Et les étoiles autour?
Raphaël
Je marche aux côtés de Lune, ses courts cheveux noir voletant un peu autour d'elle. Le silence de la nuit est bien installée, et elle passe devant moi, pour s'amuser à marcher sur le rebords d'un muret. Je la regarde faire, tenir son équilibre de ses deux bras, en essayant de pas tomber. Elle est belle, mystérieuse, et je crois que je suis amoureux. Je sais c'est fou, on ne tombe pas amoureux comme ça du premier coup, mais moi je le sais. Je le sais quand j'aime quelqu'un, et je crois que j'aime Lune. Elle à un côté mystérieux que j'aime beaucoup. J'aimerais en découvrir plus, enlever ses couches de mystère qui l'a recouvre. Quand je l'ai vu sur ce pont, j'ai eu peur. Peur qu'elle tombe, peur d'être témoin du pire. Je pensais pas qu'elle allait avoir le courage de sauter, alors je suis restée un moment là à regarder. Mais quand j'ai vu l'un de ses bras pendre dans le vide, et son corps lâché peu à peu, j'ai couru. Le plus vite que j'ai pu, et j'ai attraper son bras de justesse. Mon cœur battait à mille à l'heure. On a évité le pire. Une image me traverse l'esprit, si je n'avais pas était assez rapide, elle se serait écraser le crâne contre les rochers, et elle serait morte. Je frisonne légèrement, je n'aime pas cette idée. Quand je suis allé à la superette, j'ai pris tout ce que j'ai trouvé, dans l'espoir de la remettre de ces sensations. J'aimerai la prendre dans mes bras et enlever ses larmes qui coulent sur ses joues. La petite conversation qu'on à eu devant la superette me laisse croire, qu'un grand chagrin est accrocher à son cœur. Et ça fend le mien en deux de le savoir. Je n'aime pas connaitre les gens triste, injustement. Je connais son histoire, ou enfin dans les grandes lignes. Je sais que les gens parlent d'elle, souvent, sur les réseaux, ou même ouvertement dans les couloirs. J'ai déjà vu ses petits papiers qu'on glisse dans son casier, ses bousculades dans les couloirs. Tout ça elle ne le mérite pas, et ça m'énerve. Mais ce n'est pas mon histoire. J'ai évité de m'en mêler, le plus possible, sauf une fois, même si je doute qu'elle s'en souvienne.
Lune toujours devant moi, se retourne soudain, je m'arrête à sa hauteur. Avec le muret, elle arrive à la hauteur de mes yeux. Je croise les siens, le verts perçant de ses iris. Ils ont l'air triste, pleins de peine, de colère et de dégout. Mais tout ça ce n'est pas contre moi, je le vois dans ses yeux, que tout ça, c'est ce qu'elle ressent pour elle même. Elle ne le comprend peut-être pas mais elle est tellement plus, plus que de la peine, de la tristesse et du dégoût. On se regarde dans les yeux un moment. Le bruit des vagues résonne au loin, je les entends s'échouer sur les roches. Le vent siffles dans nos oreilles, et on continu à s'observer. Si j'ai tenu à la ramener, c'est parce que j'ai peur qu'elle saute à nouveau. Je ne veux pas voir des images de son corps échouer sur les rochers, gisant dans une marre de sang. Je ne veux pas que ça me hante à jamais. Lune me regarde, on dirait qu'elle essaie de lire quelque chose en moi j'ai l'impression. Elle est se demande peut être si elle peut me faire confiance, si je suis digne d'être son ami. Et moi, j'aime juste observer son visage, je suis heureux qu'elle m'en donne la chance, de le faire d'aussi prêt. J'aime ses yeux, la courbure de son nez, son petit visage rond, qui me fait penser à un petit enfant. Elle brille aussi fort que la lune dans un ciel noir. J'aimerai lui dire, qu'elle en prenne conscience:
-Lune...je commence timidement.
Je ne reconnais pas ma propre voix, et je laisse en suspend son nom dans les airs, entre nous. Ne sachant plus vraiment ce qui est bien de dire.
-Oui, répond-elle de sa voix douce.
-Tu sais, Lune, quoi qu'il arrive la vie mérite d'être vécu. dis-je en gardant ce ton calme et doux.
Elle semble étonnée. Comme si mes mots étaient la chose la plus insensé. Je suis très sérieux, mais vu son expression outré et les larmes qui menace de ressortir, j'ai peur d'avoir dit une connerie. Elle ouvre la bouche, à plusieurs reprise, jusqu'à lâcher:
-Seulement quand les gens te font croire que tu es la plus grosse erreur que la terre est créer, et c'est le cas de la dire, dit-elle en montrant son corps d'un geste du bras. Tu n'as qu'une envie, c'est d'en finir. CQFD.
