Avertissements
Après tant d'efforts pour écrire ce récit, je n'ai plus eu la force de trouver un bon titre.
En anglais, « gut », prononcé [Gaat], se traduit par intestin. Mais peut-être faudrait-il mettre ce mot au pluriel. « To have guts », dans le langage argotique, signifie avoir du courage tandis que « a gut instinct » renvoie à cette intuition profonde, qui en français s’appelle l’instinct viscéral.
En allemand, « gut » prononcé [gout], signifie bon ou bien. Sans le double sens anglais. Imaginez un instant ce terme exprimé d’une voix caverneuse, gutturale, en faisant résonner longuement le « ou », jusqu’à ce que ce son, dont l’origine se situe bien en deçà du diaphragme, fasse vibrer votre thorax et votre estomac.
D’une pirouette, on revient au bas du ventre.
De « Gut » en anglais, ou « Gut » en allemand, j’ai retenu le terme anglais.
Car l'essentiel du récit est situé là, dans le bas du ventre du narrateur : ses peurs, ses préjugés, ses désirs sa nature profonde, son interaction avec les autres acteurs du récit sont profondément localisés dans ses tripes.
Ce court récit thématise plusieurs sujets. Il pose des questions sur les phantasmes cocasses voire inavouables de tout un chacun ; il invite, du moins je l’espère, à réfléchir sur la part d'humanité ou de bestialité de chacun d'entre nous.
Enfin, j'avais aussi envie de défendre, en filigrane, une certaine idée de la tolérance et de liberté.
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