Danger: Astéroïde

📖 La Lune est toujours derrière les étoiles ✍️ Lxcie_ecriture 📝 3782 mots

 Romy

Je me regarde dans le miroir et applique une dernière couche de mascara. Tout ceux qui me voit pense que je suis une fille belle, sans complexe, avec un caractère, mais, moi, quand je regarde le reflet que projette la glace, je ne voit qu'un déchet. Je ne me trouve pas belle, mes cheveux trop roux, mon teint trop pâle, mon sourire trop forcé, mes yeux trop rapprocher, pas de la bonne couleur, loin des critères de beauté. Je vois une fille déformé par les démons, qui lutte continuellement avec le mal qu'elle cause. Mais pourquoi serais-je la seule à souffrir? Pourquoi est ce que ce doit être moi qui doit avoir mal au cœur, ce creux dans l'estomac, cette boule dans la gorge?

Je continue à camoufler ma laideur, en finissant mon maquillage. Je maintiens les apparences, laisse croire aux autres que je suis quelqu'un de forte, d'indestructible. J'ai appris à résister, à me battre dans un monde où seul le chaos régnait. Je ne voulais pas qu'on utilise mes faiblesses, alors j'ai appris à les dissimuler, à utiliser celle de l'autre. J'ai soumis les fort et vaincu les faibles. Je ne suis pas l'antagoniste machiavélique d'une fantaisie. Je suis seulement la fille peureuse qui se cache derrière des artifices, qui manipule et qui se bat à sa manière. Je n'ai jamais ouvert mes failles, enfin sauf une fois. A force de trop vouloir le pouvoir, à force de demander trop d'amour, de trop vouloir, j'ai faillit tout perdre. Je me suis réveillé un matin et la couverture de fille sage, tranquille c'est envoler. Ma vie n'était plus la parfaite mascarade que j'avais créer mais le chaos que j'avais toujours voulu dissimuler. J'ai perdu ma stabilité, et tout à faillit s'écrouler, mais comme toujours j'ai su rebondir. J'ai établit ma stratégie, pour faire payer tout ceux que j'ai toujours méprisé: ceux qui rient, qui ont un avenir, qui sont lumineux, qui s'aiment, qui brille. Alors que moi je pourrie, je noircie, je me transforme en cendre. J'ai peut-être fait une erreur ce jour là, j'ai peut-être signé pour la damnation de mon âme en enfer, mais je sais que grâce à ça j'ai maintenue les apparences parfaites. J'enfile mon bomber noir sans un regard pour mon reflet, de peur de me voir transformer en démon sous mes yeux. Je n'aime pas ce que je fais, je n'aime pas qui je suis, mais je dois le faire, c'est une question d'égo. Je fourre ma cagoule noir dans un sac à dos, le glisse sur mon épaule. Soudain un bruit de verre se brisant retentit lorsque je m'apprête à ouvrir la porte de ma chambre. Je soupire et le cœur battant je me faufile dans mon couloir en direction de la sortie où j'attend mon frère pour partir. Ma mère est entrain d'hurler sur mon père, et lui, menace de la frapper avec tout ce qu'il y a dans la maison. J'ai l'habitude, depuis que je suis petite, à voir mon père et ma mère s'entretuer. Avant je le remarquer pas vraiment, je penses qu'ils avaient encore un peu d'humanité, pour se dire que leurs enfants ne mérité pas de voir ça. Avec le temps mon père ne cachait plus son comportement violent envers ma mère. Un jour mon frère, Lucas, à voulu s'y interposer et mon père la frapper tellement fort qu'on a dû l'emmener à l'hôpital, et il a eu des points sutures juste au dessus de l'arcade. Depuis lui et moi, on s'enferme dans nos chambres, on met la musique à fond pour cacher leurs cris, on ne sort que pour manger. Les repas à la maison sont froids, sans vie et sans âmes.

Des fois je me dit que je dois tenir de mon père, lui et moi on est des monstres, des parias. Moi je manipule et lui il frappe, seul ma mère et mon frère son victime de nos crises. Lucas arrive quelques minutes plus tard, il porte un pull noir et un jean, ses cheveux roux sont en pagaille et une marque rouge s'étale sur sa joue, preuve qu'il n'a pas pu échapper à nos parents. Je le regarde désolé. Il secoue la tête et me fait signe de monté dans la voiture. On ne dit rien pendant tout le trajet, on parle pas beaucoup. On est pas très proche non plus, mais on ne se déteste pas. Je ne lui ai jamais dit, que je manipuler les gens, que j'avais fait tellement d'erreurs dans ma vie qu'on pourrait en faire une encyclopédie : "comment être la pire personne de la terre". Je ne lui ai jamais dit que ça me fait peur d'être comme ça: mauvaise, et que je sais que j'ai un problème dans la tête pour être aussi effroyable. Je n'ai jamais utilisé ses faiblesses à lui, je n'ai jamais manipuler mon frère, par principe et par éthique. C'est mon frère après tout. Il garde le regard au loin sur la route, tout en bidouillant le levier de vitesse et prend la parole:.

