Rencard parfait
Lune
La sonnerie retentit dans tout le lycée, annonçant la fin des cours. Nous sommes toujours allongés par terre avec Raphaël, en plein débat sur "Quel sera l'origine de la fin du monde" (Je suis pour les extraterrestres et lui pour une énorme bombe de la fin du monde). Lorsque le bruit strident arrive à nos oreilles, nous nous levons d'un bond. On sort discrètement de notre cachette et rejoignons la file de monde qui sort du bahut. Dehors, la pluie tombe en trombe. N'ayant pas de parapluie et devant rentrer chez moi à pied, j'attend que ça se calme, sous l'abri à l'extérieur du lycée. Je porte encore le sweat de Raphaël, il tient chaud et son odeur de jasmin m'apaise. Le blond reste à mes côtés discret et silencieux, lui aussi attend quelqu'un. Peut-être son frère, ou bien quelqu'un pour venir le chercher. On attend même pas deux minutes, qu'une silhouette au loin accours vers nous. Dès qu'il arrive, le jeune homme se met entre nous, entourant nos épaules de ses bras. Je me crispe à son contact inconnu. Je le regarde plus attentivement. C'est le portrait cracher de Raphaël. Il a les mêmes cheveux blond bouclé, qui tombe sur ses yeux. Quoi que les siennes sont bien plus longue et négligé que celle de Raphaël. Ses yeux sont de la même couleur, boisé. La seule chose qui les distingue, c'est le grain de beauté que porte l'autre blond juste en haut du sourcil. Raphaël le regarde et son sourire s'élargie et s'attendris :
-Ho Gabin! lance-t-il. Je te présente Lune.
Les deux blonds se retournent vers moi et mes joues deviennent rouges. Gabin me regarde, son regard est étrange, mais je ne saurait pas dire pourquoi, car il arbore un sourire éclatant. Mais cela ne semble pas allez avec ce qui se passe dans ses yeux.
-Enchanté, dit-il joyeusement. J'ai bien entendu parler de toi. Il s'approche de mon oreille et chuchote. Je crois qu'il est accro.
Mon cœur fait un bond, il raconte n'importe quoi un garçon comme Raphaël ne peut pas être accros à une fille comme moi. Je suis un peu gênée, Raphaël frappe son frère sur l'épaule et celui-ci rit aux éclats. J'essaie de sourire pour paraitre aimable et cacher cette ce mal-être mal placé. Je ne devrais pas être gênée, embarrassé ou même avoir le cœur qui bat ainsi d'espoir devant une simple plaisanterie. Gabin se tourne soudain vers moi et me lance:
-Dis-moi Lune. T'aimerai faire la fête un de ces quatre? Avec moi?
J'hausse les sourcils étonner. Je ne m'attendais pas à ce qu'on me propose de sortir en soirée et je ne sais pas vraiment si c'est une bonne idée. Je ne suis jamais allée à une fête, je ne connasi pas les codes, ni même les tendances, je me ferai honte et me retrouverai encore une fois humilié. Je vais décliner son offre quand Raphaël m'interromps:
-Gabin, je crois pas que Lune est envie de faire une soirée avec toi. dit-il les sourcils froncé.
-Ho mais ne t'inquiète pas pour elle. Tu me fait confiance, non? surenchérit Gabin. C'est pas un mauvais plan. On m'a invité et je cherches juste des gens pour m'accompagner.
Je reste spectatrice de la scène. Je vois Raphaël qui hésite. Gabin le regarde dans les yeux, avec un air souriant et totalement innocent, et peut-être qu'au final Gabin ne veux pas son mal, mais seulement lui faire plaisir en l'invitant à une soirée, comme les autres personnes de son âge.
Raphaël fait la moue puis déclare:
-Ce n'est pas à moi de décidé. Mais écoute moi bien Gabin, fait attention, je sais comment tu es tu bois comme un trou et tu oublie tout et tout le monde, alors garde ta tête sur tes épaules.
