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jeudi 16 juillet 2026 💬 Discussion libre Archivé

Aimez-vous tuer vos personnages ?

Nous passons parfois des mois à leur donner un visage.

Nous les voyons grandir.
Tomber.
Aimer.
Espérer.

Nous partageons leurs victoires comme leurs échecs.

Et puis un jour…

Nous décidons que leur histoire s'arrête ici.

Certaines morts étaient prévues depuis le premier chapitre.

D'autres surgissent sans prévenir, imposées par le récit.

Ce soir, près du feu de l'Auberge, les Scribonautes vous invitent à parler de ces adieux que l'on écrit parfois la gorge serrée… ou avec un sourire un peu trop satisfait.


Faire mourir un personnage n'est jamais un geste anodin.
Parfois, c'est un sacrifice nécessaire pour que l'histoire conserve sa force.
Parfois, c'est le prix à payer pour rendre un monde crédible.
Et parfois…

C'est simplement le personnage qui s'est retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.
Certains auteurs évitent ces scènes aussi longtemps que possible.
D'autres n'hésitent jamais à faire tomber leurs héros, convaincus que personne ne devrait être à l'abri.

Chaque disparition laisse une empreinte.

Sur les lecteurs.
Sur les personnages qui restent.
Et souvent… sur l'auteur lui-même.

Aujourd'hui, nous vous proposons de partager :

* si vous avez du mal à faire mourir vos personnages
* la disparition qui vous a le plus marqué en tant qu'auteur
* celle que vous avez écrite sans le moindre remords
* la raison pour laquelle ce décès était nécessaire… ou non
* si vous avez déjà regretté d'avoir tué un personnage

Vous pouvez raconter une mort héroïque, tragique, injuste, absurde ou même totalement évitable.

Et si vous le souhaitez, racontez-nous aussi :

* avez-vous déjà ressuscité un personnage ?
* un lecteur vous a-t-il déjà reproché une disparition ?
* existe-t-il un personnage que vous ne pourrez jamais vous résoudre à tuer ?
* selon vous, une bonne histoire a-t-elle forcément besoin de faire des victimes ?

Prenez place.

L'auberge vous écoute.
Contributions 20 contributions
Il y a quelques années, j'aurais répondu que oui. J'avais l'impression, à l'époque, que la mot d'un personnage aimé des lecteurs était un passage obligé si je voulais rendre une histoire impactante. Mais j'ai entrepris beaucoup de réécritures depuis, et quelque chose m'a chiffonné : que signifie la mort de tel ou tel personnage ? Que raconte-t-elle, que symbolise-t-elle ? Et est-ce que, dans la plupart des cas, ce n'est pas un aveu d'échec, un abandon de développement ? Il y a des personnages que j'ai renoncé à faire mourir. La méchante de l'histoire qui trouve la rédemption en sacrifiant sa vie ? Trop facile. J'ai décidé de faire capoter son sacrifice et de la laisser vivre, pour l'obliger à trouver la rédemption ailleurs, refuser d'accepter qu'elle soit brisée au point de ne plus pouvoir réintégrer la société. Le personnage passif et bienveillant qui décède d'une mort injuste sous les yeux de ses amis ? Je l'avais prévu de longue date, et pourtant... j'ai l'impression que, par cette mort, je condamnerait l'essence même de sa personnalité. Je dirais au lecteur : "On ne peut pas survivre en essayant d'être quelqu'un de gentil." Et ça, ça me dérange. Alors faisons plutôt imploser les convictions du personnage, poussons les événements et ses propres amis à remettre en question ses idéaux, et créons le choc par le changement volontaire du personnage passif et bienveillant en... quelque chose de plus impactant que sa mort.
Ce que je veux dire, c'est que je vois de moins en moins de bonnes raisons de buter un personnage. J'ai grandi au milieu de fictions dans lesquelles les personnages qui me représentaient le mieux étaient souvent condamnés d'avance ; j'ai grandi en me disant que je n'allais vraisemblablement pas survivre jusqu'à mes vingt ans. Mais j'ai passé la vingtaine et je me suis dit que, peut-être, mes personnages aussi avaient le droit de survivre.
Bon, ça ne veut pas dire que j'ai purement et simplement renoncé aux morts injustes. Simplement que je les dose.
Denthil 16/07/2026 à 16:16
Ce passage m'a fait réfléchir : que signifie la mort de tel ou tel personnage ? Que raconte-t-elle, que symbolise-t-elle ?

