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📖 La Lune est toujours derrière les étoiles ✍️ Lxcie_ecriture 📝 3303 mots

Raphaël

On atteint le parking main dans la main, Lune et moi, les bras remplis de peluches et de bonbons, accumuler tout au long de la soirée. Je regarde la jeune femme à mes côté, ses yeux sont brillant et les miens, j'en suis sûr, doivent aussi briller de milles feux. Je suis comme sur un petit nuage, la main douce de Lune logé dans la mienne. Je peux enfin la tenir, je peux enfin la serrer dans mes bras, je peux enfin goûter ses lèvres. Je suis dans un rêve, mais j'ai beau me pincer le bras, je ne me réveille pas. C'est presque trop beau pour être vrai.

-Gabin est partie ? Demande-t-elle en me regardant dans les yeux.

Je sort de ma trans et observe le vaste terrain. Le grand parking de la fête foraine est presque vide, et la voiture blanche avec laquelle Gabin nous a emmené à disparue. Je fronce les sourcils perplexe et répond :

-Oui on dirait bien, peut-être qu'il était fatigué et qu'il est parti. Je vais l'appeler.

Je lâche la main de Lune, prend mon téléphone dans ma poche et m'éloigne un peu. J'appelle mon frère, les secondes défilent et les sonneries retentissent, mais personne ne réponds. J'essaie une fois, deux fois, mais rien ne change, Gabin ne répond pas. Je regarde l'heure plus de minuit, il est possible qu'il soit entrain de dormir, mais il fait tellement la fête que ça m'étonne qu'il ne soit pas encore debout. Je m'inquiète pour mon frère, depuis l'épisode de la fête, il est fuyant, il ne me regarde plus dans les yeux, et j'ai peur qu'il s'en veuille pour quelque chose qui n'est pas réellement sa faute. Il ne savait pas ce qui allait se passer ce soir là.

Lune me touche le bras pour me demander si ça va, je lui offre un léger sourire en répondant :

-Il ne répond pas, il doit sûrement dormir.

-Dormir ? Gabin ? Y a plus de chance qu'il s'envoie en l'air à mon avis. Dit-elle en riant.

Son rire me contamine et je met à rire aussi. Elle a probablement raison, il doit probablement être entrain de baiser, je ne devrais pas m'inquiéter pour lui.

-Bon n'empêche que la maison elle est loin, et on a pas de voiture, on fait comment ? Demande Lune, ses grands yeux verts étincelant.

J'ancre mes yeux dans les siens, ils sont tellement beaux. Mon sourire trahis mes sentiments. Je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est la plus belle créature de l'univers. Je m'approche d'elle, ne quittant pas son regard d'émeraude. J'effleure son visage de la pulpe de mes doigts et je la regarde. Tout est en harmonie sur son visage. Elle a toujours un peu l'air triste, mais lorsqu'elle sourit elle illumine votre coeur, votre âme et votre vie. C'est le genre de fille qu'on voit seulement dans les films d'auteur, qu'on n'a l'impression de ne jamais pouvoir attraper. Ce genre de fille qui ressemble à une volute de fumé, aux formes qui font perdre la tête. Elle est le genre de fille tellement belle, tellement gentille, tellement forte et spéciale, qu'on crois en avoir rêvé. Je pourrais la regarder toute ma vie, sans jamais me lasser de ses yeux, sans jamais me lasser sa voix et sans jamais me lasser d'aucune parcelle d'elle.

Lune me regarde, et sourit, d'un sourire à croquer. D'un sourire qui fait perdre la tête, et qui rend complètement bête. D'un sourire qui fait rater les battements de coeur. Elle me tape légèrement pour me faire réagir, en répétant sa question :

-Alors, Raphaël, on fait comment ?

Je lui adresse un regard malicieux, reprenant mes esprits. Et dit simplement :

-On rentre à pieds. Je te porte sur mon dos si tu veux, comme ça tu n'aura pas mal.

