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lundi 22 juin 2026 💬 Discussion libre Archivé

Quel personnage avez-vous créé et que vous fuiriez immédiatement ?

Nous passons des heures à leur donner vie.

Nous leur offrons des souvenirs.
Des convictions.
Des blessures.
Des ambitions.

Nous apprenons à connaître leurs forces.

Et parfois leurs failles.

Puis vient cet instant étrange où l’on réalise une chose :

Si nous les croisions réellement…

Nous changerions probablement de trottoir.

Ce soir, près du feu de l’Auberge, les Scribonautes vous invitent à évoquer ces personnages que vous avez créés avec soin… mais dont vous préféreriez éviter la compagnie.


Tous les personnages ne sont pas faits pour devenir des amis.

Certains sont imprévisibles.
D’autres manipulateurs.
D’autres encore portent en eux une violence, une obsession ou une noirceur qui les rend fascinants à écrire… mais inquiétants à rencontrer.

Parfois, ce sont même les personnages les plus charismatiques qui inspirent le plus de méfiance.

Car comprendre quelqu’un n’est pas forcément avoir envie de partager une table avec lui.

L’écriture nous pousse souvent à explorer des personnalités que nous n’accepterions jamais dans notre quotidien.

Et c’est peut-être ce qui les rend si intéressantes.

Aujourd’hui, nous vous proposons de partager :

- le personnage que vous fuiriez sans hésiter s’il existait réellement
- ce qui le rend aussi dangereux, dérangeant ou insupportable
- la façon dont vous avez construit sa personnalité
- ce que vous appréciez malgré tout chez lui en tant qu’auteur
- la scène qui vous a fait comprendre que vous ne voudriez jamais le rencontrer

Vous pouvez évoquer un véritable antagoniste, un allié toxique, un héros inquiétant ou même un personnage censé être sympathique mais que vous trouvez profondément inconfortable.

Et si vous le souhaitez, racontez-nous aussi :

- ce personnage a-t-il des qualités qui compensent ses défauts ?
- est-il inspiré d’une personne réelle ou entièrement fictif ?
- lequel de vos personnages serait le plus dangereux dans la vraie vie ?
- avez-vous déjà créé quelqu’un qui vous a mis mal à l’aise en l’écrivant ?

Prenez place.
L’auberge vous écoute.
Contributions 19 contributions
Je dirais que dans tous mes romans, il y a toujours un personnage à fuir en courant. Parfois juste une brute stupide mais très souvent, je suis plus subtile et le ou la méchante est nuancé, plus vicieux et le danger est plus psychologique. Mais je crois que l'un des personnages que je voudrais le moins croiser est Sophie, une femme avec une personnalité complexe, présentant aux yeux du monde un visage plaisant et séducteur mais qui est une vraie connasse tortionnaire dans le privé. Si je me suis inspirée de mon ex patronne pour le prénom et certains aspects, ce personnage est très loin d'elle en réalité, j'ai surtout travailler sur l'univers dans lequel elle a grandi et évoluée et sur ses grandes capacités intellectuelles qui, même si elles sont pour réaliser des choses tordues, sont tout de même brillantes. Ce personnage pourrait parfaitement exister dans la vraie vie et plusieurs de ses réactions sont issus de personnes réelles que j'ai pu croisées ou de témoignages de personnes ayant croisé une personne comme elle. Sa dangerosité, c'est qu'elle sait comment faire en sorte que ces actes monstrueux passent pour normaux voire des gentillesses ou des faveurs. Elle sait qu'elle fait du mal mais c'est cela qui la fait kiffer. Je me suis faite peur en faisant des recherches (et pas que pour ce personnage mais beaucoup de persos de ce roman) car j'ai cherché à comprendre comment un enfant pouvait devenir aussi cruel et sadique sans avoir de problèmes psys à la base. Bref, ce roman est dur à lire si regarde la psyché des personnages.
Selon moi, le personnage que j'ai créé et que je fuirais immédiatement serait le personnage principale de mon premier roman. Au début, ça va, elle est pleine de bonté mais la compétition révèle parfois de très sombres côtés. Malgré tout, je trouve que le plongeon vers une personnalité qu'on ne rencontre pas au début est fascinante à écrire. Pour ce qui est de la scène, je ne l'ai pas encore écrite mais j'ai déjà toute l'histoire en tête. Je sais ce qu'elle va devenir et quand elle va tomber.
Probablement l'oncle mysogine de mon personnage principal dans ma trilogie. C'est un personnage avec un passé tragique, mais qui n'obtient jamais de rédemption - parce qu'il ne la mérite pas dans cette version de l'histoire. À la toute fin de l'aventure, son mauvais karma le ratrappe.
Sans hésiter, Serrathar. Manipulateur exigeant, égoïste, séducteur, il utilise les autres pour alimenter sa propre gloire. Très sympathique et avenant au premier abord, jusqu'au moment ou l'on fait quelque chose qui lui déplait ou que l'on ne remplit pas correctement les objectifs qu'il a assigné.