Est-ce qu'il doit nécessairement y avoir une symbolique, une signification, une histoire derrière une mort de personnage ?

J'ai deux cas qui me viennent en tête :

- Un héro peut mourir dans un bête accident. Pas de raison, pas de complots, juste du pas de bol. Drame du quotidien Une femme, un fils, un parent qui ne rentrera plus parce que... mauvais endroit mauvais moment, rien de plus.

- Les méchants trucident parfois à l'excès mais ces morts restent anecdotiques à coté de la leur ou de celles de leurs proches. Le décès de ces victimes plus ou moins anonymes est souvent passé sous silence, ce qui implique que toutes les morts ne sont pas traitées de la même manière.

Je comprends l'envie d'un auteur de vouloir toucher le lecteur mais ta phrase m'a fait réaliser que nous hiérarchisons les morts alors que toutes ont un poids bien réel.
Opale 17/07/2026 à 09:37
J'imagine que tout est question de dosage.

Non, la mort ne doit pas toujours être symbolique, elle ne doit pas toujours signifier quelque chose. Mais parfois, c'est bon de se poser la question. Dans les deux exemples personnels que j'ai cité, le fait de tuer le personnage me posait moralement problème, au bout du compte. J'ai pesé le pour et le contre, essayer d'imaginer des alternatives, et j'ai finalement préféré les alternatives.
Ca ne veut pas dire que je n'écrit jamais de morts injustes, qui sont parfois une nécessité narrative.
Concernant les grands méchants qui trucident à l'excès, ça questionne également. Est-ce que c'est important de montrer à un moment t de l'histoire des personnages impactés par ses morts ? Autrement, si elles n'impactent pas le héros, ça ne veut pas dire qu'elle sont négligeable mais juste qu'elles n'affectent pas le point de vue choisi.
Opale 17/07/2026 à 09:42
J'écris peu de fantasy donc le cas du méchant dévastateur s'est rarement présenté en ce qui me concerne. Il y a une guerre civile et du crime organisé dans SMOOTHIE. Certains personnages y sont confrontés et cela permet parfois de prendre les morts en considération. Mais, dans la logique du récit, c'est impossible de toutes les traiter à part égale. Beaucoup de scènes de massacres sont racontées ou perpétrées pas un personnage dont les sentiments sont plus ou moins éteints, donc le fait que ces morts soient vite balayées est inhérent au pdv. A contrario, quand même ce personnage est affecté par l'horreur de certains passages, ça n'en est logiquement que décuplé.
(Je m'excuse pour toutes les fautes que je remarque à rebours, mon correcteur me mène la vie dure et j'arrive pas à faire défiler pour me relire sur téléphone TwT)
Aimer les tuer ? Non.
Les faire mourir quand c'est nécessaire, justifié, logique, oui.

Parfois, c'est prévu d'avance, dans la grande trame de la narration. A d'autres moments, ça s'impose naturellement, par le déroulé des évènements.

J'ai une série d'histoires ou il existe un cycle de morts/renaissances lié à des conditions particulières.
Mais la notion de mort définitive subsiste et certains personnages en sont/seront victime.
Il y a ceux qui décideront d'en finir par eux même, ceux qui se mettront dans des situations impossibles, ceux qui seront condamnés pour leurs actes.

En fonction des évènements, la mort sera parfois une fin logique, acceptable et acceptée. En d'autres circonstances, elle sera un moteur pour l'histoire. Ca dépend vraiment des situations.