Lune hausse les épaules, alors je dépose les peluches prêts de deux vélos abandonner dans un coin, puis je la prend par les jambes pour la hisser sur mon dos. Elle glousse alors qu'elle est accrocher à mes épaules. Elle est légères sur mon dos, pas plus lourde qu'une plume. Je l'avais remarquer son comportement avec la nourriture, même si elle ne me l'a jamais dit. A la cantine elle ne mange jamais rien de plus qu'un bout de pain, elle refuse toute les sorte de sucreries et chez elle je suppose que ce n'est pas mieux, peut-être même pire. Je n'ai jamais osé aborder ce sujet, puisque je sais que ça lui ferait du mal. Mon coeur se serre un peu, je pourrais lui offrir la lune, le ciel, le soleil et les étoiles, voir même l'univers entier si cela pourrait réparé son coeur et lui faire aller mieux.

Je sens la tête de Lune se poser dans mon cou, elle se détend contre moi et je souris bêtement. La route est vierge, pas une seule voiture, pas une seule personne. Rien que le silence, et la mer qui s'abat sur les rochers, près de nous, berçant la nuit pas son fracas. J'adore habité ici, près de la mer, mais mon rêve c'est d'habité en ville et devenir médecin en hôpital, je me demande si Lune aimerait venir avec moi. On pourrait habiter dans un petit appartement, en centre ville, elle pourra se trouver un petit boulot, je ferais mes études de médecine, puis plus tard on reviendra en périphérie, on prendra une maison avec un jardin et vu sur la mer. On écoutera le son des vagues chaque soir, avec notre futur petit bébé. J'aimerai accéléré le temps, arriver directement à ce moment là de ma vie avec Lune, mais je sais que si j'avais ce pouvoir je perdrais les minutes précieuse que j'aurais avec elle, et je veux vivre pleinement tout ces instants. Je la sens se redresser sur mon dos, elle tire doucement sur mon t-shirt :

-Raphaël, tu peux t'arrêter s'il te plaît.

Je m'arrête et regarde autour de nous, on est sur le pont où Lune a faillit sauter. Elle descend de mon dos et s'approche de la barrière. Je la suis, mais je reste à quelques pas d'elle, pour ne pas la déranger. J'ai l'impression que c'est un moment qu'elle a besoin de vivre seule. Elle s'approche très près de la rambarde et je ne respire plus, à l'affût de chacun de ses gestes. Elle penche la tête et regarde en bas. Je me demande bien ce qu'elle pense en ce moment. Veut-elle toujours sauter ? Se dit-elle que sa place aurait due être en bas, sur les rochers ? Je ne peux pas m'en empêcher je m'approche d'elle et frôle son coude de mes doigts :

-Lune ? Tout va bien ? Je demande dans un murmures.

Elle inspire et expire lentement, puis se retourne vers moi un sourire sur le visage :

-Oui tout va bien. On peut rester un peu ici, s'il te plaît ?

J'hoche la tête et m'assoie sur le trottoirs et Lune me rejoint. Elle passe une mèche de ses cours cheveux, derrière son oreille. Mon cœur bat fort dans ma poitrine, la question brûle mes lèvres, mais j'ai peur de la poser. Je finis par laisser ma bouche faire :

-Dit moi, tu...tu veux encore sauter ?

Lune me regarde, ses yeux verts ont l'air triste. Les secondes s'étendent et je me fige en attente de sa réponse. J'ai peur de ce qu'elle va dire. Cela fait quand même un moment que l'on se connaît, cela fait un moment que l'on s'est rencontrer sur ce pont. Il m'a fallut plus d'un an pour digéré mon harcèlement, de me reconstruire une réputation, de prouver que toute les allégations qu'on avait sur moi étaient fausse. J'ai eu mal, j'ai faillit faire une énorme erreur, je comprends Lune dans ce qu'elle ressent. Je comprendrais qu'elle ai encore mal aujourd'hui, et qu'elle voudrait encore sauter, même si cela me ferait très mal au cœur.

Après un long moment, Lune ouvre la bouche :

-Je ne pense pas que j'ai encore envie de sauter. J'ai encore mal, j'ai encore peur, je ne supporte pas la vie quelques fois, mais pour rien au monde je ne la sacrifierai une deuxième fois.

