L'écriture, chez moi, c'est une pulsion. Une chanson qui coule à mes oreilles, une musique dans la play liste de l'ordinateur, et les doigts se mettent à galoper sur le clavier. Comme une nouvelle respiration, comme un besoin fort et intense de poser sur la page blanche un bout de mon âme, un bout de mes pensées, une vague d'émotions. Je laisse les mots sortir pour dire ma peine, mes espoires, mes rêves, mes envies.
Les mots ont ce pouvoir de mettre fin aux maux de l'existence, dire les choses, écrire pour aller mieux, pour vider son sac et poser le poids des tracas et des chagrins. Ecrire pour essayer de comprendre comment marche ce monde, pour essayer de survivre aux épreuves qui nous font trébucher.
L'écriture, chez moi, c'est parfois un moment de délire, pour le plaisir de faire jouer les sonorités, les presques similitudes. Un régal de jouer avec les mots, ouvrir les vannes pour faire jaillir un savoureux calembours. Jouer avec la richesse de notre langue, avec la foison d'or des expressions qu'on peut détourner en un tour de main. Titiller la force d'une rime pour faire naître du n'importe quoi hilarant, plein de bon sens, à condition d'avoir le sens de l'humour, bien évidemment.
A quoi ça sert d'écrire ? Qui écrit ? Quelqu'un qui aime les mots et qui croit en la magie du verbe. Les mots posés sur ce qu'on voit autour de nous, les mots qui nous permettent de communiquer, de dire, d'aller à la rencontre de l'autre. Des mots pour aller mieux, des mots pour expliquer les maux dont on souffre et qui nous restreignent dans notre énergie de vie, énergie de création.
A quoi à sert d'être auteur ? Oh, ça n'a pas l'utilité d'un I-phone, c'est certain, mais cela viendrait-il à l'esprit de quelqu'un de demander à quoi servent les mots ?
Ecrire , c'est un état d'esprit, c'est une bulle de calme qu'on s'offre, un instant suspendu dans la course folle du temps, c'est une respiration apaisée pour contempler et laisser les mots venir.
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lundi 15 juin 2026
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Quelle émotion aimez-vous transmettre dans vos textes ?
Avant les intrigues, avant les personnages, avant même les mondes…
Il y a ce qui circule sous les mots.
Une vibration discrète.
Une humeur.
Une empreinte invisible qui reste après la lecture.
Certains textes apaisent.
D’autres dérangent.
D’autres encore restent longtemps, sans que l’on sache vraiment pourquoi.
Ce soir, près du feu de l’Auberge, les Scribonautes vous invitent à explorer ce qui se cache derrière vos phrases.
Écrire n’est pas seulement raconter.
C’est aussi faire ressentir.
Faire naître une tension, un sourire, une nostalgie.
Susciter une inquiétude légère ou une joie inattendue.
Parfois, simplement laisser une trace douce, presque imperceptible.
Chaque auteur, consciemment ou non, laisse une couleur émotionnelle dans ses écrits. Certains cherchent la mélancolie. D’autres la lumière. D’autres encore l’étrangeté, le trouble, ou la tendresse brute.
Et il arrive parfois qu’une émotion s’impose d’elle-même, sans avoir été décidée.
Aujourd’hui, nous vous proposons de partager :
- l’émotion que vous cherchez à transmettre le plus souvent
- celle qui revient malgré vous dans vos textes
- celle que vous admirez chez d’autres auteurs
- celle que vous trouvez la plus difficile à écrire
- celle que vous aimeriez mieux explorer
Vous pouvez répondre simplement… ou entrer dans les nuances de votre écriture.
Et si vous le souhaitez, racontez-nous aussi :
- vos émotions ont-elles changé avec le temps ?
- écrivez-vous pour apaiser, troubler, ou faire rêver ?
- y a-t-il une émotion que vous évitez volontairement ?
Prenez place.
L’auberge vous écoute.
C’est aussi faire ressentir.
Faire naître une tension, un sourire, une nostalgie.
