Saison 1 - Épisode 9 - THE BLACK WIZARD
Le château de Trakai semblait flotter au milieu du lac.
Sous le lumière d'hiver, ses murailles rouges dominaient un festival où le temps paraissait s'être arrêté.
Des chevaliers croisaient des forgerons.
Des troubadours jouaient au milieu des enfants.
Des archers s'exerçaient devant des familles émerveillées.
Des milliers de visiteurs remplissaient déjà les allées.
Aujourd'hui, tout le monde était venu assister à une fête médiévale.
Personne n'imaginait qu'un braquage allait s'y dérouler.
The Beast s'immobilisa discrètement à l'écart du festival.
Alex descendit le premier.
Il resta bouche bée.
— Bro...
Il regarda le château.
Puis les remparts.
Puis les chevaliers.
— On est où, là ?
Game of throne version Lituanie ?
Luna sourit.
— Presque manque que les dragons... ah non pardons mes petites panthères vous êtes là.
Emmanuel ouvrit calmement le coffre.
Deux longues housses noires y étaient rangées.
Il en tendit une à Alex.
— C'est pour toi, l'illusionniste
Alex l'ouvrit.
Il resta silencieux.
Très silencieux.
Puis leva lentement les yeux.
— ...
Mec, je suis Merlin, t'es sérieux ?
— Ouais mec.
Alex sortit la longue robe noire.
La cape.
Le bâton sculpté.
Le chapeau.
Il se regarda quelques secondes rapidement dans le rétroviseur.
Puis un immense sourire illumina son visage.
— Attends...
Il tourna sur lui-même.
— Je suis Merlin noir.
Il leva son bâton comme un roi brandissant Excalibur.
— Camelot...
Prépare-toi, je suis le Black Wizard
Luna éclata de rire.
— Ça te plaît tant que ça ?
— Tu plaisantes ?
Je vais lancer des sorts à des touristes toute la journée.
C'est de loin l'un des meilleurs boulot qu'on m'ai filé.
Emmanuel prit ensuite sa propre housse.
Une armure noire.
Sobre.
Élégante.
Une longue cape sombre.
Une épée.
Alex le regarda enfiler son équipement.
Puis secoua la tête.
— Non.
Toi, c'est de la triche.
Luna leva un sourcil.
— Pourquoi ?
— On dirait le boss de fin de Final Fantasy.
Celui que tu rencontres...
Quand t'as oublié de sauvegarder.
Même Emmanuel esquissa un léger sourire.
Alex ajustait encore son immense chapeau.
— Attendez...
Vous trouvez pas que j'ai un petit style ?
Emmanuel referma le coffre.
Puis releva les yeux.
Luna n'était plus là.
Alex fronça les sourcils.
— Euh...
Elle est passée où elle encore ?
Une voix répondit derrière eux.
— Ici.
Ils se retournèrent.
Luna se tenait déjà debout.
Elle portait une magnifique robe médiévale bleu nuit.
Une longue cape grise tombait jusqu'au sol.
Ses cheveux étaient parfaitement attachés.
Comme si elle avait toujours été vêtue ainsi.
Alex resta figé.
— ...
Depuis quand tu...?
— Depuis maintenant.
— Non mais...
Comment t'as fait ?
Luna haussa simplement les épaules.
— Alex...
Je suis morte.
Petit silence.
Alex regarda Emmanuel.
— Tu trouves ça normal toi ?
— Oui.
— Sérieusement ?
— Oui, et c'est pas la première fois qu'elle fait ça, la dernière fois c'était en Geisha.
Alex soupira.
— Je déteste quand elle fait des trucs de fantômes.
Luna sourit.
— Tu finiras par t'y habituer.
— J'espère pas.
Sinon ça perd tout son charme.
Quelques minutes plus tard...
Les trois franchirent les portes du festival.
Personne ne les reconnut.
Les enfants furent les premiers à apercevoir Alex.
— Merlin !
— Regardez !
Le magicien !
Alex leva immédiatement son bâton.
— Jeunes apprentis...
Aujourd'hui...
Je déclare officiellement les devoirs interdits.
Une salve d'applaudissements éclata.
Même plusieurs parents applaudirent.
L'un d'eux lança :
— Vous pouvez rester toute l'année ?