Je respire de nouveau, lorsque Lune tourne la tête vers moi avec un vrai sourire. Je sourie aussi, fou d'elle. Elle pose sa tête sur mon épaule :

-Si je ne t'avais pas rencontrer, je ne sais pas si je serais encore là. Je te l'ai déjà dit, mais je te remercie.

Sa petite voix fait fondre mon coeur. Je sais que j'ai peut-être était un pilier pour elle, pour l'aider, mais je sais aussi, que c'est elle l'a plus forte d'entre nous deux. C'est elle qui a eu l'envie d'aller mieux. C'est elle qui a eu la force de ne pas revenir ici, qui n'a pas eu envie de retomber, pour cela je n'ai rien fait. Je dois aussi la remercier d'être entré dans ma vie. Je crois que je l'aime inconditionnellement. Je suis sûre que je l'aime, peu importe si elle ne veut pas de moi, peu importe si elle change d'avis. Elle m'a fait connaître ce que ça fait d'être réellement, éperdument, inconditionnellement amoureux d'une personne.

-C'est à moi de te remercier Lune. Tu m'as appris des choses que je n'oublierai jamais.

Je prend sa main dans la mienne, et elle enserre ses petits doigts autour de ma main.

Lune respire calmement à mes côtés, et je sais qu'elle est apaisé.

-Pourquoi tu voulais qu'on s'arrête, je demande alors.

-Je voulais juste me prouver que j'avais le courage d'y rester sans sauté. Me prouver que je voulais vraiment plus mourir, tu comprend? Cette endroit c'est le pire et meilleur souvenir de ma vie. C'est vraiment horrible de me dire qu'une secondes de plus ou de moins, j'aurais pu finir écrabouiller sur ces rochers.

Lune soupire à mes côtés. Je serre plus fort ses doigts dans ma main. Ce souvenir n'est pas le plus beau, peut-être le plus douloureux, il n'y a rien de charmant à repenser au fait qu'on aurait pu mourir. J'en sais quelque chose, quand je repense à se fusil dans ma bouche, à ce goût amer de fer, et aux larmes qui n'arrêtaient pas de couler sur mes joues.

Je ferme mes yeux, pour laisser se souvenir s'échapper de mon esprit et regarde le profil de la fille à côté de moi. Pour une fois elle ne pleure pas, elle sourit presque et je me sens soulagé, heureux de la voir heureuse.

Elle n'a plus envie de sauter, je pense avec soulagement.

Lune m'adresse une petit regard en biais avec un sourire malicieux :

-On fait la course jusqu'à chez moi ? Le dernier arrivé chez moi est une poule mouillé !

Avant que je n'ai pu dire quoi que ce soit, Lune se lève et s'élance en direction de chez elle sur l'asphaltes vide. Son éclat de rire se répercute en échos sur les rochers, en même temps que la mer. J'accours vers elle pour la rattraper, joignant mon rire au sien, dans une douce mélodie. On cours, je sens le vent sur mon visage, et la mer qui bat dans mes oreilles. Je me sens libre, et je me sens vivre.


On cours un long moment jusqu'à arrivé devant la petite maison, semblable à cents autres de Lune. Elle a le souffle cours et est arrivé quelques seconde avant moi, mais je l'ai laissé gagner. Elle me regarde un sourire victorieux au lèvre, puis elle porte une main à mon visage pour écarter une mèche devant mes yeux. Je l'a laisse faire, me délectant de la pulpe de ses doigts, effleurant les traits de mon visage. Son sourire se tarie, devenant plus qu'une fine ligne droite, lui donnant un aspect mélancolique. Mon coeur se serre étrangement, comme si je savais que quelque chose n'allait pas. Je porte ma main à son visage, en caressant sa pommette. Je veux encore goutter ses lèvres, encore les sentir bouger contre les miennes, avoir ce goût de sucette à la fraise effleuré ma langue. J'ai l'impression que si je ne le fait pas maintenant, je risque de ne plus jamais pouvoir le faire. Je me penche sur elle et l'embrasse. Tendrement. Doucement. Cette sensation est délicieuse. La plus douce de toute les sensations que j'ai jamais sentis dans ma vie. Je ne veux pas m'arrêter, jamais. Je l'aime, je la veux elle pour toujours, je veux que tout le monde la sache. Je m'écarte d'elle et je vois dans ses yeux quelque chose qui ressemblerai à de la peur. Mon coeur s'emballe, et je panique un peu. Ai-je fait quelque chose de mal ? Je n'aurais peut-être pas du l'embrasser, elle ne voulait peut-être pas ? Je cherche les yeux de Lune avec les miens, tout en barbouillant :

