Saison 2 - Épisode 11 - AKIRA
Le silence.
Pour la première fois depuis près de vingt minutes...
Plus de sirènes.
Plus d'hélicoptères.
Plus de gyrophares.
Seulement le ronronnement grave de la Mazda qui avalait les kilomètres sous les entrailles de Tokyo.
Les vieux tunnels semblaient interminables.
Le béton suintait d'humidité.
Par endroits, de vieilles canalisations rouillées traversaient le plafond.
Des néons fatigués clignotaient encore.
Puis plus rien.
Seulement les phares.
Et l'obscurité.
...
Nicky souffla enfin.
Elle desserra légèrement ses mains du volant.
« Mon Dieu, je crois... »
Elle inspira profondément.
« ...que je viens de perdre dix ans d'espérance de vie. »
À côté d'elle...
Luna éclata doucement de rire.
« Tu t'en es très bien sortie pour une Gaijin. »
« Très bien, tu te fous de ma gueule? »
Nicky leva les yeux au ciel.
« Toute la police de Tokyo veut ma peau maintenant ! »
« Oui, pas seulement la police je pense. »
« Je parle avec une morte, fantastique... »
« Oui ça c’est un détail. »
« Joe apparaît dans ma voiture comme si c'était Netflix... »
« Oui il faut bien qu'il s’amuse un peu. »
« Et Emmanuel disparaît comme Batman ! »
Luna ne put retenir un nouveau rire.
« Ça aussi... oui, même si en réalité il préfèrele joker . »
Nicky secoua la tête.
« Putain... »
Elle éclata finalement de rire elle aussi.
« J'ai vraiment une vie de merde... Certifiée d’ailleurs... »
« Non c’était juste une nuit plus compliquée que certaines ... »
Luna regardait les vieux tunnels défiler.
« Tu as juste choisi Emmanuel, enfin ou c’est plutôt lui qui t’a choisi, bref encore un détail.... »
Le silence retomba.
...
Quelques minutes passèrent.
Nicky finit par jeter un regard vers Luna.
« Bon... »
« Oui ? »
« Tu vas m'expliquer un truc maintenant ? »
« Expliquer quoi ? »
« Toi. »
Silence.
« Comment je peux te voir ? »
Luna observa les perles de la bague au doigt de Nicky.
« Tu crois vraiment que cette bague est un simple bijou ? »
Nicky baissa les yeux.
Le métal semblait presque vivant.
« Emmanuel m'a dit qu'elle était importante, toi aussi à Caparica... »
« Tu sais, Emmanuel et moi minimisons toujours un peu les choses. »
Luna esquissa un sourire.
« Les artefacts ne sont pas des objets ordinaires. »
« Combien il y en a ? »
« Peu. »
« Et ils font tous la même chose ? »
« Non et heureusement. »
Elle secoua doucement la tête.
« Chacun possède sa propre histoire... son propre caractère... son propre pouvoir. »
Nicky réfléchissait.
« Le Rosaire d'Emmanuel... »
« Oui, le plus dangereux. »
« Ma bague... »
« Oui, le plus rapide. »
« La pièce d’Alex... »
« Oui, le plus chanceux. »
« La broche de Diana, le collier de Joe. »
Petit silence.
« Ils sont tous différents points. »
Nicky fronça les sourcils.
« Et ils viennent d'où ? »
Luna détourna les yeux.
« Cette histoire... ce n'est pas à moi de te la raconter. »
« Emmanuel ? »
« Oui, ils racontes les histoires bien mieux que moi. »
...
La Mazda poursuivait sa route.
Les tunnels devenaient de plus en plus anciens.
On distinguait parfois des rails abandonnés.
D'anciens quais.
Des galeries condamnées.
Comme si plusieurs villes dormaient sous Tokyo.
...
Nicky reprit.
« Alors pourquoi maintenant ? »
« Pourquoi quoi ? »
« Pourquoi est-ce que je te vois seulement aujourd'hui ? »
Luna resta silencieuse quelques secondes.
