L'art d'aimer

📖 WISTERIA ✍️ Sylvain 📝 7999 mots

Bon, il est temps que je reprenne du service !

Mais avant cela :

J’aimerais vous conter une histoire,

Alors, que dire… vous savez, parfois, il y a des situations qui sont tellement choquantes, qu’elles peuvent éjecter notre âme de notre corps au sens propre comme au sens figuré.

Alors, oui, je l’avoue, j’ai aimé si fort que je n’ai pas supporté vivre dans ce corps et je suis parti loin. Très loin, dans l’espace et le temps. Et j’ai appris quelque chose d’incroyable. Et c’est de cela que je vais conter au travers de cette nouvelle du nom de Wisteria.

Avant ? De ce que je me rappelle ? J’en sais rien. Juste qu’à un moment donné, je me suis retrouvé au pied d’un immense arbre. Un arbre magnifique. Un arbre aux millions de couleurs chaudes. Et avant cela ? C’est le trou noir. Comme si j’avais été fait pour être au pied de l’arbre de vie.


Et l’arbre m’a dit :

Bonjour, Sylvain !

J’ai entendu quelqu’un me parler et j’ai cherché un moment avant de trouver.

De trouver que cette voix provenait de cet arbre. En même temps, ce n’est pas trop difficile car autour de moi, il n’y a que cet arbre.

J’ai fixé sa cime. Enfin, c’est ce que j’ai cru au premier abord.

Puis il s’est remis à parler :

Je croyais que tu n’allais jamais trouver.

Je suis tombé à la renverse. Mais au moins, je ne pouvais pas tomber plus bas.

Et l’arbre m’a dit :

Tu es une âme forte pour être venue jusqu’ici.

À ce moment, je ne sais pas pourquoi, mais des prunelles de couleur réséda se sont affichées dans mon esprit. J’ai été aussitôt pris d’un haut-le-cœur.

Un silence s’est imposé.

Un long silence.

Et j’ai fini par répondre :

Si aimer l’impossible est cela pour vous, être une âme forte alors, nous n’avons pas la même manière de penser. Parce qu’en ce moment, je me sens faible et lâche.

Et l’arbre a répondu aussitôt :

Le péché de l’âme n’est pas l’amour. Son mal est ce que l’on en fait après. Alors, Sylvain, si tu es là, ce n’est pas pour rien. Disons que tu aimes trop. Et les âmes comme les tiennes viennent me voir. Elles viennent parce qu’elles aiment si fort qu’elles pourraient brûler sur place !

Tu comprends, Sylvain ?

À ces paroles, je suis resté silencieux. Et je me suis mis encore à penser à elle. Mais étrangement, je n’ai rien ressenti, pas de larmes. Rien. Pas de souffrance. Rien.

Et l’arbre de vie m’a dit :

Je t’ai apporté ce que tu venais chercher ici. Le repos. Celui qui fera de toi un autre. Je vais être franc avec toi. Si tu étais resté sur Terre, tu aurais fait un si grand mal que ton âme aurait noirci celles que tu aimes le plus.

Et moi, Wisteria, ne peut accepter qu’une âme comme la tienne soit noircie avec autant de force. C’est pourquoi nous avons pris soin de laisser un minimum d’amour dans ton corps pour qu’il puisse aimer et se faire aimer.

Ces paroles s’entrechoquent en mon for intérieur. Moi spécial ? Je refuse ! J’ai toujours pensé être un parasite. Un moins que rien. Le genre à observer mes amis s’embrasser, à s’aimer, à s’unir… Le genre de confident dont on ne sert qu’à vider son sac.

Mais, j’étais à des années-lumière de savoir ce qu’était l’amour véritable.

Le premier enseignement, Wisteria me l’a inculqué

La nuit tombée il m’a dit :

Aimer n’est pas un tort.

Or,

Aimer avec sa raison,

Implique

D’être, plus fort

Que ses propres émotions.

C’est un enseignement que tu comprendras.

Une fois, être revenu dans ton corps.

Or,

Quand ce jour viendra,

Tu souffriras comme jamais auparavant.