Mais je me refuse de passer à la mort gratuite, accidentelle pour n'importe lequel de mes personnages. Leur disparition doit avoir un sens, une origine, ou une conséquence.
Pas forcément, mais lorsqu'il est question de tuer mes antagonistes, ça ne me dérange pas du tout. J'ai beaucoup plus de difficulté à le faire avec des personnages principaux, à moins que ce soit vraiment nécessaire pour le scénario ; alors je dois prendre mon temps pour bien écrire le passage de cette mort et ce que ça implique pour son entourage. La phase du deuil, y compris.
Je n'ai pas suffisamment écrit pour répondre à cette question car je débute dans le fait de créer des histoires mais je sais que j'ai personnellement du mal à me persuader que mes personnages peuvent mourir. Pourtant je sais que c'est important et que ça peut transmettre énormément d'émotions et parfois être nécessaire pour avancer et deux de mes mangas préférés, Berserk et Kingdom, en proposent plein XD
Mais bon j'apprendrai à le faire
La mort n'est pas l'opposé de la vie, mais de la naissance, disait Pratchett. C'est une condition à l'existence. Donc tuer un personnage ne me pose pas de problème en soi, je dirais même que ça l'ancre encore plus dans une certaine réalité. Mais comme nous sommes dans le domaine de la fiction, il y a un certain nombre de cas où la mort est suivie d'une résurrection, symbolique ou non. Même Conan Doyle à dû se résoudre à faire revivre Holmes alors qu'il croyait s'en être débarrassé en le jetant du haut des chutes de Reichenbach.
Dans beaucoup de mes récits, la mort est un point de passage, une métamorphose, plus qu'un point final. Mais ce qui revient à la vie n'est jamais tout à fait la même chose que ce qui s'est éteint.
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Nous sommes tous des bateaux de Thésée.
J'adore tuer Monsieur K.
Si je le laisse vivant à la fin d'une nouvelle, j'ai un sentiment de manque.
Mais étrangement il renaît à chaque nouvelle histoire.
Mourir et renaître sans cesse, c'est cela l'immortalité ?
D'ailleurs dans ma dernière réponse à la quête sur le personnage détestable, j'ai inventé deux charmantes dames qui le poussent au suicide.
Le problème c'est qu'il est tellement velléitaire qu'à la fin il n'arrête pas d'hésiter !
Aimer les tuer ? Non.
C'est le cas dans le roman historique que je suis en train d'écrire. je dois en être à la dixième réécriture sans doute et à chaque fois, quand j'écris la mort de l'un de mes personnage, je suis en larmes. Donc je n'écris pas la mort d'un de mes personnages par plaisir (je n'aime pas spécialement pleurer), mais cela me semblait aller dans le sens de cette histoire donc, en fait je n'avais pas le choix. Même si cela m'arrache des larmes à chaque fois.
Non, mais ils ne me m'ont pas laissé le choix. Je mérite les circonstances atténuantes, Monsieur le Commissaire !
phillechat 16/07/2026 à 12:42
très bon !
On ne peut pas dire que j'aime tuer mes personnages.

Pourtant, je ne peux pas nier que certains d'entre eux trouvent leur véritable utilité dans la mort (ils avaient quand même une raison de vivre... mais parfois, c'est en mourant qu'on se dévoile aux yeux des vivants).

Je n'ai jamais ressuscité de personnage, je n'aime pas trop "gâcher" leur mort et l'impact qu'elle a eue en ramenant la victime à la vie. Quand je pense à l'écrire, ça me laisse un arrière-goût de faux, mais je n'ai aucun problème à le lire chez les autres.