-Romy, on va faire quoi ce soir? J'ai pas tout compris ce que Claire m'a raconté. 

-On va se venger de Lune, après l'humiliation qu'elle a fait à Claire. 

-Qui a eu l'idée? demande-t-il en me jetant un regard en biais. 

Je regarde les lampadaires dehors, je peux pas mentir à mon frère, mais je peux pas non plus lui faire face avec mes yeux de monstre.

-Moi. dis je simplement.

-Tu sais qu'un jour ça va te retomber dessus, tout ça. Tu peux pas continuer, c'était drôle deux seconde mais là ça suffit, non ?

-Non, Lucas, ça suffit pas. Cette fille elle a pas de race, elle a fait des choses horrible à Claire avant et là elle recommence. C'est horrible. 

Je mens pas à mon frère, enfin j'essaie, mais il y a des vérités qui doivent rester cachée. Je me retourne vers lui, il a le regard dirigé vers la route. J'observe son profil, je sais que lui et moi on se ressemble un peu et quand je le regarde, je le remarque bien, notre nez fin, la couleur orange vive de nos cheveux. On est frère et soeur, on a les mêmes liens de sang pourtant on est tellement différents. Lui il assure à l'école, il est courageux et il ose affronté les problèmes en face et protégé ceux qu'il aime. Moi à l'école je suis vraiment pas forte, c'est à peine si j'arrive à avoir la moyenne, moi je ne suis pas courageuse, je n'affronte pas les problèmes en face, je restes dans l'ombre, je calcul, je manipule. J'ai un vrai problème dans ma tête. Je gigote sur mon siège pour trouver mon paquet de cigarette dans ma poche arrière. J'en met une entre mes lèvres, et prend le briquet dans la boîte à gant pour l'allumer. Je tire une première bouffer, et souffle la fumé par la fenêtre ouverte, mon frère secoue la tête en me regardant faire:

-Tu devrais pas faire ça, c'est mauvais pour ta santé Ro'. 

Je roule des yeux et continue à tirer une bouffé, juste devant lui, faisant exprès de le provoquer. Il serre la mâchoire, mais ne fait aucun geste envers ma personne. Je sais qu'il se retiens parce que dans sa tête il ne veut pas avoir l'air d'être comme notre père. Il se contente simplement de me demander:

-Pourquoi tu fais ça? La cigarette t'aide vraiment au quotidien? 

-Non, je trouve juste ça stylé. Arrête vraiment avec tes questions débile, ça éloigne les meufs! je lui dis, en tirant une nouvelle fois sur ma cigarette. On s'arrête pour acheter de l'alcool, chez Jason s'te plait.

-Alors déjà, je t'interdit de dire quoi que ce soit à propos des meufs que je fréquente, j'en vois beaucoup crois moi. T'inquiète pas pour l'alcool j'avais déjà penser à aller en prendre. 

Je le regarde avec un sourire en coin, on parle pas souvent des amours lui et moi - enfaite on parle pas souvent de notre vie privé, seulement de nos amis en commun et des cours- alors si le sujet est lancé, je veux en savoir plus. Je pose ma tête sur son épaule, comme la petite soeur bienveillante que je suis et demande:

-Et les meufs que tu "fréquentes" elles s'appellent comment?

Lucas me regarde étonné, un sourcils lever en l'air. Il me donne un coup d'épaule pour que j'enlève ma tête.

-Ouais c'est ça joue à la petite soeur mimi avec moi. Si tu espères avoir des infos sur ma vie privé tu te met le doigt dans l'oeil ma belle. déclare t-il en levant les yeux au ciel avec un sourire.

Je fais la grimace, et boude dans le coin de mon siège.

-Pourquoi tu veux pas me dire? On est frère et soeur, quand j'étais en couple avec Raphaël, je te l'ai dit, si t'as une meuf, ou plusieurs je m'en fiches, tu devrais me dire. Même si c'est un mec je m'en fou.

