Eclipse éternel

📖 La Lune est toujours derrière les étoiles ✍️ Lxcie_ecriture 📝 2110 mots

Lune

J'ai les yeux mis clos, le ventre endolorie, l'arcade qui pulse. Je ne sais pas vraiment ce qu'il se passe, mais j'ai mal. Je souffre. Je pleurs, je ne sens pas les larmes sur mes joues étrangement endorlories, mais je sens une boule dans ma gorge qui me fait mal. Je sens une odeur de fer sur ma langue. Quelque chose clôche, mais je ne comprend pas quoi. Je cherche au fond de ma mémoire, essayant de me rappeler ce qui se passe, où je suis, pourquoi je suis là, mais je n'arrive pas à réfléchir. Je sens quelque chose qui frappe mon dos, mon corp se recrocville par reflexe, je cris de douleur. Je décide d'ouvrir les yeux, même si j'ai beaucoup de mal. Mon corp est tellement faible. Mes larmes me brouillent la vue mais je vois des silhouettes debout devant moi. Ils rigolent et moi je souffre. Il n'y a plus de coup, mais quelqu'un me retourne sur le dos. Je voudrais me débattre, je voudrais me retourner, courir, mais mon corp m'en empêche, il est lent, il souffre, je n'arrive à rien. Je sens un poid s'appuyer s'assoir sur moi. Je vois une personne, avec une cagoule, mais je n'arrive pas à l'identifier. Ses yeux me disent quelques choses, ils ont l'air plein de rage, de haine, et à la fois triste et démunis. Iel, n'a pas encore lever sa main au dessus de sa tête, et que je sais déjà ce qu'il va se passer. Je me prépare mentalement, je ne dis rien, et j'attends. Je ferme les yeux, et un coup de poing s'abbat sur ma joue. J'ai mal, mais je n'arrive même plus à crier. Un autre, et encore un autre. J'ai mal putain. J'entend des sons, des brides de voix, mais pas assez distinctement pour pouvoir identifier les bourreaux. J'entends:

-Allez, vas-y!...Continue...Plus fort elle a pas assez mal.

Ha bon? Je n'ai pas assez mal? Je ne souffre donc pas assez?

Les coups de poings fusent, et je sens mon corps me lâchez, je sens que je ne tiendrais plu longtemps. Je garde les yeux fermés. Je vais mourir, ils vont me tué ici, aujourd'hui. J'aurais aimé, au moins choisir ma mort. J'aurais due sauté ce jour là. Je prend une grand inspiration, deséspéré, ma respiration reste bloquer dans ma poitrine car je ressoit un coup de pied dans le plaixus. Je crache du sang, et ma bouche à un goût de fer rouillé. J'entend quelqu'un dire:

-Vous pensez quel est encore consciente?

Puis quelqu'un d'autre réponds:

-Pourquoi tu veut faire quoi avec elle?

La première voix dit:

-Je sais pas, la baisé. Regarde ses seins mec!

Une autre voix s'insurge:

-T'es malade ou quoi? C'est un viol!

La première voix:

-Ben quoi? Personne ne saura à part vous.

S'il vous plait tuez moi avant, j'aimerai crier. J'aimerai courir, m'enfuir, pendant qu'ils discutent, mais je ne peux pas. Je ne suis même pas sûre de pouvouir encore me lever. Je garde les yeux fermés, et quand un quelqu'un se penche pour me tapoter la joue, je ne bouge pas. Peut-être que si il me laisse seul avec une personne j'ai plus de chance de pouvoir m'enfuir. J'espère. Un moment de silence se fait dans la pièce. Ils semblent réfléchir, mais je ne comprend pas, perdue dans mes pensées. Soudain la dernière voix dit:

-On va te laisser, on dirait qu'elle est vraiment inconsciente, on remonte à la soirée amuse toi bien mec.

Un bruit de porte métalique de garage, se fait entendre. Je me rappel alors que je devais être à une soirée. On a due me droguer et m'emmener là. Je savais que c'était une mauvaise idée. Je suis vraiment stupide.

Je me rend compte aussi que je suis maintenant seule, avec un dégénéré qui va profité de moi. Mon coeur bat à mille à l'heure, j'ai peur. Je ne veux pas. Je ne peux pas. J'entend dire:

-Maintenant à nous deux ma belle.

