L'EMPRISE
Elle essuie ses yeux rouges,
Replace ses cheveux,
Regarde l'heure,
Se presse vers la cuisine.
Le café doit être chaud,
Le mug luisant,
Le chat brossé,
Le sourire tracé.
Et si elle quittait ,
Cette vie?
Une idée saugrenue...
Qui préparera les repas ?
Qui bercera ses petits ?
Où puiser la force
Pour chercher une autre voie ?
Sa peau abîmée,
Ses cheveux blancs,
Son souffle manquant,
Ses proches mourants...
A-t-elle le droit
D'aller de l'avant ?
Vite,
L'heure du réveil.
De son homme,
Avant sa colère,
Sensible
au moindre détail manquant,
Laissant dans son sillage
Des bleus sur son corps,
Des maux dans son âme.
Puis viennent ses enfants.
L'horloge de son âme,
Le sang de ses veines.
💬 Commentaires 15
Comment peut-on imposer cela à celle que l'on a dit aimer un jour ?
Cela me dépasse.
Quand les hommes ne partageant pas ces idées absurdes cesseront de se taire, et affirmeront leur révolte contre cela, je pense, j'espère que les choses pourront changer.