Alex posa une main sur son cœur.
— Oui, mais a une seule condition : Qu'il y ai beaucoups de bonbons.
Pendant qu'Alex improvisait son spectacle...
Deux silhouettes noires se glissèrent silencieusement parmi la foule.
Dark, elle, disparut sous une charrette.
Vader, lui, grimpa souplement sur une poutre dominant la grande cour.
Personne ne leur prêta attention.
Après tout...
Ils n'étaient que deux chats.
Au centre de la cour, une réception privée réunissait historiens, mécènes et représentants officiels.
Vytautas Landsbergis discutait paisiblement au bord de l'eau.
Avant même qu'Emmanuel n'arrive à sa hauteur...
Le vieil homme leva encore légèrement la main.
Les agents de sécurité s'écartèrent aussitôt.
— Bonjour, Emmanuel.
— Bonjour Vytautas
Son regard se posa ensuite sur Alex.
Longuement.
Très longuement.
Puis un sourire apparut.
— Je dois reconnaître...
Je n'avais jamais imaginé Merlin ainsi.
Alex baissa les yeux vers sa robe.
— Vous trouvez que ça ne me va pas ?
— Non, Très bien.
Au contraire.
Il marqua une courte pause.
Puis regarda les dizaines d'enfants qui continuaient de suivre Alex des yeux.
— Tu sais...
Martin Luther King aurait probablement été fier de te voir.
Alex resta surpris.
— Moi ?
— Oui.
Parce qu'un jour...
Certains auraient trouvé cette image impossible.
Aujourd'hui...
Regarde-les.
Alex observa les enfants.
Ils riaient.
Couraient.
Le désignaient du doigt.
Ils ne voyaient pas un homme noir déguisé en Merlin.
Ils voyaient simplement...
Merlin.
Landsbergis sourit.
— C'est ainsi que les vraies victoires arrivent.
Sans bruit.
Sans discours.
Naturellement.
Alex resta quelques secondes sans trouver ses mots.
Puis souffla simplement :
— Merde j'avais pas vue ça comme ça...
Landsbergis lui adressa un clin d'œil.
— Et entre nous...
Cette barbe te va beaucoup mieux qu'à l'original.
Alex éclata de rire.
— Celle-là...
Je vais la raconter pendant vingt ans.
Landsbergis se tourna vers Emmanuel.
Son sourire disparut.
— Tout est prêt.
— Merci.
— Tu auras vingt minutes.
Pas une de plus.
Emmanuel acquiesça.
— Ce sera plus que suffisant.
Le vieil homme regarda une dernière fois la foule.
Puis murmura :
— Aujourd'hui...
Tout le monde regardera le magicien.
Profite de ce cadeau.
Emmanuel inclina légèrement la tête.
— Nous ne le gaspillerons pas.
Alex rejoignit le groupe.
Il prit une profonde inspiration.
Puis regarda le château.
Son sourire revint.
— Bon...
On fait quoi maintenant ?
Emmanuel fixa silencieusement la forteresse.
Puis répondit d'une voix calme.
— Maintenant...
Que le spectacle du Magicien Noir commence.
La place centrale débordait de monde.
Des enfants étaient assis au premier rang.
Les adultes formaient un large cercle.
Au milieu...
Merlin leva lentement son bâton.
— Mesdames...
Messieurs...
Et surtout...
Les futurs cancres...
Bienvenue.
Les enfants éclatèrent de rire.
Alex sortit un jeu de cartes de sa manche.
— Première règle de la magie...
Ne jamais faire confiance au magicien.
Les cartes s'envolèrent.
Une.
Deux.
Puis cinquante-deux.
Elles semblèrent tournoyer toutes seules avant de retomber parfaitement rangées dans sa main.
Applaudissements.
— Ça...
C'était facile.
La vraie magie...
Commence maintenant.
Il fit disparaître tout le jeu.
Un petit garçon cria :
— Elles sont où ?
Alex regarda derrière son oreille.
— Ah.
Les voilà.
Le paquet réapparut.
Le public éclata de rire.
Pendant que tous les regards restaient fixés sur Merlin...
Emmanuel s'éloignait tranquillement.
Luna disparut entre les étals.
Dark glissa sous une charrette.
