Mardi 23 juin

📖 Mais qu’est-ce qu’il y a dans son pantalon ? ✍️ Passiflore 📝 1457 mots

Fañch : Je suis claqué mort ! Je ne sais pas si je vais pouvoir passer ce soir

Julie : Oh non, viens quand même, j’ai déjà tout acheté pour nous faire un petit diner tous les deux. Ça va se perdre sinon

Ce n’était pas vrai mais j’étais déterminée à le reconquérir ce soir en appliquant mes nouvelles résolutions et ne supportais pas l’idée de différer leur mise à exécution.

Fañch : C’est que tu vas devoir te lever tôt demain et moi j’aurais besoin de dormir un peu plus. J’ai rien de prévu avant dix heures demain. Je compte en profiter

Julie : Tu pourras faire la grasse mat’ ! Demain je suis en télétravail, je reste à la maison

Ça c’était vrai. On avait un gros projet à rendre pour la fin de la semaine. Le relookage de notre site de vente en ligne et une nouvelle campagne de communication sur internet où on nous demandait à la fois de garder l’image « produits naturels », « tradition » de la marque mais aussi de montrer que tout cela était basé sur de la science de haut niveau, comme le faisait nos concurrents qui parlait de rétinol ou d’acide hyaluronique. Ça en jetait même si les trois quarts des clientes ne savaient pas ce que c’était. Ça faisait sérieux, scientifique.

Tradition et modernité ! Savoir ancestral et dernières avancées de la science ! Tel était le chalenge : présenter deux contraires dans un seul produit. La réunion avec le big boss était planifiée pour la fin de la semaine et rien de ce que nous avions préparé ne me satisfaisait vraiment. Amanda m’avait conseillé de m’isoler une journée en télétravail pour pouvoir me concentrer sur la question. Il est vrai qu’au bureau j’étais toujours interrompue et n’arrivait pas à avancer. J’avais donc là aussi suivi ses conseils et avais demandé à mon chef de pouvoir télétravailler le mercredi. Ce qu’il m’avait accordé.

Fañch : Ok, mais je te préviens je ne vais pas être d’une compagnie très agréable. Je suis vraiment crevé.

Julie : Pas grave ! Ta présence me suffira

Fañch : J’attends que la pièce finisse de s’imprimer et j’arrive

Fañch : Y en a encore pour une heure environ

Je n’ai pas préparé quelque chose d’extraordinaire. Juste une petite salade composée. Avec cette seconde canicule que nous subissions en un mois (plus de 40° en Bretagne, du grand n'importe quoi !), c’était plutôt bienvenu. Et puis, il fallait que je justifie mon mensonge sur les produits frais qui allaient se perdre s’il ne venait pas.

Il est arrivé tard, sa pièce 3D à imprimer a mis plus de temps que prévu. Nous avons mangé vite fait. Il ne m’avait pas menti. Il tombait littéralement de fatigue et j’étais quasi seule à faire la conversation.

Juste après avoir mangé, il a pris une douche et est allé se coucher directement en me demandant de bien veiller à le réveiller à dix heures au plus tard le lendemain matin. Je me suis couchée avec lui, même si je n’étais pas vraiment fatiguée, espérant utiliser ses dernières forces pour un dernier câlin. Je m’en tenais au plan : c’était lui que devait me faire l’amour, pas moi qui devait user de son corps. Ça ne s’annonçait pas simple.

Je me suis couchée dans son dos et ai commencé à lui caresser les fesses, pénétrant même à l’intérieur de son caleçon. Pas beaucoup de réaction. J’ai aventuré une main sur le devant pour vérifier. Rien, Popaul était au repos. Tant pis, il allait falloir que je passe à la vitesse supérieure. J’ai dégrafé, difficilement je le reconnais, le bouton de la braguette de son caleçon et lui ai sorti sa queue, toute molle. J’ai essayé de la branler un peu, sans succès. Du coup je l’ai allongé sur le dos et me suis installée entre ses jambes pour le prendre en bouche. Là il a commencé à y avoir comme un début de réaction, les prémices d’une rigidité. J’ai usé de tout mon art que je croyais irrésistible mais tout ce que j’ai pu obtenir c’est une demi-molle. J’étais frustrée.

Je me serais bien arrêtée là. Après tout, le plan c’était que lui me fasse l’amour, pas je fasse tout une nouvelle fois. Le problème était que, un, j’étais vexée par son manque de réaction et refusais d’admettre mon échec, deux, j’étais moi hyper excitée et avait maintenant vraiment envie de lui. Très envie. Il s’est redressé, a pris ma bouche, m’a embrassée. Il a aventuré ses doigts vers la ma chatte et a commencé à me caresser le clitoris. OK, au moins il se passait quelque chose et c’était lui qui en était l’initiateur.

