LE CRIME
Un cri strident.
Je cours vers la chambre.
Ma fille, hagarde,
pleure.
Du doigt,
elle me montre un cadavre !
Mon cœur s’accélère,
ma tête tourne.
Qui a commis ce crime ?
Mon garçon,
immobile au coin,
confirme mon doute.
Que faire ?
Des sueurs sur mon front.
Je tourne,
j’essaie de réfléchir.
Vite !
Je commence par essuyer le sang qui coule,
puis je me débarrasse de l’arme du crime.
Nauséeuse,
je fais le sale boulot.
Puis je demande à ma fille
d’appeler son père.
On doit se débarrasser du corps !
À pas pressés,
il arrive.
Il regarde la scène.
Son visage se défait…
Comment est-il entré ?
Les rideaux étaient fermés,
l’alarme activée,
la caméra balayait les alentours de la demeure !
Et puis,
qui a commis ce crime ?
Je m’approche de lui.
— C’était un accident !
Je chuchote dans son oreille
le nom du meurtrier.
Incrédule,
il se précipite
vers son bureau
et porte le cadavre
de la blatte infâme !
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Y a pas mieux que la solidarité familiale.