Saison 1 - Épisode 8 - THE OLD WOLVE

📖 THE LAST WOLVES ✍️ Splinter 📝 2363 mots


Dédicace

À Vytautas Landsbergis.

En hommage à un homme qui a choisi de dire non lorsque tant d'autres se résignaient. À la résistance, aux femmes et aux hommes qui ont cru qu'un peuple pouvait retrouver sa liberté sans renoncer à son humanité. Et à ce peuple du froid qui, avec courage, patience et dignité, a su reconstruire un monde de paix.

À Klaudija.

Malgré la distance, tu demeures chaque jour dans mes pensées et dans mon cœur. Les fraises des bois me manquent autant que les souvenirs qu'elles portent.


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Le lendemain matin.

Le brouillard recouvrait encore les forêts de Trakai.

The Beast quitta lentement la route principale avant d'emprunter un petit chemin bordé de pins.

Quelques centaines de mètres plus loin...

Le panneau apparut.

TONY RESORT

Alex lut à voix haute.

— Tony Resort...

Montana... Il est vraiment là ?

Luna haussa les épaules.

— Putain bro...

— Tu crois qu'il accueille les clients avec un accent Cubain ?

Elle soupira.

— Je sens que cette journée va être longue.

Les deux véhicules pénétrèrent dans le domaine.

Le lac s'étendait à perte de vue.

L'eau était parfaitement immobile.

Quelques canards glissaient silencieusement sur la surface.

Les resort en bois semblaient encore endormis.

Emmanuel ralentit.

Puis gara doucement The Beast.

Alex descendit.

Respira profondément.

— Ah ouais...

Là...

Je comprends pourquoi les Lituaniens kiffent leur pays.

Luna regarda le lac.

— Wow, magique... moi aussi.

Même les morts auraient envie de revenir.

Alex la regarda.

— Tu pourrais arrêter de rendre toutes les cartes postales inquiétantes ?

— Je promet rien, je vais essayer.

Emmanuel ne disait toujours rien.

Il emprunta le petit chemin descendant vers le restaurant.

Les trois avancèrent tranquillement.

Le bruit de leurs pas se mélangeait au vent.

Alex observait partout.

— Sérieusement...

On vient vraiment voir quelqu'un ici ?

Emmanuel acquiesça.

— Oui.

— Un ancien contact ?

— Non.

— Un indic ?

— Non.

— Un mafieux à la retraite ?

— Non.

Alex leva les yeux.

— Tu pourrais jouer une fois ?

Luna répondit avant Emmanuel.

— Tu sais très bien qu'il gagne toujours.

Ils dépassèrent le restaurant.

Puis continuèrent vers la petite plage.

Quelques hommes en costume étaient dispersés discrètement autour du lac.

Oreillettes.

Regards attentifs.

Protection rapprochée.

Alex ralentit.

— Ah...

Là...

Ça ressemble davantage à ce que je connais.

L'un des gardes fit immédiatement un pas en avant.

Sa main descendit naturellement vers sa veste.

Puis...

Une vieille main assise au bord du lac se leva doucement.

Sans un regard.

Sans même se retourner.

Un simple geste.

Le garde s'écarta immédiatement.

Tous les autres firent de même.

Alex regarda Emmanuel.

Puis les gardes.

Puis Emmanuel.

— ...

Tu pourrais me prévenir quand les gens importants te connaissent déjà.

Assis face au lac, un vieil homme tenait un journal plié.

Il ne s'était toujours pas retourné.

Sa voix résonna calmement.

En lituanien.

— Labas, Emmanuel.

Emmanuel sourit.

Un vrai sourire.

Rare.

— Labas Vytautas.

Alex s'arrêta net.

— Attends...

Enfin quelqu'un qui parle lituanien normalement, pas de silence avant ?

Vytautas esquisca un sourire.

Luna, elle, resta figée.

Elle venait seulement de reconnaître le vieil homme.

Ses yeux s'écarquillèrent.

— Attends... merde...

Non...

Alex se pencha vers elle.

— Quoi ?

— Tu sais qui c'est cowboy ?

— Bah...

Un vieux monsieur qui lit le journal.

Elle le fixa.

— C'est Vytautas Landsbergis.

Alex cligna plusieurs fois des yeux.

— ...

Le Vytautas Landsbergis ?

— Oui.

— Celui des livres d'histoire ?

— Oui.

— Celui qui...

Elle le coupa.

— Oui.

Celui-là.

Alex regarda Emmanuel.

Puis Landsbergis.

Puis Emmanuel.

— ...