Lucas secoue la tête en riant.

-Qu'est ce que tu peux être chiante quand même. Je te dis pas parce que c'est ma vie privée et que j'en fais ce que je veux. Et je te dis pas parce que tu vas aller répété à Claire, ou je ne sais pas qui d'autre.

-Mais je suis pas une balance, Lucas! Je suis vexé là! Façon même si tu ne me dit pas je finirais par le savoir, je vais le demander à Lorient! 

Mon frère lève les yeux au ciel, il sait que son meilleur ami ne le trahira pas, même pour une histoire insignifiante comme celle là. J'insiste un instant où il me dit de fermer ma gueule une quarantaine de fois et finit par mettre des groupes de rock, que je déteste, à fond. On s'arrête pour acheter des bières et de l'alcool, dans une superette. Le caissier s'appel Jason et s'en fou qu'on soit mineur, tant qu'on paye ça le va très bien. On finit par arriver sur les lieux de la fête. Pour l'occasion Lorient à louer une maison prêt d'un entrepôt. J'avais bien demander à ce qu'on invite seulement notre groupe d'amis, mais Claire ne l'a pas entendu de cette oreille. Elle m'a dit que si on invité du monde ça paraitrait plus crédible et cela faciliterai notre petite humiliation. Je l'ai laisser prendre les rennes, et contrôler la soirée de ce soir, après tout c'est sa vengeance.

Mon frère gare la voiture sur le petit parking de la villa. Lorient c'est le genre de gars qui a de l'argent, qui a des parents pété de tune et une fortune qui lui permettrait de vivre jusqu'à sa mort sans travailler, tout en s'offrant le luxe d'avoir des villas et quelques Lamborghini. J'ai tout fait pour approcher ce cercle d'amis malgré ma condition de la classe moyenne, ça peut toujours servir d'avoir des amis haut placé, ou avec de l'argent. Lucas fait le tour de la voiture pour m'ouvrir la portière. Je sort, le vent soufflant sur mes jambes découverte par ma mini jupe. Je sais qu'au lycée peut de gens me connaissent, j'ai dû effacer de leur mémoire mon existence après l'erreur que j'avais commise, un mensonge partie un peu trop loin, mais la nuit tout le monde sait qui je suis. Je suis Romy celle qui danse toute la nuit, celle qui drague, qui flirt, qui couche quelques fois. Je suis celle qui parle fort, qui fait peur, qui attaque, je suis celle qui est redouter et celle qui laisse le mal entré en elle après deux trois verre de vodka et quelques joints. Je suis celle que j'ai toujours voulu être, celle que je suis vraiment. On entre dans la maison avec Lucas et on croise Claire et Lorient. Ma belle métisse vient m'embrasser, on se frôle les joues pour ne pas abîmé notre maquillage. Lorient donne une grosse tape dans le dos de mon frère et les deux commences déjà à rire aux éclats. Je sais que Claire n'a pas dit à son petit ami ce qui allait se passer ce soir, d'entre nous tous c'est celui qui a encore trop de bonté en lui pour faire du mal à ceux qui lui en ont fait. Il est trop gentil, sauf quand il a bu, là il n'a plus de jugement et avec un bon effet de groupe il peut faire mal, pour l'"amusement". Claire me prend à part :

-On attend que Lune et Gabin arrive, quand ils seront là, on laisse le temps passé, quelques minutes. explique t-elle. Puis on lui fait boire un ou deux verre, dans le dernier on y met un somnifère, j'ai apporté ceux de ma mère. Puis on l'emmène derrière la villa, le garage est un entrepôt pour les propriétaires et il ressemble à beaucoup d'endroit, ça sera donc facile de ne pas repéré le lieux. Ensuite on s'amusera un peu, et on l'a laissera là. C'est bon pour toi? 