« Les artefacts ouvrent une porte... »
Elle posa doucement un doigt sur la bague.
« Mais ce n'est jamais suffisant. »
« Comment ça ? »
« Il faut aussi apprendre à regarder autrement. »
« Je comprends pas. »
« Personne ne voit les morts avec ses yeux. »
Nicky ralentit légèrement.
« Alors avec quoi ? »
Luna posa doucement sa main sur sa poitrine.
« Avec ça. »
Le cœur.
« La peur ferme cette porte. »
« Et moi ? »
« Toi... »
Luna sourit.
« Tu as cessé d'avoir peur, et accessoirement, la proximité avec le rosaire et la bague du loup que klaudija a donnée à Emmanuel à Caparica... Enfin, bref, un jolie petit cocktail tu vois »
Le silence envahit une nouvelle fois la voiture.
...
Nicky regarda sa bague.
« Et elle... Tu as dit plus rapide... »
Elle leva doucement la main.
« Elle fait quoi exactement ? »
Luna éclata doucement de rire.
« Tu ne l'as toujours pas compris ? »
« Non. »
« Pourtant... tu l'utilises déjà depuis Caparica et je t’avais déjà plus ou moins expliqué ça si je me rappelle bien... Enfin, oui, moins que plus soyons honnête. »
Nicky resta immobile.
« Hein ? »
« Tu anticipes. »
« Oui... je conduis comme ça. »
« Oui et non, disons que la bague amplifie ça aussi. »
Luna secoua doucement la tête.
« Tu vois les intentions avant qu'elles n'existent. »
Nicky ne répondit plus.
« Tu lis les trajectoires... les regards... les décisions... avant les autres. »
« C'est impossible... »
« C'est exactement ce que tu fais. »
Elle regarda droit devant.
« C'est pour ça que tu es presque impossible à surprendre. »
Nicky sentit un frisson parcourir son dos.
« Même Emmanuel ? »
Luna eut un petit sourire.
« Parfois. »
« Sérieux ? »
« Ça l'agace... Énormément d’ailleurs. »
Nicky éclata de rire.
« Putain... celle-là, je vais la ressortir... »
Luna riait avec elle.
Puis...
Elle regarda au loin.
« Prends la prochaine sortie. »
« Tu connais ces tunnels ? »
« Mieux que toi en tout cas. »
...
La Mazda quitta la galerie principale.
Puis une deuxième.
Puis une troisième.
Les murs devenaient plus étroits.
Les plafonds plus bas.
Finalement...
Une vieille rampe montait vers une faible lumière.
« C'est là. »
Nicky accéléra doucement.
Quelques secondes plus tard...
La Mazda surgit à l'air libre.
Une pluie fine tombait encore.
Plus de gratte-ciel.
Plus de néons.
Seulement une vieille route départementale.
Quelques lampadaires.
Une station-service isolée.
Un arrêt de bus.
Et un ancien grange abandonné envahi par les mauvaises herbes.
Nicky ralentit.
Puis tourna la tête.
« Luna... »
Le siège passager était vide.
Plus personne.
Le parfum de fleurs avait disparu.
« Luna, putain elle est passée où merde ? »
Silence.
« Hé... arrête tes conneries... »
Toujours rien.
Nicky resta quelques secondes sans bouger.
Puis souffla.
Un petit sourire triste apparut.
« Elle fait chier de disparaît comme Manu elle aussi. »
Elle regarda ensuite le vieux garage.
« Bon... maintenant... il va falloir survivre avec tous ces connards greffés à mon cul. »
La Mazda disparut lentement derrière les grandes portes rouillées du bâtiment abandonné.
À quelques dizaines de mètres...
L'enseigne lumineuse de la station-service continuait de clignoter dans la nuit.
Sans qu'elle le sache...
Quelqu'un venait déjà d'entendre le chant si particulier de son moteur.
La pluie tombait toujours.
