Saison 1 - Épisode 11 - THE DEVIL HIMSELF
La vieille ville de Vilnius s'éveillait doucement.
Les pavés encore humides et enneigés reflétaient les premiers rayons du soleil.
Les cafés commençaient à réveiller les esprits endormis.
Les tramways traversaient tranquillement les avenues.
Personne...
Ne savait que dans quelques minutes...
Une guerre allait commencer.
The Beast roulait lentement.
Derrière elle...
La BMW E31.
La GT-R.
La MX-5.
La GT3.
Puis The Beauty.
Alex regardait par la fenêtre.
— Bro...
Je retire tout ce que j'ai dit sur la Lituanie.
C'est magnifique.
Luna observait les toits de Vilnius.
— Je préfère Caparica quand même.
Alex sourit.
— Une chose à la fois sister, profites, admires un peu tant qu'on est là.
Et puis j'ai déjà survécu aux routes lituaniennes alors autant que je puisse admirer leur capitale.
C'est pas mal, ça manque juste de palmiers et soyons précis, on se gèle les couilles ici.
Quelques minutes plus tard...
Le convoi s'arrêta devant une vieille maison de pierre.
Pas de portail.
Pas de gardes.
Juste une plaque discrète.
Les quatre louves descendirent immédiatement.
Elles observaient chaque rue.
Chaque fenêtre.
Chaque voiture.
Emmanuel prit le petit écrin noir.
Puis regarda Vaida.
— Combien t'en as comptée petite sœur ?
elle sourit.
— Beaucoups trop et ils sont déjà là depuis un moment.
Alex regarda autour de lui.
— Euh...
On pourrait peut-être attendre cinq minutes avant de se mettres la pression, non ?
Personne ne répondit.
Luna lui souffla.
— Bienvenue dans la méthode Emmanuel.
Quand c'est calme...
C'est que tout le monde attend, beaucoup trop effectivement.
Emmanuel s'approcha de la porte.
Il frappa simplement.
Trois coups.
Quelques secondes plus tard...
Une vieille femme ouvrit.
Elle observa Emmanuel.
Puis le Rosaire.
Son regard changea.
— Vous êtes le Sorcier de Caparica.
Ce n'était pas une question.
Il inclina simplement la tête.
— Oui, entre autres.
Elle ouvrit davantage la porte.
— Entrez, nous vous attendions.
La maison semblait figée dans le temps.
Des photographies anciennes couvraient les murs.
Des portraits.
Des uniformes.
Des médailles.
Puis...
Un homme d'une soixantaine d'années entra dans le salon.
Il s'immobilisa.
Son regard tomba immédiatement sur l'écrin noir.
Il ne disait rien.
Comme s'il savait déjà.
Emmanuel posa doucement l'écrin sur la table.
L'ouvrit.
La lumière du matin se refléta sur l'Anneau de Mindaugas.
Le vieil homme ferma lentement les yeux.
Sa main tremblait.
— Mon grand-père...
Me racontait son histoire...
Chaque Noël.
Sa voix se brisa.
— Nous pensions...
Ne jamais le revoir.
Emmanuel referma délicatement l'écrin.
Puis le poussa vers lui.
— Il appartenait à votre famille.
Le vieil homme resta immobile.
Puis posa simplement une main sur l'écrin.
Comme s'il retrouvait un membre de sa famille.
Des larmes apparurent.
— Merci...
Emmanuel secoua doucement la tête.
— Ne me remerciez pas.
Il était simplement temps...
Qu'il rentre chez lui.
À l'extérieur...
Vaida parlait discrètement dans son oreillette.
— Rita ?
— Rien au nord, c'est calme.
— Eglė ?
— Deux véhicules suspects, disons trop flag pour êtres des installateurs de fibre optique.
Rue parallèle.
— Giedrė ?
— Trois motos et pas de la merde, Panigal V4.
Ils attendent.
Vaida regarda The Beast et The Beauty.
Puis souffla.
— Ça vas taper fort.
Alex grignotait des Tagada.