Tu prends aussi le thé avec la reine d'Angleterre des fois ?

Landsbergis replia lentement son journal.

Toujours assis.

Toujours tourné vers le lac.

— Tu as grandi.

Emmanuel répondit doucement.

— Grâce à vous.

Le vieil homme sourit.

— Non.

Grâce aux erreurs que tu as accepté de laisser derrière toi.

Le silence s'installa.

Même Alex comprit qu'il valait mieux ne rien dire.

Emmanuel finit par reprendre.

— Vos conseils m'ont manqué.

— Je sais.

— J'avais besoin de vous revoir.

Landsbergis hocha légèrement la tête.

— Non.

Tu avais besoin qu'on te rappelle que tu connais déjà les réponses.

Il désigna le lac.

— Assieds-toi.

Emmanuel obéit sans discuter.

Alex ouvrit de grands yeux.

Luna lui murmura :

— Tu viens d'assister à un miracle.

— Quoi ?

— Une des rare personnes qui vient de donner un ordre à Emmanuel.

Et il l'a écouté.

Le silence revint.

Long.

Paisible.

Comme si les deux hommes n'avaient pas besoin de parler.

Puis Landsbergis demanda simplement :

— Comment puis-je t'aider à retrouver notre vieille amie ?

Emmanuel baissa légèrement les yeux.

Il n'avait pas besoin de prononcer son nom.

— Je vais devoir faire sortir un Ours de sa tanière.

Le vieil homme acquiesça.

— Celui qui finance les faux chevaliers.

— Oui.

— Et tu espères qu'il oubliera sa prudence.

— Oui.

Landsbergis réfléchit quelques secondes.

Puis répondit avec un calme désarmant.

— Tu auras vingt minutes.

Alex fronça les sourcils.

— Vingt minutes pour quoi ?

Landsbergis se tourna enfin vers lui.

Pour la première fois.

Son regard était incroyablement vivant.

Malicieux, même.

— Jeune homme...

Dans ce pays...

Vingt minutes suffisent parfois à écrire l'Histoire.

Alex resta bouche bée.

— ...

J'adore ce vieux.

Il parlent tout en énigmes.

Luna souffla.

— Lui...

Il a le droit.

Emmanuel se leva.

— Merci Vytautas.

Landsbergis tendit la main.

Les deux hommes se serrèrent la main.

Puis...

Le regard du vieil homme s'arrêta sur le rosaire.

Le temps sembla ralentir.

Il ne demanda pas ce que c'était.

Il ne sembla même pas surpris.

Il observa simplement les perles.

Puis releva les yeux vers Emmanuel.

— Ce que tu portes...

...est plus lourd qu'il n'en a l'air.

Emmanuel resta silencieux.

Le vieil homme sourit doucement.

— Je comprends.

Alors je crois que je t'ai tout dit.

Il garda sa main quelques secondes de plus.

Puis ajouta :

— Ah, non, n'oublie jamais...

Les grands pouvoirs ne corrompent pas les hommes.

Ils révèlent seulement ce qu'ils étaient déjà.

Un léger silence.

— Alors...

Choisi bien l'homme que ce rosaire révélera.

Luna sentit un frisson lui parcourir le dos.

Alex, instinctivement, glissa une main dans sa poche.

Ses doigts touchèrent sa propre pièce.

Sans qu'il sache pourquoi.

Il ne la retira pas.

Il la serra simplement un peu plus fort.

Landsbergis relâcha enfin la main d'Emmanuel.

— Va.

Et ramène-les à la maison.

Emmanuel inclina très légèrement la tête.

Le vieux loup venait de parler.

Et il n'avait plus rien à apprendre à son élève.

Ils quittèrent lentement la plage.

Personne ne parla pendant plusieurs minutes.

Même Alex.

Ce qui, pour Luna, relevait déjà du miracle.

Le petit sentier contournait le restaurant avant de s'enfoncer dans la forêt.

Le bruit des feuilles mortes remplaça progressivement celui du lac.

Emmanuel marchait devant.

Comme s'il connaissait chaque pierre.

Chaque arbre.

Chaque détour.

Alex finit par accélérer le pas.

— Dis...

Tu venais souvent ici ?

Aucune réponse.

Luna sourit.

— Mauvaise question.

— Pourquoi ?

— Il répond uniquement aux bonnes.

Alex leva les yeux au ciel.

— Vous êtes fatigants.

Tous les deux.

Quelques dizaines de mètres plus loin...

Alex s'immobilisa brutalement.

— Attendez...

Luna continua à marcher.