-Tu...tu voulais pas que je t'embrasse ? Je suis désoler Lune. J'aurais dû te demander.

Elle fuis mon regard, et mon coeur s'arrête lorsqu'elle dit :

-Non, non. Je, je me disais juste que nous deux, pour le reste du lycée c'est de la folie. Je ne veux pas que tu sois la victime de ce que je subis. Tu en as assez baver comme ça.

Mon coeur se serre fort dans ma poitrine. Je savais bien que c'était trop beau pour être vrai. Je comprend son envie de me protégé, et j'aurais fait la même choses, mais au fond de moi j'ai comme une boule dans la gorge et l'air totalement comprimé dans mes poumons. Je respire calmement ferme les yeux. Je l'aime assez pour endurer tout ça, après tout je l'aimais déjà avant même qu'elle ne pose un œil sur moi. J'ouvre les yeux, les plantent droit dans ceux de Lune et je lui déclare :

-Lune je serai capable de tout supporter pour toi, pour nous. Je serai capable de prendre une balle, prendre n'importe quels insultes pour toi, pour nous. Mais si ça te gêne vraiment, on est pas obliger de s'aimer devant les autres, si c'est ce que tu veux. Je comprend que ça peut-être trop dur et que t'es peur, on va y aller doucement. Ce sera notre petit secret entre toi et moi. T'es d'accord ?

Lune souris, et je vois dans ses yeux une peur, une angoisse s'envoler. Mon âme respire de nouveau, quand elle dit :

-Oui, bien sûr. Mais attend ça veut dire que tu m'aimes ?

Je rigole à sa question totalement bête : bien sûre que je l'aime. Je l'aime depuis ce jour où je l'ai aider. Je l'aime depuis le tout première instant où j'ai posé ma main sur son épaule frêle, où j'ai serrer son corps meurtris dans mes bras. Je l'ai aimé depuis la première fois où j'ai posé mes yeux dans les siens. C'est aussi le même jour où j'ai déposé mon cœur dans le creux de ses mains, le jour où il ne m'a plus jamais appartenu. Je lui répond, par une de mes disquette un peu débile, qui l'a fait glousser comme une enfant :

-Lune, je te le répète encore, tu es la lune qui est venu éclairer mon ciel de nuit.

Le sourire de Lune atteint ses yeux et elle répond :

-Et toi, tu es le soleil qui est venu éclairer mon ciel d'orage.

Je dépose un dernier baiser sur ses lèvres, heureux de pouvoir le faire. Je serre son petit corps contre le miens, j'aime sentir son odeur contre moi et le poids de son corps. Je n'ai pas envie de la lâcher, je ne veux plus jamais la laisser. J'aimerai qu'elle reste avec moi, juste ici, dans le creux de mes bras.

C'est à contre coeur que je la laisse s'envoler vers sa fenêtre, me laissant là seul, sous ce lampadaire avec mon sourire, comme seul compagnie.

☼☼☼☼☼☼☼☼

Je m'extirpe de mon lit pour une nouvelle journée de cour. Je n'ai pas vu mon frère de la soirée, mais je ne me suis pas inquiété, il a peut-être passer la nuit chez une fille. J'ai pensé à Lune toute la nuit, à notre soirée un peu folle, à ses lèvres sur les miennes, à son corps contre moi. Je n'ai qu'une idée en tête : recommencer. L'embrasser encore, la serrer contre moi encore, l'aimer encore.