Gabin hoche la tête sérieusement, puis se retourne vers moi un grand sourire aux lèvres.
-Alors ma belle, tu m'accompagne?
Je reste muette un instant, ne sachant pas quoi répondre. Je ne suis jamais allée à de soirées ou de fêtes, je risque surement de me faire humilier à cent pour cent. D'un autre côté peut-être que Gabin veut seulement me faire plaisir, en m'offrant une place VIP à une soirée d'ado parmi tant d'autre et dans ce cas refuser serai probablement une erreur.
Je regarde Gabin, il fait la moue comme pour me convaincre. Je préfère tout de même resté prudente et dit:
-Tu sais Gabin. Je suis jamais allée à une fête, et je sais pas vraiment si c'est une bonne idée.
Gabin affiche un sourire chaleureux et me répond:
-Allez, t'inquiète pas si quelqu'un t'emmerde, je lui met un coup de coude. Et puis on a qu'une vie, imagine que tu meurs demain, tu sera jamais allez à une fête de ta vie! Alors c'est l'occas'.
Il ne crois pas si bien dire, j'ai faillis mourir hier soir, je pense. Il marque cependant un point. Hier aurait pu être la fin de ma vie, et je n'aurais pas goûter au plaisir que c'est d'être une ado têtue en soirée, enivrée par l'alcool et la musique à fond dans les oreilles. C'est tout de même un de mes rêves inatteignable. Jusqu'à aujourd'hui. Une part de moi me susurre quand même de resté prudente alors je soupire :
-Mmmh, je dit pas oui, mais tient moi au courant. T'aura qu'à demandé mon numéro à Raphaël.
Le sourire de Gabin devient plus grand, et chaleureux. C'est drôle comme il a l'air d'être à l'aise avec tout le monde, j'aimerais beaucoup être comme lui : heureux. Il hoche la tête d'un air reconnaissant avant de répondre:
-Merci Lune! Bon maintenant je vous laisse discuter.
Et il s'éloigne, sortant son téléphone de sa poche. Il pianote dessus, à l'écart de moi et Raphaël, complétement absorber par son petit écran. Je le laisse faire, alors que Raphaël se tourne vers moi:
-Alors, tu vas aller à cette fête? demande-t-il.
-Je sais pas trop, j'ai pas envie de m'attirer des ennuies, mais ça donne très envie! je réponds honnêtement.
-Tu sais ça à peut-être l'air alléchant comme ça, mais se retrouver avec ces ados sans vie, qui air comme des zombies dans une maison beaucoup trop grande, c'est pas vraiment la joie non plus.
Je rigole, il a raison, quand on y pense une soirée d'ados avec de l'alcool c'est un peu ça.
-Mais tu sais je peux pas vraiment savoir, j'y suis jamais allée.
-Je peux pas t'obliger à ne pas y aller, il répond. Mais tu devrais bien y réfléchir quand même.
J'hoche la tête. Un moment de silence s'installe entre nous et seul l'égouttement de l'eau sur le sol se fait entendre paisiblement. Je baisse le regard sur mes baskets et me ressert un peu plus fort dans le sweat de Raphaël. Il va falloir que je lui rende. J'ouvre la bouche et commence à parler:
-Je te rend ton...Tu veux venir...
Nos voix se sont entremêler dans un brouhaha incompréhensible. On se regarde, on rougit, on rit nerveusement et on reprend. Je lui fait signe de commencer, mais il le fait aussi, alors je me lance:
-Je disais que je devais te rendre ton pull. Parce que tu risque d'en avoir besoin.
Il me regarde et ses yeux sont tellement profond que j'aimerais m'y perdre. Il me sourit chaleureusement avant de répondre:
-Tu peux le garder si tu veux. Il te vas super bien, et en plus c'est ma mère qui vient me chercher alors que toi tu rentre à pied. Alors vas-y garde le. dit-il avec un sourire chaleureux.