— Vous êtes tous stressés dans ce pays...
Moi je trouve que ça se passe super bien en fait, non ?
Au même instant...
Une camionnette blanche passa lentement devant la maison.
Puis une deuxième.
Puis un camion de livraison.
Vaida sourit.
— Voilà, welcome to the Jungle.
Le décor est installé.
À l'intérieur...
Le vieil homme leva soudain les yeux vers Emmanuel.
— Pourquoi...
Pourquoi prendre autant de risques...
Pour un homme que vous ne connaissez même pas ?
Emmanuel resta silencieux quelques secondes.
Puis répondit calmement.
— Parce qu'un peuple, parcque les Hommes...
Perdent toujours un morceau de leur âme...
Quand on leurs volent leur histoire.
Le vieil homme serra l'écrin contre lui.
Sans dire un mot.
Puis...
BOUM !
Une explosion fit trembler toute la maison.
Les vitres vibrèrent.
Alex sursauta.
— Ah !
Voilà maintenant on peut véritablement commencer à stresser les sisters !
Vaida porta immédiatement la main à son arme.
— Contact, on suit le plan les filles !
Toutes les radios grésillèrent en même temps.
— Rita !
— Ça arrive de partout c'est le méga mess !
— Giedrė sur la défensive souffla !
— Rue Est bloquée !
— Eglė toujours sarcastique !
— Des SUV noirs, enfin c'est un noir de merde à deux balles !
Dix SUV, rien que ça les mecs, et avec option couleur à chier !
Emmanuel remit lentement sa capuche.
Son visage redevint impassible.
Il regarda une dernière fois le vieil homme.
— Enfermez vous au sous sol dans la salle du coffre, ne me demandez pas comment je sais, allez y dessuite.
Le vieil homme étonné acquiesça.
Emmanuel sortit.
La rue entière était désormais bouclée.
Des SUV noirs barraient toutes les issues.
Des hommes armés descendaient déjà des véhicules.
Alex regarda autour de lui.
— Euh...
Bro...
Je crois qu'on vient de select le niveau "Nightmare".
Luna sourit.
— Non.
Elle regarda Emmanuel avancer, seul, au milieu de la rue.
Le Rosaire glissait déjà lentement entre ses doigts.
— Ça, non
C'était juste l'écran de chargement cowboy.
Au bout de la rue...
Une silhouette descendit lentement d'un imposant 4x4 noir.
Manteau de fourrure sombre.
Carrure massive.
Calme absolu.
Il retira lentement ses lunettes.
Puis leva les yeux vers Emmanuel.
Les deux hommes restèrent immobiles.
Toute la rue sembla retenir son souffle.
Alex murmura.
— Merde, c'est Dolph Lungren le keum... mais là version wish que t'as même pas commandé.
Vaida répondit avec un petit sourire sans quitter la silhouette des yeux.
— Oui, mais là commande est arrivé Alex...
L'Ours est enfin sorti de sa tanière.
Le silence dura exactement...
Deux secondes.
Puis l'enfer s'ouvrit.
Une pluie de balles traversa toute la rue.
Les vitrines explosèrent.
Les voitures sonnèrent.
Les habitants hurlèrent.
Vaida cria immédiatement.
— Mesdames , si vous voulez bien vous donner le plaisir !
Les trois véhicules bondirent dans des directions différentes.
Comme une véritable meute.
Arūnas ne bougeait pas.
Il observait simplement Emmanuel.
Le loup.
Enfin.
Ils étaient face à face.
Il esquissa un sourire.
— Tu es venu pour me voir en personne petit loup...
— Non.
Petit silence.
— C'est toi qui es venu jusqu'à moi petit ourson.
Arūnas leva doucement la main.
Une simple pression du doigt.
Une vingtaine d'hommes surgirent des ruelles.
Tous lourdement armés.
Alex regarda autour de lui.
— Bro...
Je crois pas que ma petite pièce vas suffire là.
Luna regarda la rue.
— Non, donc il vas falloir que tu écoute ton cœur, là, monsieur le Black Wizard.
