Chapitre 21

📖 Malgré Nous ✍️ YumiZi 📝 6882 mots

Jona et moi marchons côte à côte sous les lampadaires encore chauds. L’air nocturne me rafraîchit un peu les joues, mais mon cœur reste en ébullition. 

- Merci, je souffle arrivés devant l’immeuble. Pour tout.

- C’était un plaisir. Mais pitié, ne te frotte plus jamais contre moi comme ça, plaisante-t-il.

Il dépose un baiser léger contre ma tempe, presque tendre, toujours complice. Puis il recule d’un pas, envoie un clin d’œil joueur et ajoute :

- Je vais tâcher de trouver quelqu’un avec qui noyer mon chagrin.

Il tourne les talons, léger, désinvolte. Je le regarde s’éloigner quelques secondes, puis je pousse la porte de l’immeuble, seule à nouveau. Je grimpe les escaliers un peu trop vite, les clés serrées dans ma main comme un talisman. Zed n’est pas encore rentré, mais il ne tardera pas.

Je veux être prête, pas apprêtée, pas décorée comme une poupée de vitrine, mais bel et bien moi. Je pousse la porte de l’appartement, pénètre dans la pénombre tiède du salon. Je retire mes chaussures du bout des pieds, et fonce vers la salle de bain.

Je dois me démaquiller, pas parce que je déteste la sensation sur mon visage, mais parce que si Zed doit m’embrasser ce soir, si ses mains glissent enfin contre ma peau, je veux que ce soit moi qu’il touche. Pas le rôle que j’ai joué.

Mes yeux brillent encore d’un feu que je refuse d’éteindre. J’attrape ma brosse et après quelques coups dans mes cheveux, ils retrouvent leur naturel, comme promis. Je m’empare ensuite d’un coton, du produit démaquillant, et commence à effacer. Les gestes me viennent tout seul, le trait de liner s’efface, mes cils perdent leur épaisseur artificielle, ma bouche retrouve sa couleur originelle. Je me rince le visage, tapote doucement avec une serviette, force ma respiration à s’apaiser. 

Après une toilette sommaire mais nécessaire du reste de mon corps, une pensée s’impose à moi, si claire qu’elle en devient évidence : quand il rentrera, il ne faut pas qu’il me voie ici, dans la salle de bain ou le salon. Je dois être dans sa chambre, car c’est là que tout est le plus susceptible de basculer.

Le souvenir de son offre cette après-midi me revient - “Peut-être que tu peux mettre tes affaires dans une de mes étagères ?” - l’excuse idéale pour aller dans cette pièce, pour feindre le jeu un peu plus longtemps, jusqu’à ce qu’il cède.

Je retourne dans le salon, ouvre ma valise sans bruit, comme on entrouvre un coffret précieux, en sors la totalité de mes vêtements, et je marche vers la chambre, pieds nus sur le parquet tiède. 

Je pousse la porte, sans bruit, comme si j'entrais dans un lieu sacré, un espace suspendu hors du temps, déjà chargé de ce qui pourrait advenir. La chambre me reçoit dans une semi-obscurité tiède, baignée de silence et d'attente. L’air semble plus dense ici, plus chargé, comme si chaque atome retenait son souffle en même temps que moi.

Mes yeux se posent sur le lit, ce rectangle d’intimité, d’abandon, de promesses encore muettes. Je reste là une seconde, immobile, devant cette scène encore vierge, et je regarde le futur, l’imaginaire, le désir, tous emmêlés dans les plis d’un drap.

Alors je respire à fond, pour ne pas trembler, pour rester dans cette tension délicieuse, dans ce suspense qu’il ne faut surtout pas hâter et reprends mon chemin. L’armoire s’ouvre sans résistance, je découvre l’étagère promise, j’y replie mes vêtements avec lenteur, avec application, et je les dispose un à un, guettant les signes de son arrivée.

A travers la fenêtre, j’aperçois le néon du bar s’éteindre et les dernières lumières disparaître. Ce n’est qu’une question de secondes avant ma confrontation avec Zed, avant que tout ne commence ou que tout s’arrête.

Je l’imagine monter les marches 4 à 4, chaque pas synchronisé avec les battements de mon cœur. Je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir qu'il est rentré : la porte d’entrée claque si fort que les murs tremblent. Je me force à rester impassible, dans l’attente du dénouement de cette soirée. En moins de deux, il est sur moi. D'un même geste, il rabat la porte de la penderie, me retourne et me plaque dessus.

- C’était quoi ce numéro au bar ? rugit-il.

Pas le moment de flancher Maud…

- Je ne vois pas du tout de quoi tu veux parler.

- Oh pardon, ça devait être une autre petite brune qui enchaînait les shots et se trémoussait sur la piste de danse en se frottant à un mec qu’elle ne connait même pas, irone-t-il.

La violence et la crudité de ses mots me laisse espérer que le plan a fonctionné. Je ne me laisse pas démonter et rétorque avec une pointe de satisfaction : 

- C’était pas un inconnu. C’était Jona.