Je tue rarement des personnages, je ne pense pas qu'une histoire soit obligée de faire des victimes : on peut marquer le lecteur autrement qu'avec la mort, qu'elle soit justifiée ou non. Malgré ça, je suis convaincue qu'un bon livre doit nous faire ressentir des émotions, la joie, la tristesse, la colère, l'amour, l'espoir, le deuil, aussi. Alors peut-être pas dans chaque histoire, mais pas dans aucune non plus.
Oui, si la scène est un vrai vecteur d'émotions autre que la tristesse. La mort c'est l'inachevé ou la fin d'un cycle et le début d'un autre. L'important c'est aussi ce qu'apporte cette mort, ce qu'elle laisse comme empreinte, comme leg ou comme postérité. Mon soucis c'est que chaque personnage que j'écris est une petite part de moi et le faire mourir me laisse toujours dévastée. Protagoniste ou antagoniste, j'ai mis tellement d'amour à le créer, l'approfondir et le faire exister... Le tuer est une épreuve d'abord pour moi. C'est un peu con sans doute, mais après ça, je me sens littéralement en deuil. ^^
Pour ma part, j'ai toujours détesté tuer mes personnages. C'est un peu bizarre, mais j'ai l'impression de perdre une partie de moi-même à chaque fois...
Toutefois, il faut être honnête : un personnage mort est parfois plus intéressant narrativement qu'un personnage vivant. Même si je n'écris pas la mort de l'un d'eux par plaisir, il faut parfois savoir s'en détacher pour faire avancer les autres. Donc non : je n'aime pas tuer mes personnages, mais la mort reste nécessaire à la vie.
Je ne tue pas mes personnages. Ce que j'écris en ce moment s'inspire en partie de ma vie, donc -- je ne tue pas mes personnages ! Je tiens à ma peau et à celle des personnes de mon entourage. En revanche il arrive que certains meurent, ou disparaissent. Dans ce cas, il y a un travail de deuil bien réel à faire.
Guy_de_Grenoble 18/07/2026 à 22:56
Imagines-tu décrire l'accident d'une certaine Twingo, les dégats horribles de sa carrossarie, une roue arrachée, l'huile se répendant sur le sol, son départ pour la casse... Qu'en serait-il pour toi s'il s'agissait d'une certaine voiture allemande ? Serait-ce différent ?
GrandeMarguerite 19/07/2026 à 01:12
Je ne me suis pas contentée du premier confinement, j'ai écrit pendant les suivants aussi. Ursula a fini par disparaître. Je n'en dirai pas plus.
Guy_de_Grenoble 19/07/2026 à 21:45
J'ai hâte de te lire.
GrandeMarguerite 20/07/2026 à 01:25
Merci... :-) Mais le procédé pourrait lasser un peu, à la longue... Vais-je en rester au premier confinement, ou pas ?
L'un de mes films préférés est "Invasion of Los Angeles" de Carpenter en 1988.
ATTENTION SPOILER : La mort du personnage principal m'avait scotché à l'époque. Je me suis dit : Ah oui ? On peut faire ça ?? Tuer ton personnage.... comme ça !
Depuis, je n'hésite (presque) plus à faire mourir un personnage important... Il faut bien sûr que la cohérence soit présente et que la mort reste justifiée.
Si je tue mon personnage favori, il n'y a plus d'histoires. Alors, il vivra très vieux. En revanche, les salauds, je les exécute, parfois un peu trop vite, m'a-t-on reproché.
Alors je me dois répondre à cette discussion.

Je dirais pas que j'aime tuer mes personnages mais je suis incapable d'écrire une histoire où tout se passe bien ! Je suis obligé d'écrire des souffrances importantes et cela passe des fois par le deuil... Je trouve ça assez beau le deuil, l'acceptation de la fatalité. En soit dans mes histoires ça peut souvent finir assez mal pour certains. Mais comme tous je m'attache à mes personnages donc écrire leur mort c'est toujours très compliqué. Mais cela peut être nécessaire pour en faire avancer d'autres, je pense.
Et en règle générale les souffrances intérieur permettent de mieux se relever.
BeeFox 17/07/2026 à 18:35
Je suis assez d'accord. Ce n'est jamais un plaisir, mais toujours une nécessité. Si on revient au fondamentaux d'un roman, pour qu'une histoire soit captivante, il faut que des actions fortes se déroulent, et la suppression d'un personnage en fait partie.
S'il ne se passe rien de choquant, si l'histoire est "un long fleuve tranquille", inutile de la lire, et donc, de l'écrire.
Le décès d'un personnage peut être violent, héroïque, stupide, romantique, peu importe. Il doit, par contre, apporter de la matière au scénario, par son symbole, par les émotions qu'il va transmettre à ses compagnons, ses adversaires, ou par le tournant que cette mort va insuffler à l'histoire.
Faire mourir un de mes personnages ? Oui, j'avoue l'avoir déjà fait. En tant qu'auteur je suis même un sérial killer! Je voudrais citer deux cas très différents.