Elle sourit.
— Puis j'ai prévu le coups, des Tropifrutti... C'est pour les cas d'urgence.
- Ooohh sister, là t'as assurée, échec et mat direct, des Tropifruttiiiiiiii, putain le kiff extrême !
Le premier homme surgit.
Emmanuel tira.
Une balle direct entre les deux yeux.
Un deuxième, dans la jugulaire.
Troisième, dans l'oeil droit.
Quatrième, dans la main tenant son Revolver.
Jamais deux fois le même geste.
Jamais une balle inutile.
Alex resta bouche bée.
— Il a donc décider de disséquer l'ensemble de l'anatomie humaine... Intéressant.
Vaida répondit dans l'oreillette sans quitter la route des yeux.
— Non, il autopsie Alex, le plaisir est post mortem chez lui.
Pendant ce temps...
La GT-R de Rita surgit entre deux tramways.
Elle ouvrit la fenêtre.
Deux rafales.
Deux motos tombèrent immédiatement.
— Moins deux, next.
La MX-5 déboula dans une ruelle si étroite que les SUV ne pouvaient pas suivre.
Giedrė leva le frein à main.
Demi-tour parfait.
Elle ressortit derrière les poursuivants.
— Salut les mecs à plus.
Une grenade fumigène.
Toute la rue disparut dans un épais nuage gris.
La GT3 arriva comme un obus.
Eglė percuta volontairement un SUV au niveau du train arrière.
Le 4x4 partit en travers.
Bloqua complètement l'avenue.
Elle éclata de rire.
— Fallait acheter allemand mon gars.
Alex avait démarré The Beauty, il roulait.
— Bon...
Ça commence à ressembler à Vegas, mais sans les fontaines du Bellagio et sans les machines à sous.
Luna le regarda.
— Tu sais qu'ils veulent quand même empayer tes bottines en croco à trois mille dollars mec ?
— Ah non, faudra me passer sur le corps sister .
Mais maintenant, au cas ou, je suis plus seul...
J'ai des copines et c'est de putain de louves affamées.
Deux SUV lui barrèrent soudain la route.
Alex pila.
— Ah.
Finalement...
Ils doivent vraiment kiffer le croco.
Trois hommes descendirent.
Armes automatiques.
Ils avancèrent lentement.
Alex souffla.
— Bon...
Là...
Mon coeur il va vous donner votre dose, de crocs et de venin, c'est cadeau, me remerciez pas, j'suis d'humeur aujourd'hui.
Il fit tourner la pièce.
Une fois.
Deux fois.
Trois fois.
Elle s'arrêta.
Verticale sur son majeur.
Un doigt d'honneur.
Alex sourit.
— Voilà on y est.
Puis...
CLANG !
Un vieux conteneur métallique suspendu à une grue se décrocha.
Il tomba exactement devant les trois hommes.
Les clouant derrière une montagne de ferraille.
Alex claqua des doigt pour récupérer sa pièce.
— Je tiens à remercier le service urbanisme de Vilnius, beau boulot les mecs.
Luna éclata de rire.
— Je commence à comprendre pourquoi Emmanuel a décider de te former.
Alex bomba le torse.
— Attends, j'apprends vite, je suis quand même beau gosse avouons-le et.... Ah ouais non je sais ce que tu vas me dire
Elle poursuivit sans le laisser finir.
— Tu nous coûte une blinde en bonbek Alex !
Pendant ce temps...
Emmanuel avançait toujours.
Les hommes d'Arūnas tombaient les uns après les autres.
Il ne courait même plus.
Chaque mouvement semblait avoir été pensé des heures auparavant.
Vaida le regardait l'écran de son véhicule relié à la caméra extérieur de la maison.
Puis souffla doucement.
— Il est terrifiant...
Rita rechargeait son arme.
— Il fait quoi ?
Vaida répondit sans détour.
— Il ne réfléchit plus.
Tout est automatique, c'est flippant je te jure.
Arūnas observait la scène avec de plus en plus d'appréhension.