Susciter une inquiétude légère ou une joie inattendue.
Parfois, simplement laisser une trace douce, presque imperceptible.
Chaque auteur, consciemment ou non, laisse une couleur émotionnelle dans ses écrits. Certains cherchent la mélancolie. D’autres la lumière. D’autres encore l’étrangeté, le trouble, ou la tendresse brute.
Et il arrive parfois qu’une émotion s’impose d’elle-même, sans avoir été décidée.
Aujourd’hui, nous vous proposons de partager :
- l’émotion que vous cherchez à transmettre le plus souvent
- celle qui revient malgré vous dans vos textes
- celle que vous admirez chez d’autres auteurs
- celle que vous trouvez la plus difficile à écrire
- celle que vous aimeriez mieux explorer
Vous pouvez répondre simplement… ou entrer dans les nuances de votre écriture.
Et si vous le souhaitez, racontez-nous aussi :
- vos émotions ont-elles changé avec le temps ?
- écrivez-vous pour apaiser, troubler, ou faire rêver ?
- y a-t-il une émotion que vous évitez volontairement ?
Prenez place.
L’auberge vous écoute.
Contributions
19 contributions
Bonjour, je ne veux pas toujours transmettre la même émotion, elle varie selon le propos, l'humeur, l'inspiration. J'ai tendance, à tort où à raison, à écrire justement sur le coup de l'émotion et je retouche très rarement mes écrits. Ce sont des parties de moi, brut, avec toute l'emotion que je peux ressentir.
Si je peux faire ressentir quoi que ce soit, ça me va. Je ne recherche pas particulièrement, j'écris parce que j'aime.
L'émotion véritable, c'est quand on relit son texte et que la magie opère, que l'émotion vous touche quelque part au niveau de l'abdomen. "Putain, c'est moi qui ai écrit ça ?" J'espère que le lecteur ressentira quelque chose de comparable. En tout cas, moi, ça m'a fait du bien.
J'aime bien transmettre un peu de tout, à vrai dire. Pour moi l'écriture est à la fois un exutoire et une manière d'exprimer comment je me sens sur le coup. Mon humeur affecte beaucoup comment j'écris certains passages, donc c'est pour cette raison que je dis que je transmet un peu de tout.
J'aime transmettre plusieurs choses. Mes recueils déjà parut en auto-édition sont là pour sensibiliser et faire comprendre certaines choses. L'histoire de Koda est similaire. J'aimerais envoyer de la nostalgie pour tout propriétaire de chien, de la joie, des moments de tristesses, de tension mais aussi de compréhension qu'un chien 'nest pas un objet qu'on prend à la volée. Qu'il faut réfléchir et que tout ne sera pas tout rose. J'espère atteindre ce but. Emouvoir et sensibiliser !
Un texte doit être lu bien souvent parce qu'il le faut.
Un article de journal, on le lit parce qu'il faut se tenir informé. On lit une notice pour savoir comment monter ce p... de meuble Ikea, celle de la boîte de médocs pour éviter de passer tout notre temps dans la plus petite pièce de l'appart.
On lit les œuvres délicieuses de scribo pour aider les auteurs à s'améliorer, celles de Voltaire pour avoir une bonne note au bac...
Moi j'aimerais un jour être capable d'écrire un texte qu'on ne lise pas parce qu'il le faut.
Un article de journal, on le lit parce qu'il faut se tenir informé. On lit une notice pour savoir comment monter ce p... de meuble Ikea, celle de la boîte de médocs pour éviter de passer tout notre temps dans la plus petite pièce de l'appart.
On lit les œuvres délicieuses de scribo pour aider les auteurs à s'améliorer, celles de Voltaire pour avoir une bonne note au bac...
Moi j'aimerais un jour être capable d'écrire un texte qu'on ne lise pas parce qu'il le faut.
Allez, on va répondre de manière organisée et synthétique. Au besoin, je développerai.
- l’émotion que vous cherchez à transmettre le plus souvent
Je n'en sais rien. Vraiment, je n'en sais fichtrement rien. J'écris sans intention.