Elle m'observe encore. Comme pour déceler l'effet de ces mots sur moi. Et je pense que je dois arborer un visage de peine, à ce moment là. Parce que c'est ce que je ressens: une profonde tristesse. Sa tristesse. Elle me frappe en plein dans le cœur. Je vois les larmes pointés dans ses yeux, puis son visage pincer. Elle est en colère, contre moi cette fois, elle croit que j'ai pitié d'elle, mais c'est pas le cas. Je monte sur le muret avec elle, la surplombant de toute ma hauteur. Histoire de défier sa colère. Elle a le droit de s'énerver, de taper, de pleurer, d'hurler, d'avoir mal, mais pas de mourir. Elle ne mérite pas ça. Alors, ne quittant pas ses yeux, je réplique:
-Tu as tord la vie est belle ! La vie est précieuse, elle mérite d'être vécue.
-Donne moi un exemple de chose qui mérite que la vie soit vécu. dit-elle avec défiance.
-Aimer. Aimer sa famille, aimer ses amis, aimer quelqu'un. C'est un bonheur de la vie.
-Mais comment aimer si personne ne nous aimes? demande-t-elle la vois serrer et les yeux remplis de larmes
Je fais un pas vers elle, ses doigts frôlant les miens.
-Pas la peine que quelqu'un nous aimes. Aimer ce qui nous entour, nous donne assez de force pour rester en vie. Et puis je suis sur que quelqu'un t'aime quelque part.
Et c'est vrai. Moi je l'aime, et ça me bouffe de l'intérieur qu'elle ne le voit pas. Je l'aime depuis ce jour ou je l'ai défendu. Je l'aime depuis l'instant où j'ai poser les yeux sur elle. Je l'aime depuis que je l'ai sauver ce soir, et que c'est maux on transpercer mon âme, pour y prendre place. Je l'ai prendrais encore et encore, je noircirai mon cœur de ses malheurs, si cela lui permet de vivre, d'aimer, et de rester là accrocher à ce monde. Je prend sa main dans la mienne, on se regarde toujours dans les yeux.
-Et puis si tu meurs, belle Lune, tu fera quoi des étoiles au tour? j'ajoute.
Elle me regarde toujours, et j'aime la chaleur de ses doigts contre les miens. Nos corps se rapproche un peu instinctivement. Je reste suspendu à elle un instant, mais soudain son corps s'éloigne du mien. Elle enlève ses mains des miennes, comme si je l'avais brulé. Elle détourne les yeux saute du muret, et avance sans moi. Je reste quelques seconde ici, là, sentant toujours sa chaleur. Puis je saute du muret et la suis de loin. Je comprend pourquoi est ce qu'elle s'éloigne, elle a peur. Elle ne veut pas s'accrocher à quelqu'un qui pourrait la détruire je comprend bien.
On marche encore quelque mètre avant d'arriver devant chez elle. Sa maison n'est pas différente des autres, elle donne vu sur la plage, son toit bleu, se reflète différemment à la lumière des réverbères, et ses murs blanc, sont sombres dans la pénombre. Elle ne se retourne pas et avance vers la fenêtre, de ce que je suppose être sa chambre. Je devrais la laisser, partir, s'éloigner dans la pénombre, et rentrer chez elle. Mais je ne peux pas m'en empêcher, je l'agrippe par le poignet, me rendant compte que j'allais oublier quelque chose d'important. Lune se retourne étonner, et je sens mes joues, chauffer un peu.
-Dis, tu voudrais bien me donner ton numéro...juste...pour m'assurer que t'es encore en vie demain?