Il s'est créé naturellement, tout d'abord présent dans une version plutôt protectrice, puis l'exigence s'est imposée de par son métier, et au fil des réécritures (toujours en cours) il est devenu presque égomaniaque. couplé à son influence et sa position, cela en fait un personnage difficile à apprécier mais ça reste un bon moteur pour l'histoire.

J'ai réalisé sa toxicité en écrivant un passage 'mise au point' avec son équipe. J'avais presque envie de le gifler mais je le déconseille à ceux qui seraient tentés de le faire. On ne retrouvera jamais votre corps. A coté de ça, il est d'une efficacité redoutable dans ce qu'il entreprend.

J'ai eu des problèmes à écrire pour un autre personnage qui bascule dans un coté très sombre : violence calculée, intimidation, détachement émotionnel mais persuadé de suivre le bon chemin.
Pas facile à coucher sur le papier car je m'identifie plus à ses cibles qu'à lui même et son comportement me dérange.

Quand au plus dangereux, ça dépend. Plusieurs de mes personnages sont d'excellents combattants mais cela reste ritualisé le plus souvent. Ils sont techniquement dangereux mais socialement compatibles. L'exception serait la Mante. Une fichue psychopathe, teintée de sadisme dont l'exercice du pouvoir en a détruit plus d'un.
Il y en a un dans presque chaque histoire. Donc, dans l'ordre… Non, il est impossible de classer les abomifreux. Ceux dont je viens de relire les histoires qui les ont vus naître, à l'occasion de leurs publications ici.
Le Paul de « La roue latérale du destin », qui mérite largement sa fin.
Deux pour le même prix, dans « La chevrière et sa fille » : Ioánnis et son père.
Les mettant côte à côte, je réalise que ces personnages ont une espérance de vie limitée dans les œuvres.
À une exception près, Niall dans « Les Dieux, leurs Enfants, Le Conteur et Toi », peut-être parce que l'œuvre n'est pas terminée ?
Sans aucun doute, Gilbert, le personnage de mon premier roman "Comme des mouches". Ce type porte tellement la poisse, une poisse mortelle, que les service secrets le recrutent pour effectuer des misions discrètes afin d'éliminer les "ennemis de la France", c'est vous dire. C'est qu'un qu'il vaut mieux ne pas fréquenter ;-)
Denthil 26/06/2026 à 19:55
Ca me fait penser à un ex collègue qu'on envoyait rarement chez les clients. Ce gars était un vrai chat noir. A chaque fois qu'il essayait de corriger un problèmes, ça ne faisait qu'empirer alors que pourtant, il y mettait du sien.
Tu l'envoyais pour une application qui ne démarrait pas sur un PC neuf, il revenait en expliquant que le disque dur avait cramé pendant qu'il exécutait le process de diagnostique.
Par contre, il ne s'appelait pas Gilbert.
brunoJouanne 26/06/2026 à 23:14
Denthil, une sorte de François Pignon ? :-))
Dans mon histoire des "Enervés", je relate la cavale d'un gangster et de sa compagne. Un couple genre "Bonnie and Clyde". Cependant, je raconte un peu leur psychologie. Ce n’est que via l'oeil du narrateur qui n'est autre que le policier qui les poursuit. Il est mal placé pour faire leur analyse, bien qu’il tente de les comprendre.

