Lettre au corps humain (Partie 3)
Je ne sais plus quoi dire. Ah si, peut-être. Pourquoi souffre-t-on ? Pourquoi respirons-nous ? Qui t'a constitué ?
J'imagine que nous n'aurons jamais de réponse concrète, mais je me le demande parfois. Et je pars souvent loin, dans mes théories !
Enfin bref, je ne vais pas faire trop long non plus. Sais-tu combien de différences, de combats tu as créés ? Les couleurs de peau, de cheveux, les yeux, la taille, le poids, tout est disposé à créer des différences entre nous !
Je suis heureuse que la moitié du monde respecte ces différences.
Car après tout, nous sommes qui nous sommes, n'est-ce pas ? Tu es la base de notre être, mais nos pensées sont propres, ce qui fait que nous sommes tous uniques, et nous devrions tous en être heureux. Si seulement on se comprenait nous-mêmes.
Comment dois-je conclure ? Je n'ai pas dit tout ce que je voulais dire, j'ai juste effleuré la surface. La lettre serait trop longue, sinon.
Toi, notre prison, je te chéris tout de même. C'est peut-être bien d'avoir des limites, en fin de compte. Donc merci d'exister, pour que nous puissions nous-mêmes être là.
Prends soin de toi, je ferai de même,
Gwendoline.
P.S. : Merci de m'avoir faite femme !
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