Mais,

Ne mettons pas la charrue avant les bœufs.

Car,

Tu dois apprendre à contrôler la lumière que tu possèdes.

Cette sur-luminescence !

*****

La nuit est tombée, la parole de Wisteria me reste en mémoire.

Et,

Pour la première de fois de ma vie,

Je me suis endormi le cœur léger et l’âme apaisée.

Une nuit sans rêve :

Et,

À mon réveil

J’ai repensé à mon corps.

Celui que j’ai abandonné.

C’est ainsi que j’ai commencé cet enseignement,

Au matin, Wisteria se mit soudain en fleur.

Des fleurs magnifiques et brillantes.

Mes yeux à peine ouverts, je contemplais leur beauté.

Et,

Wisteria a dit :

Premièrement, à quoi te fait penser la lumière de mes pétales.

Sans attendre, je lui dis :

La Lune !

***

Bien, très bien ! me répond-il.

L’impossible est donc ton objectif.

Alors soit !

Tu aimes les challenges, je comprends mieux ta lumière

Ta force, ta puissance créative.

Sache que les lunes où qu’elles soient bercent toujours leur enfant

De leur champ magnétique.

Alors tu vivras la nuit et le jour tu dormiras !



*

*      *

Alors, que je pars à la découverte des lieux où domine cet immense arbre de vie. J’ai rencontré une autre âme :

Une femme blonde au regard azur.

Et elle m’a dit :

C’est toi le nouveau ?

Je t’ai entendu pleurer comme si tu avais perdu un être aimé.

Je ne sais pas pourquoi elle dit cela, car je n’ai pas pleuré depuis très longtemps et encore moins depuis que je suis ici.

Je lui réponds :

Je n’ai pas pleuré.

Elle me sourit, ses yeux se plissent et cette femme se jette dans mes bras.

Comme si elle était une proche de ma famille.

Disant dans le creux de mon oreille :

Tout va bien, tu verras. À la fin, tu pleureras.

Et ce jour-là, pense à moi.

Sa chaleur est belle, douce et pure. Je suis si bien dans ses bras, ils me réconfortent. Je ressens son amour, il est unique et l’enlace de sa douce fragrance.

Puis elle se retire.

Et me dit :

Le jour viendra où tu devras enlacer, à ton tour, un nouvel arrivant.

L’instant d’après, elle disparut en une nuée scintillante.

À ce moment, je n’ai pas été triste, car son amour aussi subtil soit-il,

Est aussi un enseignement :

L’amour est partout même lorsqu’il ne te touche qu’une seconde,

Ne pleure pas quand il part

Car en réalité,

Il est là, tout prêt de toi.

Et ces quelques secondes.

Ces secondes d’amour,

M’ont fait comprendre :

Tu n’as besoin de personne pour aimer,

Aimer c’est faire briller son âme comme mille

Et,

L’amour te viendra de milliers de façons.

C’est le plus dur des enseignements pour une âme

D’après Wisteria :

« Faire briller son âme au point d’attirer l’amour de rassembler. »

Puis la voix de l’arbre s’annonça :

Sylvain, tu dois, pour aimer la vie,

Te dé-ta-cher d’elle.

Tu comprendras tout cela une fois revenu dans ton corps.

Mais le chemin est long. Patience.

Puis une fleur se détacha de ses branches pour venir se recueillir dans le creux de mes mains

Pour me réchauffer de sa lumière opaline.

Et je t’ai vu à travers, mon corps.

Et Wisteria m’a dit :

Bientôt, tu pourras le revoir.

Bientôt.

Ainsi, Wisteria, m’apprend le Dé-ta-che-ment !

Et,

L’arbre de vie m’a dit :

Se détacher implique beaucoup.

Se dé-ta-cher doit te concerner

Personnellement,

Il est établi de tel

Sorte qu’il t’apportera la voie,

Celle de l’Art d’aimer.

Un Art ancien que beaucoup ont oublié.

Aimer n’est pas regarder l’autre, non.

Ni de la prendre dans ses bras,

Aimer c’est briller ensemble.