J'ai envie de vomir lorsque je le sens se mettre au dessus de moi. Je veux courir, je veux m'enfuir. Je sens ses mains sur mon corps, un peu trop fort. Je le sens retiré mon top. Je sens ses doigts sur ma peau comme des miliers d'aiguillis sur moi, j'ai envie de hurler.

-LÂCHE LA ESPECE DE MALADE!

J'entends une voix masculine, je la connais, mais je ne la reconnais pas. Je suis en soutien gorge, mon jean bien en place, et je suis sauvé. Je ferme les yeux, et ma conscience s'envole de soulagement.

POV Raphaël:

Je suis debout, m'insurgent contre un jeune homme en cagoule. Sa silhouette me dit quelque chose mais je n'arrive pas à le reconnaître. Je vois Lune, là allongé à terre. Son t-shirt lui a été enlever, et je vois les traces de coup. Du sang tâche ses joues et son jean, des bleus pointe déjà sur son ventre et ça me fait mal. Je détourne les yeux de culpabilité, si j'avais été à cette fête avec elle, j'aurais pu la sauver. Je n'aurais jamais dû la laisser partir avec Gabin. C'était la pire erreur de ma vie. Je m'en veux tellement. L'inconnu sort au dessus du corps de Lune et il s'approche de moi:

-Je te la laisse si tu veux, de toute façon j'aime pas les grosses.

Sa voix me dit quelque chose, mais la cagoule empêche le son d'être entendu distinctement. Il s'apprête à s'en aller, passe devant moi, mais avant même qu'il n'est pu faire un geste de plus en avant, mon poing s'enfonce dans son ventre. J'ai la haine, il allait profiter d'elle. Il allait la violer, utiliser son corps pour son plaisir personnel. Il allait profiter de son inconscience. J'ai la rage.

Le cagoulé se plie en deux, et je lui donne un coup de genou dans le visage. Il geint tenant son visage entre ses mains. Je ne lui laisse pas l'ocasion de se lever totalement et je prends le bout de son pull noir et le paque contre le mur.

-Ecoute moi bien espèce d'ordure, je te propose un deal. Je ne dis pas que je t'ai trouvé ici, mais en échange tu ne t'approche plus jamais de cette fille. Peu importe qui tu es, si j'apprend que tu as encore essayer de la touché, je porte plainte contre toi pour violence sexuelle et je laisse les déchets de la prison te défoncé la gueule à coup de couteau.

L'inconnu hoche la tête, et je vois dans ses yeux la rage et l'humiliation, mais aussi un peu de peur. Je hais ces ordures. Je le laisse partir, parce que le plus important c'est de m'occupé de Lune. Gabin est dans la voiture en panique. Il m'a appelé en panique, quand il a appris où été Lune. Il jure qu'il ne savait pas que ça allait se passer comme ça, qu'il été avec elle, mais qu'il l'a perdu de vue, pour la retrouver dans un garage, entrain de se faire frapper. Je le crois qu'à moitié. Je sais qu'il été trop bouré pour faire attention a qui se soit, mais je lui suis reconnaissant de m'avoir prévenue. J'ai roulu le plus vite que je pouvais sur la route. J'ai débarqué comme un fou dans une fête où je n'étais pas convié. J'ai trouvé Gabin entrain de se mordre les doigts complètement paniqué, il m'a emmené à Lune et me voila.

Je m'approche du corps inconscient de Lune et lui enfile ma veste. Je soulève un peu son corp. Le contact de ma peau contre son corps endoloris la fait tressaillir et je me sens tout de suite coupable. Elle gigote un peu, mais finit par se calmer:

-Tout est terminer maintenant, Lune, ne t'en fait pas. je lui chuchote à l'oreille.

Je finis par rejoindre la voiture et Gabin, qui est entrain de fumer sa énième cigarette. Je ne sais même plus combien il en a fumer depuis qu'il m'a appeler. Je m'inquiète pas plus pour lui, il veut détruire sa santé c'est son problème. Je sens la culpabilité dans ses yeux lorsqu'il regarde Lune dans mes bras. Je la fait s'allonger sur la plage arrière de la voiture en essayant de ne pas trop la bousculé pour ne pas lui faire encore plus de mal. Je me met au volant sans un regard vers mon frère, le laisse s'installé et démarre.