- Te fous pas de ma gueule, Maud… C’est pas toi, ça. A quoi tu joues ? Tu veux me faire rager ? 

- Ça marche ? 

Les mots flottent, suspendus entre nous quelques secondes comme un défi, mais je lis déjà la réponse dans ses yeux : il est vert de jalousie, fou de rage autant que de désir. 

Allez… Craque…

- Complètement, assène-t-il, et sans un mot de plus, il s'empare de mon visage et ses lèvres s'écrasent contre les miennes.

Sans rompre notre baiser, il m’arrache à la penderie, et en un mouvement fluide, nous renverse sur le lit. Au-dessus de moi, ses lèvres s’entrouvrent, sa langue vient caresser la mienne et je me perds dans cette fougue que je n’ai que trop attendue. 

Je sens tout de lui : la pression de son corps contre le mien, son sexe tendu qui pulse sous nos vêtements, la chaleur de sa peau, son odeur. Malgré son poids au-dessus de moi, j’ai l’impression de respirer normalement pour la première fois depuis des semaines, comme si toutes mes attentes, toutes mes craintes, trouvaient enfin leur exutoire.

Je laisse mes mains courir dans ses cheveux, sur son dos, le long de ses bras, chaque relief m’électrise. Je tente de lui enlever son t-shirt, maladroite dans mon empressement. Il m’aide à le retirer, et nos bouches se retrouvent aussitôt, avides, presque désespérées.

Il attrape ensuite le haut de ma cuisse et, d’un geste vif mais maîtrisé, me fait basculer au-dessus de lui. Je l’entends gémir dans ma bouche. Ses mains remontent le long de ma taille, entraînant ma robe sur leur passage. Il la fait passer par-dessus ma tête et ses mains se referment sur mes joues. Il m’attire et m’embrasse avec urgence, comme si la moindre distance entre nous n’était plus tolérable.

Sa langue danse avec la mienne. Je la caresse, la suce et mordille sa lèvre inférieure. Ses mains explorent mon dos, remontent, puis ses doigts, brûlants et puissants, se saisissent de mes seins, faisant naître un frisson violent qui se propage dans tout mon corps.

Ses lèvres s’éloignent des miennes pour s’aventurer sur ma poitrine. Un cri étouffé s’échappe de ma gorge lorsqu’il mordille mon téton, de plus en plus fort, jusqu’à ce que c’en soit presque douloureux. Puis il relâche la pression et laisse sa langue l’effleurer, avant d’ajuster sa prise pour le sucer avec une gourmandise que je ne peux ignorer. Mes hanches bougent contre lui, d’elles-mêmes, comme un rythme irrésistible. L’envie m’envahit, me consume, chaque fibre de mon être ne veut plus rien d’autre que lui. Ses mains libèrent mon sein, et dans un souffle rauque, il me murmure, le regard brûlant :

- Monte.

Perdue dans mes sensations, je peine à comprendre ce qu’il veut dire. Il glisse un bras entre mes cuisses, sous mes fesses et me pousse doucement vers le haut du lit. Je me redresse, essayant de saisir ce qu’il attend de moi. Puis, avec une précision déstabilisante, il passe ses bras sous mon corps et positionne mes jambes de chaque côté de son visage. Je suis face au mur, au-dessus de lui.

- J’ai envie de te dévorer, gronde-t-il entre mes cuisses.

Sans autre préambule, il écarte ma culotte et me presse contre son visage.

Oh mon…

Je gémis, incapable de me retenir. Sa langue s’aventure sur moi, fouillant chaque recoin de mon intimité avec une attention fiévreuse, comme s’il voulait connaître chaque parcelle de moi. Je suis obligée de m’appuyer contre le mur pour ne pas m’affaisser de tout mon poids sur lui, ma tête en feu, mes sensations à leur paroxysme. Il aspire alors mon clito avec une telle intensité que mon corps se tend, tout mon être réagissant à chaque geste. Je me mords la main pour retenir le cri qui menace de s’échapper. 

Il relâche mon sexe et envoie une claque cinglante sur une de mes fesses. Cette fois, je ne peux plus retenir le cri qui s'échappe de ma gorge, vibrant de plaisir.

Oh oui…

- Ne. Couvre. Pas. Ta. Voix ! gronde-t-il, autoritaire.

Il mord l'intérieur de ma cuisse, fort, avant de se replonger dans son exploration. Chaque coup de langue m’arrache un cri que je ne tente même pas d’atténuer. Il joue avec mon clito, alternant entre mouvements rapides et caresses plus profondes, passant et repassant sur ce point sensible. Mes cris, la position, et son autorité m’excitent d’une manière que je n’avais jamais ressentie. Je sens sa main se poser sur ma fesse endolorie, la caresser avec une douceur démesurée.

- Bouge contre moi, m’enjoint-il en guidant mon bassin.

