Adieu mon téléphone à touches
Adieu tél., cher à mon désir social,
Dans lequel je n’ai pu trouver une place.
Sache, cependant, que mon cœur méridional
Malgré ma hantise du moule, pense que rien ne surclasse
Ton caractère à touches, ton écran si petit,
Ton papier peint des Jardins de la Fontaine.
Que de nuits et de jours, sans appétit,
Je t’ai tourné dans la main ; et mon âme lointaine
A su revenir en moi, après tant de solitude.
Le monde m’a gagné, je me sépare de toi ;
J’ai trouvé grâce aux yeux d’un smart plein de certitude,
D’arrogance, de vérités que l’homme naïf en reste coi.
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