J'approuve son plan, un petit sourire en coin sur mon visage, alors qu'elle me passe discrètement la boîte de somnifère. J'avoue que pour trouver des plans diabolique elle est très forte. Si elle avait un peu moins de compassion pour les autres, elle serait vraiment redoutable, le genre de fille qu'il vaut mieux avoir comme amie. Elle me sert un verre d'un alcool qui traine sur la table et on trinque à la vengeance. Je le bois cul sec comme si c'était de l'eau, en riant gorge ouverte avec Claire. Je me suis habituée a cette vie d'alcool, de drogue, de musique trop fort et de danse trop près de certain corps. Avant je ne pensais pas que j'aimerais ce genre de vie, mais au final je m'y suis fait ma place. Je rejoins Claire, Lorient et mon frère, tandis que nous montons les grandes marches qui mène jusqu'au toit terrasse de la villa. Dans les escaliers, des couples s'embrassent contre les murs, d'autre s'engueule pour une histoire de tromperie ou encore rient trop fort sous l'effet de l'alcool: la fête bas déjà son plein. Le toit terrasse est immense, il y a une piscine où déjà quelques personnes s'amusent à coup de bouée gonflable. La musique explose dans les enceintes installé par un DJ professionnel et autour de lui des filles au seins beaucoup trop dévoilés, dansent autour de lui, un verre à la main. Je cherche Gabin des yeux, c'est lui qui doit ramener Lune pour nous. Je ne sais pas si il va venir, et j'ai peur que non. Je suis malheureusement entrain de le perdre. Il commence peu à peu à se défaire de mon emprise et j'ai peur. J'évite de penser au sentiment étrange qui se dégage de ma poitrine en pensant qu'il ne me veut plus comme avant. Je n'ai pas envie qu'il parte, parce qu'avec lui je peux être ce que je suis : une garce. Le problème c'est qu'il sait quel genre de poison coule dans mes veines et il n'en veut plus. Je le comprend si j'étais lui, je me fuirais à tout prix. 

-Romy, tu fais un tour dans la piscine? intervient Claire, qui me sort de ma rêverie.

J'hoche la tête, je la suis et on descend pour rejoindre la salle de bain. On se change et alors que je l'aide à nouer le haut de son bikini, Claire lâche:

-C'est mal ce qu'on va faire, on peut être punie par la loi si elle nous reconnait.

Un début de conscience qui ne me plait pas trop. Moi aussi je sais que c'est mal, que je risque très gros pour seulement avoir était le cerveau de cette histoire, mais je n'ai plus de conscience entre le bien et le mal depuis longtemps. Je veux juste que cette fille qui m'a tout pris soit puni. Je veux qu'elle qui sourit, qui rit, innocemment, comprenne ce que c'est que d'avoir mal et d'être détruit. Je ne veux pas que les pions de mon jeu d'échec commence à avoir leur propre volonté, sinon mon jeu n'ira plus dans mon sens. Je veux que tout mes pions soit méthodiquement avancé à ma manière, sous mon contrôle.  

-Claire, elle ne nous reconnaitra pas, le plan marchera, il n'y a aucune faille. On suit ce qu'on a prévu, rappel toi ton plan. Assure toi seulement que Lorient est bu, ça facilitera les choses. Et surtout ne t'inquiète pas, j'ai tout prévue, rien de grave ne se produira. 

Claire hoche la tête, l'air faussement rassuré, j'ai jouer toute les cartes que j'avais en main pour éloigné sa prise de conscience. Maintenant je dois juste prié pour qu'elle ne change pas d'avis au moment ou nous passerons à l'acte, cela pourrait nous nuire. 



Je suis dans la piscine et la soirée bas son plein. Je suis alcoolisé, un petit peu trop, si bien que je n'ai pas compris que cela fait plus de deux heures que Gabin et Lune sont arrivés. Un garçon que je n'ai jamais vu s'approche de moi, son haleine pu l'alcool et ses mains sont trop baladeuse, mais il est beau. Je le laisse me prendre dans ses bras dans l'eau, j'enroule mes jambes autour de lui et l'embrasse. Je vois Gabin de l'autre côté de la piscine, il me regarde. Il me voit embrasser ce garçon et pendant une seconde je vois de la tristesse passait dans ses yeux, puis de la colère et ça nourrit le démon en moi. Je veux qu'il soit jaloux, je veux le retenir avec moi, c'est égoïste, mais c'est moi. Gabin détourne les yeux ce n'est qu'à ce moment là que je repousse l'inconnu et que je décide de sortir de la piscine. Je traverse la foule de monde qui se dandine sur la musique électro mixer par le DJ. J'atteins, tant bien que mal, Gabin. Il est entrain de s'enfiler une bouteille entière de vodka, quand je lui donne un coup d'épaule. Le blond se retourne vers moi, en levant un sourcil. Il m'a reconnu ce qui signifie qu'il n'est pas entièrement saoul. Je cris pour couvrir la musique:

-Où est Lune, Gabin? 

Il hausse les épaules:

-Je sais pas, elle m'a dit qu'elle voulait aller au toilette. Tu sais que tu ressemble à la femme de Lucifer dans ce maillot de bain? 

