EXTRAIT

📖 Heliophasite ✍️ PrinceVelihan 📝 3950 mots

IHélios Parker était en vacances et se promenait une nuit en solitaire, dans un parc de la cité spatiale Calandra, qui se situait à mi-chemin entre la Terre et Mars. Il marchait lentement dans un des sentiers du parc et il aperçut une légère lueur émaner au bout du chemin qu’il venait d’emprunter. Pendant son trajet, il pensa que ca devait être un feu clandestin. Même s’il n’était pas certain que ce soit cela, il continua à se diriger vers cette direction. Il se mit à observer les étoiles, le ciel était tellement sombre qu’il ne voyait rien. Une fois arrivé, il vit que c’était un poste publicitaire qui s’embrasait. Sur ce panneau, on pouvait voir les restes du portrait du Maire, ainsi que son nom à demi fondu.


Le brasier éclairait le square où se tenait Hélios. Il avait une chevelure dense et grise, coiffée en arrière. En dessous de ses sourcils drus, dans ses yeux verts, on y voyait le reflet des flammes qui dansaient, et leur lueur éclairait par intermittence son teint pâle. Sa bouche dessinée laissait paraître une émotion hilare à la vue de sa découverte. Plutôt grand, il approchait les un mètre quatre-vingt, et avait une carrure moyenne. Il avait un look typique de la jeunesse d’aujourd’hui : un mélange entre un nerd et un anarchiste affirmé.


Hélios pensait à l’élection du maire il y a trois mois de cela, qui fut un fiasco total. En effet, le maire actuel était un certain dénommé Lucas Andréas, sorti de nulle part, qui avait posé sa candidature. Contre toute attente, il était devenu le Maire de la cité spatiale Calandra, ce qui avait provoqué des vagues de vandalisme un peu partout dans les banlieues.


Hélios partit rapidement du square où se situé cet acte de vandalisme avant que la police ne vienne inspecter les lieux. Il continua son chemin pour rentrer chez lui. À la sortie du parc, il s’arrêta dans un abri le temps de fumer une cigarette. Cet abri était rempli de graffitis, avec une petite lumière qui n’arrêtait pas de clignoter.


Avant d’allumer sa cigarette, il sortit un objet de sa poche et le mit à son pouce gauche. C’était en quelque sorte son briquet électrique, alimenté par l’électricité statique corporelle. Comme le gaz était une ressource qui ne se trouvait plus, les hommes avaient dû remplacer les anciens briquets à gaz par cet objet moins dangereux et plus discret. Quand il fuma sa première bouffée, il entendit des sirènes de police. Hélios, dut lâcher rapidement sa cigarette afin de partir dans un autre endroit pour fumer avant de rentrer chez son père. Il marcha en direction du centre-ville dans une rue discrète, afin d’éviter les rondes des policiers. Depuis que le maire avait été élu, il avait fait voter une loi qui obligeait les habitants de la cité à ne pas circuler pendant la nuit après une heure du matin.


Bien que ce fût interdit, Hélios, lui, se fichait de toutes ces lois invraisemblables, mais celle-ci lui avait plu. C’était un homme qui aimait vivre la nuit, car le calme nocturne n’avait pas de prix. Par contre, il devait toujours rester vigilant parce que la police était très stricte et n’hésitait pas à en venir aux mains. Seul dans l’obscurité, il croyait qu’il était le prince de ces rues désertes. Cependant, ce jeune prince urbain âgé de vingt-cinq ans ne tarda pas à rentrer chez lui cette nuit-là.


Pendant qu’il marchait dans une autre rue moins éclairée, toujours vers le centre-ville où habitait son père, il fut témoin d’un événement très étrange. Une femme déambulait seule, dans une rue. Quand il la vit, il n’en revint pas. Elle marchait en titubant et avait l’air d’être ivre.


  • Que fait-elle dans cette rue, celle-là ? pensa-t-il.