— Quoi encore ?

Alex pointait le sous-bois.

— Là...

Des petites taches rouges, comment c'est possible en hiver...

Manu tu peux arrêter tes conneries avec ton rosaire s'il te plaît ?

Luna regarda.

Puis éclata de rire.

— Oh non... Putain Manu t'abuse.

Alex avait déjà disparu.

On entendit des branches bouger.

Puis une voix.

— DES FRAISES...EN HIVER BORDEL DE MERDE !

Luna se passa une main sur le visage.

— C'était sûr qu'il allait le rendre fou l'autre...

Ils le retrouvèrent accroupi au milieu des fougères gelées.

Les deux mains pleines.

La bouche aussi.

Il essayait visiblement de manger...

...et de ramasser en même temps.

Ce qui fonctionnait assez mal.

— Mmfff...

Mmff...

Luna s'accroupit devant lui.

— Tu sais mec...

Il t'en a foutu sur plusieurs kilomètres pour te tester.

Alex leva un doigt.

Toujours incapable d'avaler.

— Mmff.

— Oui.

Je sais.

Mais celles-là...

Elles sont ici.

— Elles sont toutes ici.

— Faut pas en laissé une seule elles vont être tristes sinon, puis elles risquent d'attraper froid tu vois sister ?

Luna éclata de rire.

— Tu discutes avec des fraises maintenant ?

Alex haussa les épaules.

— Elles sont gentilles.

Il tenta d'en remplir ses poches.

Elles retombèrent immédiatement.

Il recommença.

Même résultat.

Il souffla.

— Elles refusent de coopérer.

Luna croisa les bras.

— C'est fou.

Même les fruits te résistent.

Alex réfléchit.

— Techniquement...

Ce sont peut-être elles qui me cueillent.

Luna resta silencieuse.

Puis regarda Emmanuel.

— Je retire tout.

Le sucre lui attaque vraiment le cerveau, et toi, toi, tu est machiavélique.

Emmanuel continua d'avancer.

Sans se retourner.

— Il retrouvera son chemin.

Alex cria depuis les fougères.

— Merci pour la confiance les mecs !

Luna répondit sans même lever la voix.

— Tu es un jeune loup.

Débrouille-toi.

— Vous êtes sérieux ?

Silence.

— ...

Bon.

Je vais négocier avec les fraises, je vous rejoins plus tard.

Quelques minutes plus tard...

Ils arrivèrent devant le grand ponton de bois.

Il serpentait au-dessus du marécage.

L'hiver avait figé toute l'eau.

Les roseaux étaient prisonniers de la glace.

Les arbres semblaient sortir d'un miroir.

Le paysage était irréel.

Emmanuel s'arrêta.

Longtemps.

Très longtemps.

Puis souffla doucement.

— Je ne l'avais jamais vu en hiver.

Personne ne parla.

— C'est beau.

Le vent fit légèrement craquer la glace.

— En été...

C'est encore plus beau.

Alex venait justement de les rejoindre.

Les joues encore pleines.

— Pourquoi ?

Emmanuel continua de regarder l'horizon.

Comme si le temps s'était arrêté.

— Parce qu'elle était là.

Le silence devint presque palpable.

Même Alex comprit.

Il ne plaisanta pas.

Luna tourna lentement la tête vers Emmanuel.

Elle le regarda quelques secondes.

Puis un sourire discret apparut.

— Ooohh ...Alors, c'est, ça, on y est !

Emmanuel ne répondit pas.

— Tu l'aimes encore, tu n'as jamais cessé de l'aimer d'ailleurs.

Il tourna simplement les yeux vers elle.

Sans un mot.

Luna hocha doucement la tête.

Un sourire presque attendri.

— Ah et ça aussi...

Je connais ce regard.

Alex les observa tour à tour.

— Quel regard ?

Luna répondit sans quitter Emmanuel des yeux.

— Le regard qui dit oui.

Emmanuel reprit sa marche.

Comme si rien ne venait d'être dit.

Alex le regarda s'éloigner.

Puis souffla :

— Il est amoureux jusqu'au bout des poils, le loup.

Luna éclata de rire.

— Et lui...

Il fait semblant de ne pas t'avoir entendu.

Ils avancèrent encore quelques mètres.

Le ponton craquait doucement sous leurs pas.

Le marécage semblait infini.

Puis Emmanuel s'arrêta de nouveau.

Cette fois...

Il se retourna vers Alex.

— Tu es prêt ?

Alex cligna des yeux.

— À quoi ?

— Dans deux jours...