Je m'exécute, mes hanches se mouvant avec lenteur contre sa bouche. Nous gémissons à l’unisson, son souffle chaud entre mes cuisses. Il revient sur mon clito et le suce avec une telle intensité que je me cambre, un soupir échappant de mes lèvres.

C’est trop bon…

Il  explore chaque recoin de moi, tète mon clito avec une faim insatiable. Les ronds impeccables qu’il dessine contre moi, ses phalanges qui me maintiennent en place, les petits sons qu’il émet… Le moindre de ses agissements décuple mon plaisir.

Encore…

Je sens la pression monter entre mes cuisses, prémisse de mon orgasme. Il change tout à coup de rythme et enfonce sa langue en moi.

- Non…, je gémis.

- Quoi ? demande-t-il, une note d’inquiétude dans sa voix.

- Reviens comme avant, je murmure, presque suppliante.

Il répond aussitôt à mon désir, sa langue retrouvant mon clitoris enflé, provoquant une décharge de plaisir. Je me presse contre lui, guidant mes hanches dans un besoin incontrôlable alors qu'il reprend ses cercles.

- Oh oui… Comme ça… Exactement comme ça, je souffle.

Je l’entends grogner de plaisir, ses sons graves m'électrisant encore plus. Je sens mon corps se tendre, comme s’il cherchait à fuir, à échapper à la puissance de l’explosion à venir. Zed agrippe fermement mes cuisses et me colle contre lui, sans jamais cesser de me lécher.

- Laisse-toi aller, souffle-t-il contre moi.

Une vague de tremblements me parcourt, mes paupières se fermant pour mieux savourer. La voix rauque de Zed, chaude et exigeante, me fait autant d’effet que ses caresses.

- Jouis… Jouis pour moi, murmure-t-il avant de replonger dans mon intimité avec une ferveur renouvelée.

Oh… Mon Dieu…

Mon clitoris est un brasier entre mes cuisses, une flamme vive qui ne cesse de grandir. Les doigts de Zed s’enfoncent dans la peau de mes hanches, fermes et puissants. Sa langue tourne encore, inlassable, m'explorant avec une maîtrise parfaite. Le plaisir grandit en moi comme une vague prête à déferler.

- Oh… Mon…

Lorsqu’il gronde à nouveau, les vibrations de sa voix ont raison de moi. L’orgasme me submerge, me terrasse. J’appuie mon corps contre le mur pour ne pas m’effondrer sur lui, mes cris résonnant dans l’air, si puissants qu’ils pourraient en faire trembler l’immeuble.

Il continue de me laper mais de plus en plus délicat, me faisant redescendre en douceur. Haletante et tremblante, je risque un regard vers lui. Ses yeux brillent, pleins de désir et de satisfaction. Toujours allongé entre mes cuisses, il cesse de me lécher et dépose un petit baiser dans le creux d’une de mes cuisses, un geste tendre et presque chaste qui fait naître une chaleur nouvelle en moi.

Prenant appui sur le mur, je me redresse lentement, ma peau encore frémissante de son touché. Je retire ma culotte avec une lenteur presque cérémonieuse, comme si chaque geste était chorégraphié. Je m’installe à califourchon sur lui, sentant la chaleur de son entrejambe à travers son pantalon. Mes mains se glissent dans ses cheveux, et je l’embrasse. Le goût de mon intimité et celui de sa bouche se mêlent en une saveur unique et excitante.

- A mon tour, je souffle.

Précautionneusement, je déplace mes cuisses plus bas sur son corps. Je frôle sa peau à chaque mouvement, et chaque frôlement me fait frémir. Je l’embrasse du bout des lèvres sur le haut de ses pectoraux, sur ses tétons, sur ses abdos, traçant le chemin vers le bas, jusqu'à son pubis, là où sa chaleur devient encore plus présente. Je déboutonne son pantalon. Je le fais glisser avec son boxer le long de ses jambes et laisse le tout retomber au sol. Le voilà enfin nu, entièrement à moi. Je prends un instant pour le contempler, détaillant chaque courbe de son corps, chaque muscle tendu, avant de reporter mon attention sur son sexe, dur et dressé, prêt pour moi.

Je souris intérieurement. Je suis celle qu’il attend, celle qu’il désire. L’air semble devenir plus chaud autour de nous alors que je l’effleure, mes doigts glissant le long de sa hampe. Je dépose de petits baisers mouillés, humides et pleins de désir, sur sa peau douce et brûlante. Chaque geste est une promesse, chaque baiser, chaque caresse une invitation à aller plus loin. Je sais qu’il me regarde, et cela rend l’acte plus excitant, encore plus intense.

Je fais passer mes doigts autour de sa verge, savourant chaque frémissement, chaque réaction. Je lève les yeux vers lui, et je découvre, comme je m’y attendais, qu’il a redressé la tête pour mieux me voir, fixant mes aller et venues avec une attention qui m'électrise. Nous ne nous lâchons pas du regard, une connexion silencieuse mais intense, un échange de désir pur, alors que je l’accueille dans ma bouche. Lorsque je commence à aller et venir avec ma bouche et ma main sur lui, il repose sa tête contre l’oreiller, le souffle lourd.