Il trouvait anormal ce genre de comportement et décida de la suivre, tout en regardant aux alentours que personne ne le voyait, car Hélios savait que la ville était surveillée par des caméras. Mais il y avait une panne générale dans les quartiers où se situait Hélios. Les pannes arrivaient régulièrement depuis l’élection du maire, mais elles ne duraient pas longtemps et elles ne se passaient que la nuit. Cela faisait une demi-heure qu’il suivait cette femme dans des rues sinueuses, jusqu’au moment où il entendit son Digitalcom. Il regarda son poignet. 


C’était son père qui lui avait laissé un message disant qu’il devait rentrer, car ce soir, beaucoup de policiers étaient dans les rues. Le temps de lire son message, la femme avait disparu. Il s’avança rapidement et regarda les alentours, il n’y avait rien. Il regarda le ciel, et toujours rien.

Pris de stupeur, il décida de partir vers la maison de son père qui ne se situait pas très loin. Sur le trajet, il pensait qu’il avait halluciné. Il se posait une multitude de questions, et il n’arrêtait pas de penser à cette femme. Non loin de chez lui, il vit des gyrophares dans les ruelles. Il se cacha un moment derrière un escalier de l’entrée d’un grand immeuble, le temps que les lumières des véhicules de police disparaissent. Une fois qu’ils furent partis, il rentra chez lui, et cet étrange événement lui avait même fait oublier l’envie de fumer.


Une fois devant la porte de la maison de son père, Hélios entra furtivement. Une fois dedans, il entendit son père qui lui parlait, et comme il était loin Hélios ne put entendre ce que son père lui avait dit. Il se baissa pour enlever ses chaussures, prit ses chaussons et se dirigea vers le salon où était son père. Dans le salon les lumières étaient tamisées. Il vu son père, assit dans un fauteuil qui avait une tasse dans sa main droite. Hélios sut à l’odeur qui se diffusait dans la pièce que c’était un café. Son père dit :


  • Je t’entendais, mais tu as en mis un moment à arriver. Que s’est-il passé ? 
  • J’ai été retenu par une patrouille, j’ai dû me planquer un petit moment.


Son père était droit comme un i, assit sur son fauteuil. Dans la pénombre de la pièce on pouvait voir qu’il avait des cheveux foncé un front carré, ses yeux étaient éveillés et vif. Il présentait aussi un barbe d’au moins cinq jours. Il regardait son fils d’un air inquiet en tenant fermement sa tasse de café, il but une gorgée et il dit :


  • J’espère que tu n’as pas été suivi, car mes contacts m’ont signalé des événements étranges. Tu sais je me fais du souci pour toi, quand tu traînes dans les rues, surtout depuis le couvre-feu.


Hélios, baissa la tête gênée des propos de son père, et répondit en essayant d’être rassurant.


  • Ne t’en fais pas papa, je suis assez grand pour me défendre, et sache que je suis très prudent depuis le couvre-feu. Comme tu sais, depuis le début de mes vacances, je suis sorti fréquemment et il ne m’est rien arrivé. Et j’ai même repéré les rondes fastidieuses des flics.


Dans le regard brillant de son père, on pouvait voir qu’il était ému, de la vigilance de son fils.


  • Bon je te dis surtout cela parce que les flics sont tendues d’après mes contacts, d’ailleurs ce soir ils cherchaient une personne. Apparemment c’était une femme, mais c’est tout ce que je sais. Eux même n’en savent pas plus. Tu n’aurais rien vu de particulier, dit-il en regardant Hélios l’air suspicieux. 


Hélios le regarda fixement, puis détourna le regard et dit :


  • Bon ok. J’ai été retardé à cause d’une femme, justement qui sortait d’un immeuble. 
  • Ha, je savais bien que ton retard était justifié. Poursuit ça m’intéresse.
  • Toi alors, dit Hélios d’un ton exaspéré. Alors pour te dire cela clairement, j’étais au parc en ayant l’intention de faire un tour. Quand les sirènes de flics se sont mises en retentir non loin de ma position. Je décidai de partir vers une ruelle où il y avait une panne de secteur, afin d’esquiver tu sais qui. Tu me suis là ?!


Le père d’Hélios avait l’air distrait, il remuait la cuillère de son café ce qui avait agacé Hélios, pendant son explication.


