Tout près du ciel

📖 La Lune est toujours derrière les étoiles ✍️ Lxcie_ecriture 📝 3608 mots

Lune


Deux semaines se sont écoulées depuis la soirée désastreuse à laquelle j'ai étais invitée. Je n'ai pas vraiment de souvenir de ce soir là. Je me rappelle seulement avoir bu un verre avec une rousse, puis m'être retrouver à me faire battre de coup. Ensuite c'est un énorme trou noir. Je me suis réveiller le lendemain j'étais dans mon lit, le visage et le corps recouvert de vilain bleus. Je ne suis pas allées en cours la semaine qui a suivie. J'ai dit à mes parents que je me sentais pas bien et je n'ai pas quitter ma chambre de toute la semaine, roulée en boule sous mes couvertures. Des fois ma mère venait voir si tout allait bien, alors je me cachais sous la couette et je la laisser caresser du bout des doigts mes joues endoloris. Elle savait que je n'étais pas vraiment malade, mais elle devait se douter que quelque chose clocher alors elle n'a pas poser une seule question et ma laisser rester à la maison. Je m'en veux de ne rien pouvoir lui dire, mais je ne veux pas qu'elle s'inquiète pour moi, je ne veux pas qu'elle aussi me voit comme un monstre plein de blessure.

Malheureusement j'ai dû assumer la semaine qui a suivie celle de ma convalescence. Pour cacher mes quelques bleus encore apparent j'ai dû me mettre quelques couche de fond teint, j'ai évité tout le monde et finit par sécher les cours dans la salle de théâtre. Je ne veux plus aller au lycée, surtout après cette soirée désastreuse. Les rumeurs se sont intensifiés à mon sujet, surtout autour de ma relation avec les jumeaux. Certains pensent que je sort avec eux deux, et que je leur fait des "petites gâteries" pour qu'ils trainent avec moi. Je m'en fiche un peu, parce que pour une fois j'ai peut-être des vrais amis.

Raphaël m'a dit qu'il m'avait ramener chez moi après avoir panser mes blessures. Il était là devant chez moi tout les soirs après les cours, la semaine où je ne suis pas venue. Il s'asseyait sur le rebord de ma fenêtre et me racontait sa journée. J'adore écouter ses histoires, ça apaise mon cœur un peu trop douloureux pour la vie. mon coeur bat toujours très vite quand il est là et dès qu'il me frôle c'est comme si un courant électrique parcourait mon corps. es sentiments qu'il réveille en moi, me sont totalement inconnue, et restent enfermés dans un coins de ma tête. Je pense souvent à lui allongée sur mon lit. Je me fais des scénarios dans mon esprit, où il me dit qu'il ressent la même chose. Je sais que ce n'est que mon esprit tordu, qui veut me faire croire à des choses qui n'arriveront jamais.

Aujourd'hui c'est, enfin le week-end après une semaine interminable de cours. Je suis tellement resté enfermer entre ces quatre murs que je ne sais pas vraiment si je préfère me faire persécutée au lycée, ou si je préfère restée chez moi. La couleur blanche et mauve de mes murs commence à peser sur mon âme. Depuis ma tentative de suicide, la maison le week-end est silencieuse comme si elle était resté suspendu dans le temps. On le sait sans le savoir. Mes parents s'inquiètent, cherchent, mais finissent par se contenter de mes "ça va". Je me suis convertie en mur de la maison, je ne parle pas et quand on me demande comment je vais, je reste de marbre. Je sais que je devrais en parler, expliquer ce qu'il se passe, mais une part plus grande à peur et honte. J'ai honte de mes démons, de mes pensées noirs, d'avoir envie de mourir. Je commence à me dire que si je pars mes parents seraient plus heureux, moins inquiet. Seulement, ils ne le montrent pas. De toute manière si je m'en vais, vont-ils vraiment être peiné? Je ne pense pas. De toute façon depuis le début de mon harcèlement, mes parents et moi sommes des inconnues. Alors ça n'a les fra pas mal, on ne souffre pas de la mort d'une personne qu'on ne connait pas, non?

Je soupire, allongée sur mon lit, à regarder mon plafond à penser à Raphaël, à ces inconnus qui m'ont frapper. Raphaël a essayer de me dire quelque chose sur cette nuit là, mais il ne l'a pas réussit, je l'ai vu dans ses yeux. Je lui en veux pas de me le cacher, parce que je sais que c'est pour me protéger et puis tout les amis ont des secret. Lorsque mon téléphone vibre, à côté de ma tête, je me retourne sur le ventre pour regarder qui m'a envoyer un message:

Raphaël : Rdv chez moi, j'ai un truc à te montrer.