Après quelques minutes, je décide de changer de rythme, de varier mes gestes. Ma main se referme sur lui avec plus d’assurance, et mes doigts glissent le long de sa peau dans un mouvement assuré, tandis que ma langue tourne autour de son gland avec une lenteur délicieuse, comme si c’était une sucette.

Il grogne et soupire :

- Tu fais vraiment ça trop bien…

Et encore, mon chou, t’as pas tout vu…

L’énergie qui circule entre nous, l’intimité de chaque geste me rendent folle de désir. Chaque mouvement, chaque caresse que je lui offre est une invitation à l’extase, un défi à ses sens et je me délecte de ses réactions. J’accentue la pression de ma prise, mes gestes se font plus assurés, plus profonds. Le rythme devient plus rapide, plus langoureux, et ma succion plus exigeante, comme pour mieux le happer dans cette spirale de plaisir dont je suis la maîtresse.

Il râle, la voix chargée de plaisir :

- J’adore ce que tu me fais… Encore.

Je le fais sortir de ma bouche avec un léger « pop » et offre une alternative :

- Ou bien, tu pourrais aussi venir ailleurs…, je susurre en continuant mes vas et viens avec ma main.

Il gémit encore, un son rauque et chargé de désir qui résonne en moi. Je le relâche en douceur, remontant pour être à sa hauteur. Voyant qu’il a gardé les yeux fermés, je dépose un baiser tendre sur ses lèvres. Lorsqu’il les entrouvre, j’y glisse ma langue, avide de retrouver le goût de sa bouche.

Dans un même élan, je viens me poser à cheval sur lui, mes cuisses enserrant fermement ses hanches. Je fais aller et venir les miennes d’avant en arrière, avec une langueur presque provocante qui contraste avec l’intensité du moment. Je sens son sexe dur et brûlant sous le mien, chaque frottement ravivant en moi une onde de plaisir, un feu qui semble ne jamais s’éteindre. Ses mains viennent saisir mes hanches, fermes, presque possessives, et il commence à onduler sous moi, sa verge frottant contre mon clitoris dans une danse muette, comme s’il cherchait à attiser le désir incandescent qui monte entre nous, promesse d’un plaisir encore plus grand.

Je me redresse alors sur mes bras, mes yeux captivés par nos corps bougeant qui s'accordent dans un rythme de plus en plus effervescent. Les sons de nos souffles et de nos gémissements s’entrelacent, créant une symphonie charnelle qui s’intensifie à mesure que nos mouvements s’accélèrent. Son corps est chaud, puissant, parfait dans sa douceur et sa force, chaque muscle tendu sous mes ondulations.

Puis soudain, il s'immobilise et relâche ma taille avec une rapidité qui me surprend.

- Tu es sûre ? demande-t-il, scrupuleux. Tu as bu… Il faut que tu sois sûre que c’est ce que tu veux. Je ne veux pas que tu penses que j’ai profité de toi demain…

Je fronce les sourcils, irritée par sa retenue. Je saisis son menton, ma prise nette et déterminée, et je le force à me regarder droit dans les yeux.

- Zed, tu as interdiction de me jouer la carte du mec bien maintenant, ok ?

Désarçonné par ma réaction, il reste interdit quelques secondes avant d’acquiescer. Sa main se faufile jusqu’à ma nuque, et il m’attire à lui. Le baiser qui s’ensuit est ardent, une passion dévorante qui fait vibrer nos corps. Lorsque nos lèvres se séparent, il plonge ses yeux dans les miens, une lueur inquiète dans le regard :

- Je veux juste être sûr que c’est ce que tu veux… Tu es sûre ?

Cette question, répétée, réveille en moi la peur sourde de la douleur. Je réfléchis une fraction de seconde, mon cœur battant à tout rompre, puis j’opine  – peut-être un peu trop vite.

- Dis-le-moi. Avec de vrais mots.

- Oui je suis sûre. C’est juste que…

- Qu’est-ce qu’il y a ?

Les mots hésitent sur mes lèvres, non pas parce que je doute, mais parce que je n’arrive pas à trouver la manière exacte de le dire, de formuler ce qui flotte en moi sans briser la magie du moment.  Après quelques secondes, je lâche, mal à l’aise :

- Et bah… Ça fait un moment que je n’ai pas… Alors… J’ai peur… 

- Tu as peur d’avoir mal ? demande-t-il en me caressant la joue.

Il a compris, sans que j’aie besoin de le dire. Une vague de soulagement m’envahit, mêlée à une gêne diffuse que je ne peux réprimer. Je détourne le regard, partagée entre l’embarras et la gratitude.

- D’accord…, murmure-t-il.

