La grande roue des secrets

📖 La Lune est toujours derrière les étoiles ✍️ Lxcie_ecriture 📝 3987 mots

Lune 

Je suis privée de sortie. Il parait que c'est ce qui arrive, quand on sort par la fenêtre pour passer une soirée avec un garçon. Le lendemain de mon escale, je ne suis pas rentrée avant sept heure du matin. Mes parents se sont alors aperçus de mon absence, et je n'ai pas été récompenser. La fenêtre de ma chambre n'a cependant pas été condamné. Je peux donc encore sortir. Qu'est-ce que ça change ? Rien, cela me donne encore plus envie de me casser. Les tensions entre mes parents et moi, je n'en peux plus. Je veux partir loin. Je sais qu'il faut que je me confit à eux, que je leur explique, pour qu'ils me comprennent. Mais c'est dur, parler de mon harcèlement, de ce qui m'arrive, me rend honteuse. Le sentiment qui tient ma gorge en otage, qui enserre mes entrailles, m'empêche de parler, de dire un mot. Je n'arrime même pas à dire à quel point ma situation me pèse. Entendre les noms de mes bourreaux, me refaire les images de ce qu'il me font vivre, tout ça me donne une envie de vomir de haine et de pleurer de rage. Je me sens mal, mal de ce que je vie, mal des mots que porte mon dos, mal des mots que je traîne dans mon sillage. Une notification de mon téléphone, chasse les sombres pensées qui parasites mon cerveau. C'est un message de Raphaël :

Raphaël : [Photo] Je suis à la fête foraine, je suis trop dég' que tu puisse pas venir ) :

La photo, montre Raphaël, vêtu d'un gros pull noir, sur un fond de grande roue et de lumière. Je l'envie tellement. Je sais que je n'y serai pas partie de toute façon, si je ne l'avais pas rencontré. Parce que je sais que tout le lycée y sera et en dehors du lycée il n'y a plus de règle et de surveillance, je l'ai bien compris lors de ma seule et dernière soirée. Je ne veux même pas penser à ce qui pourrais encore se passer ce soir. Seulement là, allongée sur mon lit, je m'imagine avec lui, sur la grande roue, à manger des pommes d'amours, à s'enlacer. Je ne pense même plus aux autres et à leurs actes barbares pour m'humilier. Car seule sa présence à le don de créer un bouclier d'ondes positives autour de moi. Qu'est ce qui m'arrive de penser à lui comme ça, alors que je sais bien que je n'ai aucune chance?

Pensées déplacées ou pas, je ne peux pas refaire une fugue. Si mes parents l'apprenne, je serai confinée chez moi jusqu'à la majorité. Je ne veux pas finir comme dans Prison Break. Je soupire alors qu'une nouvelle notification fait teinté mon portable:

Raphaël : C'est moins drôle sans toi, Gabin il est toujours sur son téléphone.) ;

Moi : Sorry mec, mais je peux pas sortir ... ) :

Je fait la moue en regardant mon plafond quand ma mère m'appel depuis la cuisine:

-Lune à table.

Je roule sur mon lit et rejoins mes parents à la table de la salle à manger. Ma mère a fait des haricots avec des côtelettes, ça a l'aire délicieux, mais, comme chaque repas, l'envie de dîner n'y est pas. La culpabilité des calories que je prend, après ce repas, m'enserre la gorge, empêchant toute nourriture d'être avalées. Je prend tout de même une assiette, dont je mange à peine le quart. Puis je fais signe à mes parents que je voulais me coucher :

-Je ne crois pas jeune fille, tu va rester là et finir ton repas ! S'exclame mon père.

-Ton père à raison, ça fait des mois que tu ne mange plus rien, renchérit ma mère. On s'inquiète nous.

Je soupire. Quelques mois seulement ? 

-Tu as la peau sur les os, Lune, dit simplement mon père une certaine tristesse dans la voix.