Fine.
Presque silencieuse.
Nicky coupa le moteur.
Le rugissement de la Mazda disparut.
Elle resta quelques secondes immobile.
Ses mains tremblaient encore.
Elle regarda une dernière fois dans les rétroviseurs.
Rien.
Pas un gyrophare.
Pas un hélicoptère.
Juste une vieille nationale perdue au milieu des entrepôts et des champs.
Elle souffla.
« OK...t’inquiète ma belle c’est temporaire, enfin disons quelques heures. »
Elle descendit.
Le vieux garage semblait abandonné depuis des années.
Une enseigne rouillée pendait encore au-dessus de la porte.
Quelques carcasses de voitures dormaient sous la poussière.
Elle poussa les immenses portes métalliques.
Elles grinçaient comme dans un film d'horreur.
La Mazda disparut lentement dans l'obscurité.
Nicky referma.
Recouvrit rapidement les traces de pneus avec un vieux balai qui traînait là.
Puis elle observa les alentours.
« Ça fera l'affaire... »
À une cinquantaine de mètres...
Une station-service.
Ouverte.
24 heures sur 24.
Les néons blancs lui brûlaient presque les yeux après toute cette nuit.
Son ventre gargouilla.
« Putain j’ai la dalle... »
Elle réalisa qu'elle n'avait quasiment rien mangé depuis la veille.
...
Une petite clochette tinta lorsqu'elle poussa la porte.
Une vieille chanson japonaise passait à la radio.
Deux chauffeurs routiers buvaient un café.
Une vieille dame lisait un magazine.
Tout semblait... normal.
Comme si Tokyo ne venait pas de vivre la poursuite automobile la plus folle de son histoire.
Nicky attrapa une grande bouteille d'eau.
Un café glacé.
Deux onigiris.
Puis elle se dirigea vers la caisse.
Derrière le comptoir...
Un jeune homme démontait tranquillement un carburateur.
Il ne leva même pas les yeux.
Ses longs cheveux noirs tombaient devant son visage.
Une vieille combinaison de mécanicien bleue.
Les mains couvertes de graisse.
Une musique rock passait discrètement dans une oreillette.
« Bonsoir. »
Pas de réponse.
Seulement un léger hochement de tête.
Il continua de travailler.
Nicky posa ses achats.
Le jeune prit enfin le lecteur code-barres.
Toujours sans la regarder.
« Longue nuit ? »
Elle souffla.
« Tu n'as pas idée... »
Il passa la bouteille.
Bip.
Le café.
Bip.
Les onigiris.
Bip.
Puis...
Toujours sans lever les yeux.
« Beau moteur. »
Nicky se figea.
« Pardon ? »
Il essuya calmement ses mains avec un chiffon.
« La voiture. »
Silence.
« Celle que tu viens de cacher. »
Nicky sentit immédiatement tous ses muscles se contracter.
Sa main glissa instinctivement vers la poche intérieure de sa veste.
Le jeune leva enfin les yeux.
Aucun stress.
Aucune menace.
Seulement un petit sourire.
« T'inquiète. »
Il désigna son oreille.
« Je l'ai entendue. »
Petit silence.
« Un quatre-rotors... »
Il réfléchit.
« Admission retravaillée... »
Il pencha légèrement la tête.
« Ligne en titane... »
Nouveau silence.
« Cartographie complètement refaite... »
Il sourit.
« Joli travail. »
Nicky le regardait maintenant comme si elle découvrait un extraterrestre.
« Comment tu peux savoir tout ça... juste au bruit ? »
Le jeune haussa les épaules.
« Mon père disait toujours qu'un moteur parle avant son conducteur. »
Il tendit la main.
« Akira Takamori. »
Elle hésita.
Puis la serra.
« Nicky... Nicky Foster. »
« Enchanté. »
...
Un silence étrange s'installa.
Akira reprit tranquillement son carburateur.
Comme si cette conversation était terminée.