Moi : Je vais demander à mes parents, s'ils disent non je passe par la fenêtre tkt (;

Raphaël : Hâte de te voir, belle Lune, qui éclaire mon beau ciel étoilé. ♥♥♥

Moi : Un peu trop beauf la disquette. Mais bien essayer. C :

Raphaël : TuT sorry

Moi : Bon à tout de suite (;

Raphaël : Je t'attends (;

Je souris bêtement devant mon écran, le coeur battant trop fort, et je quitte ma chambre, pour le salon. Mon père est assis dans le canapé un verre de vin à la main, devant son émission préférée. Ma mère est à la cuisine, d'où s'échappe la douce odeur du repas de ce soir.

-Papa, maman, je peux sortir ce soir ? Je demande d'une voix hésitante.

-Où ? interroge ma mère, sans un regard pour moi.

-Chez un ami, je resterai pas longtemps.

-On le connais ? questionne mon père.

-Non je viens de le rencontrée. Répond je un peu agacée.

-C'est non ! répond mon père.

-Mais pas s'te plaît.

-Ma chérie, ton père a raison. Tu sors jamais de ta chambre depuis le lycée, surtout c'est dernière semaine. Tu nous dit plus rien, t'invite jamais d'amis. Puis là, tu nous demande si tu peux sortir ? Tu trouves pas que ça fait un peu étrange ? Tu nous cache trop de choses Lune, alors c'est non.

-Mais maman c'est mon seul ami.

-Arrête de vouloir nous prendre en pitié. Tu n'étais pas ami avec une petite brune avant, comment elle s'appelait déjà ? demande mon père.

-Oui, Claire Denis, elle devient quoi ? Pourquoi elle ne vient plus à la maison ?

Je serre mes poings tellement fort que mes jointures blanchissent. Je voulais leur demander pour avoir bonne conscience. Mais la toute mes cachotteries sont entrain de m'exploser à la gueule et j'aime pas ça. Mon cerveau bouillonnent et travaille à quatre-cent-mille à l'heure. Les mots s'échappent de mes lèvres, avant même que mon cerveau ne les analyses.

-Lâcher moi putain ! Je vous demandais juste si je pouvais sortir ce soir. Une réponse simple, c'était trop demander ! Criais-je en me dirigeant vers ma chambre. Et vous voulez la vérité ? La vérité c'est que vous êtes pas près d'entendre la vérité. Vous ne voulez pas l'entendre. Parce que vous êtes lâches. Alors je vais continuer à cacher des choses jusqu'à ce que vous serez prêt à voir la putain de vérité en face.

Puis je claque ma porte, d'un bruit sec. Je prend mon téléphone et envoie un message à Raphaël :

Moi : Bon j'arrive, je passe par ma fenêtre (;

Raphaël : Ouiiiii (:

Je prend son sweat, que j'avais soigneusement plier dans mon armoire, pour l'enfiler, avec un pantalon cargo que je trouve me va bien. Puis je sors par ma fenêtre discrètement. Je pense que j'ai réagis un peu trop excessivement. Mais parler de tout ça à fait ressurgir une haine qui dormait en moi. Ils ne semblent jamais s'intéresser à moi et à ma vie. Mais maintenant ils veulent savoir ? Mais si tu leur avais dit pour Claire, vous n'auriez pas eu cette discussion ; dit une petite voix dans ma tête. Je le sais. Je le sais pertinemment et je me hais. Je me hais parce que j'aurais dû leur dire. Mais maintenant il est trop tard ! Je donne un énorme coup de pied dans un caillou devant moi. Il fait quelques ricocher, avant de s'écraser lamentablement sur le sol. Lamentable, comme moi !

-Lune ! appel une voix.

Je regarde autour de moi et ne voit personne. En plus d'être la pire fille, bouc émissaire du lycée, je deviens folle !

-Lune, en haut, regarde, la maison !

Je lève la tête sur une maison, légèrement semblable à la mienne. Sur un pan du toit est assis Raphaël.

-Rejoint moi, y a une échelle, normalement, qui est appuyer au mur.

Je m'approche du mur, d'un pas hésitant ; et y trouve la dites échelle. Je monte en me concentrant pour ne pas regarder en bas. Raphaël m'aide à monter avec lui sur l'ardoise, une couverture et des oreiller. Je viens alors m'asseoir à ses côtés, sur ce petit coin aménager.