Vader bondit silencieusement sur les poutres de la galerie.
Personne ne remarqua leur absence.
Alex fit tourner sa pièce entre ses doigts.
Elle roulait.
Disparaissait.
Réapparaissait.
Changeait de main sans que personne ne comprenne comment.
— Cette pièce...
Elle choisit toujours son propriétaire.
Une petite fille leva la main.
— Je peux essayer ?
— Bien sûr.
Elle prit la pièce.
La referma dans son poing.
Alex souffla dessus.
— Ouvre.
Sa main était vide.
Un immense "Ooooooh !" parcourut la foule.
La fillette regarda derrière elle.
La pièce était coincée dans la couronne d'un chevalier qui n'avait rien vu.
Éclat de rire général.
Même les gardes applaudirent.
Alex attrapa ensuite trois cartes.
Il les lança en l'air.
Elles semblèrent s'arrêter quelques secondes dans le vent.
Comme suspendues.
Puis elles retombèrent lentement dans sa main droite.
— Les magiciens...
Ne défient pas les lois de la physique.
Ils demandent avec le coeur, juste poliment.
Les enfants applaudirent de plus belle.
Au fond de la cour...
Un garde venait de quitter son poste.
Il voulait mieux voir le spectacle.
Puis un deuxième.
Puis un troisième.
Landsbergis observa discrètement la scène.
Un sourire satisfait traversa son visage.
— On peut arrêter un homme...
...mais jamais une idée.
— Tu leur as donc appris à maîtriser les artefacts...
...Et sans jamais en devenir les esclaves.
Il hocha lentement la tête.
— C'était la dernière chose qu'il te restait à leur transmettre.
Un silence.
— Maintenant vas...
Montre-leur qu'une meute qui avance dans la même direction est plus dangereuse que n'importe quel pouvoir.
Tout le monde regardaient le magicien faire apparaitre et disparaître sa pièce a volonté.
Les applaudissements ne s'arrêtaient plus.
Alex salua avec une exagération théâtrale.
— Merci...
Merci...
Je signerai des autographes après la chute du royaume.
Les enfants riaient aux éclats.
Même plusieurs gardes ne quittaient plus le spectacle des yeux.
C'était exactement ce qu'Emmanuel espérait.
Alex tira un long ruban rouge de sa manche.
Puis un deuxième.
Puis un troisième.
Le ruban semblait ne jamais finir.
— C'est impossible !
cria un enfant.
Alex hocha la tête.
— C'est justement le principe.
Il continua.
Le ruban faisait maintenant plusieurs mètres.
Deux enfants vinrent l'aider.
Puis trois.
Puis cinq.
Toute la foule riait.
Pendant ce temps...
Luna et les chats traversaientt lentement les arcades du château.
Personne ne pouvais la voir alors elle prenait son temps, elle regardait les pièces d'armures, les vieilles épée, les couronnes... elle avait cette sensation de se sentir vivante.
- Allez mes petits dragons, on continues, la visite n'est pas terminé.
Au centre de la cour...
Alex mélangeait son jeu de cartes à une vitesse absurde.
Les cartes disparaissaient.
Réapparaissaient.
Changeaient de couleur.
Un garde fronça les sourcils.
— Comment il fait ?
Son collègue répondit sans quitter le spectacle des yeux.
— Aucune idée...
Mais je veux apprendre.
Alex s'approcha d'un chevalier en armure.
— Puis-je emprunter votre casque ?
L'homme hésita.
Toute la foule cria :
— OUI !
Le chevalier céda.
Alex posa le casque au sol.
Le recouvrit d'un tissu noir.
Claqua des doigts.
Quand il retira le tissu...
Le casque avait disparu.
Le chevalier ouvrit de grands yeux.
— Où est-il ?
Alex leva lentement le doigt.
Tout le monde regarda vers la plus haute tour.
Le casque y était suspendu à une bannière.
Un silence.
Puis une explosion de rires.
Même le chevalier applaudit.
— Je le récupère comment ?
Alex haussa les épaules.
— Ça...
C'est une quête secondaire.
Au même instant...
Emmanuel franchit une porte laissée entrouverte.
Il ne se pressait pas.
Chaque geste semblait prévu depuis longtemps.