Il regarda les corps de ses propres hommes.
— Il...Il ne doit pas sortir de ce périmètre... Faites quelque chose, arrêtez-le !
Il leva deux doigts.
Une seconde vague apparut.
Encore plus nombreuse.
Alex regarda la rue sur son écran embarqué.
— Euh...
C'est moi ou...
Ce mec est comme Jésus, il multiplie les pains ?
Vaida répondit calmement.
— Oui, mais bon, c'est relatif, Jésus il à pas vraiment bien fini....
Alex soupira.
— Je déteste quand même les boss de fin... Surtout quand il te reste qu'une vie.
Ils ont toujours plusieurs phases.
Un homme surgit derrière Emmanuel.
Couteau.
Lame levée.
Avant même qu'il puisse frapper...
BANG !
Une balle traversa son épaule.
Il s'effondra.
Emmanuel ne s'était même pas retourné.
Au loin...
Vaida était revenu à la résidence, elle abaissa tranquillement son arme.
— Tu regardes toujours aussi mal derrière toi.
Emmanuel répondit dans son micro.
— Je savais que tu étais là.
Vaida sourit.
— Tu nous dois une explication sur cette histoire de rosair.
Soudain...
Un énorme rugissement de moteur.
Arūnas monta dans son 4x4 blindé.
Le V8 gronda.
Il regarda une dernière fois Emmanuel.
Puis démarra brutalement.
Vaida comprit immédiatement.
— Emmanuel !
Ton petit ourson se fait la malle !
Emmanuel ne répondit pas.
Il courait déjà et démarra The Beast à sa poursuite.
Les cloches d'une immense église gothique commencèrent à sonner.
Luna leva lentement les yeux.
Son sourire disparut.
Elle comprit immédiatement où Arūnas allait.
Elle murmura presque pour elle-même.
— Non...
Pas là...
Pas avec le Rosaire... Origine lui a dit...
Luna avait peur, elle redoutais ce moment comme jamais.
Les cloches résonnaient encore.
L'immense porte de chêne s'ouvrit devant Arūnas.
BOOM...
Le silence.
Une vieille église gothique.
Des colonnes immenses.
Des cierges.
Les rayons du soleil traversaient les vitraux.
L'air semblait figé depuis plusieurs siècles.
Arūnas respirait difficilement.
Il n'avait plus qu'un chargeur.
Et...
Une seule balle.
Il rechargea lentement son pistolet.
Clac.
Puis attendit.
Un bruit.
Des pas.
Lents.
Très lents.
Tac...
Tac...
Tac...
Une silhouette apparut au fond de la nef.
Capuche kaki.
Tête baissée.
Le Rosaire glissait lentement entre les doigts d'Emmanuel.
Chaque perle semblait produire un léger claquement, le grenat avait l'apparence d'une larme de lave en fusion.
Tac.
Tac.
Tac.
Arūnas leva son arme.
— Tu ne pourras pas me tuer ici...
Emmanuel continua d'avancer.
Sans répondre.
Le Rosaire continuait sa lente rotation.
Tac.
Tac.
Tac.
Arūnas recula.
Pour la première fois...
Le géant avait peur.
— Tu sais où tu es ?
Toujours aucun mot.
Il arriva à quelques mètres.
Puis s'arrêta.
Long silence.
Enfin...
Il leva les yeux.
Ses pupilles semblaient presque noires.
— Où est Klaudija ?
Arūnas éclata d'un rire nerveux.
— Tu crois vraiment...
Que je vais te—
Emmanuel leva simplement une main.
Très légèrement.
Une seule perle tourna.
Le Rosaire pulsa.
Arūnas sentit soudain quelque chose serrer sa gorge.
Invisible.
Il lâcha son arme.
Ses pieds quittèrent lentement le sol.
Ses mains cherchaient désespérément quelque chose à saisir.
Il n'y avait rien.
Seulement le vide.
Et ce Rosaire.
Les veines du bras d'Emmanuel commencèrent à s'assombrir.