Le premier « condamné » n'a jamais été pour moi une vraie personne mais plutôt un symbole, tantôt presque un saint en société, tantôt un monstre guidé par ses instincts les plus bas en privé. Dans mon récit, il est resté plus une silhouette qu'une vrai personne à laquelle on s'attache et, une fois qu'il a eu joué son rôle, je n'ai eu aucun scrupule pour le faire disparaître.

Le deuxième cas auquel je pense était au contraire une personne innocente, dont le seul tord était de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Sa mort était nécessaire à l'intrigue et utile par le fait que son souvenir a hanté ensuite l'auteur de son meurtre et influé sur son destin. J'étais bien plus touché par les conséquences pour le meurtrier que par la disparition de la victime.

Plus globalement j'avouerai que la plupart des « condamnés » étaient des salauds et que leur mort me permettais de me débarrasser d'eux. C'était un soulagement plus qu'une corvée.

Quant à les ressusciter après m'être donné du mal pour les faire disparaître, je n'en ai jamais eu ni l'envie ni le besoin.

Enfin, une bonne histoire a-t-elle besoin de victimes ? Cela dépend du genre : guerre, policier, ou au contraire histoire romantique. Je ne tue pas par plaisir mais pour donner plus de poids à une situation dramatique. Si tout le monde se sort indemne des pires situations l'histoire n'est plus crédible. Par contre, si la mort rôde...
Il y a deux catégories de personnages qui peuvent mourir dans une histoire : les bons et les méchants. Faire mourir un méchant est un but. Je sais que je lui règlerai son compte un jour ou l'autre. Ce fut le cas pour Luxley, une des pires ordures que j'ai imaginée dans Au-delà des brumes, aussi sanguinaire que le prince sanguinaire qu'il servait. Il n'est pas mort salement, mais sa mort fut à la hauteur de ses crimes. Je n'ai eu aucun remords à l'envoyer ad patres.

Et il y a les bons. Et là, c'est beaucoup plus difficile. En général, ils meurent parce que leur heure est venue et que la biologie a ses limites. J'ai pleuré en écrivant la mort de Kyrian et d'Héloïse et je pleure encore quand je la relis.

Sans que ce soit de ma faute, car je me suis appuyée sur les événements, je regrette la mort de Lemmy, le bassiste et chanteur de Motörhead, et surtout de ne pas avoir permis à Lynn, un des héros des Dark Angels, de rencontrer son idole. Cela a donné cependant de belles pages pour permettre à Stair de faire connaissance avec la sienne, Steve Harris, le bassiste d'Iron Maiden.

En revanche, j'ai gardé vivants alors qu'ils étaient décédés, le couple formé par Sir Henry Lawrence et Lady Honoria dans Rêves Indiens. J'ai triché avec l'histoire. Je ne peux pas dire que je les ai ressuscités... même si cela y ressemble un peu.

Je n'ai pas souvenir qu'un lecteur m'ait reproché une disparition, mais je sais que j'en ai ému, notamment pour Kyrian et Héloïse.

Le personnage que je ne pourrai jamais faire mourir est Mickaël. Et Maureen aussi. Leur histoire s'arrêtera avant. Je les fais vieillir oui, mais pas mourir.

Selon le type d'histoire, oui, parfois, il faut que des personnages meurent. Néanmoins, ce n'est pas toujours nécessaire.
J'ai une forte tendance à tuer un homme (voire plusieurs) dans mes histoires ;-)
CharlyZarkov 17/07/2026 à 15:56
Catharsis ?
Y a des points de vu bien divers, ça fait plaisir d'avoir d'autres angles de réflexions !

De mon côté, je bute tout ceux qui doivent être butés sans grands regrets, mais les personnages principaux, c'est une autre paire de manches. Ils peuvent en baver, prendre des coups, perdre la mémoire et disparaître du décor, ok. Mais les tuer, je ne parviens pas à m'y résoudre, parce que je n'en vois pas la nécessité stricte. Pour l'instant.