Mon reflet me revient alors en pleine face dans la vitre se trouvant derrière le dos de mon père, dans la petite salle à manger. Et je vois mon visage, le double menton que je n'arrive pas à perdre, mes joues énormes et pleine de gras. Je détourne vite le regard, et le plonge dans mes haricots vert. Je sens le regard de mes parents sur moi. Alors j'en prend quelques uns dans ma fourchette et les enfourne dans ma bouche. Je mâches, la tête toujours penché, pour pas que mes parents ne remarque les larmes qui coulent sur mes joues. Les larmes de culpabilité. 

Je fini mon assiette, et obtiens le droit de sortir de table. Les larmes on arrêté de couler, mais je sens encore le poids de tout ce que je viens de manger. J'ai mal au cœur, et j'ai la nausée. Je me rue vers les toilettes et je vomis tout ce que je viens de manger. Je ne me force presque pas, tout s'en va naturellement. Ce n'est pas la première fois que je le fait, mais c'est la première fois que je n'ai pas besoin de forcer le système. Je vomis et vomis encore. Je ne m'arrête seulement lorsque je suis sur que toute les calories que je viens d'avaler son bien hors de mon corps. Et ce n'est qu'à ce moment là que je me sens respirer de nouveau. Je me lève, tire la chasse, et sort des toilettes comme si de rien n'était. Je prend une douche bien chaude, évitant de croiser mon reflet, et vais me coucher.

Je me tourne et retourne sur mon lit. Perdu sur Instagram. Je regarde des vidéos de fille parfaite qui font leur night routine. Je me perd dans les story de personnes qui sont allées à la fête foraine. Quand, soudain, une notification attire mon attention. Une personne m'a identifier sous un poste. Je clique sur la mention en question, l'obscurité de ma chambre m'enveloppant. Seule source de lumière étant l'écran de mon cellulaire, illuminant mon visage d'un rayon bleu néon. Une vidéo s'ouvre alors. Je vois une femme, avec une énorme pair de seins à peine couvert d'un maillot, qui se dandine devant la caméra. Elle a une grande pancarte dans les mains, sur laquelle il est écrit :

"Je rends des services à petit prix, pour plus d'amour"

Le commentaire qui mentionne mon pseudo Instagram, dis :

"Voilà comment tu pourrais devenir millionnaire, grosse vache"

Je sais déjà de qui vient ce message, avant même de regarder le message : Redgirl_bad. J'aurai dû être vexée. J'aurai dû pleurer toute les larmes de mon corps. J'aurai dû hurler, jeter mon téléphone par la fenêtre, mais aucune de ces réactions me vient. Je suis habituer maintenant. C'est triste de le dire, mais tout ça m'est maintenant indifférent, c'est comme un bonjour. Me faire traité de pute, et voir des millier de vidéo à sous entendu sexuelle m'être envoyer ou encore ruiner ma réputation, ce n'est qu'une chose du quotidien. Je ne comprend pas pourquoi on me lie à ce genre de contenu, alors que je n'ai jamais rien fait avec personne, et je m'habille pas vulgairement. J'ai juste le physique pour le genre de fantasme étrange qui naissent dans la tête des vieux pervers de 50 ans. Ce genre de vidéos, agrandissent certes la plaie ouverte, mais sans faire mal. Comme une anesthésie du cœur, tellement il a saigné je ne sens plus le sang coulé.