-Qu'est ce qui ne vas pas ? demande Raphaël.

-Ho, rien, j'aime juste donner des coup de pied dans les cailloux.

-Je te crois pas, chante Raphaël.

-Des problème avec mes parents. Mais c'est de ma fautes je leur ai rien dit sur ma situation et j'aimerais qu'ils me comprennent. Bref je ne suis pas la fille rêver.

Je ne sais pas pourquoi je me confie à lui. Je n'ai jamais su me confier à personne, mais avec lui les mots coulent tout seuls. Ils s'échappent tellement facilement, quand c'est à lui que je me confie. Tout est plus simple. Tout vas tranquillement, sans complication. Avec lui je peut me permettre de rire, de pleurer, d'être la lUne harceler et d'être juste Lune. Avec lui j'ai pas honte de mes démons, c'est comme si eux, Raphaël et moi on cohabiter le temps d'une seconde et c'est agréable. C'est peut-être ses yeux, son sourire, son visage, sa façon de parler sans filtre, qui me pousse à me confier à lui, sans gêne ?

-Lune, c'est compliquer de dire ces choses là. Mais tu dois savoir que tes parents sont là pour toi. Il faut leur dire les choses, ça rend plus léger et tu gagnes des conseils en plus.

Je le regarde avec un sourire sur le visage. Il a l'air de savoir de quoi il parle. Comme si lui aussi c'était un jour retrouvé dans ma situation. Ses yeux s'accrochent aux miens et je perd dans le brun de ses iris. Mon cœur bat fort et mon regard dérive vers ses lèvres. Le silence de la nuit nous enveloppe et les étoiles nous éclairent, nous et la lune.

-Regarde le ciel, je voulais te montrer ça...chuchote le blond dans un souffle.

Raphaël me montre le ciel, sans me quitter des yeux. Je regarde celui-ci, il est parsemé de pluie d'étoiles magnifiques. Il est remplit de poudre céleste et depuis notre perchoir on se sent tout près d'elles. Tout près du ciel. De son immensité spatial. De cette poudre d'étoile, qu'on aimerait pouvoir enfermer dans un bocal, pour l'éternité. On semble si près des étoiles. Tout près de cette immense beauté sans nom, qu'est un ciel étoilé. Une aurore boréale d'étoile, nous fait face, semblant nous sourire, de toute leur chaleur céleste.

-Raphaël, c'est magnifique ! Je lâche. Je veux aussi écrire un livre la dessus.

-Le soleil, les étoiles, et la lune renferme la même beauté, c'est juste que l'on ne les regardes pas assez. Et en te regardant, je comprends de plus en plus pourquoi tu t'appelles Lune.

Je roule des yeux, avant de m'allongée sur les couvertures, un sourire aux lèvres. J'adore quand il me fait des petites disquettes, même si des fois elles ne sont pas des déclarations d'amour spectaculaire. D'ailleurs ce ne sont même pas des déclarations d'amour tout cours, c'est seulement un jeu entre lui et moi. Raphaël, s'allonge aussi à côté de moi, toujours le regard sur moi.

-Ben quoi ? J'ai dit quelque chose de mal ? C'était une belle disquette pourtant !

Je me tourne vers lui, pour faire face à son jolie minois.

-Faut que t'arrête, avec tes disquettes. Je vais me faire de faux espoir.

Raphaël ris doucement. J'ai entendu dire que lorsque l'on boit de l'alcool, on dit les choses sans filtres, on a le cœur léger et on dit tout ce qui passe par notre tête. Je n'ai pas bu et lui non plus. Mais nos cœur se livre d'eux même s'en que nos tête n'en donne l'ordre. C'est peut-être à cause de la nuit et des petites mèches blondes, qui titillent son front. Ou tout simplement son odeur de jasmin. Qui sait ?

-Lune, je veux pas te faire de faux espoir. Je te fait des disquettes parce que mon cœur à des choses à te dire.

-Raphaël, ne dit pas n'importe quoi. Les numéros de drague c'est n'importe quoi.

-Si tu le dis, mais ce que je ressent pour toi c'est pas de l'amitié. C'est plus fort. T'as fait de mon cœur des poudre d'étoiles.

Je roule des yeux, il ne peut pas être amoureux de moi. Tout ça c'est n'importe quoi.

-Bon j'avoue celle-là était pas fameuse, continue le blond.