Il s'arrêta quelques secondes.
Écouta.
Au loin...
Les éclats de rire continuaient.
Le spectacle fonctionnait.
Parfaitement.
Sur la place...
Alex fit tourner sa pièce sur le dos de sa main.
Elle dansa entre ses doigts.
Puis disparut.
— Regardez bien...
Parce qu'une pièce...
Peut ouvrir bien plus qu'une tirelire.
Il souffla doucement sur sa main.
La pièce réapparut.
Les enfants applaudirent.
Les adultes aussi.
Mais Emmanuel, quelque part dans les couloirs du château, esquissa un très léger sourire.
Ce n'était pas seulement un tour de magie.
C'était un signal.
Le véritable casse...
Venait de commencer.
Le spectacle atteignait son apogée.
Alex salua une nouvelle fois la foule.
— Pour mon dernier numéro...
J'aurai besoin...
De tout le monde.
Les enfants levèrent immédiatement les mains.
— Moi !
— Moi !
— Moi !
Alex éclata de rire.
— Non.
De tout le monde.
Même les adultes.
Même les chevaliers.
Même les gardes.
Les visiteurs échangèrent des regards amusés.
Puis tous s'approchèrent.
Le cercle devint immense.
— Regardez bien mes mains.
Parce que dans quelques secondes...
Vous allez oublier de les regarder.
Personne ne comprit.
Alex leva lentement son bâton.
Les cartes jaillirent de sa manche.
Des dizaines.
Puis des centaines.
Elles tournoyèrent au-dessus de la foule comme une nuée d'oiseaux.
Les enfants criaient de joie.
Les adultes levaient instinctivement les yeux.
Même les gardes oublièrent leur poste.
Pendant quelques secondes...
Tout le festival regardait le ciel.
Au même instant...
Le musée du château et l'exposition provisoire n'était pas encore accessible au grand public.
Emmanuel resta quelques secondes immobile, les mains dans les poches, contemplant le bâtiment.
Luna apparue tranquillement, traversant les portes automatiques sans même ralentir, dark et vador l'avait suivie sur une gouttière.
Quelques instants plus tard, elle repassa le mur comme si de rien n'était.
— C'est magnifique à l'intérieur... Tu devrais voir ça. C'est quand même plus pratique d'être morte.
Emmanuel esquissa un sourire.
— Je vais attendre encore un peu avant d'essayer.
Elle s'approcha de lui.
— Bon... je suppose que Monsieur le Sorcier de Caparica va encore faire des siennes.
Il sortit lentement le rosaire de sous sa veste. Les perles noires semblaient absorber les lumière du château.
Luna baissa les yeux vers le rosaire.
Son sourire s'effaça.
— Tu sais que plus tu l'utilises... plus tu te rapproches de moi.
Emmanuel fit tourner une perle entre ses doigts en lui adressant un clin d'oeil malicieux.
— Au moins... je pourrai enfin changer de garde-robe à volonté.
Luna leva les yeux au ciel.
— Pfff... J'abandonne sérieux.
Emmanuel s'avança vers l'entrée.
À quelques mètres des portes vitrées, les caméras se figèrent brutalement.
Il leva simplement la main avec son rosaire.
Sans qu'aucun mécanisme ne soit visible, les panneaux de verre se déverrouillèrent et glissèrent silencieusement sur les côtés, comme si le bâtiment lui-même venait de lui accorder le passage.
— Après vous, Princesse.
Luna lui adressa une révérence exagérée avant de traverser le mur, tandis qu'Emmanuel franchissait calmement l'entrée du musée.
Au fond de la galerie, sous une lumière immaculée, une unique vitrine protégeait la bague.
Emmanuel manipulateur le rosaire pour en faire un huit, une fine brume s'échappa alors des joints du sol, glissant lentement entre les dalles de pierre avant d'envahir toute la galerie. Les faisceaux laser apparurent les uns après les autres, révélés par la fumée comme les fils d'une immense toile d'araignée écarlate.
Emmanuel se fraya un chemin jusqu'au socle.
La vitrine semblait flotter dans le vide.
Il posa simplement deux doigts et une seule perle de son rosaire sur le verre.
Une légère vibration parcourut le cristal.
Puis celui-ci se rétracta silencieusement dans son socle.