Je le regarde et mon cœur se sert étrangement. Je lui souris. J'aime pas vraiment la façon dont il fait réagir mon cœur. J'ai l'impression que quelque chose entre nous c'est intensifié depuis qu'on a discuter ensemble dans la salle de théâtre, une sorte de tension c'est installé. Je ne veux pas que mon corps et mon cœur s'habitue à ça.
-Heu, Lune? Je peux te demander quelque chose?
La voix de Raphaël m'encre à la réalité et je sort de ma rêverie:
-Oui vas-y je t'écoute, qu'est ce qu'il y a?
-Tu veux sortir avec moi ce soir? demande-t-il.
Mon cœur rate un battement dans ma poitrine. Mon cerveau est en pause le temps d'une seconde. Je ne sais pas quoi répondre. Un rencard? Mais je sais pas comment faire. J'en ai jamais eu des rencards. On dit quoi? On fait quoi? Comment on s'habille? Mon cerveau est en panique et l'intérieur de mon âme commence à angoisser.
-Je t'oblige à rien, tu peux dire non si tu veux! Je sais que t'as probablement pas envie de sortir avec moi, parce qu'on se connait pas trop, mais ça peut être un rencard amical si tu le souhaite?
Je le regarde, ses joues sont rouges, il a l'air mal à l'aise. Je ris légèrement. J'ai envie de dire oui, parce qu'il n'a pas l'air méchant et que j'ai envie d'être ami avec lui. J'ai envie d'avoir un vrai ami sur qui comptait et j'ai l'impression que Raphaël peut l'être. Je prend une grande inspiration et je souris en disant:
-Je veux bien venir avec toi pour un rencard amical.
Le sourire de Raphaël explose sur son visage et mon cœur se remplis de papillons qui me chatouille avec leurs ailes. Une voiture arrive au même moment et Gabin rentre à l'intérieur. Je regarde le blond devant moi, qui doit déjà s'en aller. Il me tend un sourire avant de dire:
-Je viens te chercher à dix huit heure chez toi. Tu me dois bien ça non, après m'avoir fait séché les cours?
Je ris et lui dit au revoir en faisant de grand geste avec la main. Je laisse la voiture s'éloigner et la pluie se calme peu à peu. Je prend la décision de partir en direction de chez moi. Sur le chemin je réfléchis, je pense et je me sens plutôt légère. Ce n'était vraiment pas la meilleure journée de ma vie mais j'ai tellement aimé la passé au près de Raphaël. Une partie de moi est tellement heureuse d'avoir trouver un ami, quelqu'un à qui me confier, qui m'écoute, me comprend et prend le temps avec moi, mais une autre partie de moi reste méfiante. Elle se dit que je fait confiance trop tôt et que je vais encore me faire trahir et brisé le cœur. Je ne sais plus vraiment quoi penser de la situation dans ma tête. Après tout peut-être que je devrais laisser les choses couler, et voir comme ça se passe. Je suis plus proche de la mort que de la vie. Après tout ce que j'allais faire hier m'a bien montré que tout peut s'arrêter demain. Je devrais peut-être profiter de tout ce que je peux faire aujourd'hui à mon échelle. Arrêter de me prendre la tête pour tout et pour rien et peut-être que tout irait mieux. Peut-être que j'arriverai à profiter de la vie, un peu plus que ce que je fais aujourd'hui.
Je m'arrête de marcher un instant, je suis sur le pont où tout allait s'arrêter hier soir. Je regarde autour de moi, la mer s'abat sur les roches sous mes pieds et fond trembler le sol sous mes pieds. Les lumières du soleil commence à se coucher à travers les nuages et la pluie, dessinant un halo d'or sur un tapis gris. Je respire et m'approche au bord du pont et essaie de regarder en bas. Mes mains tremblent et mon pouls s'accélère. Je ne peux pas regarder en bas, je revois les images horrible de mon corps échouer. Je recule brusquement, comme si j'avais vu le pire des fantômes dans le fond. Je secoue la tête plusieurs fois pour chasser ces images ainsi que le bourdonnement horrible qui sonne dans ma tête. Je m'en rend même pas compte mais mes jambes me portent très loin du pond et en quelques instant je suis devant chez moi, essoufflé d'avoir couru aussi vite.
☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼
Il était maintenant dix-huit heures, tous mes devoirs étaient faits. J'avais dit à mère que je n'avais pas faim pour qu'elle me laisse tranquille toute la soirée. Comme d'habitude, elle n'avait pas relevé la tête, et s'était contentée de la hocher. Je ne sais pas quand ça à commencé à se détériorer entre ma mère et moi. Avant, on était très proche. Je lui disais tout et elle m'aidait toujours. Mais un jour j'ai arrêté de lui raconter ma vie, et on se parlait de moins en moins. Avec le temps ma vie est devenu pour elle un mystère bien gardé. Je ne lui en veut pas de ne plus me poser de question, elle ne veut pas être le genre de mère envahissante, mais des fois j'aimerai qu'elle s'intéresse d'elle même à moi. Je ne peux pas lui raconter ce qui se passe au lycée. Elle serait déçut de sa fille si elle savait comment on me traite et comment je me laisse faire au lycée. Après tout, ce n'est pas comme si je pouvais me défendre non?
Je me regarde une dernière fois dans le miroir. J'ai mis un de mes jean large préféré et un t-shirt de nirvana très large. Pas un centimètre de ma peau dépasse, pas un bourlet. J'ai seulement pris la première chose que je trouvait confortable. Je ne savais pas si c'est très approprié pour un rencard, je n'en ai jamais eu. Qu'il soit amical ou non, c'est la première fois. La première invitation qu'un garçon me fait. Je suis stresser, mon cœur bat à mille à l'heure au milieu de ma poitrine. J'entend mon sang couler dans mes oreilles. J'angoisse un peu, j'ai peur de ne pas être assez bien, de na pas plaire, qu'il me trouve au final ennuyeuse et qu'il finit par me laisser. J'aimerais me dire prête pour ce rendez-vous, mais je ne fais que flipper depuis que je suis rentré chez moi. Je sens bien que Raphaël peut-être pour moi un vrai ami, enfin. Un ami sur lequel je pourrais compter. Un ami qui m'écoutera parler de mes problèmes. Je n'ai pas envie de perdre la chose que j'ai pris tellement de temps à trouver. Mon esprit me hurle pourtant que c'est une mauvaise idée, j'aurais beau tout faire, il finira par partir. J'ai longtemps crû que Clair était mon amie pourtant elle m'a lâchement abandonnée. Au final je suis peut-être un peu maudite. Les autres ne veulent pas être mes amis c'est comme ça. Je ne qui pas quelqu'un qu'on aime.
La lumière d'un téléphone portable me fait sortir de mon monologue intêrieur. Je ne me pose pas plus de question, je sais que c'est Raphaël. Je lui ai dit un peu plus tôt de venir me chercher avec discrétion. Je jette un dernier coup d'œil à mon reflet dans le miroir, sans être très convaincu par ce que je vois, avant d'ouvrir ma fenêtre et d'y sortir pour rejoindre Raphaël. Le blond m'attend les main dans les poches de son jean, la capuche de son gros sweat rouge sur la tête. Il l'enlève et ses cheveux blond on un éclat d'or sous la lumière du lampadaire. Mon cœur fait un battement de trop sans comprendre. Je commence vraiment à haïr les mini-crises cardiaque qu'il provoque en moi:
-Alors, prête pour notre rencard, mademoiselle Lune ? demande Raphäel un sourire sur le visage.
Il m'offre sa main, tel un prince charmant devant une belle princesse (même si je ressemble plus à un crapeau qu'à une princesse). Je la prend dans la mienne. Son doux contact chaud, me fait comme un coup d'électricité dans tout mon corps. Je me demande si c'est normal ou si je commence à vraiment avoir un problème.
-Prête, mais on va où, au juste? je demande alors.
-C'est une surprise!