Le gangster avait autrefois certaines qualités. Mais la vie s’est chargée de le corrompre. Il a sombré dans la délinquance à la suite d’une humiliation, subie dans l’immédiat après-guerre. Adolescent en fuite, il est tombé sur les mauvaises personnes. Commençant par des vols, il est monté dans l’échelle du crime en commettant des braquages sanglants.

Quant à la femme qui l’accompagne, elle a subi elle aussi les dommages de la guerre, mais d’une autre nature. Témoin du massacre de sa famille alors qu’elle n’était qu’une enfant en bas âge, elle a développé une psychose obsessionnelle, jusqu’à la rendre complice d’un meurtre.

Heureusement, mes personnages sont fictifs que personne ne souhaiterait rencontrer, à moins d'être dans la pègre.

Lequel serait le plus dangereux ? Les deux, chacun à leur manière. L’homme par sa brutalité et son manque d’empathie, la femme par la dissimulation, la manipulation et la folie.

Décrire ces personnages m’a paru difficile. Pas parce qu’ils m’ont mis mal à l’aise, mais parce qu’il est difficile de comprendre la folie qui les anime.

J’ai écrit d’autres histoires relatant les méfaits d’autres personnages dangereux, dont un psychopathe poursuivant les membres d’un groupe de rock, dans l’espoir de les tuer un par un.

Bien que j’aie essayé d’employer un ton humoristique, il me fut parfois difficile de m’immerger dans son esprit.

Dans les "Secrets", il y a un tueur qui est prêt à tout pour éviter le scandale. Mais je n'en dis pas plus, de peur de "spoiler" mon histoire;
Je fuirais les tortionaires de mes héros, des félins (extra)ordinaires aux passés mouvementés et compliqués. J'ai du parfois écrire des choses un peu atroce car je devais relater la vie des refuges et j'en ai encore le coeur retourné. Le pire c'est que ces personnages n'ont aucunement une tête de fiction et qu'ils sont juste là, parmis nous...
Ce cancer civilisationnel qu'est Tom Maynard...
Zach Efter de Entre Ténèbres et Folie. Il est calculateur, analysateur, manipulateur et très méprisant, le genre de personne que je trouve tout simplement imbuvable !
À écrire, c'est un plaisir. Mais à rencontrer en vrai...
Je fuirais Jean Lauzier, le protagoniste de mon roman *Le confessionnal*.

Ce n’est pas par dégoût pour ses gestes abjects, sa médiocrité ou la violence de son mensonge. Je le fuirais pour une raison plus troublante : j’aurais peur de le reconnaître partout.

Je l’ai créé avec soin. Je lui ai offert l’habit du sacrement, l’odeur de l’encens refroidi, le poids de trente ans d’habitude. Je lui ai donné un visage oubliable, des mains stables et ce terrible pouvoir de paraître sans être. Sa blessure n'est pas un drame ; c’est un vide. Une fatigue immense qui a rongé la frontière entre le geste rituel et l’atteinte sur mineurs.

Ce personnage m’a obsédé pendant des mois. Pénétrer sa tête a été un combat nocturne. Je ne dormais plus, entendant sa voix plate et ses silences. Je me suis surpris, dans une salle d'attente, les mains à plat sur les genoux, à scander : « Je suis un monstre ». Il s'était installé en moi comme une présence sans permission.

Puis, la documentation. Les rapports d’audition, les comptes rendus d'audience, les témoignages des victimes du rapport de la CIASE. Une plongée dans une matière qui brûle. On lit des phrases qu’on voudrait ignorer. On se sent sale, complice, voyeur. Écrire devient alors une violence qu’on s’inflige à soi-même. Mais il faut écrire.

Il y a plus grave. Je suis croyant, pratiquant. J'ai écrit sur un prêtre qui vide le sacrement de son sens. Assumer ce texte est une épreuve imprévue. Chaque mot m’a renvoyé à ma foi. J’ai eu honte d’oser penser que Dieu est absent, même si c’est Lauzier qui refuse la grâce.

