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📖 On tourne ! Action ! ✍️ docno 📝 659 mots

Fabrice transpirait. Il était tendu comme… Tendu à mort ! Finalement, rassemblant son courage, il fit son entrée :

— Bonjour mademoiselle. Toi ça va ?

— Coupez ! C’est quoi ce bordel ! Fabrice ! Tu me fais quoi, là ? S’étouffa le pauvre José.

— Bah ! J’improvise… Je suis un artiste ! C’est qu’on ne m’a pas donné de script ni mon dialogue…

— Mais y a pas de dialogue ! Tu baises Ophélie ! Debout, couché, en biais, comme tu veux, mais tu baises ! De toute façon on ne verra pas ta gueule… Que ta queue… C’est Ophélie qu’on verra. Pas toi ! Regarde comme elle est belle et… Comme tu es vilain…

— Ah… C’est que je pensais… On dit pas bonjour alors ?

— NON ! On dit rien ! On baise ! Tu peux faire « ah, oh, oh oui » si tu veux...

— José, je t’avais prévenu… Les amateurs… murmura Ophélie, consternée.

— Oui, bah Ramon, il a une sgeguite du feu de Dieu, il pisse des lames de rasoirs ! Alors ? On prend ce qu’on trouve…

— Il y arrivera pas… Regarde-le.

— Il y arrivera ! Fabrice, mon garçon… Tu peux baiser Ophélie ? Elle te plaît pas ?

— Bah si ! Je peux ! Je peux ! Sûr je peux !

— Tu vois. Il peut ! On se met en place… Fabrice, à poil et rapplique !


Fabrice était passablement désabusé. Même un tantinet déçu par la tournure des évènements. Mais il y allait de son honneur et surtout, il avait faim. Aussi, jeta-t-il bas ses frusques et s’élança-t-il courageusement, sortant de la tranchée, affrontant le no-man’s-land avec le grand lit violemment éclairé et l’Ophélie alanguie dessus.

Le voyant la bimbo pouffa de rire.

— Coupez ! Mais putain Ophélie ! Tu me fais quoi ?

— Nan, c’est trop ! Tu as vu ses chaussettes ?


Toute l’assistance darda ses regards sur les chaussettes jaunes Pikachu de Fabrice. Le pauvre José se frotta les sourcils. La dépression le gagnait.

— Fabrice ! Mais c’est quoi ça ?

— Bah mes chaussettes fétiches. Elles sont propres !

— On t’a dit à poil et baise l’Ophélie ! Qu’est-ce que tu n’as pas compris là-dedans ?

— Mais tu m’as dit : on voit que ta queue… J’ai pas envie d’avoir froid aux pieds…


La belle Ophélie s’amusait à tirer sur une chaussette du malheureux.

— Les mêmes que mon petit neveu… C’est un bébé ce mec, José… C’est abuser ! Le pauvre…

— Putain… On est foutu… se désola José, se laissant tomber sur le plumard.

— Mais quoi ? S’énerva Fabrice.

— Ça va pas le faire…

— Ça veut dire que tu vas pas me payer ?

— Voilà !

— Merde alors. Même pas un sandwich ?

— Michèle, file-z’y un sandwich à ce miséreux… Il me fait pitié.


Fabrice mangea son sandwich au thon la mine maussade. Tout en mastiquant, il songeait. Non, ça ne passait pas ! Ça ne se passerait pas comme ça !

Il se leva et alla droit sur José, la mine décidée.

— Si je t’amène un mec… Un cador ! Tu me files combien ?

— Hein ? Tu connais quelqu’un ?

— Un pro ! Sa vie c’est la baise ! D’ailleurs, il est obligé de se branler tout le temps.

— C’est quoi ce mec ?

— Un colosse ! Entre Quasimodo, Hercule et un Orang-Outang… Mais en plus grand.

— Tu te fous de moi ?

— Nan ! Alors ?

— Il va pas faire le con avec des chaussettes et des dialogues ?

— Il pense pas ! Il baise. Sa vie c’est sa queue.

— J’aime ça. Amène-le demain. Comment il s’appelle ?

— Jo ! Tu seras pas déçu ! Mais prépare le fric.

— OK ! OK ! Mais je déduis le sandwich au thon…

— Radin !

— Les temps sont durs…


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💬 Commentaires 2

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klodik • 1 semaine, 1 jour
On monte d'un cran ! J'ai adoré à ne plus pouvoir cesser de rire, le Fabrice à poil en chaussettes jaunes à l'assaut des tranchées... Du grand art ! et cette capacité à rebondir en négociateur de commission... Bravo !
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phillechat • 1 semaine, 1 jour
ah super le plan b !
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