Saison 1 - Épisode 12 - ATLAS

📖 CAPARICA SINS ✍️ Splinter 📝 898 mots

L'océan était étrangement calme. Comme s'il retenait son souffle. Comme s'il savait quelque chose que les hommes ignoraient encore. Dans sa cabane, Emmanuel n'avait presque pas dormi. La photo de ses enfants reposait toujours sur la table. À côté : la photo retrouvée dans l'enveloppe. Lui. Joe. Six autres hommes. Une ancienne mission. Une autre vie. Et au dos : "Atlas n'a jamais été arrêté." Depuis trois jours, cette phrase tournait dans sa tête. Comme une balle coincée dans un mur. Quelque chose refusait de s'aligner. Quelque chose ne fonctionnait pas. Puis soudain... Il comprit. Son regard changea. Brutalement. Pendant ce temps. Diana était réveillée depuis trente heures. Ses yeux étaient rouges. Ses écrans couvraient les murs. Des milliers de lignes de données défilaient devant elle.

Puis : un croisement. Une anomalie. Une erreur. Minuscule. Mais réelle. Elle ouvrit un dossier. Puis un autre. Puis un autre. Et soudain : le monde entier sembla ralentir. — Non... Elle agrandit l'écran. Son cœur accéléra. Puis elle appela immédiatement Emmanuel. Au même moment. Luna surfait seule. Aube. Personne à l'eau. Juste elle. Et l'Atlantique. Une énorme série approchait. Elle prit la première vague. Puis la deuxième. Puis la troisième. Et pendant quelques secondes... tout disparut. Le bruit.

La guerre. Les réseaux. Les monstres. Juste l'eau. Puis quelque chose traversa son esprit. Une sensation. Brutale. Comme un avertissement. Comme lorsque sa grand-mère disait : "Lorsque ton âme te parle... écoute avant ton cerveau." Luna regarda l'horizon. Et sentit la peur. Pour la première fois depuis longtemps. À Lisbonne. Saorie observait les premiers rayons du soleil sur le Tage. Puis un homme entra dans son établissement. Silence immédiat. Même les serveurs cessèrent de bouger. L'homme posa simplement une enveloppe devant elle. Puis repartit. Sans un mot. À l'intérieur : une photographie récente. Très récente. Le visage d'un homme. Et quand Saorie le vit... son sang se glaça.

Parce que cet homme était officiellement mort depuis vingt ans. Au garage. Joe démontait un moteur. Comme toujours. Puis son téléphone vibra. Numéro inconnu. Joe décrocha. Puis une voix. Une seule phrase. Et le visage du vieux soldat devint blanc. Blanc comme il ne l'avait jamais été. Il raccrocha immédiatement. Alluma une cigarette. Puis une deuxième. Sans même terminer la première. Au même moment. Tout le monde reçut le même message. Emmanuel. Luna. Alex. Nicky. Diana. Joe. Saorie. Klaudija. Tous. Une image.

Une seule. Une vieille photographie militaire. Huit hommes. Un groupe. Une unité. Au centre : Emmanuel. Joe. Et un troisième homme. Le visage entouré en rouge. Puis dessous : "ATLAS" Triplex de Diana. Une heure plus tard. Toute l'équipe était réunie. L'ambiance était différente. Plus lourde. Plus sérieuse. Même Alex ne plaisantait plus. Diana regarda Emmanuel. Puis l'écran. Puis Emmanuel. — Atlas n'est pas une organisation. — Alors quoi ? demanda Luna. Diana inspira profondément. Puis :

— Atlas était une unité. Joe ferma les yeux. Comme s'il savait déjà. Comme s'il avait attendu ce moment depuis des années. Diana continua : — Une unité clandestine. Créée après plusieurs opérations spéciales internationales. Des soldats. Des analystes. Des agents. Des hackers. Le meilleur du meilleur. Le problème... Elle avala difficilement sa salive. — C'est qu'ils n'ont jamais été dissous. Puis Alex : — Attends... Tu veux dire que les mecs derrière tout ça... sont les gentils ? Personne ne répondit. Parce que tout le monde savait déjà la vérité. Emmanuel regardait la vieille photographie. Puis il murmura : — Non. Tout le monde tourna la tête. — Les hommes les plus dangereux que j'ai rencontrés dans ma vie... étaient persuadés d'être les gentils. Le silence tomba. Puis le téléphone d'Emmanuel sonna. Numéro inconnu. Personne ne bougea.

Emmanuel décrocha. La voix qui répondit était calme. Trop calme. Une voix d'homme. Âgée. Fatiguée. Et pourtant... immédiatement reconnaissable. Le visage d'Emmanuel se figea. Joe pâlit instantanément. Luna le vit. Alex aussi. Même Diana comprit. La voix parla doucement. Comme un vieil ami. "Bonsoir Emmanuel." Long silence. Puis : "Ça fait longtemps." Le cœur de Joe manqua un battement. Parce qu'il connaissait cette voix lui aussi. Impossible. Absolument impossible. Cet homme était mort. Ils l'avaient vu mourir. La voix reprit. "J'espère que Caparica te plaît."

Puis : "Dis bonjour à Joe pour moi." Le visage de Joe devint livide. Puis : "Je vais rentrer à la maison." Et la ligne coupa. Personne ne parla pendant plusieurs secondes. Enfin : Alex regarda Joe. Puis Emmanuel. Puis Joe. Puis Emmanuel. — OK... Je vais avoir besoin de beaucoup plus d'explications. Personne ne sourit. Parce que quelque chose venait de se produire. Quelque chose de terrible. Cette guerre. Les containers. Viktor. El Cuervo. Les mafias. Les ports. Les enfants. Tout ça... Tout ça n'était qu'une conséquence. Une branche. Un symptôme. Le véritable problème venait d'appeler.

Dernière scène. Nuit. Océan. La caméra s'éloigne lentement de Caparica. Des vagues. Des lumières. Des routes. Des ports. Des villes. Puis l'Atlantique entier. Immense. Noir. Infini. Et quelque part au milieu de l'obscurité... Un cargo avance. Sans nom. Sans pavillon. Sans existence officielle. À son bord : un homme observe l'océan. On ne voit jamais son visage. Juste sa silhouette. Puis il regarde une photographie. Une vieille photo militaire. Le même groupe. La même unité. Atlas. L'homme sourit.

Puis murmure : "On va enfin pouvoir terminer ce que nous avons commencé." Coupe. Noir. FIN DE LA SAISON 1 CAPARICA SINS — SAISON 2 : COMING SOON.

💬 Commentaires 1

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Lana • 3 semaines
Ce fut une très bonne saison 1 ; Intrigante, palpitante, et pleine de rebondissements et teasings très appropriés.
Bravo Olivier ! ❤️
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