J'éteins mon téléphone et reste sur mon lit à regarder le haut de mon plafond, pendant un long moment. J'ai envie d'aller prendre ma lame de rasoir caché dans mon placard. J'ai envie de me laissé mes émotions négative s'en aller avec mon sang, mais je ne fais rien. Parce que je n'ai même plus la force d'être en colère contre moi même et de me faire du mal. Je continue à regarder mon plafond, des petites étoiles phosphorescentes ont était installé il y a des années avec mon père. Elles ne brillent plus comme moi. Je soupir, puis comme un éclair de lucidité, je décide d'enfiler de nouveaux vêtements. Je troque mon pyjama pour un pantalon cargo large et pour bien provoquer j'enfile également un crop-top au décolleter plongeant. Mes cheveux court lâche, lèchent légèrement mes épaules. J'admire mon reflet dans le miroir. On voit bien toute mes formes et mes rondeurs. Je me décide également de me maquiller un oeu les yeux avec des paillettes, après tout c'est moi qui décide si je ne veux plus briller. C'est moi qui décide si les autres veulent voir mon corps ou non. Et ce soir j'ai envie qu'on voit mon corps. Je n'ai plus envie d'avoir peur des autres, j'ai envie de les provoquer. Peut-être que si je provoque assez les gens, j'éloignerai ceux qui me veulent du mal, par le dégoût que mon corps leur provoque. Je ne suis pas sur de ce que je fais. Il y aura des répercutions sur mon avenir, sur ce que les gens vont dire de moi, c'est une évidence. Je ne sais pas si je suis prête à réellement assumer tout ça, mais je ne peux pas continuer de laisser les autres dirigé mes pas. Il y a une différence entre les étoiles de mon plafond et moi: on ne brille plus tout les deux, mais moi j'ai le choix de continuer de le faire ou pas. Je me regarde une dernière fois et mes yeux croisent mon reflet dans le miroir :

-C'est fini Lune, tu va gagner. Je dis à voix haute à mon reflet.

Mais soudain un souvenir de Claire me regardant en riant à gorge déployer sur mon pauvre corps, surgie dans mon esprit. Alors j'oublie toute mes bonnes résolution et enfile le pull à Raphaël. Peut-être qu'on peut y aller petit à petit.

☼☼☼☼☼☼

J'envoie un message à Raphaël pour qu'il vienne me chercher à 22 heures. Puis je sort de ma chambre par la petite fenêtre de ma chambre :

Moi : Tu peux venir me chercher devant la plage. Trop envie de faire un tour de manège. =D

Il ne prend pas de temps avant de répondre :

Raphaël : Ok.

J'attends le blond, sous la lumière d'un lampadaire. Je n'y reste pas longtemps, avant de voir apparaître une voiture blanche conduite par Gabin :

-Coucou, Lune ! dit celui-ci. Rentre je t'en prie.

J'ouvre la voiture et m'assoit sur la banquette arrière. Raphaël sur la place passager me sourit et nous partons vers les lumières de la fête foraine que l'on voit déjà briller au loin.

☼☼☼☼☼☼

Les lumières des manèges clignotent. Je suis sûre de ne pas regretter mon escale clandestine. Raphaël et moi sortons de la voiture. Je ne peux pas me retenir de lui sauter dans les bras en le remerciant de tout mon cœur, pour m'avoir emmener. Son corps près du mien, me réchauffe et mon âme s'emballe un peu. Nous marchons entre les stands de jeux, les énormes manèges à sensations brillent et clignotent près de nous. A mes côtés Raphaël a une petite mine. Il n'est pas vraiment d'accord pour mon excursion, même si il ne le dit pas je le vois à son air boudeur, et un peu sévère. Mais il ne peux pas m'empêcher de faire des conneries et il se sait très bien. Je m'approche de lui, en lui touchant l'épaule :

-Je suis sûre que t'es pas cap de me battre au stand de tir. Je lui dis en lui montrant le stand en question.

Il me regarde en levant un sourcil, l'air surpris :

-Attend, tu me lance un défis là ? demande-t-il un petit sourire sur la visage.

J'hoche la tête l'air rieuse. Il s'avance vers l'homme qui tiens le stand et lui tend un billet, l'homme nous donne un fusil à chacun. Je place la crosse de l'arme sur mon épaule. Le regard de Raphaël croise le mien, plein de défis. Il pense qu'il va gagner, mais ce qu'il ne sait pas c'est que quand j'étais petite, c'était mon jeu préférer avec mon père. Alors j'ai mon petit niveau et il est pas mal. Je quitte les yeux de Raphaël pour me concentrer sur la cible. Je vise le petit carton, vidant l'entièreté de mon chargeur. Le bruit de nos dernières balle, résonne dans mon crâne, un petit sourire sur mon visage. Raphaël remet ses yeux dans les miens.