Je m'habille rapidement pour aller en cours. Je ne fais jamais dans la dentelle, même si j'avoue aimer être bien habillé. J'enfile un t-shirt et un short en jean, puis je descends prendre un café et une tartine de pain avant de prendre la voiture familiale. Je suis tellement presser de retrouver Lune que je grille presque un feu rouge. J'appuie de justesse sur le frein et tombe nez à nez avec mon frère. Il est encore dans ses vêtements de la veille et semble somnolé en marchant. Je donne un coup de klaxonne qui le ramène parmi les vivants. Il me regarde et me lance un signe de main lourd, je passe la tête à travers la vitre et cris :

-Gabin, monte tout de suite dans cette voiture, ou je t'écrase !

Il rit et monte sur le siège passager.

-C'est pas très gentil de menacer de tuer son frère...je te signal. Dit-il en hoquetant.

Je roule des yeux, passant outre sa remarque et va droit au but :

-Tu étais où hier soir ? On t'as attendue sur le parking avec Lune et tu n'étais pas là. Puis à mon retour, j'ai essayer d'entendre le moment où tu rentrerais et tu n'es pas revenue. Je me suis inquiété.

Mon frère se fige, pourtant je n'élève pas la voix, je ne l'engueule même pas. Je m'inquiète juste sincèrement pour mon jumeaux.

-Je te demande juste d'être honnête avec moi, et surtout de me dire les choses. T'es mon frère et je m'inquiète très souvent pour toi. Je suis pas en colère, juste inquiet.

Mon frère prend son air sérieux. Quand il est bourré et que je lui parle, quelques fois il a ce moment de lucidité, où généralement il me dit le font de sa pensé :

-Ecoute Raph', je te demande pas de t'inquiéter pour moi. J'ai juste fait la fête hier soir avec Lucas et j'ai juste passer la nuit avec une fille. Je vais bien, je te promet je fais attention.

J'hoche la tête, et lui tend une ébauche de sourire. Je ne le crois qu'à moitié. Peut-être qu'il a fait la fête je ne sais où, avec le frère de mon ex, peut-être qu'il a bien finit chez une inconnue, mais non mon frère ne va pas bien. Il va mal, il bois beaucoup trop et évite mes regards. Je ne supporte plus ces non dit, mais je ne peut rien faire à part supporter qu'il se confie. Je respire, redémarre, ignorant les coups de klaxonne qui commence à émergé derrière moi, mon frère endormie à mes côté. 

Après avoir fait demi tour et déposé Gabin à la maison, j'arrive enfin au lycée. Mes yeux cherchent immédiatement Lune et je la trouve tout de suite. Elle marche jusqu'à moi, mais s'arrête à une distance raisonnable. Un énorme sourire se dessine sur ses lèvres. J'ai tellement envie de l'embrasser.

-Alors t'as passée une bonne soirée ? Je demande.

-Trop bien, y a même un garçon, un beau blond qui m'a embrasser.

-Ah oui ? Je pense qu'il t'aime bien c'est pour ça.

-Tu penses ?! Parce que moi aussi je l'aime bien. Et tu penses qu'il me trouve belle aujourd'hui ?

-Il m'a dit qu'il te trouver incroyable. Surtout ton haut.

Elle rougit. Alors que l'on entre dans le bâtiment, mes doigts jouent avec les siens discrètement. Nos regards se croisent et nos sourires se dessinent. J'aurai aimé tellement plus. La serrer contre moi, l'embrasser, mais je ne peux pas, parce qu'elle me la demander. Parce que sa peur l'en empêche, mais je suis là et je la soutiens, marchant dans son ombre. En réalité c'est un mal pour un bien. Pour me préserver et préserver nous deux, quoi qu'on est aujourd'hui : un couple ? Un flirt ? Pour garder notre amour à l'abri. Il faut vivre cacher pour mieux s'aimer. C'est bien ce qu'on dit ? Relation discrète, relation parfaite ?


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