Tu seras le maître du jeu.

Le silence.

— Tu ne seras ni un combattant...

Ni un voleur.

Tu seras notre illusionniste.

Alex déglutit.

Pour une fois...

Il ne trouvait rien à répondre.

Emmanuel poursuivit.

— Tout reposera sur toi.

Sur ton sang-froid.

Sur ton timing.

Sur ta capacité à faire croire à tout le monde...

Que ce qu'ils voient est la vérité.

Alex resta quelques secondes immobile.

Puis remit une fraise dans sa bouche.

— T'inquiète, bro...

Tant que j'ai du sucre...

J'ai pas la pression.

La pression...

Je connais pas.

Luna le fixa.

Longuement.

Puis regarda Emmanuel.

— Tu te rends compte...

Que tous tes plans reposent sur un illusionniste accro au sucre ?

Alex leva immédiatement un doigt.

— Je préfère stratégiquement glucosé.

Luna leva les yeux au ciel.

— C'est pire.

— C'est plus scientifique.

Elle soupira.

— La science maintenant .... Je vais devoir t'acheter des Haribo.

— Les Golden bears ?

— Oui.

— Ou les Tagada aussi éventuellement ?

— Oui.... S'il faut sauver l'Amour...

Je suis prête à investir.

Alex posa une main sur son cœur.

— Ça sister...

C'est deja une forme d'amour sauvée.

Luna éclata de rire.

— Non.

C'est de la logistique glucosée.

Emmanuel regardait toujours le marécage.

Puis, sans même se retourner, conclut avec un calme désarmant :

— Au moins...

Les Golden Bears...

Ne trahissent jamais.

Alex sourit.

— Voilà.

Lui...

Il me comprend.

Le vent souffla une dernière fois sur le marécage gelé.

Et pendant quelques secondes...

Le monde sembla oublier qu'une petite guerre se préparait.


Le soleil disparaissait lentement derrière les pins.

Le ciel prenait une couleur orangée.

Le marécage semblait désormais fait de verre.

Personne ne parlait.

Même Alex.

Il mâchait simplement la dernière fraise des bois qu'il avait réussi à sauver de sa propre gourmandise.

Puis il regarda Emmanuel.

— Dis...

Emmanuel continua d'avancer.

— Hum.

— Pourquoi lui ?

Silence.

— Pourquoi Landsbergis ?

Tu connais des militaires.

Des policiers.

Des anciens services secrets...

Pourquoi lui ?

Emmanuel s'arrêta.

Il observa le lac une dernière fois.

— Parce qu'il sait ce que c'est...

...de rendre un pays à son peuple.

Alex réfléchit.

— Tu parles de l'indépendance.

— Oui.

— Et toi...

Tu veux rendre quelque chose à quelqu'un aussi.

Emmanuel acquiesça.

— Oui, Klaudija et mes enfants.

Le silence retomba.

Puis il ajouta doucement :

— Et bien plus que ça.

Ils reprirent le chemin.

Le bois craquait sous leurs pas.

Luna marchait derrière Emmanuel.

Elle finit par demander :

— Tu lui fais confiance à ce point-là ?

— Oui.

— Sans condition ?

— Oui.

— Pourquoi ?

Emmanuel réfléchit quelques secondes.

— Parce qu'il n'a jamais utilisé son pouvoir pour lui-même.

Luna baissa les yeux.

Cette phrase...

Elle savait qu'elle ne parlait pas seulement de Landsbergis.

Ils retrouvèrent le petit chemin principal.

Au loin, le restaurant de Tony Resort commençait à s'animer.

Quelques familles arrivaient.

Des enfants couraient.

Le contraste était presque étrange.

Alex les regarda.

— C'est marrant.

On prépare un cambriolage...

Et eux...

Ils pensent juste à savoir ce qu'ils vont manger ce soir.

Emmanuel répondit simplement.

— C'est précisément pour ça qu'on se bat.

Alex tourna la tête.

— Hein ?

— Pour que les gens puissent continuer à vivre...

Sans jamais savoir que quelqu'un protége ceux qu'ils aiment.

Alex resta silencieux, il n'y avait strictement rien à ajouter.


Ils arrivèrent près des voitures.

Dark, elle, dormait déjà sur le capot de The Beast.

Vader, lui, était assis sur le toit.

Comme s'il surveillait le domaine.

Alex leva un doigt vers lui.

— Lui...

Je suis sûr qu'il nous juge.

Luna regarda le chat.

— Non.

Il te juge.

Nuance.

Alex ouvrit la portière.

Puis se retourna brusquement.