Emmanuel prit délicatement la bague et la contempla quelques instants.
— La bague de Mindaugas...
Luna pencha la tête.
— C'est quoi ?
Emmanuel ne quittait pas l'anneau des yeux.
— Ce n'est pas qu'une bague. C'est un morceau de l'identité de la Lituanie. Un symbole de son histoire... de ses racines.
Luna observa l'écrin désormais vide.
— Alors... elle devrait être dans un musée, non ?
Emmanuel referma doucement sa main sur la bague.
— Non, docteur Jones.
Il se tourna vers la sortie.
— Elle doit retrouver son véritable propriétaire.
Ils quittèrent la galerie au même rythme, sans la moindre précipitation.
Dark marchait silencieusement à la droite d'Emmanuel.
Vador avançait à sa gauche, la queue dressée avec l'assurance d'un roi.
Luna les accompagnait, les mains dans les poches, comme s'ils revenaient simplement d'une promenade.
Sans même ralentir, Emmanuel leva discrètement deux doigts derrière lui.
Le rosaire pulsa une dernière fois.
Dans son dos, les panneaux de verre coulissèrent avec un souffle feutré avant de se verrouiller dans un léger clic métallique.
Les caméras reprirent simultanément leur ronde, comme si rien ne s'était jamais produit.
Quelques secondes plus tard, le musée retrouvait son calme absolu.
Comme si personne n'y était jamais entré.
Dehors...
Alex poursuivait son numéro.
— Maintenant...
Le plus vieux tour de magie du monde.
Il demanda à une petite fille de choisir une carte.
— Ne la montre à personne.
Elle acquiesça.
Alex mélangea le paquet.
Encore.
Encore.
Puis le lança en l'air.
Les cartes retombèrent en pluie.
Il en attrapa une au hasard.
— C'est celle-ci.
La fillette ouvrit de grands yeux.
C'était la bonne.
La foule explosa d'applaudissements.
Alex termina enfin son spectacle.
— Et maintenant...
Le dernier miracle.
Il regarda tous les enfants.
— Fermez les yeux.
Ils obéirent immédiatement.
— Comptez jusqu'à trois.
— Un...
— Deux...
— Trois !
Ils ouvrirent les yeux.
Alex avait disparu.
Un silence.
Puis une voix s'éleva derrière eux.
— Je suis là.
Il était assis sur le vieux canon, de l'autre côté de la place.
Toute la foule éclata de rire.
Même Landsbergis applaudit.
— Bravo, Merlin ou devrais-je dire The Black Wizard !
Alex salua comme un véritable artiste.
Emmanuel et Luna rejoignirent discrètement The Beast.
Dark sauta sur le capot.
Vader prit place sur la banquette arrière.
Alex arriva en courant.
Essoufflé.
Hilare.
Il ouvrit la portière.
— Alors ?
On a gagné quoi ?
Emmanuel démarra le moteur.
— Du temps.
Alex cligna des yeux.
— C'est tout ?
— C'est largement suffisant.
Luna sourit discrètement.
Personne ne parla pendant plusieurs kilomètres.
Quelques minutes plus tard...
Dans le château...
Un conservateur s'approcha de la vitrine.
Il fronça les sourcils.
La serrure était intacte.
La cloche de verre aussi.
Pourtant...
Quelque chose n'allait pas.
Il appela un collègue.
Puis un autre.
Le silence tomba.
La Bague de Mindaugas avait disparu.
Aucune alarme.
Aucune effraction.
Aucun témoin.
Seulement...
Un petit roi de pique posé à l'intérieur de la vitrine.
Au dos de la carte...
Un unique dessin.
Une tête de loup.
Très loin de là...
Arūnas observait la photographie que l'un de ses hommes venait de lui envoyer.
Le roi de pique.
Le loup.
Il resta silencieux.
Puis un sourire apparut.
— Enfin...
Il a quitté la forêt.
Il leva les yeux vers la fenêtre.
— Emmanuel Elga, jeune loup inconscient.
La chasse peut commencer.
💬 Commentaires 2
Je ne connaissais pas les talents d'Alex en prestidigitation mais évidemment il est aidé. On ne révèle pas les secrets des magiciens.
Bravo pour le braquage.