Saison 2 - Épisode 6 - The Founder
Le vent soufflait fort sur Caparica. Les vagues étaient désordonnées. Le ciel gris. L'océan nerveux. Comme si même l'Atlantique sentait qu'un truc n'allait pas. Dans la cabane d'Emmanuel, plus personne ne plaisantait. Même Alex. Et ça... c'était inquiétant. La photo retrouvée par Diana était affichée sur l'écran principal. Une conférence privée. Fin 2018. Des généraux. Des industriels. Des banquiers. Des hommes de pouvoir. Et au fond. Le vieil homme. Celui qu'Emmanuel croyait mort. Celui que Joe croyait mort. Celui qui n'aurait jamais dû exister. Luna observait les deux anciens soldats. — Bon. Je vais poser la question. — Qui c'est ? Joe regarda Emmanuel. Emmanuel regarda Joe. Comme deux types qui savent qu'ils vont devoir raconter une histoire qu'ils auraient préféré enterrer. Puis Emmanuel prit une bière. Très mauvais signe. — Son nom est Gabriel Voss. Même Diana releva la tête. — Attends. Le Gabriel Voss ? — Tu le connais ? demanda Alex. — Tout le monde le connaît. Elle ouvrit plusieurs fichiers. Photos. Archives. Articles. — Ancien conseiller militaire. Consultant international. Expert en sécurité.
Elle continua. — Mort officiellement en 2003. Joe éclata d'un rire sec. — Ouais... comme Elvis. Personne ne rit. Parce qu'Emmanuel ne riait pas. Et ça... ça faisait peur. — Quand Atlas a été créé... commença-t-il. Le silence tomba. — Voss était le cerveau. Puis : — Nous étions les armes.
Luna regarda Emmanuel. Pour la première fois depuis longtemps... elle voyait un homme qui n'était plus totalement dans le présent. Il était revenu vingt ans en arrière. — Atlas n'était pas censé devenir ça. Sa voix était calme. Fatiguée. — Au départ... l'idée était simple. Des spécialistes. Des enquêteurs. Des hackers. Des militaires. Tous les meilleurs. Tous capables d'agir là où les gouvernements échouaient. Alex sourit. — Donc au départ... vous étiez les gentils. Joe éclata de rire. — Personne n'est gentil dans ce métier.
Diana continua de fouiller les archives. Puis : — Les gars... Elle blanchit. — Oh merde. — Quoi ? Elle tourna l'écran. Un dossier. Une liste. Des noms. Puis un intitulé :
ATLAS - SUCCESSION PROGRAM Personne ne comprit immédiatement. Puis Diana ouvrit les fichiers. Et là... plus personne ne parla. Parce qu'il y avait des centaines de noms. Des enfants. Des adolescents. Des profils psychologiques. Des évaluations génétiques. Des tests. Comme si quelqu'un sélectionnait des candidats. Comme si quelqu'un préparait une génération suivante. Alex fronça les sourcils. — Attendez. — Vous êtes en train de me dire qu'Atlas recrute des enfants ? Personne ne répondit. Parce que la vérité était pire.
Le téléphone de Klaudija sonna. Vilnius. Elle était seule. La voix au téléphone parlait lituanien. Rapidement. Puis : silence. Son visage changea. Immédiatement. — Quand ? Pause. — Où ? Puis elle raccrocha. Très lentement. Elle regarda la photo de ses enfants. Et pour la première fois depuis des années... Klaudija eut peur. Une vraie peur.
Retour à Caparica. Diana ouvrait toujours les fichiers. Puis soudain... elle s'arrêta. — Emmanuel...
Sa voix tremblait. Jamais ça n'arrivait. — Emmanuel... je crois que tu devrais voir ça. Le fichier s'ouvrit. Photo. Nom. Date de naissance. Évaluation psychologique. Puis : deux autres photos. Un garçon. Une fille. Le silence devint absolu. Parce que tout le monde comprit immédiatement. Les enfants d'Emmanuel. Ils étaient dans le programme. Quelqu'un les surveillait. Depuis longtemps. Très longtemps. Le regard d'Emmanuel changea. Complètement. Et Luna sentit immédiatement quelque chose. La température de la pièce semblait avoir chuté. Parce que cette fois... ce n'était plus Atlas. Ce n'était plus une enquête. Ce n'était plus une mission. C'était personnel. Très personnel. Et quelque part... sur un yacht perdu en Méditerranée... Gabriel Voss regardait l'océan. Un homme entra. — Elga a trouvé le programme. Voss sourit. Puis il répondit calmement : "Parfait. Il est temps que le fils retrouve enfin son père." L'homme resta figé. — Pardon ? Voss regarda la mer. Et pour la première fois... son sourire devint inquiétant. "Je n'ai jamais dit à Emmanuel toute la vérité."
💬 Commentaires 1
Super rebondissement prometteur dans le prochain épisode alors...
Allez, Gwen, baisse barre de sécurité, on va démarrer le Roller Coaster directement dans le cerveau de Manu. 4 G d'accélération. :)