😱😱Panique
Chaque fois que je suis surmenée,
je m’imagine hurler,
faire vibrer l’air,
brouiller les ondes,
déclencher le vent,
sous un ciel rougeoyant.
La panique me saisit,
comprime ma poitrine,
me tire vers le fond
d’un gouffre béant.
Dans ma mémoire,
je revois l’homme,
figé sur la toile Le Cri,
d’Edvard Munch.
Je m’y immerge,
je plaque mes mains
sur mes oreilles,
comme lui,
et j’y joins
mon cri puissant.
Avant de quitter le pont,
en le saluant.
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