Et cela implique beaucoup :

L’application de tous les enseignements

Ainsi que ces principes de l’Art d’aimer :

“Aimer sans raison”

“Aimer sans les autres”

“Aimer sans attentes”

“Aimer sans émotion”

Enfin et seulement après avoir compris ces quatre principes,

Tu pourras revenir dans ton corps

Et,

À ce moment-là, tu seras libre,

Libre d’être un autre.

Maintenant, passons au premier :

Celui qui implique beaucoup !

****

J’ai compris que l’initiative de Wisteria est multiple.

L’arbre de vie m’a souvent dit durant l’enseignement du premier principe :

Aimer sans raison, implique :

La raison est un frein à l’amour.

Comme il me l’a souvent répété :

Avoir raison est le premier « contre principe » de l’amour.

Car,

Il est équivalent à l’orgueil.

Sans lui aimer devient alors

Plus simple et moins torturé pour soi,

Pour le quotidien, mais aussi pour son âme.

Se dé-ta-cher de sa raison pour aimer.

Ainsi pour cela, il faut aimer l’autre sans attente personnelle.

Car,

C’est de la raison que naissent nos attentes.

Et la raison est partout dans ce monde.

Elle le dirige.

En fait, j’ai compris cela en revenant dans mon corps :

Mon double

Aimait avec sa raison une femme à la peau comme la lune :

Et il s’est noyé dans une illusion,

Elle était si forte qu’il en a voulu mourir.

Et l’amour est lumière,

Et l’amour n’attire pas les ténèbres.

Seulement, la raison ne supporte pas aimer et de fait,

Elle précipite l’âme dans une chute et se nourrit du négatif engendré.

La raison est donc un poison pour l’amour.

Combien y a-t-il eu de suicides à cause de l’implication

De la raison dans l’amour ?

Sylvain, je te laisse juge.

Me dit toujours Wisteria.

Hier, j’étais triste, tellement triste… parce que j’ai perdu ma l’amour de ma vie… enfin, on dit souvent cette phrase, « tu es l’amour de ma vie. »

Cela vous surprendra peut-être si je dis :

Que cette phrase est typique de la raison.

****

Pour cela Wisteria m’a dit :

Au commencement, l’amour était unique et partout dans chaque lieu.

Mais je te sens encore rempli de tes propres croyances

Alors, je vais te conter cela comme ceci :

Dé-ta-che-toi d’elle,

Et tu comprendras.

Je reprends donc !

Imagine que l’amour est une force créatrice.

Et un jour, un chimiste amoureux de la vie créa une potion

À partir de la force de l’amour,

Parce que sa femme s’en était allée.

Il voulait la revoir à n’importe quel prix.

Il prit alors tout sa lumière et prit son âme pour la ressusciter

Au prix de sa vie, nous appelons cela le prix de l’immortalité.

Mais cette immortalité avait un tribu.

C’est ainsi que naquit la raison

L’homme mourut soudain

Ne laissant que deux choses,

Son esprit et son cœur.

Enfin, comme l’amour était connecté avec tous,

Dans chacun émergea un cœur et un esprit,

Et,

L’amour à connut sa première révolution

À cause de ce prix.

Et la raison précipita les autres les esprits dans la douleur,

Et leur cœur devient noir et obscur.

Et les guerres ont commencé…

***

Enfin, Sylvain.

Cela ne reste qu’une histoire

N’y vois pas, en cela une vérité.

Disons que j’aime raconter des histoires.

Tu l’auras peut-être compris son message

Que la raison entraîne la mort et

La discorde.

Là où l’amour réunit, la raison divise et détruit.

Car,

Avoir raison

Implique

Que

L’autre

À

Tort.

Et,

L’amour de l’un empoisonne celui de l’autre !

Pour parvenir à aimer sans raison

Il te faudra donc te détacher de tes convictions et écouter l’autre.

Même si le discours est juste ou injuste.

Peut-importe, aimer sans raison,

« C’est écouter l’autre » !

Car,

Écouter c’est s’ouvrir à l’autre « sans principes de raison ».

Après cela, je me suis endormi.