— Attendez...

Un truc me dérange.

Emmanuel leva les yeux.

— Quoi ?

— Ton vieux loup...

Il sait un truc qu'il n'aurait pas dû savoir.

Le rosaire, peut être Luna.

Comment ?

Emmanuel prit quelques secondes avant de répondre.

— Parce qu'il écoute avec son cœur.

— Ça ne suffit pas.

— Si Alex.

Alex secoua la tête.

— Non.

Moi aussi j'écoute avec mon cœur.

Je ne devine rien.

Luna sourit.

— Toi...

Tu écoutes pour répondre.

Lui...

Il écoute pour comprendre.

Alex resta bouche ouverte.

—Ça pique un peu.

— C'était le but.

Emmanuel démarra The Beast.

Le moteur ronronna doucement.

Avant de partir...

Il regarda une dernière fois le lac.

Très discrètement.

Comme si personne ne devait le remarquer.

Mais Luna le vit.

Elle ne dit rien.

Elle savait exactement ce qu'il regardait.

Pas le lac.

Les souvenirs, la Lituanie, klaudija, ces enfants, peut-être même cette responsabilité qui le liée au rosaire.


Les deux véhicules quittèrent lentement Tony Resort.

Quelques centaines de mètres plus loin...

La forêt les engloutit de nouveau.

Alex roulait derrière.

Sa radio grésilla.

— Manu ?

— Oui.

— J'ai une question très importante.

Luna leva les yeux au ciel.

— Ça y est...

— Si jamais...

Le plan foire... mais réellement je veux dire

On est d'accord qu'on improvise ?

Silence.

Puis la voix calme d'Emmanuel répondit.

— Non.

— Ah.

Bon...

J'aurais essayé.

Quelques secondes plus tard.

La radio grésilla de nouveau.

— Manu ?

— Oui quoi encore Alex.

— Est-ce qu'on a des Haribo ?

Luna éclata de rire.

Emmanuel resta parfaitement sérieux.

— Dans la boîte à gants, regardes.

Alex resta figé.

— ...

Attends... Vous les avez mis là quand ?

Vous aviez prévu des Haribo les mecs, c'est sérieux ?

— Oui.

Un immense sourire apparut sur le visage d'Alex.

— Mes très chers frères et sœurs, c'est clair et net...

Vous écoutez vraiment avec votre cœur, y'a pas photo.

Luna leva les yeux au ciel...


— Abuela, protégenos...C'est officiel...

Le plan repose donc sur un illusionniste et une boîte de bonbons, magnifique !

Alex ouvrit la boîte à gants.

Les sachets étaient là.

Des Golden bears.

Il leva les yeux vers Emmanuel à travers le pare-brise.

— Tu sais...

Je crois que c'est la plus belle preuve d'amitié qu'on m'ait jamais faite.

Emmanuel regardait toujours la route.

Il répondit avec son calme habituel.

— Ce n'est pas de l'amitié.

Alex prit un ours rouge.

— Ah bon ?

— C'est de l'anticipation de meute.

Luna éclata une nouvelle fois de rire.

Alex secoua la tête.

— Franchement...

Tu sais quoi ?

J'aime beaucoup cette définition mon pot.

Au loin...

Les tours du château de Trakai commencèrent à apparaître au-dessus des arbres.

Le soleil achevait de disparaître.

Dans deux jours...

Le festival ouvrirait ses portes.

Et quelque part...

Un homme nommé Arūnas ignorait encore qu'un vieux loup venait de donner exactement vingt minutes à un plus jeune...

Pour changer le cours de la partie.

💬 Commentaires 4

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Lana • 2 semaines, 3 jours
Vingt minutes, c'est pas long, mais ça suffira.
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Splinter Auteur • 2 semaines, 2 jours
tu veux dire quoi, la longueur de l'épisode ou de la lecture, je calcule plus trop sur le dernier tome de la saga je fais plus détaillé peut être aussi, mais je sais que des gens très talentueux peuvent prendre ça comme base puis l'étoffer pour des formats plus long, sinon je peux faire un résumé aussi mais bon là je suis dedans donc j'envoie ce qui passe dans ma tête je compte pas vraiment.
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Lana • 2 semaines, 2 jours
Je parlais des 20min, le temps alloué pour aller voler la bague.
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Splinter Auteur • 2 semaines, 2 jours
Ah oui non j'avoue là j'aurais dû faire plus long, mais bon c'est petit le château de trakai donc pua6je l'ai visité en 20 mini utes à l'intérieur, un truc comme ça
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