Je me sens honteux, d'avoir utiliser cette excuse. Je suis pas très douer pour ce genre de chose, ça doit bien faire des années que j'ai pas demander à une fille son numéro. Mais je suis content quand je vois que ma manière maladroite de lui avoir demandé ça, lui décoche un petit rire. Elle hoche la tête, et me donne son contact que je note précieusement dans mon téléphone. Une fois fait, je lui dit au revoir, sans vraiment savoir comment faire. J'ai envie de lui déposer un baiser sur la joue, de la prendre dans mes bras, je ne sais pas vraiment. Mais alors je me contente d'un geste de la main, quand elle grimpe par la fenêtre. Puis je m'en vais, une étrange sensation dans le cœur. Quel nuit de folie. Je suis allé à une soirée, ou j'ai croisé mon ex, j'ai rencontrer la fille de mes rêves sur un pont, je l'ai raccompagner, pris son numéro, et la je rentre chez moi. Je met mes mains dans mes poches et sens quelque chose au fond, une sucette à la fraise. Lune m'a dit que c'était ces préférer. Je l'a débouche et la fourre dans ma bouche. Le sucre explose sur ma langue, et j'imagine que c'est le goût de ses lèvres. Je ne devrais pas. C'est déplacer. Mais c'est plus fort que moi. J'ai trop longtemps crusher sur elle, dans les couloirs, l'observant de loin, rêvant de pouvoir l'approcher. J'ai toujours rêver d'elle, et pour une fois j'ai pu l'observer de prêt, la toucher, la sentir, lui parler, la découvrir. Je ressemble à un fou. Je chasse toute idée de Lune, de mon esprit, pour me concentrer sur ma route. Et puis je pense que j'ai laisser Gabin à la soirée, avec la voiture. Je pense au faite qu'il va être alcoolisé en prenant la route, et que j'ai peut-être pas fait le bon choix. Mais je sais aussi qu'il est raisonnable. Ou peut-être que j'ai juste emmener mon frère à la mort. Je commence à avoir peur, je passe devant la maison, sans m'arrêter, je m'apprête à aller le chercher, les récupérer, lui et la voiture. Mais je le vois arriver, au même moment. Il est à pied, dieu merci. Je m'approche de lui.
-Alors petit frère, t'a passer une bonne soirée? je demande.
Il sursaute et se retourne. Une étrange émotion passe dans ses yeux, puis il se met à rire.
-Alors déjà, on sait tous que le celui qui est sorti en premier c'est moi. Et la soirée était plutôt banal. Tu rentre qu'à cette instant? Je croyais que t'étais rentré plutôt.
Il s'approche de moi, s'appuie sur mon épaule et cherche ses clés.
-J'ai passé la soirée dehors avec une fille, Lune.
Les sourcils de mon frère se froncent son regard change le temps d'une seconde. Puis tout redeviens normal. Je trouve ça étrange, mais ça doit être l'alcool. Mon frère est sympa mais quand il boit, il est bizarre. Il dit n'importe quoi, divague un peu trop, et il devient fou. J'aime pas cette version là de mon frère, et j'arrête pas de penser que c'est ma faute. Depuis l'incident il fait que sortir faire la fête, boire, et fumer. Je l'aide à récupérer les clés et ouvre la porte.
-Et elle est comment Lune? Elle t'as sucer? dit-il en faisant semblant de chuchoter.
Je serre les mâchoires et roule des yeux. Qu'est ce qu'il peut dire des conneries ce mec.
-Tu va pas t'y mettre toi aussi? Je te rappel que les gens disent ça d'elle sans la connaitre. Elle est jamais sortie avec personne. je rétorque. Et puis Lune, elle est incroyable, gentil, forte et courageuse. Vraiment mec, elle est indescriptible.
Il se retourne me regarde et pouffe de rire:
-Moi je crois t'es amoureux.
-Je sais, maintenant arrête de rire, tu va réveiller les parents, espèce de fou.
Gabin se tait, et je le ramène jusqu'à sa chambre. Je l'installe dans son lit, et enlève ses chaussures. J'ai l'habitude de prendre soin de mon frère, lui et moi, on est plus que ça. Je suis son meilleurs ami, et lui aussi. On a pas besoin d'autre personne, seulement nous deux, ça nous suffis. On a une relation assez spécial, mais je suppose que c'est comme ça pour tout les jumeaux. Je remonte la couverture sur son cou, et m'assoie sur le lit.
-Je t'apporte une bassine au cas où t'aurais envie de vomir. Vu ton état, c'est de l'alcool qui coulent dans tes veines, plus du sang.
Il rigole, et je dois pincer son nez pour qu'il arrête d'hurler dans la maison. Il se débats, et je l'arrête d'un coup de pichenette sur la tête.
-Tu sais Raphaël, il dit en se recrovillant, tu devrai faire attention avec Lune. La dernière fois que t'es sortie avec une fille, tu te rappel ce qui c'est passé.
Je soupire:
-Oui je m'en rappel. Mais Lune est différente des autres, et surtout d'elle. Je te la présenterai demain, tu verra.
Gabin ferme les yeux, et dis juste avant de sombrer:
-Oui, mais rappel toi que les gens parlent, et qu'ils sont mauvais.
Je soupire, mais ne réplique pas, le laissant dormir. Je descends les escaliers pour aller chercher une bassine. Je le sais bien que les gens parlent, et je les détestes. Mais avec Lune je m'en fiche. J'ai envie de la guérir, de cette mauvaise estimes, de ces mauvais regard. Je veux la sauver, avec mon amour. Je suis devenu fou. Fou d'elle.
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