-Je suis sûr que j'ai touché plus de fois le centre du carton. Je dis en le regardant, depuis ma petite taille.

-Arrête, je suis bien plus fort que toi voyons. Regarde : Monsieur, interpella Raphaël. Vous pouvez nous dire qui c'est qui rapprocher le plus du centre ?

-Oui bien sûr, répond le vielle homme en regardant attentivement les cartons. C'est la demoiselle qui à toucher le centre. Vous, vous l'avez même pas touché.

-Haha t'es nul ! Je dis en touchant le torse du blond avec mon index.

Il roule des yeux au ciel, en tirant doucement sur mes cheveux, faisant rougir mes joues.

-Bon ok j'avoue que t'es plus forte que moi.

Un sourire étire mes lèvres, il roule des yeux, et ses fossettes me retournent l'estomac et l'impression que des millions de papillons tournoient dans mon ventre m'envahit toute entière. On se regarde encore un instant avec un sourire intarissable. Le regard de Raphaël se détache du mien, et se porte au loin. Il fronce les sourcils, puis me prend le bras pour m'éloigner d'une zone que je ne vois pas. Je ne comprend pas mais me laisse entraîner par mon beau blond à travers la foule.

Il m'emmène alors à un stand ou il vende des fraises au chocolat. Je lui fait signe que je n'en veux pas. Je ne vais pas vomir devant lui par culpabilité d'avoir manger. Il hausse les épaules mais ne fait pas de remarque, et j'apprécie. Il me prend tout de même une sucette à la fraise que je ne refuse pas, l'intérieur de moi se réchauffe à la pensée qu'il n'a pas oublié que c'était mes préférées. On va s'asseoir dans un petit coin près des toilettes, c'est loin de la musique et à l'abri des regards. Raphaël mange ses fraises, puis il m'en tend une, alors que j'ai presque finit ma sucette :

-Tu peux au moins goûter ? S'il te plaît ? Tu peux pas passer à côté de ça. Supplie-t-il.

Je ris doucement et croque dans une des fraises qu'il me tend, moins à contre cœur, que ce que je pensais. Il me regarde manger et m'extasier sur le goût de cette merveille avec un regard plein de brillance. Comme si il était heureux d'être là avec moi, à me nourrir, à me parler et à passer ces moments ensemble. Et tout semble si beau et si joyeux que c'est presque irréel. Et je n'ai pas tord. Du coin de l'œil j'aperçois le diable, mon pire cauchemars en personne. Claire sort des toilettes Lorient sur ses talons. Ils nous lance un regard hautain, et je crois bien qu'ils sont défoncé car Claire sans aucune raison s'approche de moi pour tirer sur mes cheveux. Elle tire de toute ses force obligeant mon regard à se ficher dans le sien.

-T'es heureuse, grosse pute ? Ça te fait plaisir d'être ici ? De sourire ? Dit elle un rictus mauvais sur le visage.

Elle crache sur mon visage et je me laisse faire, des larmes commençant à perler sur mon visage.

-Je te hais Lune, c'est à cause de toi si je suis malheureuse, et si je vie l'enfer. Je te hais ! Tu devrai crever. 

Elle lève son autre bras qui vient me frapper violemment la joue. Mon visage pivota avec la violence du coup, et je pleure. Les larmes coulent alors qu'elle me frappe. Encore. Encore. Et avant qu'elle abatte son quatrième coup, une main l'arrête. Raphaël retiens son poignet en otage. Il l'a propulse avec force et elle retombe mollement dans les bras de Lorient.

-Lo', interpelle Raphaël. Tiens ton chien en laisse, ça t'évitera beaucoup de problèmes à l'avenir.

Les deux jeunes hommes, se regardent. L'air se charge d'explosif, et je penses qu'il vont en venir au mains, quand Lorient détourne le regard, et s'en va Claire derrière lui, encore bouillante de rage. Lorsqu'ils ont enfin disparue, Raphaël me regarde inquiet.