-Raphaël, on est ami et tu le sais. On ressent juste de l'amitié très forte l'un envers l'autre. Presque aussi fort que de l'amour, c'est tout. Et puis je sais que tu me caches des choses, alors ça ne peut pas être une relation solide si tu me mens.

Raphaël détourne le regard gêner. Je savais qu'il me cachait quelque chose et j'en ai encore la preuve.

-Ecoute Lune, je veux bien être honnête avec toi. Seulement promet moi une chose: rappel toi que je suis toujours là, que ce que j'ai vu je n'aurais jamais du le voir, je ne profiterais jamais de toi et de tes blessures. Je te considère vraiment beaucoup et t'as une grande place dans mon coeur je veux pas que tu crois des choses fausses sur moi. 

-Accouche s'il te plait! dis-je la voix tremblante et le coeur battant.

-Bon, le soir de la fête où je t'ai retrouver, les personnes qui étaient avec toi n'ont pas fait que te frapper. Un des garçons du groupe a essayer de te violer. Et tu vois je voulais pas te le dire parce que j'avais peur de l'impacte de ces mots sur toi, parce que bon, j'ai vu ce que tu fais à ton corps et...Attention c'est vraiment pas ce que tu crois, enfaite quand je te soigner j'ai du soulever ton t-shirt et j'ai vu toute tes cicatrices, et je suis tellement, tellement désolé pour tout ça. Je te promet Lune que plus aucun d'eux ne te fera du mal, tant que tu m'auras.

Je le regarde l'air outré. J'ai...j'ai faillit me faire violer? Je n'y crois pas. Je ne pensais pas que les gens me détester à ce point. Je sais que les autres du lycée ne cessent de sexualisé mon corps, mais à ce point là? Je tourne mon visage vers la lune, qui brille de mille feux ce soir. Les mots restent coincé dans ma gorge comme une énorme boule. Elle reste coincé et je suis incapable de répondre à Raphaël. Il a cacher la vérité pour mon bien. Il a vu mes blessures, il ne veut plus que ça recommence.

-C'est...c'est vrai?

-Oui, c'est vrai, je ne te mens pas. Lune je te dis la vérité. 

-C'est grave. Je ne sais pas vraiment quoi dire. Je me dégoutte.

Je replie mes jambes sous mon menton, posant ma tête sur mes genoux. Je continue d'observer le ciel. Je n'ai aucun souvenir de cette soirée, mais je crois Raphaël, il ne m'a jamais mentis. Je me déteste et je me dégoute. Je ne comprend pas ce que je fais pour pousser les gens à me faire du mal, à me maltraité, à utiliser mon corps. Je sens des larmes couler sur mes joues. Voilà je me déteste encore plus de pleurer tout le temps. Je n'en peux plus. Je sens une main sur mon épaule et me retourne en essuyant mes larmes. Raphaël me regarde une peine immense dans les yeux. 

-Lune vient là, s'il te plait arrête de pleurer. chuchote t-il à mon oreille en me prenant dans ses bras.

Raphaël me serre fort contre son coeur, et je continue à pleurer sur son t-shirt. J'ai l'impression qu'on a remonter le temps, et que je suis encore sur ce pont où je l'ai rencontrer pour la première fois. Depuis le premier jour les bras de Raphaël m'ont réchauffer le coeur et m'ont apaisé. Dans ses bras je peux verser autant de larmes que je veux, il les sèchera pour moi. 

 -Tu ne me mens pas? Raphaël? Tu dis la vérité? Je suis une chose aussi horrible? Les autres veulent autant me faire du mal? J'articule tout en sanglotant contre le blond.

-Lune, je ne te mentirais jamais. Tu n'es pas horrible, ce sont eux les monstres, ils devraient avoir honte. Tu n'es qu'une victime. Et je suis arrivé à temps avant qu'il ne se passe quoi que ce soit de pire. S'il te plait Lune arrête de pleurer, ça me brise le coeur.

Je respire avec difficulté contre le t-shirt de Raphaël. Ce sont eux les monstres, c'est vrai. Cependant leur regards et leur démons ont fait de moi un monstre pire encore. Ils ont déformé m'ont corps avec leurs insultes et leurs couteaux tranchants. Je hais la chose en laquelle ils m'ont transformé. Je suis un amas de peine. 

La seule chose que je redoute c'est que lui me déteste aussi. Je ne veux pas que Raphaël est dégoût de moi, qu'il me déteste aussi.