Je ne fuis pas le monstre. Je fuis l’homme qui entre dans un commissariat de Nancy pour dire : « Je veux me dénoncer. » Je le fuis parce qu’il est le miroir de nos petites lâchetés, le symbole de ce qui arrive quand le costume devient la seule vérité.

Aujourd'hui encore, j’achoppe sur la relecture.

Je le connais.

Trop.
Au début des histoires de la Princesse Sylvie, le seul antagoniste était la vie. Tout ce qui s'oppose à nous. De sa petite enfance jusqu'au début de l'âge adulte. Un antagoniste protéiforme, impersonnel et sans visage. C'est déjà bien suffisant.
Puis, la Princesse grandissant, comme je suis très fleur bleue et que j'ai un coeur d'artichaut (dans le sens "très sensible", pas "volage" !), j'ai opté pour une solution à ma façon.
Mon antagoniste est mort. Depuis longtemps. Ses suppôts aussi. Je n'explore pas les interactions entre un adepte du côté obscur et mes protagonistes. Ma conviction personnelle est qu'une personne fondamentalement mauvaise, tôt ou tard, ne mérite plus de vivre. Cf. mon coeur d'artichaut.
Mais ses actes ont façonné depuis des décennies l'univers de mes personnages. A l'insu de tous. Profondément. Intimement. Ils doivent permettre à mes héros d'atteindre la meilleure version d'eux-mêmes et d'affronter la déconstruction de toute leur vie au fur et à mesure qu'ils découvrent les conséquences des actes de Séraphina sur leur univers.
Séraphina est ma méchante. Vous ne voudriez pas la croiser. Sauf si le risque de finir euthanasié et disséqué ne vous pose pas de problème... Une scientifique dévoyée. Au-delà de la déontologie, de toute éthique, et même de la morale. La connaissance était son seul but. Quels que soient les moyens mis en oeuvre. Quelqu'un de tordu par les aléas de la vie, par ses aspirations piétinées et par des tentations auxquelles elle ne sut pas résister.
Mais dans mon approche, je préfère suggérer et évoquer, pour que ce soit les images mentales du lecteur qui s'imposent. Pas les miennes. Je pense que tout dire, tout montrer est moins efficace que de laisser travailler l'imagination. Qu'est-ce qui nous terrifie le plus si ce n'est ce qu'il y a dans notre tête ? Pas nécessairement ce qu'il y a réellement d'enfermé dans notre placard. Plutôt ce que nous imaginons qu'il s'y trouve... Et faire ainsi m'évite de passer de mauvaises nuits.
Malheureusement je n'ai pas suffisamment écrit pour l'instant mais je dirais Chaoji, alias Super Flemme. Comme je n'ai pas encore développé beaucoup de personnages je dirais que c'est lui lol surtout qu'il m'aura suivi depuis longtemps ce con 😂
Mes personnages sont bienveillants en règle générale. Sauf peut-être JEAN-CLAUDE MÉCHULON qui est une sorte d'avatar de MÉLENCHON, un chef de parti de gauche extrême, dans "Les vies extraordinaires de Gaspard Lechat".
Aucun. Comme je les ai créés, je les connais bien, je saurai comment leur parler pour leur rendre la raison 😁
RoseAmaretto 28/06/2026 à 05:55
ça c'est fort x) Donc tous tes persos ont les capacités cognitives abouties et il est possible de les raisonner quand ils dérapent...intéressant, te lire doit être reposant, je suis curieuse ^^
Pour ma part, si je devais citer qu'un seul personnage à fuir immédiatement, ce serait le personnage "principal" : Johnny. Pourquoi ? Parce qu'aux premiers regards, Johnny semble être calme, implacable, et c'est justement ce froid glacial qui est troublant chez lui. Un type grand, toujours dans un costume tiré à quatre épingles et avec très certainement une arme cachée sous sa veste. Ce qui le différencie des autres gangsters dans son genre, c'est sa manipulation des mots qu'il a appris à aiguiser pendant des années, sa stratégie qui lui permet de toujours donner le sentiment de contrôler parfaitement la situation, mais le plus terrifiant reste son regard profond et mémorable grâce à ses yeux vairons. À ne pas en douter, Johnny est le type dont on ne veut pas croiser sa route.
Alors, le perso à fuir...
J'hésite entre deux, alors choisissons le plus plus fourbe, ou comme l'un de mes principaux personnages se plait à le qualifier, le "cauchemars de ses nuits", j'ai nommé Donovan LEWIS alias "Nova" pour les intimes.
C'est un garçon maitrisé, calme, il aime les défis improbables. Sportif et aussi attrayant et charmeur qu'il est éloquent, il reste malgré tout dans l'ombre le plus terrifiant que mon récit ait pondu.
Pourvu d'une immense confiance en lui et d'un talent d'acteur inimitable, il s'est découvert une officieuse tendance au sadisme, à la maltraitance et s'est auto-persuadé qu'il tourmente les personnages principaux "pour leur bien" autant que pour le sien.
Loin d'être aveugle ou stupide, il est parfaitement conscient des souffrances qu'il inflige, mais œuvre pour atteindre un but bien précis qu'il estime être des plus valables. C'est un calculateur attrayant qui n'en est pas moins fidèle. Cette qualité tourne cependant très vite à l'obsession.
Franchement je le croise, je frappe mon meilleur sprint.
Dans certaines de mes histoires, il y a un gros, gros méchant (ou méchante). Luxley dans Au-delà des brumes, Maggie dans les Dark Angels, ou simplement des personnages antipathiques (Brian, l'ex-mari de Maureen dans Highland's lovers, par exemple). Alors oui, ceux-ci seraient vraiment à fuir (Luxley en tout premier, sadique et tortionnaire).

