Le ciel d'ocre
Une étincelle, une flamme prémisse,
Une étincelle, une flamme supplice,
Une étincelle, les flammes frémissent,
Une étincelle, les flammes jaillissent.
Dans les forêts, elles se propagent,
Brûlent les étapes, gagnent les villages ;
Et la fumée, comme un message,
Dans le ciel d’ocre… elle voyage.
Dans cet enfer joutent les pompiers,
Sans faille, sans trêve, face au brasier,
Soldats du feu, nerfs d’acier ;
À bout de souffle, luttent pied à pied.
Stupeur, panique et inquiétude,
Évacuation, incertitude ;
Dans la nuit plane l’hébétude :
Serait-ce, hélas, juste le prélude ?
Déjà Bordeaux subit le siège.
Pourvu qu’elle tienne, même prise au piège,
Port de la Lune et miroir d’eau,
La Garonne veille sur Bordeaux.
Burdigala, Avaricum :
Dans le vent, l’appel résonne.
Les Bituriges, comme un seul homme,
Entendent l’alarme que le ciel sonne.
https://youtu.be/6RxZewGIcqE
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Un prélude en feu mineur de la symphonie d’une Terre qui s’embrase.