* * * *

Ainsi, j’ai compris que Wisteria est l’esprit le plus bienveillant connu.

Et,

Sa parole est toujours impeccable.

Il m’a souvent mis face à mes troubles, mes maux,

De la même manière qu’on peut montrer à autrui ses défauts,

C’est souvent que mon « amour propre » avait été blessé.

Et Wisteria est fort pour montrer,

Et bien plus fort pour accompagner ses enfants sur la bonne voie.

Et,

Un jour, il m’a dit :

Tu sais Sylvain, je ne prends rien à cœur.

Or,

Une fois, j’ai accueilli une âme plus forte que la tienne.

Et son accompagnement fut très long, bien plus long que le tien. Disons qu’une vie humaine n’aurait suffi à la faire revenir.

Et à la fin, cette âme m’a appris quelque chose,

Que je n’ai pas d’amour propre,

En partant, elle m’a souri et m’a dit merci elle a embrassé son successeur et a disparu.

Cela m’est resté « l’amour propre ».

Et, bien, elle avait raison.

Je n’en ai pas, je ne suis pas fait d’amour propre.

L’amour propre c’est lui, c’est elle, c’est toi.

L’amour propre c’est quand tu repartiras dans ton corps.

On a beau être sage,

On a beau apprendre,

On a beau aider,

On a beau aimer,

Je ne possède aucun amour propre.

Et je l’ai cherché l’amour propre,

Je l’ai cherché longtemps à travers mes enseignements,

Et je l’ai compris avec toi, Sylvain.

J’ai compris que tu es un amour propre.

Et, un jour viendra où tu enseigneras cela,

Car,

J’en suis incapable,

Seul toi comprendras vraiment ce qu’il veut dire.

Alors, le jour où tu le comprendras,

Écris-le.

*****

J’ai compris bien des choses avec Wisteria, mais le jour où il m’a dit cela, j’ai eu très peur.

Et la nuit qui suivit, j’ai fait un rêve pour la première fois dans ce lieu.

Dans celui-ci,

J’étais un autre.

Et,

Un matin, je me suis réveillé contrarié.

****

Et Wistéria a dit :

Sylvain, pourquoi ton cœur souffre-t-il de la sorte ?

J’ai mis un moment à lui répondre et j’ai fini par trouver et je lui ai dit :

Parce que je ne me sens pas capable,

Je ne suis rien,

Je suis souffrant,

Je suis seul,

Impuissant par les événements.

Puis Wisteria m’a dit :

Stop !

L’amour propre est de savoir ce que l’on n’est pas.

Que ne nous sommes pas aimants, que nous ne sommes pas purs,

Que nous sommes imparfaits et cela implique nombre de choses.

Connaitre et reconnaitre ses faiblesses est l’un des principes majeurs

Pour aimer.

Étrangement, tu me fais penser à cette âme,

Une âme qui ne cherchait pas l’amour véritable,

Mais qui cherchait une autre manière d’aimer.

Et le jour viendra où tu pourras véhiculer ce message.

Pour cela, il te faudra aimer sans les autres.

Et cela implique de mourir,

Et ce jour-là, tu souffriras plus encore.

Et tu perdras beaucoup !

Mais l’accepteras-tu ?

Nous en reparlerons plus tard, veux-tu ?

Pour revenir à l’amour propre,

Il faudra que tu vives seul.

Et seul, ne veux pas dire enfermé,

Non !

Seul, veut dire avec toi-même.

Et,

Quand tu l'auras trouvé, tu l’enseigneras.

Mais revenons à ton enseignement.

Veux-tu ?

« Aimer sans les autres »

* * * * * * * * *

Aimer sans les autres ne s’applique pas comme « aimer sans raison »,

Disons qu’aimer sans les autres est un état d’ensemble.

Un état superposé à un autre.

Et,

Wisteria m’a souvent ramené à cet état d’amour.

Il est revenu plusieurs fois dessus parce qu’au fond de moi,

Il savait que je n’avais pas bien compris.

Alors quelques mois avant de revenir tuer mon âme laissée sur Terre.

