ! Vous aimez, vous n’aimez pas, vous avez ri, cela vous a assommé, navré ou scandalisé (j’espère que non tout de même), j’essaierai de vous répondre au fil de l’eau.

J'ignore si mes histoires plairont, amuseront ou distrairont d'autres que moi, mais pourquoi ne pas partager ?

Histoire de voir ...

 

Je vous souhaite d'y passer d'aussi bons moments que j'ai pu en vivre.

 

 

💬 Commentaires 3

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Sylvain • 5 jours, 17 heures modifié
Sympa cet note d'auteur, ça ma donné envie d'en savoir plus, mais je n'ai pas tout compris, tu utilises l'IA dans ton récit ?
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Cyr_Roivan Auteur • 5 jours, 15 heures
J'y ai recours, oui. Mais comme c'est une remarque qui mérite qu'on s'y attarde, je te développe ça demain.
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Sokholat • 2 semaines, 5 jours
Encore une fois je salue ton honnêteté concernant l'utilisation de l'IA. Je suis curieux de voir ce que la fusion entre l'homme et la machine peut transmettre et je regarderai donc les chapitres au fur et à mesure (j'essaie de découvrir un maximum de textes des internautes ici, voir les différents styles, les différentes inspirations, des humours différents...)
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