Le Bistro vide
À lire avec l’accent corse, si possible.
Saveria :
— Oh, vous autres, vous savez sûrement que les gens racontent à qui veut l’entendre que dans le nouveau bistro de notre village, on n’y trouve jamais personne. Et nous toutes ici qu’on pensait que ce nouveau bar, il ferait un tabac. Aio !
Catarina :
— De toute façon, ce village ressemble de plus en plus au désert de Gobi. Les anciennes comme nous restons cloîtrées dans notre casa à faire le manger et à tout garder propre, et les hommes, eux, ils passent leurs journées dans le frais du large à nous pêcher le poisson.
Maddalena :
— Basta ! Vous comprenez tout de même que c’est à cause des grosses chaleurs de ces mois derniers ; les clients n’ont pas envie de tout se transpirer en buvant leur limoncellu en terrasse.
Antonia :
— Mon Dieu, c’est bien vrai qu’il fait chaud, comme tous les étés. Mais quand même, ils sont drôlement tordus, ces nouveaux mastroquets. Car je me le demande : comment c’est possible d’avoir l’idée d’ouvrir un bar vide ?
💬 Commentaires 14
(...et si elle vient pas, tu prends le 12 !)
Les dialogues sont très drôles, à lire sans modération :)
Dès que la fraîcheur reviendra, le bar sera plein, au moins grâce aux pêcheurs friands de limoncellu... et de pastaga ;))
Sans alcool ? Sans barman ?
Y a au moins un comptoir et un robinet pour la flotte non salée, non ? ^^