Je roule des yeux agacer, il a décidément trop bu pour mener à bien son rôle dans la mission. Je ne prend pas le temps de le répondre, me sert un verre d'alcool, où je mélange deux somnifère, écraser, que Claire m'a donner plus tôt dans la soirée. Je prend un autre verre et je descends dans la maison, à la recherche de Lune. Je ne prend pas beaucoup de temps à la trouver, elle est dans le couloir menant au toilette. Elle semble perdue, pas à sa place, comme si c'était la première fois qu'elle assisté à une fête. Je ressent un pincement au coeur: elle ne sait pas que je vais la droguer, à aucun moment elle ne se doute de mes intentions envers elle. Je me résonne rapidement en me rappelant tout ce qu'elle représente pour moi: un obstacle. Je plaque mon plus beau faux sourire sur mon visage, et l'approche:

-Salut! Tu m'as l'air perdue, tu veux un verre pour te détendre? je demande hypocrite.

Lune hésite un instant, je le vois dans ses grands yeux verts semblable à ceux d'une biche. Moi, je suis le chasseur, prêt à tirer dans son cœur et voir son sang coulé lentement, pour accrocher sa tête sur un mur de ma chambre et me rassasier de sa viande, tendre. Après un long moment de réflexion avec elle même Lune hausse les épaules et prend le verre, que je lui tend. Elle bois une gorgé fait la grimace, mais continue de boire. Je me délecte du spectacle. Bientôt l'astéroïde s'abattra sur la Lune et la réduira en millier d'éclat dans l'espace sombre. 

-Aller vient t'amuser avec moi, t'as besoin de te détendre. je la convainc. 

Elle me crois, pensant probablement que je suis inoffensive, et me suis sur le toit terrasse. Je l'entraine dans la foule, de danseurs, elle se défoule à mes côtés, et je fais de même. Les gens autour pourrait même penser que nous nous amusons entre copine. Je vois certains d'eux jeter des regards intriguer en sa direction, elle qui n'a jamais était invitée au soirée, incite la curiosité. Je vois certain d'eux la bousculé intentionnellement et violemment. D'autre chuchote ou rit chaque fois qu'elle fait un pas de danse. C'est mon oeuvre que je contemple, et j'ai comme une boule dans la gorge en les voyant faire. C'est malaisant. Lune ne comprend pas vraiment ce qui se passe, ça se voit sur son visage. Ses grands yeux verts semble triste et encore plus perdue, elle sait qu'elle est entrain de se faire humilier. Son spectacle est attristant mais ne réduit pas la pierre que recouvre mon âme. Soudain elle se penche sur moi et titube:

-Je crois que je ne me sens pas très bien, je vais au toilette. dit-elle une main sur mon épaule.

J'hoche la tête:

-Attend je t'accompagne, je m'exclame, il ne faudrait pas que tu te blesse.

Elle acquiesce et je la suis, dans le dédalle de monde. Elle est à peine arriver dans le couloir, que son corps s'effondre entre mes bras. J'envoie un message à Claire, quelques minute plus tard Lorient débarque, l'a prend sur une épaule et l'emmène dans le garage. Je me change, enfile ma cagoule noir et rejoins l'extérieur de la villa. 

Le garage est dans le jardin à quelques pas de la maison. Une voiture y est garer, celle de Lorient, je la contourne et trouve déjà Lune assise contre un mur, Lorient une bière à la main, un bras autour du cou de mon frère et Claire adossé sur le mur opposé à notre victime. Ils ont tous enfiler une cagoule. L'avantage c'est que la voiture nous cache du reste du monde et personne ne verra se que nous sommes entrain de faire. Lune dort encore, j'en profite pour installer une caméra dans sur une des étagères accrocher au mur du fond du garage. 

-Bon les gars c'est quand qu'on commence à s'amuser? s'impatiente Lucas. Elle va se réveillé, elle?

Il ponctue ses paroles avec un énorme coup de pied dans l'abdomen de Lune. Elle roule sur le sol en se tenant le ventre. Elle est à peine consciente, elle ne reconnaitra donc pas nos voix. Claire regarde la scène. Moi je m'approche d'elle, relève sa tête pas les cheveux et lui crache au visage:

-Tu va payer ma belle, pour tout ce que tu as fait. Ce soir c'est ton heure qui va sonner. 

Lorient et Lucas rient très fort, et Claire s'approche pour lui donner une énorme claque sur la joue. Lune chuinte et moi je me sens forte. Je me sens puissante, imbattable. Ce soir l'astéroïde explose enfin la Lune. 


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