-Et toi? Toi tu as vu ce que j'étais? Tu as vu mes blessures? Mon corps balafré? Tu attend quoi pour fuir? Tu attends quoi pour m'abandonner?

J'essaie de me défaire de l'étreinte, prête à accpeter que le blond ne veuille plus de moi. Mais il ressert sa prise sur mes épaules, me rapprochant encore plus prêt de lui. Mon coeur bat anormalement vite, mon sang circule à la vitesse de l'éclaire et mon âme est apaisé de sa tristesse. Je pleure encore un peu trop fort contre lui, mais sa voix transperce mes sanglots. Ses paroles tremblent comme si l'émotion était trop forte qu'il souffrait autant que moi de mes paroles:

-Lune, comment peut tu dire une chose pareil? Affirmer que je vais m'enfuir, que je vais te laisser pour des blessures que d'autres t'ont obligé à t'infliger? Lune comment peut tu être sûre que moi je ne veuille plus te voir, ou t'approcher dans j'ai déjà vu toute tes blessures et que je me suis jurer de toute les refermer? 

Il s'éloigne de moi et plante ses yeux dans mes iris devenu ronds de surprise. Il reprend son souffle et continue l'air sérieux.

-Lune que le diable m'emporte si être ami avec toi et un péché. Que l'on me jette au feu si t'aimer est un délit. Jamais de toute ma vie je ne regretterais cette rencontre sur ce pont. Lune tu es pour moi une battante. Tu es comme une étoile qui lutte pour ne pas s'éteindre et je vais pas laisser cette étoile toute seule. Tu sais quand j'ai vu tes blessures sur ton corps ça m'a fait mal au coeur. J'ai eu l'impression que c'était mon âme qu'on avait déchirée, qu'on avait brisé. Lune je ne veux plus que personne ne te fasse du mal, même pas toi même. Je serais ton bouclier. Le soleil qui aide la lune à briller. Enfin si tu le veux bien, mais je ne veux plus te faire de mal. Plus jamais. 

Les mots de Raphaël résonnent en moi. Il ne peut pas m'aimer, personne peut m'aimer. Tout le monde me déteste même moi. Toute fois quand je regarde dans ses yeux, je ne vois que de l'honnêteté. J'ai été violenté, abuser, j'ai pleurer, j'ai voulu me détruire et il a été témoins de tout ça. Il a vu de ses propres yeux le mal que l'on m'a fait et pourtant il est resté. Pourtant il est encore là, à veillé sur moi. Comment puis-je encore douter qu'il tiens à moi, ne serait-ce qu'en ami. Mon cerveau est remplis de question, de doute, mais j'ai arrêter de pleurer. Je me laisse tomber sur les couverture et Raphaël fait de même. Il me regarde effleurant du bout des doigts mon visage et mes cheveux. Nos yeux sont emboité et je ne peux plus détourner mon regard du sien. 

-Tu sais Raphaël, le plus dur dans cette histoire c'est que je n'ai jamais voulu tout ça. Je n'ai jamais voulu qu'on me haïs, pourtant c'est quand même arrivé. Je veux que tu m'aide à faire face à toute cette merde, j'en peux plus. 

Raphaël me sourit et me regarde avec tendresse. Il comprend ma détresse, il s'approche de moi et me donne un baiser sur la joue. J'ai chaud au joue et mon coeur s'arrête presque de battre. 

-Lune je serais toujours là pour toi, quoi qu'il arrive.


Il commence à se faire tard, et il doit être fatiguer pour dire et faire des choses comme ça. Oui c'est la fatigue qui agit, jamais il m'aurait, de son propre plein gré, offert un baiser, c'est insensé.

J'aurais dû penser à rentrer, mais je n'ai aucune envie. Mes parents pourrons bien s'inquiété de toute façon ils ne feront rien. Mes yeux clos, mon cerveau ralenti doucement alors que je sens encore le doux baiser de Raphaël sur ma joue et la caresse de ses lèvres. Le sommeil me gagne petit à petit, je le sens sous mes paupières. Un bras s'étire autour de moi, de mon cou, pour me serrer contre une odeur de jasmin, qui me remplit les narine. Raphaël me tient près de lui, alors que le sommeil me gagne.

-Bonne nuit, belle Lune, que les étoiles ont mis sur mon chemin et on fait entrée dans ma vie.

Je repense à cette disquette toute la nuit et je trouve que c'est la plus belle qu'il m'ait faite.


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