Le trajet jusqu'à la maison se fait en silence, je conduis prudemment. Lune sommenole à l'arrière, entre la conscience et l'insconscience et Gabin fait tressaillire sa jambe. Je lui en veux de l'avoir emmener, mais je m'en veux plus encore. J'ai fait confiance à Gabin, je lui est donnée la responsabilité de Lune et je n'aurais pas due. Par ma faute elle se retrouve avec des bleus sur le corps, avec le coeur en miette. Je m'en veux tellement. J'appuie de rage sur l'accélérateur. Au même moment Gabin pose sa main sur mon épaule:

-S'il te plait ralentis, tu vas finir par nous tuer.

Je le regarde dans les yeux. Mon regard doit probablement être remplis de rage car il détourne vite le regard vers ses pieds. Je ralentis et je hurle en même temps:

-Tu t'fous de ma gueule?! C'est toi qui dit que je vais finir par tuer quelqu'un, alors même que tu as envoyé Lune se faire tuer?! Gabin je ne veux plus t'entendre. Je te faisais confiance putain! Le pire c'est que je suis même pas en colère contre toi. J'ai la haine contre moi même. J'aurais due être là! J'aurais due venir avec vous. Tout est de ma faute, putain!

Je ferme les yeux et respire. Je pose ma tête sur ma main appuyer contre la vitre, tout en regardant la route.

-Je suis désolé Raphaël. C'est pas de ta faute. Je pouvais pas savoir ce qui allait se passer. Claire et Lorient m'avait assurer que tout se passerait bien, je les ai crus. J'aurais pas due je suis désolé.

Je ne réponds pas et continue de conduire jusqu'à la maison. Le plus important pour l'instant c'est de soigner Lune. Je m'arrête devant notre demeure et sort Lune de la voiture. Elle est toujours endormie et je pense un moment qu'elle est dans le coma, qu'elle est peut-être entrain de mourir. Seul le doux soulèvement de sa poitrine me rassure: elle respire c'est le plus important. Je l'emmène dans ma chambre, pendant que Gabin rentre dans la sienne l'air abattue. Il s'en veut et je m'en veux, on est quitte.

Je pose Lune sur mon lit, elle gigote légèrement, ses blessures doivent lui faire mal.

-Lune, je chuchote à son oreille, je vais soigner tes blessures. Si je fais un geste que tu ne veux pas tu me le dit.

Elle gémit un oui timide. Alors j'accours chercher de l'eau oxygénée et du froid pour ses bleus. Je reviens et elle est encore au bord de l'inconscience. Son état me brise le coeur, alors que je met de l'eau oxygéné sur son arcade blessé. Je tapote le coton et je la sens tressaillir sous mes mains et j'aimerais la prendre dans mes bras, m'excuser, pleurer avec elle. L'embrasser sur son front blesser. Apaiser ses douleurs, mais je ne peux rien de tout cela. Je serre les dents, lorsque je doit soulever son t-shirt juste au niveau de sa hanche. Mon sang ne fait qu'un tour et j'ai tellement envie de retrouver ses enflures pour leur foutre mon poings dans leur gueule. Son corps est recouvert de bleus mais pas seulement. Je découvre d'autres blessures plus anciennes, des cicatrices de brûlures ou des coupures ici et là. Je retiens une larme et je passe un glaçon enrouler dans un coton le long de son flanc. Elle pose sa main sur la mienne alors j'arrête. Je la regarde, elle est maintenant réveillée et me regarde dans les yeux. Elle sait que j'ai vu ses blessures, elle sait que j'ai vue le mal qui l'a ronger. Ca à l'air de la déranger plus que le fait que je glisse ma main sur son corps, je le vois dans ses yeux. Ils sont pleins de larmes. Des larmes qui coupent mon coeur en un million de morceaux encore plus coupant dans ma poitrine. Je ne veux plus la voir pleurer, je ne veux plus la voir avoir mal, je ne veux plus la voir se faire du mal. Je veux seulement voir son sourire illuminer mes journées. Je ne veux plus voir les autres la blesser. Je ne peux plus me retenir alors je la prend dans mes bras et la sert très fort contre mon coeur. Elle s'effondre contre ma poitrine, je sens ses larmes mouiller mon t-shirt, mais je ne la lâche pas. Jamais plus elle ne se retrouvera seule, parce qu'aujourd'hui je suis là.

Ce soir le soleil est venu tenir compagnie à la lune. Une éclipse éternel.


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