  • Oui, oui désolé j’étais en train de réfléchir. Allez ne te vexe pas continu. 
  • Tu n’es pas facile parfois papa ! ajouta-t-il. Donc je reprends, je suis parti furtivement dans une ruelle. Quand j’ai vu une femme qui avait l’air ivre, je me suis dit ça parce qu’elle titubée la pauvre… Je l’ai suivie un instant et au moment où tu m’as envoyé un message, que j’ai lu. Elle avait disparu. Voilà, pourquoi j’ai été retenu ! 


Son père resta silencieux un léger instant.


  • Hum… étrange, cela correspond bien à la description de la femme recherchée. Sinon a par ça, tu as faim, tu veux manger quelque chose, boire un jus ?
  • Non merci, je veux juste me poser dans ma chambre pour dormir. Je te connais sinon on va y passer la nuit, dit-il en souriant.
  • Bon je te laisse, il est tôt vas te reposer mon fils.


Hélios partit de la pièce, l’air fatigué. Puis il monta les marches pour aller dans sa chambre qui se situait à l’étage. Son père, lui, finissait son café qui avait bien refroidi. Il se leva de son fauteuil et marcha en direction de la cuisine. Il se dirigea vers le frigo, l’ouvrit. Il n’y avait pas grand-chose dans le frigo à première vu. Il actionna un bouton qui se situé sur le coté et le frigo se mise à tourner jusqu’à dévoiler un nouveau compartiment qui était plutôt garnit. Il prit une sorte de bière. Il s’assit sur un tabouret de la cuisine et ouvrit une bouteille, but une gorgée. Il regarda en direction du frigo, qui affiché 5h30 du matin ainsi que la température ambiante du frigo et de la cuisine. 


Quand il finit sa bière, vingt minutes avaient passé. Il se dirigea vers le salon, se mis sur le canapé et s’allongea pour dormir à son tour. Il pensa à son contact et ce qu’il lui avait annoncé à ce propos de cette mystérieuse femme qu’avait vue Hélios et s’endormit profondément. La lumière qui tamisée la pièce s’éteignait lentement.


Le lendemain, au alentour d’une heure trente de l’après-midi, Hélios se réveilla. Il ouvrit les yeux, puis sans effort il se leva. Il enfila ses chaussons qui étaient au pied de son lit. Il s’essaya un moment le temps reprendre ses esprits. Il mentionna un mot « ouverture » et les volets se levèrent. La lumière du jour pénétra dans sa chambre. Il se leva. Prit une veste qu’il avait posée sur la chaise de son bureau qui était installé devant la fenêtre de sa chambre. Puis il se mit à observer l’extérieur, des gens passaient dans la rue. Les voitures modernes circulaient normalement rien de particulier pour une journée de vacance qui s’annonçait plutôt calme. 


Sa chambre était ordonnée, toutes ses affaires étaient à leurs places. En effet, Hélios était un garçon attentif et soucieux du détail. Enfin, il se dirigea vers la porte et l’ouvrit. Il cria pour appelé son père, mais pas de réponse. Il partit dans la salle d’eau pour se rincer le visage. Hélios prit dans le meuble de la salle de bain une boîte où il y avait une boulle comme de la pâte à modeler, il en prit un morceau et se mis à la mâcher, puis il descendit de l’étage. Toujours en mastiquant sa gomme, il alluma la chaîne audio en criant « musique allume toi ». La musique retentie dans tout le rez-de-chaussée. En suivant, il partit vers la cuisine et crachat dans le lavabo sa gomme, qui finalement lui servit à se rincer la bouche et se laver les dents en même temps. En suivant, il prit son déjeuner comme à son habitude. Il se mit à penser à son père qui était absent et il se demandait où il était encore allé. 

Plus tôt dans la matinée bien avant le réveil d’Hélios, au alentour de onze trente, son père, lui, avait eu une nuit difficile et reçu un appel. Bien qu’il ne dormait presque plus, il mit un peu de temps à répondre à son digitalcom.