- celle qui revient malgré vous dans vos textes
L'inéluctabilité des choses, le regret. On croit échapper à notre condition, se forger notre propre avenir. Illusions que tout ceci.
- celle que vous admirez chez d’autres auteurs
Ce qui se déclenche un sentiment d'honneur, d'engagement, de fidélité à ses propres valeurs. cela donne une certaine noblesse aux personnages, à leurs réactions, à leurs décisions
- celle que vous trouvez la plus difficile à écrire
J'peux pas dire. Trop difficile à écrire
- celle que vous aimeriez mieux explorer
Justement celle qui est trop difficile à écrire.
- l’émotion que vous cherchez à transmettre le plus souvent
Je n'en sais rien. Vraiment, je n'en sais fichtrement rien. J'écris sans intention.
- celle qui revient malgré vous dans vos textes
L'inéluctabilité des choses, le regret. On croit échapper à notre condition, se forger notre propre avenir. Illusions que tout ceci.
- celle que vous admirez chez d’autres auteurs
Ce qui se déclenche un sentiment d'honneur, d'engagement, de fidélité à ses propres valeurs. cela donne une certaine noblesse aux personnages, à leurs réactions, à leurs décisions
- celle que vous trouvez la plus difficile à écrire
J'peux pas dire. Trop difficile à écrire
- celle que vous aimeriez mieux explorer
Justement celle qui est trop difficile à écrire.
En tentant d’inviter, même un seul lecteur, dans un voyage qui passera certainement par une fissure dans la réalité, afin qu’il puisse ressentir de la peur, un vertige, un frisson, ou qui lui tirera peut être un sourire.
Je ne cherche pas particulièrement à transmettre une émotion précise dans mes écrits, j'écris celle qui correspond à la scène. La colère revient souvent ^^', le désespoir aussi. Je trouve ça presque beau, le désespoir, quand on le lit sans le vivre : c'est fatal et tragique, ça nous rend forts et vulnérables à la fois.
J'admire énormément les auteurs qui arrivent à transmettre l'amour, surtout fraternel ou filial. Même romantique, je trouve qu'avec la fast-litterature ça a prit un côté creux, dans certains romans, alors quand je tombe sur un écrivain qui décrit ça profondément, je suis toujours schotchée.
Je trouve le deuil très difficile à écrire, peut-être parce qu'on le vit tous d'une façon ou d'une autre et que j'ai toujours peur de le rater.
J'aimerais explorer la peur ou l'angoisse. Ce sont des émotions très complexes et puissantes selon moi, et je devrais me pencher dessus un peu plus pour approfondir leur description dans mon écriture.
Je pense que mes émotions sont devenues plus précises et nuancées au fil des années, avant je jonglais un peu entre joie/tristesse/peur/colère/dégoût, maintenant je mélange un peu plus les couleurs pour avoir une jolie palette.
Je pense que j'écris pour faire rêver, pour transporter.
J'évite le plus possible la honte ou les regrets ; pour moi, ils font partie des petites souffrances du quotidient qui le rendent douloureux. Chaque fois que je repense à quelque chose que je regrette ou dont j'ai honte, ça me fout un petit coup de poignard dans le coeur... ce sont des émotions qui font mal, et je chercher à les éviter...
Je pense que les livres sont faits pour nous transmettre des émotions. Qu'une histoire est bien écrite lorsqu'elle parvient à nous faire rire, pleurer et frémir. Je trouve que ce petit plat était très intéressant, merci beaucoup pour ce sujet :)
J'admire énormément les auteurs qui arrivent à transmettre l'amour, surtout fraternel ou filial. Même romantique, je trouve qu'avec la fast-litterature ça a prit un côté creux, dans certains romans, alors quand je tombe sur un écrivain qui décrit ça profondément, je suis toujours schotchée.
Je trouve le deuil très difficile à écrire, peut-être parce qu'on le vit tous d'une façon ou d'une autre et que j'ai toujours peur de le rater.
