Place Corbis
En se retrouvant à Corbis,
Des tatouages de lilas
Sur nos bras où les iris
Fleurissaient en contrebas.
Tu les couvrais de ton costume,
Tu les dévoilais au monde,
Celui devant la rune,
Celui qui semble la fronde.
Dans tes yeux qui s’arrondissaient,
Assaillis à marée haute
Quand tes prières ne ratissaient
Les plages sablées des côtes.
Tu contais les histoires
Ravageant l’innocence
De l’enfant au miroir
De toute la décadence.
Mais, il ne fallait pas
Tuer le père dans son aveu,
Respirer l’anonymat
Songeant vers les cieux.
Sans les incarner,
Sans même les voir
À genoux, les yeux bandés
À se leurrer d’espoir.
Tu y croyais tant.
Y crois-tu toujours ?
Au paradis s’évaporant,
Au diable sur sa monture
Ravageant les terres saintes,
Fleurissant la misère
Puis, dans les étreintes
Retournant la mer.
Où les bateaux finissent coulés,
Sous-marins sans lueur,
Carcasses immaculées
Pour dernière demeure.
Mais en se quittant à Corbis
Dans un dernier regard,
Ne voyant que le vice
De la prochaine gare.
Tu a refusé les trains
Peut-être, en es-tu lassé
Ignores-tu que les chemins
Mènent à l’oiseau liberté.
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