  •  Allo !
  •  Allo Camille, c’est Jules.
  •  Ha ! Salut, Jules, qu’est-ce qui t’amène ?
  •  Ho, tu sais je viens aux nouvelles de mon fidèle ami.
  •  Ha… et... disait, Camille l’air douteux.
  •  J’ai quelque chose d’important à te demander.
  •  Oui, mais tout dépend de ta demande, affirma Camille.
  •  En fait c’est délicat de t’en parler au digital.
  •  Bien, bé on peut se donner rendez-vous, Jules.
  •  Très bien, disons ce midi au chinois. Tu sais celui de la ruelle proche du garage d’Arnold.
  •  Oui, oui je vois où c’est. Alors à tout à l’heure.
  •  Parfait ! Merci, Camille, et sache que je te le rendrai.
  •  J’y compte bien et de rien.


Le père d’Hélios avait un rendez-vous avec un de ces amis. Il se demandait ce qu’il allait se passer. Il connaissait bien Jules et il avait toujours des demandes particulières. Une fois, Jules lui avait demandé de lui prêter sa voiture, afin d’aller voir une femme qu’il avait rencontrée dans un bar. Cette requête que Camille accepta, lui, avait coûté un gros PV. Et en plus de cela, il reçut les foudres de l’ex-femme de Jules. Du coup, après cette mésaventure, Camille était très mal vu auprès de son ex-femme, d’avoir cautionné l’infidélité de son ami. C’est pourquoi, cette fois-ci, il aller lui demander des précisions sur son affaire. Il se prépara rapidement, et décida d’arriver à l’avance au lieu du rendez-vous.


Quand le père d’Hélios sortit de sa maison, il était habillé avec un look peu sophistiqué voir basique comme le sont les hommes de la classe moyenne. Il était grand pour un homme des cités spatiales, il faisait un mètre quatre-vingt-huit environs. Il était plutôt massif pour son âge, mais n’avait pas non plus une allure sportive. Il avait des cheveux fournir et court, avec un aspect plus jeune pour son âge. Ses yeux vifs étaient posés au loin, finalement il avait un profil typiquement caucasien, comme l’était les Français d’autrefois. Autrement dit, un bel homme. On pouvait aussi voir la ressemblance de son fils en, lui, mis à par les yeux verts d’Hélios qui, eux, tenaient de ceux de sa mère.


Puis, il prit le temps de partir devant le palier de sa maison, afin d’observer l’horizon. Le ciel, simulé de bleu, était comme le ciel qu’il y avait anciennement sur Terre. Dans cet espace bleu artificiel, il y avait aussi des routes remplies d’engins volants. Ils circulaient entre d’immenses immeubles qui gravitaient au-dessus d’autres. Par rapport à ceux qui étaient de pleins pieds, comme sur la base de la cité calandra, où se trouvait la maison du père d’Hélios. Enfin, il prit sa voiture qui était garée devant sa porte. Il roula un petit moment. Et une fois arrivé dans cette rue, il y avait le garage qu’avait mensionné Jules, visible par son enseigne marqué du nom Chez Arnold. Et comme dans la ruelle il n’y avait plus de place où se garer, il dut enclencher sur sa voiture le mode lévitation. Ce qui ne l’avait pas réjouit en raison de ça consommation d’énergie, qui déchargeait rapidement la pile à combustion de son véhicule. 


En effet, il existait deux types de véhicules sur la cité Calandra, ceux qui étaient sur la base de la cité et ceux situés sur les hauteurs. Leurs prix n’étaient pas les mêmes. Le modèle que possédé le père d’Hélios, était plutôt abordable pour un citoyen classique. Mais ça fonction principale, n’était de rouler que sur la terre ferme. Alors que l’autre type de véhicule volait et ne pouvait pas rouler. Ces voitures volantes étaient destinées à une clientèle bien plus fortunée. C’est pourquoi, il dut enclencher le mode lévitation, car il n’avait pas prévu, qu’il n’y aurait plus de place. Puis, il se dit que de chercher une place, lui, prendrait trop de temps. Résigné, il passa à pied devant le garage d’Arnold. Dans l’ouverture du garage, il ne vit pas âmes qui vivent. Camille se disait qu’ils avaient dû partir manger. Quelques mètres plus loin, on pouvait voir l’enseigne de ce fameux restaurant. Un hologramme géant et lumineux en forme de dragon volait au-dessus de l’enseigne. Une fois devant, il entra.