Comme si quelque chose remontait lentement sous sa peau.
Luna apparut.
Assise sur l'autel.
Elle ne souriait plus.
Elle regardait Emmanuel.
Avec une immense tristesse.
— Emmanuel, non !
Aucune réaction.
Le Rosaire serra davantage.
Arūnas devenait rouge.
Il ne respirait plus.
Emmanuel répéta.
Plus froid encore.
— Où est Klaudija ?
Arūnas serra les dents.
— Va...
Te...
Faire...
Le Rosaire pulsa.
Encore.
Plus fort.
Le corps d'Arūnas monta encore.
Ses yeux commencèrent à se révulser.
Une larme coula sur sa joue.
Et malgré lui...
Les mots sortirent.
Comme arrachés.
— R...
Rome...
Emmanuel ne bougea pas.
Arūnas hurlait désormais.
Le Rosaire continuait.
Toujours.
Encore.
Les veines noires remontaient désormais jusqu'au cou d'Emmanuel.
Son regard n'était plus tout à fait le sien.
Luna descendit lentement de l'autel.
— Emmanuel...
Toujours rien.
Elle s'approcha.
Sa voix trembla.
— Arrête...
Le Rosaire continua.
Arūnas était à quelques secondes de mourir.
Alors...
Pour la première fois...
Luna cria.
— EMMANUEL PENSES AUX ENFANTS !!
Un éclair rouge traversa brutalement tout le bras d'Emmanuel.
Il cligna des yeux.
Comme quelqu'un qui se réveille.
Le Rosaire s'immobilisa.
Arūnas s'effondra lourdement au sol.
Il toussa.
Cracha du sang.
Respira enfin.
Le silence revint.
Emmanuel regardait sa propre main.
Comme s'il ne la reconnaissait plus.
Puis il referma lentement le Rosaire.
Les veines disparurent.
Il s'approcha d'Arūnas.
Le regarda.
Longtemps.
Puis dit simplement :
— Quitte la Lituanie.
Long silence.
— Ne recroise plus jamais ma route.
Il tourna les talons.
Commença à partir.
— La prochaine fois...
Sa voix résonna dans toute l'église.
— Je serai beaucoup moins indulgent.
Il marchait déjà vers la sortie.
Arūnas releva lentement la tête.
Le visage couvert de sang.
Il souriait.
— Je tuerai...
Tous ceux que tu aimes...
Il attrapa discrètement son pistolet.
— Tous...
Sans exception...
Il visa.
Dernière balle.
Emmanuel ne se retourna même pas.
Il leva simplement la main.
Le Rosaire vibra.
Puis le silence.
Il continua de marcher.
Quelques secondes plus tard...
Il ouvrit lentement sa main.
La douille reposait dans sa paume.
Écrasée.
Il la regarda quelques secondes.
Puis la laissa tomber.
TING...
Le bruit métallique résonna sous les voûtes.
Sans se retourner...
Emmanuel inclina simplement la tête.
Et répondit calmement.
— Ne perds pas ton temps Arūnas...
Je serai peut-être déjà mort.
À l'entrée de l'église...
Alex.
Vaida.
Rita.
Eglė.
Giedrė.
Tous étaient restés figés.
Ils avaient tout vu.
Vaida regarda Emmanuel.
Puis l'église.
Puis le Rosaire.
Sa voix tremblée.
— Emmanuel...
C...C...C'était quoi...
Ça ?
Le silence.
Pour la première fois...
Alex ne souriait plus.
Il regarda Luna.
Qui baissa simplement les yeux.
Puis Emmanuel.
Puis les quatre Louves.
Et répondit d'une voix presque blanche.
— L'esprit d'Ahra Manyu...
Personne ne comprit.
Rita murmura.
— Quoi ?
Alex avala difficilement sa salive.
Puis souffla.
— Le Diable...
💬 Commentaires 1
Épisode super intense.
J'aime beaucoup le combat avec l'invisible. Manu sous un nouveau jour et une sorte de combat entre deux dieux.
Bravo.