Mais en fait, je crois que le personnage avec lequel je ne voudrais pas me trouver plus d'une soirée, c'est Sam ! Le meilleur ami de Mickaël d'Highland's lovers. Un terrible trublion, bavard, bourré d'humour, vivant à cent à l'heure, mais é-pui-sant. Je crois qu'il n'y a que sa compagne et Mickaël à vraiment pouvoir le supporter... Il n'est absolument pas dangereux, ni même inquiétant. En revanche, il est insupportable.

Sam possède cependant de grandes qualités : il est très fidèle en amitié (en amour, un peu moins, mais bon, Jenn lui a pardonné, c'est l'essentiel). Il est aussi excellent cuisinier, capable de cuire la viande à la perfection. Autre qualité, il est Ecossais... et indépendantiste. Mais cela, tout dépend de l'opinion de chacun, bien sûr. Il sait être attentionné aussi et celles qui réussissent à lui fermer le clapet sont ses filles ! Pour elles, il a même été capable d'arrêter de fumer, c'est dire...

Il n'y a pas de scène précise qui me ferait dire que je le fuirais à tout prix. Comme dit plus haut, c'est surtout qu'il est insupportable, trop bavard pour moi, fumeur (dans ses débuts). En revanche, j'aimerais beaucoup goûter un plat qu'il a préparé... ;-)

Sur le plan physique, il m'a été inspiré par un acteur (écossais aussi), Ewen Brenner, qui incarnait Spud dans Transpotting.
Le personnage que je fuirai sans hésiter : le roi Sergus dans La tour de l'oubli.

C'est un personnage complexe et un des pires que j'ai pu écrire à ce jour. C'est un criminel. On ne s'attend pas à ce qu'il soit un prédateur. On le pense anéanti, presque fou après l'enlèvement de sa fille et la folie de sa femme.

Au premier abord, il est pitoyable, puis affectueux, puis doucement on se retrouve aux mains d'un manipulateur.

Il est pitoyable, puis horrible, puis on le qualifierait de victime…

C'est une sorte de barbe bleue qui a tout de même aimé deux femmes. Il les a tant aimés que sa prédation n'a plus existé du temps de leur vivant.

La scène qui m'a fait comprendre que je ne voudrais jamais le rencontrer, c'est celle de la chambre secrète où un bal d'immortels se consume pour toujours. C'est à ce moment-là qu'on comprend tout le sens de monstre. Pourtant, il ne sera jamais arrêté et il continuera à vivre.

Le monstre surgit lorsque l'amour le quitte. Il faut qu'il aime pour redevenir un agneau.