AU CRÉPUSCULE
Je marche vers le crépuscule...
Une grande tristesse,
mêlée d'angoisse,
creuse mon âme.
Mes pleurs prient...
Mon cœur gémit...
Mon corps suit...
Mais mes enfants jouent.
Distraite,
je ravale mes larmes.
Dans mes souvenirs,
je me perds...
Je cherche un bonheur passé
qui colore encore mes pensées.
Puis la peur me reprend,
ébranle ma paix,
réveille mes tourments...
La gorge nouée,
je descends
dans les décombres de mon âme.
J'y retrouve mes peines,
mes silences,
mes blessures...
Je cherche une lumière
au fond de la nuit,
une étincelle encore vive
pour éclairer ma voie...
Et dans le silence,
quelque chose m'étreint.
Est-ce la nuit ?
Est-ce le passé ?
Ou simplement mes enfants
qui, sans le savoir,
me retiennent à la vie ?
Je relève les yeux.
Le crépuscule s'efface.
Et moi,
doucement,
je marche encore.
💬 Commentaires 10
Leurs rires sont une symphonie
Qui chassent les jours assombris
Par les peurs d'une vie finie
Merci pour ce texte puissant et avec une lumière comme bouée.