Il m’a dit ceci :

Sylvain, avant de partir, je veux que tu sois capable de faire comprendre aux autres, ce qu’est l’amour sans les autres. Avec les mots les plus simples qui soient :

Sûr de moi, car c’est un état que je maîtrise très bien,

J’ai voulu lui répondre :

Mais rien n’est sorti de ma bouche, aucun son, rien et j’ai dégluti.

Gêné.

Et Wisteria m’a dit :

Bien, c’est fort étonnant de voir que tu en maitrises l’état,

Mais que tu sois, au demeurant, incapable de le faire comprendre.

Il marque un temps de silence.

Lors de ce temps, je me suis mis à observer ses fleurs, à détailler chaque nuance de couleurs, chaque parcelle de sa beauté sylvestre. Trois longues heures sont passées et Wisteria m’a dit :

Pourtant, tu sais le faire mieux que personnes.

Sur le moment, je n’ai pas compris.

Et il a repris :

Même ton corps plus bas le fait bien, pas autant que toi, mais il le fait.

Alors, il m’a reposé la question :

Sylvain, c’est quoi l’amour sans les autres ?

J’ai fermé les yeux et à l’instinct, j’ai lui ai répondu :

Aimer la vie.

Car, la vie n’est pas que les autres, la vie implique d’autres éléments comme l’eau qui ruisselle dans son cours, d’écouter le chant des oiseaux, de voir les étoiles briller, de voir la Lune nous sourire…

Stop ! Me dit Wisteria.

Maintenant, je veux que tu me dises, comment fais-tu ?

Je me suis mis à tourner sur moi-même, comme une danseuse étoile.

Et je lui ai dit :

De la même manière que je danse, de la même manière que je ressens mon cœur qui bat quand je me vois au travers de Lune et quand, parfois, elle le regarde de son regard Hazel de ressentir l’énergie de leur vie.

Cet état d’être est d’aimer sans les autres comme la passion qui découle d’un pianiste quand il compose ses mélodies.

Ou bien de la même manière quand une auteure écrit ses romans.

Aimer sans les autres est donc être dans un état d’ensemble, celui d’aimer la vie sans se fixer sur elle. Sans se fixer sur les personnes aimées.

Simplement, appréciez d’être là, sans aller chercher l’autre.

Et Wisteria m’a dit :

Très bien, maintenant, nous allons préparer ton retour.

Je te présente mes gardiens…

Ce sont des âmes qui n’ont pas voulu repartir et qui sont restées avec moi.

Interrogé, j’ai demandé :

Pourquoi donc ?

Et,

Wisteria m’a dit :

Disons que ton âme terrestre a pris du zèle et beaucoup de force,

Alors, nous allons l’affaiblir pour que tu puisses revenir.

Enfin, c’est n’est pas une obligation.

Si tu veux, tu peux rester ici ou te voir souffrir à jamais.

Mais,

Sache que cela va t’être douloureux.

Car,

Cela va t’affaiblir aussi.

À cela, j’ai dit :

Alors soit !

Cependant,

Il se peut aussi que tu repartes un temps dans ton corps pour redonner de l’amour,

Et de la force à ton corps.

Sinon, il se mettra en grand danger et ton corps risque de céder.

À cela, j’ai répondu :

Je suis prêt.

Enfin, cette expérience m’a été horrible et déchirante.

Détruire une histoire, quel qu’elle soit, bonne ou mauvaise,

C’est toujours affligeant !

*

*****

Pour revenir,

« Aimer sans les autres »

Commence par être à l’écoute de ses propres ressentis et du moment présent.

De la même manière que l’on peut apprécier la saveur acidulée

D’une tarte au citron.

Il a des moments dans la vie d’un homme qui sont parfois très douloureux,

voire même affligeants. Cette souffrance était-elle qu’elle m’a projetée ici,

Aux côtés de l’arbre de vie, Wisteria.

Parce que mon attente était si élevée, si forte…

Que j’ai compris qu’un abîme s’était creusé entre mon amour et mes attentes.

Et j’ai été projeté de mon corps comme si mon âme s’était envolée.

Et Wisteria m’a dit :

Les attentes se nourrissent de la force de l’amour.