Ses mains m'enlèvent presque sans effort de ses hanches pour me déposer à califourchon sur son ventre. Il effleure ma nuque de sa main, et me rapproche de lui pour m’embrasser encore, un baiser doux, tendre, respectueux, qui me fait fondre tout entière. Puis il cesse de m’embrasser, pose nos fronts l’un contre l’autre et reprend :

- On va mettre du lubrifiant…

Il tend le bras vers la table de chevet pour le récupérer, ses gestes à la fois assurés et un peu tremblants, trahissant son agitation. Une nervosité qui fait écho à la mienne.

Oh mon dieu… Est-ce que c’est vraiment en train d’arriver ?

Je le sens s’affairer en bas, et une onde de chaleur me traverse, mon cœur battant à un rythme chaotique et effréné.

- Voilà…, chuchote Zed. On va y aller tout doux, okay ? De toute façon, c’est toi au-dessus. C’est toi qui bouge. C’est toi qui décide, conclut-il en reposant ses mains sur ma taille.

Il est si prévenant que j’en ai la chair de poule.

Je glisse une main entre nous, saisissant sa verge, avant de me redresser pour le guider là où nos corps vont s’unir. Lorsque son gland effleure ce point de rencontre, Zed laisse échapper un soupir de plaisir, presque inaudible, qui résonne dans tout mon être.

Je ferme les yeux et m’abaisse sur lui, prenant le temps de l’accueillir, chaque centimètre me procurant une légère sensation d’inconfort, comme si mon corps devait se réajuster, se rappeler. Cette gêne est fugace, presque imperceptible, et se dissipe, se fondant dans la chaleur qui grandit à mesure qu’il prend plus de place en moi.

Je savoure chaque seconde, prenant de grandes inspirations, me concentrant sur la sensation de mon corps qui se détend et s’ajuste à sa présence. 

Lorsque nos hanches se rejoignent enfin, je commence à bouger, d’abord avec prudence, encore timide. Mes hanches oscillent dans un rythme lent, les va-et-vient gagnent en ampleur, la sensation de plénitude s’intensifiant à chaque mouvement. L’inconfort initial s’éteint peu à peu, remplacé par une chaleur douce, un plaisir qui se réveille et se diffuse en moi.

Chaque mouvement devient plus fluide, plus assuré, et avec lui, le plaisir se fait plus fort, plus palpable, à mesure que nos corps dansent ensemble. Il reste immobile sous moi, mais ses mains serrées sur mes hanches me montrent qu’il n’est pas indifférent. Son contrôle, sa patience, cette attente silencieuse, ce respect mêlé de tendresse qu’il m’offre m’enflamment encore plus, me poussent à prendre le temps, à m’imprégner de chaque sensation.

Je me penche, mes seins effleurant son torse, savourant la chaleur presque étouffante de sa peau nue contre la mienne. Mon souffle caresse sa joue, son menton et je me délecte de chaque frisson que je provoque et que je ressens à la connexion de nos corps. Mon coeur s’emballe, comme si chaque pulsation amplifiait l’intensité du moment.

Quand nos lèvres se retrouvent, je viens caresser sa langue avec la mienne et plus rien d’autre n’a d’importance que nous. Je continue de le faire aller et venir en moi et mes mains glissent sur lui, explorant davantage la courbe de ses larges épaules, l’arôme de sa peau, la fermeté de ses muscles. Tout autour semble disparaître, se fondre dans la chaleur de notre union, m’inciter à me perdre encore plus.

Je délaisse ses lèvres pour aller embrasser son cou, un baiser long et tendre, contrastant avec l’urgence brûlante qui monte en moi. Sa respiration s’accélère et je sens sa mâchoire se crisper contre ma joue.

Je suis prête. Mon corps épouse le sien. Plus besoin de précaution ou de retenue : il peut se laisser aller.

- Prends-moi, je souffle.

Comme l’autre jour dans la salle de bain, il se fige une fraction de seconde, comme s’il lui fallait ce minuscule laps de temps pour intégrer l’information. 

Ses mains se ferment, encore plus possessives sur mes hanches, ses doigts s’enfonçant dans ma peau, son sexe me pénétrant avec force. Sa main vient chercher ma joue et m’attire à lui. Ses lèvres se referment sur les miennes comme un étau de velours. Je laisse échapper un gémissement, surprise par cette démonstration flagrante de son désir. Il se met enfin à bouger, à répondre à mes mouvements et mon souffle se coupe. Nos corps trouvent un rythme fiévreux et chaque seconde m'emporte un peu plus loin dans le plaisir, éteignant toute pensée cohérente.

L’urgence de son désir est palpable dans la tension de chacun de ses muscles, dans chaque poussée qu’il impose à mon corps demandeur, ses gestes se font plus pressés, plus avides. Je laisse entendre mon plaisir, mes mouvements se faisant de plus en plus sauvages sous lui, mes ondulations s’intensifiant, chaque geste déclenchant une décharge de plaisir. Sa voix rauque et basse survole la mélodie de nos ébats, se mêlant à mes gémissements, me transperçant :

- Tu es trop sexy, comme ça… Tellement belle, tellement douce.