J'aimerais explorer la peur ou l'angoisse. Ce sont des émotions très complexes et puissantes selon moi, et je devrais me pencher dessus un peu plus pour approfondir leur description dans mon écriture.
Je pense que mes émotions sont devenues plus précises et nuancées au fil des années, avant je jonglais un peu entre joie/tristesse/peur/colère/dégoût, maintenant je mélange un peu plus les couleurs pour avoir une jolie palette.
Je pense que j'écris pour faire rêver, pour transporter.
J'évite le plus possible la honte ou les regrets ; pour moi, ils font partie des petites souffrances du quotidient qui le rendent douloureux. Chaque fois que je repense à quelque chose que je regrette ou dont j'ai honte, ça me fout un petit coup de poignard dans le coeur... ce sont des émotions qui font mal, et je chercher à les éviter...
Je pense que les livres sont faits pour nous transmettre des émotions. Qu'une histoire est bien écrite lorsqu'elle parvient à nous faire rire, pleurer et frémir. Je trouve que ce petit plat était très intéressant, merci beaucoup pour ce sujet :)
Transmettre une émotion ? Non je transmets pas... Personne ne lit et aussi... J'écris pas... Alors...
Si j'écris, c'est avant tout par nécessité. Mon imagination déborde de mondes, de pensées et d'idées qui ont fini par réclamer leur propre existence. L'écriture est devenue le seul moyen d'accoucher de ce foisonnement intérieur. Pour moi, la Fantasy n'est pas seulement un décor de magie ou de batailles, c'est un miroir qui permet d'explorer l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus brut. J'attache une importance particulière à l'atmosphère et aux sensations, pour que chaque lecteur puisse sentir le sel de la mer ou la chaleur des feux de camp, ou la tension avant une bataille.
Au-delà du plaisir de créer, j'écris aussi pour transmettre : pour qu'il reste une trace de mon imaginaire et une part de moi-même, bien après que les dernières pages seront tournées
Au-delà du plaisir de créer, j'écris aussi pour transmettre : pour qu'il reste une trace de mon imaginaire et une part de moi-même, bien après que les dernières pages seront tournées
J'adore écrire toutes les émotions, même si j'avoue avoir une préférence pour la tristesse. C'est ce qui, personnellement, me fait le plus ressentir pendant l'écriture ^^
J'ai écrit une histoire de bagnole qui parle durant le confinement du printemps 2020 pour transmettre de la joie à une amie du sud de la France qui était en train de perdre son père. Jour après jour, j'ai publié mes petits textes sur Fecabook, et je le suis aperçue que je touchais un cercle de lecteurs de plus en plus large. Quelques semaines plus tard, j'ai repris mon texte en gommant la quasi totalité des private jokes et ce fut ma première publication sur Scribay. Donc ce fut d'abord la bonne humeur.
Pour info, l'amie à qui étaient destinés mes textes n'a jamais trouvé le temps de les lire.
A l'heure actuelle, j'écris un autre roman qui j'espère interpelle (ce qui signiferait pour moi qu'il est incarné). J'espère susciter plusieurs types d'émotion (et pas que des positives, car il n'est pas interdit de s'indigner ou de se sentir embarrassé), mais après créer ce type de réaction reste assez hors de mon contrôle.
Pour info, l'amie à qui étaient destinés mes textes n'a jamais trouvé le temps de les lire.
A l'heure actuelle, j'écris un autre roman qui j'espère interpelle (ce qui signiferait pour moi qu'il est incarné). J'espère susciter plusieurs types d'émotion (et pas que des positives, car il n'est pas interdit de s'indigner ou de se sentir embarrassé), mais après créer ce type de réaction reste assez hors de mon contrôle.
Au début, oui, ce n'étaient que des traces douces, imperceptibles. La joie, des sourires, l'amusement, l'inquiétude légère.
Une fois les pièces de mon horloge rassemblées, je les ai assemblées. Pour interagir. Envie, jalousie, désirs, interrogations, frustrations. Mais toujours joie, amusement, et sourires.