Je n'insiste pas et me laisse prendre à son jeu. Il entour ses doigts au mien et me traine derrière lui. Je marche à ses côtés alors qu'un magnifique coucher de soleil se dessine sur l'horizon. J'ai toujours habiter près de la mer et les couchers de soleils sont meilleure sur l'horizon bleue. Avant j'allais les voir avec mon père, mais depuis que je me suis renfermer sur moi même, c'est devenu compliqué, et puis il est très pris avec le cabinet, alors lui et moi on passe moins de temps ensemble. Cette situation me sert le coeur, mais j'ai l'habitude et puis j'ai choisis moi même de m'éloigner de mes parents.
Raphaël m'entraine vers un petit escalier, sa main toujours dans la mienne. Bizarrement j'aime ce contact physique. Ce simple geste rend mon corps étrange. Comme si dans mon coeur il y avait des milliers de petites étoiles, chaleureuse. Je crois qu'il me rend heureux et étrangement ça fait du bien. Nous continuons de marcher, et descendons vers la plage. Le blond s'assoie dans le sable fin, lâchant ma main. Une sensation de froid m'envahit tout à coup, comme un frisson, un manque, je n'y pense pas et m'assoie à côté de Raphaël. Mes mains s'enfonce dans les fin grains beige. J'en prend une poignée, les grains sont chaud dans mes mains, d'une chaleur agréable. Mon regard se rive sur le soleil orangé, qui teinte le ciel de rose et la mer de son halo doré. Le spectacle est à coupé le souffle.
-C'est beau, je lâche entre mes lèvres.
-Tu as raison, c'est magnifique. dit-il le regard rivé sur moi.
Je rougis et mon corps semble prendre feu. Je chasse cette chaleur, et je me concentre sur le spectacle devant moi. Je me concentre sur le soleil avalé par la mer. Il semble se perdre dans l'immensité bleu. Il n'y a pas assez de mots pour décrire cette évènement incroyable. Les couleurs semble se battre autour de la noyade du soleil. Ce titre serait parfait pour un livre. Un livre qui ne parlerai que de coucher de soleil. De ceux de la mer, de la ville, de la campagne. Ceux qui vous grave à jamais, et ceux qui ont le pouvoir de vous faire verser une larme tellement sa beauté est enivrante. Un livre qui parlerai des couchers de soleil qu'on regarde en amoureux, en se tenant la main sur le sable. Des couchers de soleil qu'on regarde quand on a le coeur qui se sert du mal être de la vie. Je note dans ma tête de décrire le plus de coucher de soleil que je verrais dans ma vie.
Je sens le regard du blond sur moi. Je me tourne vers lui, et il détourne vite les yeux, pour les plonger dans l'eau profonde. Je retourne alors mon visage vers la mer, me laissant calmer par sa musique tendre. Je me perd encore dans les couleurs doré et bleue azure, un instant, mais la voix de Raphaël me ramène à la réalité:
-Tu pense à quoi Lune? demande-t-il.
-Je penses au fait que les couchers de soleil sont tellement beau que j'en aimerais écrire un livre.
Mes pensées un peu trop sincère, sortent de ma tête, sans filtre et c'est trop bon. Trop bon de pouvoir parler à quelqu'un sans jugement. Trop bon de regarder un coucher de soleil avec un ami. Trop bon de sentir chaque chose, chaque instant aussi fort, quand il s'agit de bonheur. J'ai peur de perdre ce que je suis entrain de créer avant même de l'avoir créer. J'ai peur que tout s'évapore d'un seul coup. Raphaël hoche la tête sans décrocher ses yeux des miens. La lueur que j'ai vu plutôt dans la journée, n'a pas quitter ses iris. J'aimerai me perdre dans ses yeux bruns, pour ne jamais retrouver le chemin de chez moi. Brusquement il tourne la tête. Je fais de même, soudain très intéressée par la mer.
-Je peux te poser une question? M'interroge le garçon à mes côtés.
💬 Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager vos impressions !