Et, parfois, quand comme toi, l’attente dévorer tellement,

Il ne reste plus rien.

Et, parfois, le corps ne s’en remet pas.

Il devient comme le chaos.

Souvent, la vie fait qu’on remonte la pente.

Te concernant, Sylvain, tu étais arrivé si haut dans l’attente que ton âme s’est morcelée.

Et elle a fini par brûler.

Enfin, une partie,

Une très grande partie a brûlé.

Et, une autre errait dans la vacuité,

Et l’autre dans une métropole.

Sans véritable but, juste avec des instincts premiers.

Et ton esprit a subi beaucoup de maux,

Et ton corps aussi résistant soit-il,

A subi beaucoup de dégâts.

Et le bris de toi,

Resté dans,

Ton corps.

Recherchait l’amour

À tout prix.

Car,

Il faut que tu saches que l’amour,

Fait briller l’âme.

Et la vacuité,

T’as mené à moi,

Comme si tu devais être là.

Comme si le Destin

T’avais choisi pour que tu sois là avec moi.

Je n’ai jamais compris comment et pourquoi les âmes me viennent.

Mais sache,

Que chacun de mes enseignements est unique,

Et chacune des âmes qui repartent

Font leur vie dans la plus grande simplicité.

Et toi, Sylvain…

Toi, tu es là.

Avec une attente incommensurable,

Une attente telle qu'elle est nuisible pour toi et pour l’autre toi.

Alors, ce jour avant que tu repartes dans ton corps.

J’aimerais que tu combles cette attente.

Je sais ô combien, tu aimais.

Mais sois raisonnable et le jour où tu reviendras,

Laisse partir,

Laisse partir cette attente.

Pour cela, je vais t’aider.

Enfin, je vais essayer,

Mais le reste t’appartiendra,

D’en faire usage.

À ce moment, je regardais l’arbre de vie,

Dans le silence, bercé par une mélopée

Un chœur d’harmonie

Qui déployait ses plus belles voix.

Et Wisteria a dit :

Je vois que tu entends les muses de la vacuité.

Tu es fort, Sylvain !

À cela, j’ai répondu ceci :

Ces muses me font comprendre,

Qu’il faut que je me détache,

De la vie, de l’amour, de toutes affections,

Qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

Et Wisteria a dit :

Le dé-ta-che-ment

Ce précepte est l’Art :

C’est le crayon de l’artiste,

La plume de l’écrivain,

La flèche de Cupidon,

Si tu parviens à le faire tien,

Alors, tu seras un autre et libre.

Libre de l’attente immortelle que tu t’es provoqué.

Et l’espoir t’apportera le salut auquel tu aspires tant.

****

J’étais à des lieux de savoir ce que cela implique pour mon corps.

Chacune des rencontres faites par mon âme était établie de telle sorte,

À faire oublier cette attente.

Jusqu’au jour, où l’attente s’est transformée en peine.

Et la peine m’a fait sombrer.

Sombrer dans la vacuité.

Et mon corps,

Lui, était inspiré de mille manières.

Et un jour, cette attente s’est effacée.

Pour ne laisser place à rien.

Et ce rien est devenu autre chose,

Et c’est là que mon corps a rempli cette attente

Par des choses nocives pour mon corps et mon âme.

Ces muses m’ont enivrée

Fort longtemps

Pendant cette attente empoisonnée.

Et ce fut le principe le plus long à mettre en pratique.

***

Car,

Ce principe emprisonne l’amour,

Comme on peut enfermer un oiseau dans une cage.

Les attentes de l’amour sont des briques que l’on pose

Comme pour construire une prison.

Plus les attentes sont lourdes, plus solide sera la cellule.

Alors pour m’en défaire,

J’ai dû détruire chacune des pensées dirigées vers cette attente.

Détruire chacune des images, chaque parcelle de pensée dont la force est une attente.

Enfin et parfois, cela peut durer des années

Et parfois même toute une vie.

J’ai alors compris que mes attentes n’étaient rien comparées à l’âme

Que m’avait fait mention, Wisteria.

