Chaos incarné

📖 Le petit Tyran ✍️ Sokholat 📝 1077 mots

-Je vais vous ramener à vos parents jeune fille, dit Huang Jiu.

-Je ne resterai plus avec ces loosers, ça ne sert à rien de me ramener, vous perdez votre temps !

-Votre père m'a promis de quoi boire pour une semaine si je vous retrouvais alors je vous ramène et vous ferez ce que vous voulez ensuite. 

Huang Ji se voyait déjà, allongé à la belle étoile, se rinçant le gosier jusqu'à plus soif. Il se mit à sourire et accéléra le pas à travers les ruelles de Bourg-Pif.

-Z'êtes perdus ? 

Il faisait tellement sombre que Kaprisse ne voyait pas d'où provenait la voix. Z'allez pouvoir partir plus légers, aboulez l'pogon !

Cinq ou six gars sortirent de tous les côtés, armes à la main.

-Bon, je vais devoir te lâcher, reste près de moi. J'ai affreusement soif et je suis à deux ruelles du plaisir, je n'ai pas de temps à perdre messieurs !

Huang Ji enchaîna les pas de côté, évitant habilement les lames et armes contondantes. Mais il ne se contenta pas d'esquiver et dans une chorégraphie digne des plus grands films d'arts martiaux, il envoya au tapis tous ses agresseurs du dimanche (bien que nous étions un lundi ce jour là). Dans le village natal de Huang Ji, ce dernier faisait d'ailleurs l'objet d'une petite maxime : "Le Lundi, ne rencontre pas Huang Ji ou tu finiras au tapis !" En effet le bougre buvait tellement le weekend qu'il était rond comme une queue de pelle tous les débuts de semaine. Comme répétaient également les habitants, "l'homme ivre ne manque pas de vivres". Mais passons car des maximes sur Huang Ji, il y en a encore beaucoup.

Lorsqu'il s'apprêtait à récupérer Kaprisse, il fut comme hypnotisé par les mains de cette dernière.

-Rhum et Whisky, belles trouvailles ! 

Il prit alors une seconde de réflexion avant de se raviser, avec un petit sourire :

Bien essayé mais je ne risque pas de me faire avoir par une ruse aussi grossière. Tu auras disparu dès l'instant où je serais hors jeu ! Sache que je ne suis pas né de la première eau de vie.

Incapable de se maîtriser plus longtemps tant l'abstinence fut longue, notre ivrogne siffla la bouteille de Whisky cul sec ! 

-Hips ! Le Rhum...Hahaha...Hips ! Le meilleur pour la fin !

Tel une danseuse étoile, Huang Ji tira son pied en arrière, plongeant dans un profond sommeil l'un des badauds qui n'avait pas eu son compte. Notre ivrogne manqua cette fois-ci de perdre l'équilibre.

Beaucoup trop facile, se dit la jeune fille avant de s'eclipser dotée d'un large sourire.


Kaprisse courait dans les rue de Bourg-Pif puis se cacha dans un cul-de-sac.

Un jeune garçon, l'air grave, se tenait là au milieu d'espaces verts très bien entretenus. Ce qui étonna Kaprisse, c'est une lueur étrange sur les plantes.

-T'es qui toi ? Tes parents ne t'ont pas appris que c'était dangereux ici ?

-Je ne suis pas d'ici et je m'en fou, je n'ai peur de personne ! 

-À trop vouloir se la jouer, on se brûle parfois les ailes !

Le jeune garçon lâcha un objet enflammé.

Kaprisse vit dans ses yeux le chaos à l'état pur. Elle fut complètement subjuguée par ce dernier et pris la fuite derrière lui alors que le feu prenait rapidement de l'ampleur, illuminant la nuit.


-Je vais vous ramener à vos parents jeune fille, dit Huang Jiu.

-Je ne resterai plus avec ces loosers, ça ne sert à rien de me ramener, vous perdez votre temps !

-Votre père m'a promis de quoi boire pour une semaine si je vous retrouvais alors je vous ramène et vous ferez ce que vous voulez ensuite. 

Huang Ji se voyait déjà, allongé à la belle étoile, se rinçant le gosier jusqu'à plus soif. Il se mit à sourire et accéléra le pas à travers les ruelles de Bourg-Pif.

-Z'êtes perdus ? 

Il faisait tellement sombre que Kaprisse ne voyait pas d'où provenait la voix. Z'allez pouvoir partir plus légers, aboulez l'pogon !

Cinq ou six gars sortirent de tous les côtés, armes à la main.

-Bon, je vais devoir te lâcher, reste près de moi. J'ai affreusement soif et je suis à deux ruelles du plaisir, je n'ai pas de temps à perdre messieurs !

Huang Ji enchaîna les pas de côté, évitant habilement les lames et armes contondantes. Mais il ne se contenta pas d'esquiver et dans une chorégraphie digne des plus grands films d'arts martiaux, il envoya au tapis tous ses agresseurs du dimanche (bien que nous étions un lundi ce jour là). Dans le village natal de Huang Ji, ce dernier faisait d'ailleurs l'objet d'une petite maxime : "Le Lundi, ne rencontre pas Huang Ji ou tu finiras au tapis !" En effet le bougre buvait tellement le weekend qu'il était rond comme une queue de pelle tous les débuts de semaine. Comme répétaient également les habitants, "l'homme ivre ne manque pas de vivres". Mais passons car des maximes sur Huang Ji, il y en a encore beaucoup.

Lorsqu'il s'apprêtait à récupérer Kaprisse, il fut comme hypnotisé par les mains de cette dernière.

-Rhum et Whisky, belles trouvailles ! 

Il prit alors une seconde de réflexion avant de se raviser, avec un petit sourire :

Bien essayé mais je ne risque pas de me faire avoir par une ruse aussi grossière. Tu auras disparu dès l'instant où je serais hors jeu ! Sache que je ne suis pas né de la première eau de vie.

Incapable de se maîtriser plus longtemps tant l'abstinence fut longue, notre ivrogne siffla la bouteille de Whisky cul sec ! 

-Hips ! Le Rhum...Hahaha...Hips ! Le meilleur pour la fin !

Tel une danseuse étoile, Huang Ji tira son pied en arrière, plongeant dans un profond sommeil l'un des badauds qui n'avait pas eu son compte. Notre ivrogne manqua cette fois-ci de perdre l'équilibre.

Beaucoup trop facile, se dit la jeune fille avant de s'eclipser dotée d'un large sourire.


Kaprisse courait dans les rue de Bourg-Pif puis se cacha dans un cul-de-sac.

Un jeune garçon, l'air grave, se tenait là au milieu d'espaces verts très bien entretenus. Ce qui étonna Kaprisse, c'est une lueur étrange sur les plantes.

-T'es qui toi ? Tes parents ne t'ont pas appris que c'était dangereux ici ?

-Je ne suis pas d'ici et je m'en fou, je n'ai peur de personne ! 

-À trop vouloir se la jouer, on se brûle parfois les ailes !

Le jeune garçon lâcha un objet enflammé.

Kaprisse vit dans ses yeux le chaos à l'état pur. Elle fut complètement subjuguée par ce dernier et pris la fuite derrière lui alors que le feu prenait rapidement de l'ampleur, illuminant la nuit.

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