Pendant ce temps, je continuais à masturber sa demi-mole qui ne devenait pas plus rigide pour autant mais au moins ne ramollissait pas à nouveau. J’ai essayé tout ce qu’il m’avait appris sur l’art de la masturbation, tirer très forts sur la peau de son prépuce vers l’arrière, masser ses couilles, tout. J’ai eu l’impression que cela portait ses fruits et que son érection sans être extraordinaire serait suffisante pour qu’il me pénètre. J’espérais que le simple fait d’être en moi suffisait pour faire le reste.

Il a dû penser la même chose car au bout d‘un moment il a viré son caleçon et a commencé à essayer de me pénétrer en position de la cuillère. Mais Popaul était redevenu tout mou et est ressorti quasiment aussitôt tout seul de mon vagin. Fañch a repris sa masturbation avec ses doigts. J’ai senti le plaisir monter, je lui ai demandé : « continue ». Il s’est exécuté et peu de temps après ses doigts magiques provoquaient en moi un orgasme. Il a gardé quelque temps son index inséré en moi. Bilan : il m’avait certes fait l’amour mais lui n’avait pas joui. Cela devait être frustrant pour lui, voire humiliant de ne pas avoir réussi à bander.

Je l’ai embrassé en le remerciant, je lui ai dit que ça avait été bien. J’allais ajouter « quand même » mais me suis retenue juste à temps. Du moins je pense. Le « quand » est peut-être sorti mais pas le « même ». Il s’est rapproché de moi et m’a soufflé à l’oreille : « Suce-moi encore, s’il te plait ». Il ne renonçait donc pas. Cela m’a remotivée. Après tout, qu’est-ce que j’avais à perdre ? Je l’ai donc repris en bouche tandis qu’il tenait son engin de la main, le décalottant à fond. Cela donnait un semblant de rigidité au truc mais dès qu’il le lâchait, je sentais bien que ce n’était qu’illusion : il restait désespérément mou. J’ai redoublé d’efforts, de coups de langues sur le frein sous son gland, de sucions. Je l’ai finalement entendu me dire : « Je vais jouir ». Je l’ai aspiré à fond et il a éjaculé dans ma bouche.

« Tu peux jouir sans bander ? » ai-je demandé étonnée alors que nous reprenions tous les deux nos esprits. Zut alors que je venais juste d’obtenir une issue honorable à cette débandade, voilà que mon étonnement et ma curiosité me faisait lui rappeler la panne dont il venait d’être la victime.

« Apparemment, ça n’empêche pas. Ça doit être comme cela que les impuissants peuvent quand même donner leur sperme pour une insémination.

- Arrête, tu n’es pas impuissant. Je sais de quoi je parle.

- Mais ce soir je n’ai pas pu te pénétrer, je n’ai pas pu te faire jouir avec ma queue.

- Tant que tes doigts sont rigides, moi ça me va.

- Tu ne préfères pas quelque chose de plus gros que mes doigts ?

- Si, mais je sais que j’en profiterais quand tu seras un peu moins crevé ».

Ouf, dédramatiser, mettre cela sur le compte de la fatigue, j’espérais être retombée plus ou moins sur mes pieds.

« T’es gentille. Et indulgente. Et en plus tu suces vraiment bien ».

Sur ces mots il m’a fait un dernier bisou, sur les seins, s’est retourné et s’est endormi très vite. Je pouvais entendre le souffle régulier de sa respiration. Moi par contre, je n’avais pas sommeil du tout. Je me posais mille questions sur les raisons de son absence d’érection. Fatigue ? Vraiment ? Ou manque de désir pour moi ? Si la théorie d’Amanda était juste, est ce que ma position sociale qu’il pouvait percevoir comme supérieure à la sienne, avait un effet castrateur au point de l’empêcher de bander ? Sachant que tourner ces questions sans réponses dans ma tête m’empêcherait de dormir, j’ai essayé de penser à autre chose. Mais la seule autre sujet qui me venait à l’esprit c’est cette foutue nouvelle campagne de communication de ma boite et cette contradiction insoluble entre modernité et tradition. J’ai très mal dormi, cette nuit-là, me réveillant à plusieurs reprises et ayant toutes les difficultés du monde à me rendormir. La chaleur suffocante dans mon appartement n’aidait pas.

💬 Commentaires 0

Connectez-vous pour commenter ce chapitre.
💬

Aucun commentaire pour le moment

Soyez le premier à partager vos impressions !