Spacedrum
Un jour, par hasard, je tombe sur la vidéo d'une parfaite inconnue, et découvre le hangdrum sous les mains de Yuki Koshimoto… Une révélation !
Les sons résonnent entre des oreilles captives et contraintes, où l’intimité se replie à la recherche d’une ambiance ouatinée. Des tapotements sur le métal agressent la sensibilité tandis que des écharpes de soie tentent de s’envoler dans le vent de la musique.
Se détacher de la réalité, suivre le flot des rêves dans lequel se dispersent les aigreurs, la sérénité voguant sur des cieux où liberté et espace s’entrelacent dans une danse andalouse. Se laisser envoûter par la mélodie, ne plus percevoir le rythme endiablé des doigts, lointaine réminiscence des appels aux divinités primitives, vibrer sur la partition liant la terre aux songes, puis s’évader vers une aventure exotique, où massages sonores et bains de lumière enrobent les pensées fatiguées en cocon velouteux.
Un voile hypnotique et diaphane, ondoyant entre ode matinale et air virginal, s’immisce entre agressions, perceptions et sensations, garde follet d’une conscience qui part lentement en méditation. La jouissance s’oublie dans un ailleurs si différent que seules les âmes lavées s’y perdent sans illusion, loin d’hier et d’aujourd’hui, hors des circuits du temps et des douleurs.
Elles reviendront.
Reposées, ouvertes au monde, offertes… zen
juin 2014
"+"
Le futur groupe Hang Massive à leurs tous premiers débuts :
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