Une chaleur viscérale m’envahit, des papillons naissent dans mon ventre, le faisant se contracter. Je me perds dans cet instant où j’oublie tout ce qui n’est pas lui et moi. Ce plaisir incandescent que nous nous autorisons enfin. Perdue dans l’instant, portée par le plaisir, par le besoin de lui, je murmure presque sans réfléchir :

- Plus fort…

Et tout bascule, littéralement. D’un geste maîtrisé, il s’empare de mon corps et me retourne sur le dos. La surprise me paralyse une seconde, mais quand je vois l’intensité de son regard, de cette faim qu’il ne cache plus, je me tends, frémissant d’anticipation. 

Quand il me place sous lui, tout devient flou, comme si un de mes nombreux fantasmes coupables prenait vie. Je le vois ensuite se pencher sur moi, son corps lové contre le mien, entre mes jambes, avant de reprendre possession de ma bouche. Ses grandes mains chaudes agrippent mes fesses et il me prend d’un coup, retrouvant sa place entre mes cuisses, comme si j’étais faite pour lui.

Alors que je pensais que mon plaisir était à son comble, son poids sur moi et la pression de ses coups de rein me détrompent. Il me prend plus vite, plus fort, exactement comme je le lui ai demandé. Il n’y a aucune hésitation dans ses gestes, chaque mouvement de ses hanches me renverse, m’emmène toujours plus haut. 

Ma respiration est erratique, entrecoupée de longs gémissements que je ne cherche plus à dissimuler, si bouleversée par l’intensité de ces sensations que j’en ai presque la tête qui tourne. Je me cambre, mes jambes s’enroulent autour de sa taille, mes mains s’accrochent à ses bras, comme s’il pouvait m’empêcher de perdre pied.

Il se détache délicatement de moi, sans cesser de me pénétrer, le nouvel angle de nos corps est délicieux. Il intensifie ses va et vient, mon corps répond, sans réserve, se tendant, se cambrant, cherchant à suivre son rythme, à le rattraper. Mon corps n’est plus qu’un immense brasier tant je brûle de désir et de plaisir. Je le sens partout : sa chaleur, sa force, ses mains sur mes cuisses, sa peau contre la mienne. Mon souffle se brise à chaque mouvement, et pourtant, c’est comme si je ne respirais que pour lui. Aucun mot ne suffit pour capturer ce que je ressens, cette montée irrépressible, cette tension qui me traverse, menaçant de me submerger.

- Zed… , je murmure à demi consciente. Zed… C’est trop bon…

Il s’arrête soudain et se redresse, à bout de souffle. Tout mon corps proteste, confronté au vide qu’il laisse, mais je ne peux que le regarder, frustrée et interdite, à genoux devant moi.

- Retourne-toi, ordonne-t-il.

Mon cœur bat encore la chamade, mon esprit tentant de rattraper ce qu’il vient de dire. Un frisson me traverse, brut, délicieux. Ce n’est pas tant les mots — simples, ordinaires — mais la manière dont il les a posés, avec cette assurance calme, cette autorité nue, assumée. 

Ils réveillent en moi une effronterie féroce, un besoin de le provoquer, de le pousser dans ses retranchements — et de voir s’il saura me contenir. Ce n’est pas la soumission qui me fait vibrer, c’est le bras de fer, bien plus excitant que l’obéissance pure. 

Je brûle d’explorer cette dynamique entre nous. Nous avons toujours été complices, jouer ensemble est naturel, instinctif pour nous, et ce nouveau jeu risque d’être très intéressant.

Un sourire effleure mes lèvres et je me redresse, aguicheuse, féline, insolente, avant de me poster à genoux, moi aussi, face à lui. 

- On dit “s’il te plaît”, quand on est poli, je susurre tandis que mes doigts trouvent son sexe.

Je le caresse, le défie du regard, mes mouvements lents, doux, calculés pour le faire languir. Après un sursaut à peine perceptible, son regard change, éclairé par une lueur d’amusement. Un sourire aussi malicieux que le mien vient se dessiner sur ses lèvres. Il pose une main possessive sur ma nuque et fait glisser ses doigts sur moi, jusqu’à mon clitoris, avec une précision déconcertante. Nos caresses se répondent, synchrones, électrisantes.

Pas question de craquer la première…

Je tente de garder le contrôle, car c’est moi qui ai lancé le jeu, mais son toucher est trop habile, trop intense. Mon souffle s’accélère malgré moi, et déjà je sens mes pensées vaciller. Je lutte contre moi-même, refusant de céder tout de suite. Mais alors qu’il intensifie ses mouvements, que ses doigts s’accordent au rythme que je lui impose, ma détermination se brise. Incapable de résister plus longtemps, je rend les armes, laisse ma tête partir en arrière dans un grand soupir de plaisir.

