#22

📖 Prison ✍️ Elynata 📝 429 mots

Ce jour-là, Maïa et moi l'attendions a la sortie du lycée. Elle arriva vers nous en courant.

Keep calm bébé, y'a pas le feu au lac.

— C'est vrai, pourquoi tu cours comme ça ?

— Les filles, truc de ouf, Bryce s'est confiée à moi. Layna, tu savais que sa mère était atteinte d'un cancer ?

— Oui. Pourquoi ?

— Elle est mourante. Et apparemment, elle souffre.

— Qui, elle ou sa mère ? demanda Maïa.

— Les deux. Elle m'a parlé de sa mère mais elle aussi elle souffre.

Les larmes me montaient aux yeux. Bryce m'avait déjà dit que sa mère avait un cancer, mais je ne l'avait jamais vu à l'hôpital. Elle m'a toujours dit qu'elle avait deux chances sur trois de s'en sortir, et qu'il fallait être optimiste. Mais voilà qu'elle se confie à une fille qu'elle connait à peine, parce que sa mère va peut être mourir.

Auprès, peut être que justement, elle s'était confiée à Layna pour qu'elle me le dise. Il fallait que je prenne des nouvelles. Comment, je ne savait pas, vu qu'elle m'avait bloqué de partout, mais je devais prendre des nouvelles d'elle et de sa mère.

— Elle est déjà sortie ?

— Nan, quand elle m'a dit ça, on était les dernières. Pourquoi ?

— Il faut que j'aille la voir.

As you want baby, par contre on va rentrer avec Layna.

— Allez-y. On se voit demain. Bisous les filles.

— Salut, à demain.

Au moment où Layna et Maïa s'en allèrent, Bryce sortit du bâtiment.

Et en effet, elle n'avait pas l'air dans son assiette.

Je courais vers elle.

— Bryce, s'il te plaît, ne m'envoie pas chier. Après si tu veux, mais d'abord, écoute moi.

— Mmh

— J'ai appris pour ta mère. Et je voulais savoir si tu allais bien. Je sais qu'on ne se parle plus, mais en dix ans d'amitié, je la connais bien ta mère. Et même si on ne se parle plus, je tiens à toi et j'estime que j'ai le droit de te réconforter. Même si tu me déteste, je veux que tu ailles bien parce que même si tu le déteste, même si tu m'ignore et même si on ne se parle plus, si il t'arrivait quelque-chose, ça m'attristerai. Et si il t'arrivait quelque chose de grave, comme quand on était au collège, jamais je ne me pardonnerai de ne pas avoir vu les signes et de ne pas t'avoir aidé.

Et là, au lieu de me demander de la laisser tranquille et d'aller me faire foutre et de m'insulter comme elle aurait pu le faire, elle se jeta dans mes bras en fondant en larme.

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