****

Enfin, il ne faut pas confondre attente et espoir :

L’attente nous isole,

Et,

L’espoir nous libère.

********

Quelques jours avant de revenir dans mon corps,

Wisteria m’a dit :

Sylvain, je m’aperçois que tu n’as plus d’attente,

Enfin, presque…

Mais,

Il faut que tu saches que l’âme de ton corps, elle, en a.

Il faudra alors travailler ce que tu as mis en application ici.

Alors, comme vas-tu faire ?

Et je lui ai répondu :

Je ne sais pas…

Peut-être rester seul à écrire.

Et faire de ma vie un cadeau.

Pour une fois, je me sens bien et fort.

Et Wisteria est resté en silence un grand moment.

Puis il m’a posé une autre question :

Celle que tu observais toutes ces nuits,

Pourquoi ne pas lui écrire ou lui dire la vérité ?

À cela, j’ai serré mes poings et détourné mon regard de l’arbre de vie

Et j’ai dit :

Je ne veux pas reproduire mes attentes.

Et l’arbre m’a dit :

L’espoir et l'attente sont deux principes opposés.

L’un réconforte et l’autre nous conforme.

Dis-moi, Sylvain, donne-moi la raison pour laquelle,

Tu ne veux pas lui écrire ?

Et j’ai dit :

Mon double a fait tellement de tort,

Je ne la mérite pas.

Et pour la première fois de ma vie, j’ai entendu Wisteria rire.

Sylvain…

Tu es devenu un autre, laisse-toi le temps de revenir.

De rétablir le chaos dans ta vie.

Et si tu dois la revoir,

Alors soit !

Et si je me trompe, que feras-tu ?

Si tel est le cas, je ne ferais aucune attente.

Et Wisteria a ri de plus belle.

***

Ce jour-là, j’ai compris une chose sur ce principe d’aimer sans attente :

Je peux aimer sans retour, aimer la vie tout simplement.

Et,

Ce qui est formidable avec l’Art d’aimer,

C’est qu’une fois qu’on applique ces principes

Aimer devient une force, une force créatrice magnifique.

Et plus on aime sans attente, plus on aime la vie, plus elle nous fait des cadeaux.

De cela émerge un nouveau principe :

« Aimer sans émotion »

Vous vous demanderez comment est-ce possible.

Quand on sait que les émotions nous dominent.

L’amour sans émotion, c’est ne faire plus qu’un avec soi-même.

Et Wisteria ne sait pas comment on l’applique,

Car,

Wisteria n’est pas un homme ou une âme.

Alors, j’ai compris que ce principe est le principe de l’amour propre.

Alors, j’ai décidé d’aimer simplement,

Et,

Je m’en servirai pour créer.

Et un jour viendra peut-être

Où cette même force me regardera.

Puis j’ai entendu une âme pleurer.

Et je lui ai dit :

Ne pleure plus.

Ici, tu seras comme chez toi,

Et je lui ai fait un bisou sur la joue.

Et j’ai disparu en milliers de particules dorées.

Laissant derrière moi ce nouvel élève avec mon maître :

“Wisteria”

Et ce jour-là, je suis revenu dans mon corps,

Et j’ai pleuré très fort,

Et j’ai repensé à mon arrivée,

À l’âme qui s’était jetée dans mes bras.

Et depuis, je me sens mieux.

Mieux pour aimer la vie.

****

Concernant le dernier principe de l’Art d’aimer :

« D’aimer sans émotion »

Je ne l’ai pas compris, enfin pas encore,

Je viens tout juste de revenir.

Patience.

Avant cela,

Je dois éduquer mon corps.

Car,

J’ai passé des années à voguer dans la vacuité mon amie,

Et maintenant, je dois me reconstruire avec ce que j’ai appris.

****

Merci à tous ceux qui auront lu cette expérience

Et,

J’espère que vous avez passé un agréable moment,

Auprès de cet enseignement.

*

*

*

*

* Maintenant, passons à une autre Histoire *


💬 Commentaires 1

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phillechat • 12 heures, 50 minutes
Ah ça c'est de l'aventure !!
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