Parfois des drames. C'est utile. Mais pas d'étalage du désespoir et de l'effondrement, puis la mort, puis la corruption et finalement la stérilité du retour à la poussière. Où est l'histoire? J'évite les personnages dont l'esprit suit ce cheminement. Car l'esprit du lecteur suivra le même. Je ferai plutôt d'un drame le prétexte à une reconstruction, comment revenir aux sourires, à l'amusement et à la joie même si c'est une autre normalité.
A l'espoir.
Sans espoir, plus de vie. "L'espoir, vaincu, pleure, et l'angoisse atroce, despotique, sur mon crâne incliné plante son drapeau noir." Le poème est superbe, mais le poète est anéanti. Pourquoi faire cela à mon lecteur ?
J'aime les émotions positives. Les histoires qui revigorent, réconfortent, donnent l'impression d'un bon moment passé.
J'aime l'air et la lumière. L'élévation.
J'aime la naissance des émotions. Celle de l'amitié, de l'affection, de l'amour. Celle du respect. Le cheminement intérieur qui les fait naître. C'est toujours une révélation sur soi, les autres, ou le monde qui en est à la base, je crois. C'est difficile à évoquer. Ou bien, à l'inverse, on se retrouve, tout surpris, à la décrire. Rien n'est plus beau que ces moments.
J'aime lorsque les personnages comprennent des choses. Sur eux ou sur le monde. Les révélations. L'ouverture des yeux. Chaque fois où la réalité est vue de façon plus claire.
Lorsque toutes les pièces de l'horloge ont été mises en place, que le mécanisme prend vie pour la première fois et que chaque pièce comprend qu'elle fait partie d'un tout qui a un but commun.
Enfin, j'aime faire en sorte que le lecteur comprenne que, tout en ayant l'air de rien, je lui parle de tout.
Une fois les pièces de mon horloge rassemblées, je les ai assemblées. Pour interagir. Envie, jalousie, désirs, interrogations, frustrations. Mais toujours joie, amusement, et sourires.
Parfois des drames. C'est utile. Mais pas d'étalage du désespoir et de l'effondrement, puis la mort, puis la corruption et finalement la stérilité du retour à la poussière. Où est l'histoire? J'évite les personnages dont l'esprit suit ce cheminement. Car l'esprit du lecteur suivra le même. Je ferai plutôt d'un drame le prétexte à une reconstruction, comment revenir aux sourires, à l'amusement et à la joie même si c'est une autre normalité.
A l'espoir.
Sans espoir, plus de vie. "L'espoir, vaincu, pleure, et l'angoisse atroce, despotique, sur mon crâne incliné plante son drapeau noir." Le poème est superbe, mais le poète est anéanti. Pourquoi faire cela à mon lecteur ?
J'aime les émotions positives. Les histoires qui revigorent, réconfortent, donnent l'impression d'un bon moment passé.
J'aime l'air et la lumière. L'élévation.
J'aime la naissance des émotions. Celle de l'amitié, de l'affection, de l'amour. Celle du respect. Le cheminement intérieur qui les fait naître. C'est toujours une révélation sur soi, les autres, ou le monde qui en est à la base, je crois. C'est difficile à évoquer. Ou bien, à l'inverse, on se retrouve, tout surpris, à la décrire. Rien n'est plus beau que ces moments.
J'aime lorsque les personnages comprennent des choses. Sur eux ou sur le monde. Les révélations. L'ouverture des yeux. Chaque fois où la réalité est vue de façon plus claire.
Lorsque toutes les pièces de l'horloge ont été mises en place, que le mécanisme prend vie pour la première fois et que chaque pièce comprend qu'elle fait partie d'un tout qui a un but commun.
Enfin, j'aime faire en sorte que le lecteur comprenne que, tout en ayant l'air de rien, je lui parle de tout.
Je ne cherche pas à faire passer une émotion plus qu'une autre. Emouvoir est déjà un cadeau offert par le lecteur. Ce qui me touche le plus, c'est lorsqu'un lecteur me dit "oh, tu m'as rappelé tel souvenir ou telle personne. Ton personnage me fait penser à...". Là, je sais que j'ai visé juste. Souvent sans le vouloir ! Et c'est une vraie récompense.