Il fit quelques pas dans l’entrée, et de suite, il fut accueilli par deux serveuses asiatiques. Il leur demanda s’il pouvait avoir une table pour deux personnes. Elles lui demandèrent de les suivre et elles l’installèrent près d’un aquarium. Il s’assit un moment, observa les alentours du restaurant. Il y avait quelques clients éparpillés dans la salle de ce restaurant. Camille passa sa main furtivement au-dessus de son poignet et regarda sa montre, qui affichait midi et quart. Visiblement son ami avait du retard. Puis, il vit les serveuses qui allaient en direction de l’entrée, comme pour accueillir une personne. De sa position, Camille ne voyait rien. Il leva légèrement la tête à plusieurs reprises pour voir qui c’était. Mais ce n’était que deux femmes qui venaient d’être reçues par les serveuses.


Le temps passait, les serveuses étaient déjà venues voir Camille, afin de savoir ce qu’il voulait commander, mais il avait déjà refusé deux fois de prendre un plat. Il avait préféré prendre un verre d’eau avec du sirop. La salle commençait à se remplir, quand enfin son ami arriva. Il avait l’air de le chercher du regard dans cette salle remplit. Camille lui fit un signe de main, car les serveuses étaient occupées, et il le rejoignit. Une fois arrivée à la table, il s’assit. Il eut un temps de silence. Enfin une serveuse arriva rapidement, elle leur demanda ce qu’ils souhaitaient manger. Jules prit la parole :


  •  Passez-moi votre carte s’il vous plaît.

La serveuse fit un geste vers lui et la Carte s’afficha à côté de leurs tables. 

  •  Alors mon cher Camille je te conseille, la soupe thaïlandaise. Tu verras c’est très copieux et pas très chère, dit-il en regarda la serveuse.

La serveuse regarda, Camille avec un petit sourire et lui fit un signe d’acquiescement. Elle dit :


  • Alors, deux soupes thaï, c’est envoyé. Vous désirez boire quelques choses ?

Camille prit la parole :


  •  Juste de l’eau plate merci.
  •  Entendue.

La serveuse partit. Jules, lui, avait l’air très enthousiaste et ne tenait pas sur sa chaise.

  •  Oh lala, tu ne vas jamais me croire, disait Jules.


Camille ne disait rien, il le regardait fixement, en faisant mine d’attendre quelque chose.

  •  Bon allé, ça y est tu boudes... Allez fait pas ton délicat… Quoi, tu es là depuis combien de temps ?


Camille passa sa main sur son poignet gauche et montra l’heure.


  • Quoi déjà ! Une heure a passé. Bon je m’excuse du retard que j’ai pu avoir, disait-il, tout en baissant les yeux pour faire genre qu’il était navré.

Camille, sourit et dit :

  •  Bon raconte, comment elle s’appelle. 
  •  Ha enfin tu as fini ta tête à faire peur. He bien figure-toi qu’elle s’appelle Victor. 
  •  Quoi ?! Tu en à marre des femmes, mais t’es pas croyable toi…
  •  Mais non arrête de dire des bêtises. Un peu de sérieux…


Puis il baissa le ton en se pencha sur la table, et dit :


  •  C’est Victor Belloc, l’adjoint au nouveau maire. 
  •  Quoi ! Tu as couché avec l’adjoint au maire. Affirma-t-il, l’air grave et choqué.
  •  Mais non, ce que je voulais te dire c’est ça, que je suis en relation avec l’adjoint au maire.
  •  Ha… 

Il eut un petit blanc et Jules poursuivit.

  •  J’ai noué avec lui depuis quelque mois déjà, juste avant l’élection d’Andreas.