- S’il te plaît, claironne-t-il, un brin moqueur mais pourtant tendre.

J’aime le fait qu’il m’accorde cette égalité dans notre petit jeu, que notre complicité fonctionne aussi sur le plan sexuel. Mais, pour l’heure, j’estime que j’ai perdu. Je me tourne donc et m’installe à quatre pattes devant lui, aussi dévergondée que possible, prenant mon temps, pour continuer de le faire attendre, consciente de chaque mouvement, de chaque ligne que mon corps dessine sous son regard. Une chaleur monte en moi, à la fois de l’anticipation et de l’excitation.

Je sens ses yeux sur moi, et c’est électrisant. Mon dos légèrement courbé, mes fesses offertes, je me surprends à aimer cette tension, ce moment suspendu où tout semble possible.

Que va-t-il faire ? Comment va-t-il me toucher ?

Quand il se rapproche, le matelas s’affaisse sous son poids, et un frisson me parcourt. Puis son torse chaud se colle contre mon dos, et je ne peux retenir un léger gémissement. Sa chaleur m’enveloppe, son souffle caresse ma nuque. Son poids contre moi est à la fois apaisant et enivrant.

Il bouge lentement, presque trop lentement, sa main glissant sur mon ventre, effleurant mes courbes. Son toucher est précis, taquin, et mon souffle se fait plus rapide à mesure qu’il m’explore. Les motifs de sa chevalière ajoutent une dimension rugueuse à son toucher, une morsure délicate au milieu de ses caresses.

Quand ses doigts trouvent mon sexe, un soupir plus profond m’échappe. Il me doigte sans précipitation, avec une maîtrise presque cruelle. Je ne sais pas si c’est une punition subtile, un prolongement de ce jeu de domination, ou s’il est juste concentré sur l’idée de me faire du bien, de me rendre folle de plaisir. Peut-être les deux. Cette incertitude me trouble autant qu’elle m’excite.

Il sait exactement ce qu’il fait. Ses doigts me dessinent comme s’il cherchait à graver chaque sensation en moi. Ses lèvres tracent les contours de mon corps, embrassant le creux de mes reins, la courbe de mon dos, puis mon tatouage. Quand il atteint mon épaule, un long frisson me traverse, mes bras menacent de lâcher.

Cette douceur, cette lenteur, c’est si différent de ses pénétrations précédentes. C’est insoutenable. Mon corps se cambre malgré moi, cherchant davantage. Mes doigts agrippent les draps, comme un exutoire à cette tension qui me consume. Je n’en peux plus d’attendre. Chaque caresse, chaque souffle contre ma peau me pousse un peu plus près du bord.

Arrête de me torturer comme ça… S’il te plaît… Prends-moi.

Alors que je me surprends à envisager de le supplier de mettre fin à ce délicieux supplice, ses doigts se retirent. Avant même que je puisse protester, je le sens se redresser et se placer derrière moi. Je retiens mon souffle, fébrile à l’idée de ce qui m’attend.

La chaleur de son corps contre mes fesses, la tension presque palpable entre nous. Et puis, enfin, il entre en moi. Lentement. Délicatement. Une onde de plaisir m’envahit, me submerge, et un gémissement long et profond m’échappe. Mon corps le reconnaît et agit d’instinct, mes hanches cherchant déjà à s’adapter, à l’accueillir plus loin.

Ses mains trouvent ma taille, et comme toujours, me serrent, comme pour m’empêcher de partir, comme s’il craignait que je me dérobe. Dès son premier mouvement, tout mon corps se tend et je crie, surprise par l’intensité du plaisir qu’il me donne, par cette connexion brute et parfaite.

Ses coups de reins deviennent plus rapides, plus puissants, et je sens mon corps répondre malgré moi. Je m’ouvre à lui, sans réserve, tendue sous ses assauts, incapable de faire autre chose que de me laisser emporter.

- Caresse-toi.

Cet ordre-là me parvient comme à travers un voile, me laissant à la fois troublée et électrisée. Mes doigts obéissent et glissent presque malgré moi vers mon sexe. Le contact est électrisant, ajoutant une dimension presque insupportable à ce que je ressens. Son rythme s’accélère encore et je suis incapable de contenir mes cris.

Chaque mouvement de son corps contre le mien, chaque pression de mes doigts me propulse plus loin dans cette vague de plaisir dévorante. Je sens la tension monter, mon corps entier semble se concentrer sur cette explosion imminente, sur ce plaisir qui me rend folle. J’ai l’impression que je pourrais mourir s’il décidait de s’arrêter à nouveau. Tant pis si je perds tout contrôle, tant pis si je le supplie. Tout ce qui compte, c’est qu’il continue.