Je ne m'étais jamais vraiment posé la question avant. J'écris selon l'humeur du moment sans trop réfléchir.
Dans un texte court, je trouve qu'il est plus facile d'essayer(*) d'insuffler une émotion, une étincelle de poésie, alors que dans un texte long, je chasse le naturel et il revient au galop. J'ai tendance à souvent malmener mes personnages principaux si bien que je répondrais par : le sentiment d'impuissance face à un monde qui les dépasse, mais aussi l'envie de vivre et de persévérer. Un peu comme un pattern inconscient. Que dirait Freud à ce sujet ? Sans doute "joue avec les mots de ton enfance".
Après j'aime bien aussi le ridicule, et l'humour. Donc l'émotion qui va avec, je ne sais dire.
Sur Scribay où j'étais avant, je n'ai donné que de la poésie et du texte court, sans doute un jour je vous montrerai l'étendue des dégâts !
(*) Je dis bien "essayer" car il faut bien du talent pour parvenir à contrôler les émotions du lecteur, du moins la tendance car nous sommes tous différents et ressentons les choses à notre manière.
Dans un texte court, je trouve qu'il est plus facile d'essayer(*) d'insuffler une émotion, une étincelle de poésie, alors que dans un texte long, je chasse le naturel et il revient au galop. J'ai tendance à souvent malmener mes personnages principaux si bien que je répondrais par : le sentiment d'impuissance face à un monde qui les dépasse, mais aussi l'envie de vivre et de persévérer. Un peu comme un pattern inconscient. Que dirait Freud à ce sujet ? Sans doute "joue avec les mots de ton enfance".
Après j'aime bien aussi le ridicule, et l'humour. Donc l'émotion qui va avec, je ne sais dire.
Sur Scribay où j'étais avant, je n'ai donné que de la poésie et du texte court, sans doute un jour je vous montrerai l'étendue des dégâts !
(*) Je dis bien "essayer" car il faut bien du talent pour parvenir à contrôler les émotions du lecteur, du moins la tendance car nous sommes tous différents et ressentons les choses à notre manière.
J'écris essentiellement ce que je ressens. Je pose sur papier (numérique pour le coup) ce qui me pèse, ce qui m'anime, même si c'est plutôt rare.
J'ai commencé une nouvelle qui pourrait, peut-être, devenir plus un roman (Arg'va) post-apocalyptique et pour cette histoire, j'ai le sentiment qu'elle a sa vie propre, à la fin d'un chapitre ou d'un groupe de chapitres, je n'ai pas de plan prévu, cela vient tout seul.
Ce qui devait être une nouvelle d'action se recentre sur elle-même dans l'histoire des deux personnages principaux, leurs interactions. C'est assez nouveau pour moi de ne pas tout prévoir. C'est pour cela que j'écris principalement des nouvelles ou des haïkus, tout est déjà prévu.
J'ai commencé une nouvelle qui pourrait, peut-être, devenir plus un roman (Arg'va) post-apocalyptique et pour cette histoire, j'ai le sentiment qu'elle a sa vie propre, à la fin d'un chapitre ou d'un groupe de chapitres, je n'ai pas de plan prévu, cela vient tout seul.
Ce qui devait être une nouvelle d'action se recentre sur elle-même dans l'histoire des deux personnages principaux, leurs interactions. C'est assez nouveau pour moi de ne pas tout prévoir. C'est pour cela que j'écris principalement des nouvelles ou des haïkus, tout est déjà prévu.
J écris. Beaucoup. J expérimente des domaines, des techniques... Je mets beaucoup de côté. Un texte au delà d' une histoire doit, selon moi, transmettre une expérience, une émotion fidèle, pas forcément grandiose, une suggestion suffit parfois, mais elle doit être là. Et dans la boîte a outils, tout est bon : images, odeurs, situations... Pour moi, l histoire sert un propos mais surtout des émotions 🙂