Saison 2 - Épisode 10 - Homecoming

📖 CAPARICA SINS ✍️ Splinter 📝 599 mots

Le hangar sentait la poussière. Le passé. Les secrets. Et les mensonges. Emmanuel regardait les dossiers. Des centaines. Peut-être des milliers. ALPHA. ALPHA. ALPHA. ALPHA. Toujours le même mot. Toujours la même obsession. Puis il referma le premier dossier. Calmement. Très calmement. Et regarda Voss. — Combien ? Voss comprit immédiatement. — Combien quoi ? — Combien de vies tu as détruites ? Le silence tomba. Puis Voss répondit. — Beaucoup moins que ceux qui sont venus après moi. Emmanuel éclata d'un rire sec. — Toujours pareil.

— Quoi ? — Les hommes comme toi. Vous avez toujours une bonne raison. Le regard de Voss changea légèrement. — Et les hommes comme toi ont toujours besoin d'un coupable. Puis Emmanuel prit les dossiers. Les photos. Les archives. Tout ce qu'il pouvait porter. Et commença à partir. — Tu t'en vas ? demanda Voss. — Oui. — Tu ne veux pas connaître la suite ? Emmanuel s'arrêta. Puis se retourna. Et pour la première fois depuis le début de leur rencontre... il sourit. Un vrai sourire. — Si. Pause. — Mais je vais la découvrir avec les miens. Puis il partit. Voss resta seul dans le hangar. Et malgré lui... il sourit. Comme un professeur qui vient de voir son élève réussir un examen. Caparica.

Trois jours plus tard. La pluie avait disparu. Le soleil était revenu. L'océan aussi. Comme toujours. Alex était allongé sur une chaise longue. Fanta. Donuts. Vie équilibrée. Puis : Un bruit moteur. Tout le monde leva la tête. La Supra. Blanche. Sale. Fatiguée. Comme son propriétaire. Alex se redressa immédiatement. — LE VAGABOND EST DE RETOUR ! La Supra s'arrêta devant la cabane. Emmanuel descendit. Pendant deux secondes. Puis : Alex le prit dans ses bras. — Plus jamais tu refais ça. — Tu m'étouffes. — C'est volontaire.

Luna observait la scène. Sans bouger. Sans sourire. Mais ses épaules se détendirent enfin. Parce qu'elle aussi avait eu peur. Même si elle ne l'avouerait jamais. Le soir. Toute l'équipe était réunie. Cabane. Bières. Barbecue. Océan. La vraie salle de réunion de Caparica. Emmanuel posa les dossiers sur la table. Tout le monde se pencha. Puis il parla. Directement. Sans détour. — Atlas n'est pas notre cible. Alex fronça les sourcils. — C'est nouveau. — Atlas est une conséquence. Diana releva la tête. — Alors quoi ? Emmanuel regarda chacun d'entre eux. Puis : — Quelqu'un utilise Atlas.

Le silence tomba. — Depuis longtemps. Joe comprit immédiatement. — Beaucoup plus longtemps. — Oui. Puis Emmanuel posa une photographie. Un visage. Inconnu. Personne ne reconnut l'homme. Sauf Joe. Et Joe pâlit. Immédiatement. — Oh merde. Alex regarda Joe. — Tu le connais ? — Oui. — Qui c'est ? Joe regarda Emmanuel. Puis : — Le vrai patron. Même l'océan semblait s'arrêter. Parce que pendant deux saisons... ils avaient poursuivi Atlas. Alors qu'Atlas lui-même travaillait pour quelqu'un. Plus tard. Tout le monde dort. Ou presque.

Luna est seule sur la plage. Emmanuel la rejoint. Deux bières. Comme toujours. Ils regardent l'océan. Longtemps. Puis Luna demande : — Tu vas repartir ? Question simple. Réponse compliquée. Emmanuel regarde les vagues. Puis : — Non. — Pourquoi ? Il réfléchit. Puis sourit. Petit sourire. Le vrai. — Parce que j'ai enfin quelque chose qui vaut la peine de revenir. Luna ne répond pas. Pas besoin. L'océan le fait pour elle. Dernière scène. Quelque part. Très loin de Caparica. Un homme regarde une photo. La photo de toute l'équipe.

Emmanuel. Luna. Alex. Nicky. Joe. Diana. Le clan. L'homme sourit. Puis brûle la photo. Et murmure : "Parfait. Ils sont enfin réunis."

💬 Commentaires 0

Connectez-vous pour commenter ce chapitre.
💬

Aucun commentaire pour le moment

Soyez le premier à partager vos impressions !