-Tout va bien Lune ? Vient je vais te passer de l'eau sur le visage.

Je le suis obéissante, incapable de répondre à la question "ça va". Ma joue me brûle, et les mots de Claire résonnent dans mon corps entier. Des larmes coulent sur mes pommettes mais je ne les sens même plus. Une fois à l'intérieur des toilettes Raphaël me fait m'asseoir sur le lavabo. Mes mains repose sur mes genoux, et un sentiment de vide se fait sentir dans mon cœur. Ça fait toujours autant mal de me dire que mon ancienne meilleure amie, m'inflige ça. Avant on était fusionnel on faisait tout ensemble, je comprend toujours pas. Les perles d'eau sur mon visage tombent plus fort, dans un torrent. Raphaël mouille une petite serviette en papier qu'il vient appliquer sur le coin de mon œil. La ou la douleur se fait sentir plus forte, mais pas autant que celle laissé dans mon cœur. Mes yeux verts, croise les siens, et la peine se voit dans son regard. L'inquiétude et la douleur. Il applique toujours une petite pression, l'eau est froide et apaise ma joue meurtrie. Il fait glisser ses autres doigts sur ma nuque et la chaleurs de sa peau réchauffe mon cœur vide. J'ai terriblement peur que lui aussi me trahissent. De me faire de nouveau faux espoirs sur la personne qu'il est. Mais quelque chose de magnétique m'attire à lui, et je ne peux plus faire demi-tours devant ses yeux couleur chêne. Devant son regard doux. Nos visages ne sont plus qu'à quelques centimètres, et je sens l'envie de ses lèvres naître en moi. J'ai envie d'y goûter au moins une fois tant que je suis vivante et que mon cœur bat. Même si j'apprends que tout est faut, je ne regretterai jamais mon geste. On se laisse flotter, nos lèvres toujours plus proche et...La porte s'ouvre à la volé sur un ado un peu trop bourré. Il gerbe à peine la porte ouverte, remplissant le sol de vomis. Raphaël s'éloigne de moi, et me fait descendre du lavabo. On fait comme si de rien était et on sort, donnant une petite tape dans le dos de ce pauvre garçon. Décidant de profiter du reste de la soirée. Raphaël tiens ma main dans la sienne, et je sais, j'en ai la certitude, qu'il ne m'abandonnera pas. Jamais. Il m'a protéger ce soir, comme il l'avais promis hier. Alors je me laisse faire oubliant mes soucies.

☼☼☼☼☼☼☼

Nous avons fait tous les manèges à sensations de toute la fête foraine et il nous manque plus que la grande roue. Nous sommes dans la file d'attente, tout le monde est trop serrer, l'épaule de Raphaël et la mienne sont proche, elle se touchent presque. Je sens soudain, quelque chose toucher l'intérieur de ma paume. Ce sont les doigts du blond, instinctivement je les prend dans ma main. Enlaçant nos doigts entre eux. Sa paume est chaude contre la mienne. Sa main est si douce. Je regarde son profil pour y discerner une once de dégoût, quelque chose qui voulait signifier qu'il ne voulait pas tenir ma main, qu'il ne voulait pas me toucher. Mais il n'y a rien et il laisse sa main dans la mienne. Il effleure même le dessus, de son pouce, avec tendresse, comme si avoir ma main dans la sienne est la chose la plus précieuse. Il a à peine le temps de me jeter un coup d'œil que l'homme devant nous nous demande nos tickets. On les lui tend et il nous fait rentrer dans la nacelle de la grande roue. La machine monte tout doucement dans le ciel. Les yeux de Raphaël croise les miens, et les mots sortent tout seul de ma bouche :

-Raconte moi ton passé. Je t'ai raconter mon histoire avec Claire maintenant c'est ton tour.