- Ne t’arrête pas… Ne t’arrête pas…

Ma propre voix me surprend : essoufflée, désespérée. Mais je ne peux pas m’en empêcher. Je sens mes muscles se tendre, mon souffle devenir plus court, comme si mon corps tout entier s’embrasait. La tension en moi atteint son paroxysme, prête à exploser. Puis c’est l’extase. Une vague brute et dévastatrice me submerge. Mon corps se fige, puis se libère dans un cri incontrôlé. Je jouis, fort, sans retenue, chaque fibre de mon être vibrant sous l’intensité.

Le plaisir est si puissant qu’il me laisse vidée. Mes mains glissent loin de mon sexe, mes bras lâchant prise. Mon corps tremble, incapable de faire face à cette décharge. Ses doigts viennent remplacer les miens, et à peine le contact est-il établi que je suffoque sous une nouvelle vague de sensations. Mon souffle devient erratique, ma voix s’échappant en halètements irréguliers.

Il continue, implacable. Ses mouvements, précis et rapides, m’emportent à nouveau. Mon esprit se brouille, incapable de suivre la cadence. Je suis perdue, prise dans cette spirale de plaisir où il ne reste que lui et moi, et ce feu qu’il alimente sans relâche. Mes tremblements deviennent incontrôlables. Chaque coup de bassin, chaque pression de ses doigts me pousse un peu plus loin. Quand une nouvelle vague me prend, je ne peux que crier encore, un cri brut, presque une plainte.

Et c’est là que je le sens. Son corps se tend derrière moi, sa prise sur mes hanches se resserre, et dans un ultime mouvement, il éclate. Un gémissement rauque s’élève de sa gorge, et je sens son plaisir m’envahir, chaud, brutal, et si intime.

Il ralentit peu à peu, ses mouvements devenant plus doux jusqu’à s'immobiliser. Quand il se retire, une étrange sensation de vide me gagne, mais je n’ai même pas la force de m’y attarder. Je m’effondre sur le matelas, incapable de bouger, mon corps encore secoué par les dernières ondes de plaisir.

Je le sens batailler quelques secondes avec le draps bloqué sous mon poids avant de s’allonger derrière moi, son torse chaud venant épouser la courbe de mon dos, son sexe contre mes fesses. Ses bras m’enveloppent, une étreinte douce qui contraste avec l’intensité de ce que nous venons de vivre. Je me laisse faire, me rapproche un peu plus de lui, mes muscles encore engourdis me rendant maladroite.

Je ferme les yeux, mon souffle s’accordant au sien, et je me laisse porter par cet instant de calme qui nous caractérise. Mon corps est lourd, apaisé, et le silence entre nous me berce doucement.

Mais alors que je m’apprête à sombrer dans le sommeil, je ressens un changement imperceptible dans l’air. Une sensation étrange de vide me saisit et je me tourne dans le lit, à la recherche de Zed. Un frisson me parcourt quand je remarque qu’il n’est pas à mes côtés. J'entends un bruit dans la pièce voisine et quelques secondes plus tard, je vois sa silhouette, nue, dans l’embrasure de la porte. Il entre sans faire de bruit, mais je perçois tout de suite quelque chose qui a changé. Ses épaules sont un peu plus tendues que d’habitude, son pas, d’ordinaire si assuré, semble plus lourd, comme s’il portait un poids invisible.

Il y a une sorte de distance qui s’est installée entre nous, une gêne qui n’y était pas avant. C’est subtil, mais je le vois, et cela me frappe en plein cœur. Je ne veux pas que notre première nuit soit gâchée par une fausse note, alors, même s’il risque de se fermer, je tente d’ouvrir le dialogue.

- Qu’est-ce qui te tracasse ?

- J’essaie de comprendre, répond-il à mon grand soulagement. Comment je dois prendre ce qui s’est passé ?

Il revient s’installer à mes côtés dans le lit et je décide de lui dire la vérité, même si elle n’est pas flatteuse.

- Comme un gros coup de poker. Une idée de Jona que j’ai suivie parce que… Et bien parce que je voulais que tu réagisses. C’était mon ultime tentative pour que tu ne me vois plus comme la fiancée de Nate. Sans ça, rien n’aurait changé dans le sens où je l’espérais.

Je le laisse digérer mes mots, sans rien ajouter, attendant de voir si enfin il comprend. Malheureusement, il reste de glace. Je me colle contre lui, le prends dans mes bras, savourant à nouveau la chaleur de sa peau, embrassant son torse et confie sans détour :

- Zed… Je veux être avec toi. Je te veux toi. Juste toi.

Il se crispe une demi seconde avant de me serrer contre lui et de poser un baiser sur mon front. Le cœur léger, je me laisse faire, me sentant enfin à ma place, en sécurité. Tout a été dit, il n’y a plus aucune ambiguïté, nous sommes sur la même longueur d’onde et je n’ai jamais été aussi heureuse.

Son corps est chaud et réconfortant, et la fatigue me gagne à nouveau. En quelques minutes, le doux rythme de sa respiration m’apaise, et je ferme les yeux, me laissant emporter dans un sommeil paisible, enveloppée dans son odeur et la chaleur de ses bras.

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