Saison 4 - Épisode 12 - PARADISE CITY

📖 CAPARICA SINS ✍️ Splinter 📝 612 mots

Le soleil explosait littéralement sur Caparica.

Rose.

Orange.

Bleu.

Or.

La plage ressemblait à une publicité pour une boisson énergétique des années 90.

Des surfeurs partout.

Des planches partout.

Des bikinis partout.

Des palmiers partout.

Et pour une fois...

personne ne tirait sur personne.

Ce qui inquiétait profondément Alex.

— Je n'aime pas ça.

— Quoi ?

demanda Joe.

— Personne ne nous poursuit.

— Oui.

— Personne ne veut nous tuer.

— Oui.

— Personne ne transporte d'enfants dans des containers.

— Oui.

— Je trouve ça louche.


Joe secoua la tête.

— Tu as besoin de vacances.

— J'ai peur de ce que je pourrais devenir.



Au même moment.

Sur le parking.

La Lamborghini blanche attendait.

Brillante.

Agressive.

Magnifique.

Joe terminait les derniers réglages.

Comme un père préparant le premier vélo de sa fille.

Nicky observait la voiture.

Bouche ouverte.

— Joe...

— Oui ?

— Tu es complètement fou.

— Je sais.

— Cette voiture n'a aucun sens.

— C'est pour ça qu'elle est parfaite.


Emmanuel arriva.

Whisky à la main.

Évidemment.

— Alors ?

Nicky souriait comme une gamine le matin de Noël.

— Elle est terminée.

Joe referma le capot.

Puis regarda Emmanuel.

— Non.

— Ah ?

— Elle ne sera jamais terminée.



Une heure plus tard.

Le départ était donné.

Caparica.

Pont du 25 Avril.

Christ Rei.

Retour plage.

Simple.

Enfin...

sur le papier.

Parce qu'avec eux rien n'était simple.

La Supra.

La Lamborghini.

La Mustang.

Et même Diana dans une vieille Golf qu'elle prétendait être "discrète".

— Elle est discrète.

— Diana serieux.

— Quoi ?

— Elle a trois antennes satellites.

— Un Détail mec.



Départ.

Les moteurs explosèrent.

La Supra partit comme une balle.

La Lamborghini suivit immédiatement.

Et pour la première fois...

Nicky resta derrière Emmanuel.

Pas loin.

Très près.

Trop près.

Et Emmanuel sourit.

Parce qu'il venait de comprendre quelque chose.

La gamine avait appris.

Vraiment.

Leçon numéro 2.

Assimilée.


Pendant ce temps...

Dans la Mustang.

Alex avait découvert un bouton.

Énorme erreur.

— Joe...

— Non.

— Mais je n'ai rien dit.

— Non.

— Comment tu sais ?

— Parce que je te connais.


Alex appuya.

Des projecteurs surgissaient du toit.

— OOOOOOOOOOH !

— ALEX MERDE !

— C'EST MAGNIFIQUE CE TRUC !



Quelques minutes plus tard.

Toute la baie de Lisbonne brillait devant eux.

Le Christ Rei.

Le Tage.

Les lumières.

Le paradis.

Et là...

Nicky arriva à hauteur de la Supra.

Première fois.

Jamais avant.

Jamais.

Les deux voitures roulèrent côte à côte.

Quelques secondes.

Juste assez longtemps.

Puis Emmanuel lui fit un signe.

Petit sourire.

Petit hochement de tête.

Le genre de signe qu'un maître donne à son élève.

Pas besoin de mots.

Elle avait compris.

Et lui aussi.


Le soir.

Paradiso.

Piscine.

Néons roses.

Palmiers bleus.

Champagne.

Musique.

Caparica dans toute sa splendeur.

Alex avait déjà perdu toute dignité.

— JE SUIS UN VERITABLE DANSEUR PROFESSIONNEL.

— Non ALEX !

répondit tout le monde.


Le monde, justement, allait bien.

Enfin.

Pour quelques heures.


Plus tard.

BBQ.

Feu de camp.

Océan.

Bière.

Bonbons.

Whisky.

La famille.

Le clan.

Le vrai.

Alex regardait les flammes.

Complètement bourré.

Mauvaise idée.

Toujours.

— Bon.

Silence.

— Si on devait tous mourir demain...

— Oh non.

murmura Diana.


— Sérieusement.

— Alex...

— Non.

Je suis sérieux.

Ce qui inquiétait encore plus tout le monde.


— Ton rêve Joe ?

Joe regarda les flammes.

Longtemps.

— Un garage.

— Tu as déjà un garage.

— Un garage sans vous.

Silence.

— Ah non finalement.

J'aime bien celui-là.


— Diana ?

— Internet sans utilisateurs.

— Psychopathe.


— Nicky ?

Elle regarda l'océan.

Puis Emmanuel.

Puis Luna.

— Continuer.

— Continuer quoi ?

— Tout ça.

Silence.

Le clan comprit.

Personne ne se moqua.

Pour une fois.

Puis Alex regarda Luna.

— Et toi ?

Luna observa le feu.

Le rosaire.

Les vagues.

Puis répondit simplement :

— Les voir heureux.

Le silence tomba.

Même Alex ne plaisanta pas.

Puis il regarda Emmanuel.

— Et toi vieux ?

Long silence.

Très long.

Puis Emmanuel regarda tout le monde.

Alex.

Joe.

Diana.

Nicky.

Luna.

Le clan.

La famille.

Et répondit :

— Garder ça.

Personne ne parla.

Parce que tout le monde savait.

C'était exactement ce qu'ils voulaient tous.


Plus tard.

Très tard.

Tout le monde dormait.

Alex sur une table.

Joe avait déjà pris vingt photos.

Pour du chantage futur.


Diana travaillait encore.

Évidemment.

Nicky dormait dans un hamac.

Et sur la plage.

Deux silhouettes marchaient.

Luna.

Et Emmanuel.

Comme toujours.

Le vent soufflait doucement.

L'océan roulait lentement.

Le rosaire glissait entre ses doigts.

Puis Luna s'arrêta.

— Tu es heureux ?

Le silence dura longtemps.

Très longtemps.

Puis Emmanuel répondit enfin.

— Oui.

Pas de doute.

Pas d'hésitation.

Oui.

Et pour la première fois...

Luna sourit avec une pointe de tristesse.

Minuscule.

Invisible.

Comme si elle venait d'entendre quelque chose qu'elle attendait depuis longtemps.

Le rosaire bougea.

Une seule perle.

Une seule.

Puis s'arrêta.

Et Luna regarda l'océan.

L'horizon.

La nuit.

Comme si elle entendait quelque chose.

Très loin.

Très très loin.

Puis elle murmura :

— Alors profitons.

— Pourquoi ?

Elle sourit.

— Parce que les vagues parfaites ne restent jamais longtemps.

💬 Commentaires 1

Connectez-vous pour commenter ce chapitre.
Lana • 1 semaine, 6 jours
Très bonne fin de saison 4.
Peut-être faut-il renommer cet épisode ; 9, au lieu de 12.
👍 1