Il détourne son regard, vers les lumières de la ville qu'on voit briller depuis notre point haut. Le silence qui c'est installer, est si long, que je me demande s'il va me répondre. Finalement il dit :

-J'ai eu une histoire d'amour avec une fille. Elle s'appelait Romy, ça à durée deux ans. Un jour j'ai compris qu'elle me trompait avec un autre. Je l'ai quitter, mais je n'ai jamais su qui c'était. Malheureusement après l'avoir larguer, elle m'a fait vivre un enfer. Elle faisait courir des rumeurs sur moi, les unes plus horribles que les autres. Un jour elle avait même dit que je l'avais violée ! C'était horrible. J'en pouvais plus. Je me renfermer sur moi-même, un jour j'ai volée le fusil de mon père. Heureusement ce jour-là, mon frère et rentré plus tôt, et est tombé sur moi. J'ai finis par le dire à tout le monde. On m'a envoyé voir une thérapeute. Malheureusement j'avais pas de preuve contre Romy, alors le lycée à rien pu faire. Quand je t'ai vu ce jour-là, sur ce pont. J'ai pas pu m'empêcher de me revoir un an avant le fusil devant moi. J'ai pas pu m'empêcher de courir vers toi. Te sauver. Lune la vie fait tout pour nous rendre fou. Elle est faites pour être dure. Mais il faut pas s'arrêter au premier obstacle. Les épreuves nous rendent plus fort. Plus fort que jamais. Si j'ai appris quelque chose de cette épreuve c'est qu'il faut taire les rumeurs et ce que les gens disent sur toi dans ta tête. On s'en fout de ce qu'ils peuvent dire, tant que toi tu sais ce que tu vaut. Il faut que tu leur montre que peut importe tu es forte, tu es incroyable, lumineuse et tu es Lune.

Il a ses yeux dans les miens. Ses paroles transperce mon âme. Il me comprend. Lui aussi a déjà été confronté à la peur, à la mort. Mais il c'est montré fort. Il c'est battue. Tous ses mots viennent du cœur, ils sont dit par quelqu'un qui sait. Qui a déjà affronté ça. Raphaël se glisse à mes côtés, faisant tremblé légèrement la cabine. Il prend ma joue en coupe dans sa main, gardant ses yeux plantés dans mes iris verts.

-Lune, ton cœur est cabossé, les gens t'ont fait croire que t'aimer ne peux pas être possible. Que les gens que tu approches te rejetteront. Mais regarde, moi, je suis encore là. Et crois le ou non, je ne t'abandonnerai pas. Tu es magnifiques Lune. Tu as une personnalité en or, tu es sensible et tu es sublimes. Tu es quelqu'un d'incroyable, il faut que tu le comprenne, il faut pas que tu laisse les autres t'envahir. Tu es le dimant le plus brillant de tout le gisement. 

-C'est la pire disquette que tu m'es faite.

Je ris doucement et Raphaël fait de même, calant mon front au sien. Quelqu'un sur cette terre me comprend enfin. Quelqu'un sait enfin ma douleur. Raphaël est proche de moi. Je peux sentir son odeur de jasmin remplir mes narines. Son regard passe de mes yeux à mes lèvres doucement. Mon regard suit le sien, avant qu'il ne pose sa bouche sur la mienne. Doucement il effleure mes lèvres, sa langue titillant tendrement celles-ci. Ce baiser était enivrant et doux. Je me suis jamais sentie aussi bien. Raphaël lâche mes lèvres et me regarde de haut en bas. Son regard passe de tendre à inquiet :

-Je...Lune dé...

Je ne le laisse pas finir sa phrase, plaquant de nouveau mes lèvres sur les siennes. Cette sensation, est tellement incroyable. Les mains de Raphaël se plaque dans mon dos, m'attirant près de lui. Mes lèvres quitte sa bouche, au même moment la nacelle de la grande roue s'arrête. Raphaël et moi descendons, le blond glisse un bras autour de mes épaules ; et je suis heureuse. Tout est parfait et lumineux. Je ne pense même plus à mon interaction avec Claire. Je ne pense plus aux autres qui nous dévisagent. Je profite de l'instant et respire le bonheur, car oui ,je suis heureuse d'être moi pour la première fois.


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