La discussion avait été coupée. En effet, la serveuse était revenue avec de l’eau. Puis elle partit aussi vite qu’elle était revenue. Camille s’était servi un verre d’eau et avait servi son ami par la même occasion. Jules prit le verre et le bus d’un coup sec et dit :

  • Merci, j’avais soif !
  •  J’avais remarqué… Reprend tu disais que tu avais noué avec ce fameux adjoint au maire.
  •  Oui et figure-toi, qu’après ça. Il m’a proposé de travailler avec lui.
  •  Non, pas possible…

Camille était épaté de ce qu’il venait d’entendre. Il était assez content de la tournure des choses et avait même oublié la demande de son ami.

  •  Bien je ne sais pas comment te dire, mais c’est super ! Allez le repas c’est pour moi.
  •  Oh merci, mais ce n’est pas grand-chose. Et merci pour le repas, mais ce serait plutôt  à moi de te l’offrir avec tout ce que tu as fait pour moi. 
  •  Non, non ça me fait plaisir. N’insiste pas, c’est pour moi s’il te plaît !
  •  Hé bien merci Camille. Cela fait combien que l’on ne s’est pas vu ? Huit mois non ?
  •  Et bien après le dernier coup que tu m’as fait cela fait un an !
  •  Ho lala, disait Jules en se grattant les cheveux. Ca fait autant de temps que ça ?
  •  Et oui… déjà
  •  Comment va ton fils, sinon ? Toujours aussi indépendant ?
  •  Ho, il va bien tu le connais il n’y a pas beaucoup de choses qui l’affectait depuis la mort de sa mère et de son petit frère. Il reste très ferme dans ses démarches. 
  • Ouais… c’est vrai qu’il a dû souffrir. Et toi tu ne m’a rien dit, le moral ? Une femme peut-être.
  •  Je vais bien. Tu sais le boulot quoi, je vais bientôt reprendre figure toi. Et en ce qui concerne les femmes, tu me connais je suis toujours aussi réservé… Car j’ai loin d’avoir tes talents à ce propos.
  •  C’est clair que tu n’as pas mon talent pour ça. Mais, figure-toi qu’elles te préféraient toutes qu’à moi. On ne dirait pas comme ça, mais sache que j’ai demandé à toutes les femmes que j’ai croisées et les autres… et elles m’ont toutes demandées où tu vivais et ton numéro.
  • Non toi, tu es vraiment un enfoiré, dit Camille d’un ton agacé.


Jule se mis à ricaner bêtement, et une serveuse arriva au même moment avec les plats. Elle servit Camille en premier et en suivant Jules. Elle demanda directement l’addition en disant que c’était la nouvelle politique de la maison. En effet, elle expliqua qu’un groupe de jeune était venu manger sans payer, ce que Camille et Jules comprirent. La serveuse avait tendu une tablette de payement à Camille qui passa sa main droite dessus pour payer l’addition. Elle finit en disant que si ils voulaient autres choses, de ne pas hésiter à lui demander. Camille et son ami commencèrent à manger cette soupe en silence. 


Quelques temps après, Camille regarda son ami avec un air plus sérieux. Quand leurs regards se croisèrent, Jules eut presque l’envie d’exploser de rire. Mais quelques seconde après avoir son envie. Camille, lui, n’avait pas l’air de vouloir rire. Jules pris son regard provocateur comme un appel à dire la vérité de la raison de son appel. Ils se mirent à parler sérieusement de la demande de Jules pendant une heure.


Pendant ce temps Hélios, après s’être préparé à sortir de sa maison. Il était las d’attendre son père, alors il partit subitement sans but précis, Hélios voulait juste prendre l’air. Il prit un sac avec lui où il avait pu ranger quelques effets par ce qu’il compter rentrer tard dans la soirée. Quand il fut dehors, il faisait beau, la rue de la maison de son père était moins fréquentée qu’en début d’aprèm midi. Il marcha pendant quelques heures sans réfléchir avant de se retrouver en plein sud de la ville. Il était tellement perdu dans ses pensées, qu’il avait fini par s’éloigner de là position de sa maison. Quand il reprit ses esprits, il se trouvait dans un quartier secondaire de la cité. C’est-à-dire, un quartier quelque peu défavorisé. Même si les bâtiments étaient propres, la classe sociale de ce quartier l’était moins.

À suivre...


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