Puis...
« Dommage. »
Nicky fronça les sourcils.
« Quoi ? »
« Tu as laissé environ cents cinquante chevaux enfermés là-dedans. »
Elle éclata de rire.
« Tu racontes n'importe quoi. »
Il secoua lentement la tête.
« Non. »
Il désigna vaguement la direction de la grange.
« Ton admission respire mal à haut régime. »
« Impossible. »
« Si. »
« Tu l'as même pas vue. »
« Pas besoin. »
Il reprit son tournevis.
« Je l'ai entendue. »
Nicky resta bouche bée.
...
« Tu fais quoi ici ? »
demanda-t-elle.
« J’essaie de payer mon loyer. »
« Toute la nuit ? »
« Toutes les nuits. »
« Et le garage ? »
« Il était à mon père. »
Petit silence.
« Avant. »
Elle comprit immédiatement.
Il n'ajouta rien.
...
Akira regarda soudain la vieille télévision suspendue au plafond.
Puis Nicky.
Puis de nouveau la télévision.
« Tu veux voir quelque chose d’intéressant ? »
Elle haussa les épaules.
« Vas-y. »
Il attrapa la télécommande.
Alluma l'écran.
Breaking News.
Toutes les chaînes diffusaient la même chose.
Des images aériennes.
Des hélicoptères.
Des gyrophares.
Des explosions.
La Mazda blanche.
Les journalistes parlaient tous en même temps.
Puis...
Un énorme arrêt sur image.
Le visage de Nicky.
Parfaitement net.
Pris par une caméra embarquée de police.
Son cœur s'arrêta.
« Merde... »
La journaliste parlait rapidement en japonais.
Akira traduisit calmement.
« Conductrice extrêmement dangereuse... »
Nouvelle image.
« Responsable de dégâts majeurs... »
Une autre.
« Activement recherchée... »
Puis...
Les images de la poursuite.
Le tunnel.
L'effondrement.
Les hélicoptères.
La Mazda qui disparaissait sous Tokyo.
Le bandeau rouge occupait tout l'écran.
MOST WANTED
Nicky ne disait plus un mot.
Elle fixait simplement son propre visage.
« Ah ouais... effectivement.... La minute de célébrité.... Enfin, je suis surtout foutue. »
Akira prit la télécommande.
Éteignit l'écran.
Le silence revint.
Il regarda simplement Nicky.
Puis haussa les épaules.
« Moi... »
Petit sourire.
« Je retiens les moteurs. »
Il désigna la télévision éteinte.
« Les conducteurs... »
Il reprit son carburateur.
« Je les oublie très vite. »
Nicky le regarda longtemps.
Pour la première fois depuis son arrivée au Japon...
Quelqu'un venait de lui tendre la main.
Sans poser de question.
Sans demander d'explication.
Sans la juger.
Au loin...
Le tonnerre gronda.
La pluie continuait de tomber.
Le silence s'était installé.
Akira avait déjà repris son carburateur.
Comme si les informations diffusées quelques secondes plus tôt n'avaient jamais existé.
Nicky, elle...
N'arrivait plus à décrocher son regard de l'écran noir de la télévision.
Elle revoyait les images.
Les hélicoptères.
Les explosions.
Son visage.
Partout.
« Putain... »
Elle passa une main sur son front.
« Je suis dans une sacrée merde... »
Akira haussa les épaules.
Sans lever les yeux.
— Ça dépend.
— De quoi ?
— De ce que tu comptes faire maintenant et dans un futur proche aussi.
Elle resta silencieuse.
— Honnêtement ?
— Ouais.
— J'en sais foutrement rien.
Petit silence.
— J'étais surtout venue au Japon pour voir un vieil ami et éventuellement me détendre.
Akira leva enfin les yeux.
— Tu mens vraiment très mal.
Elle éclata de rire.
— Ah ouais tant que ça ?
— Les touristes ne savent généralement pas piloter comme toi.
Elle secoua la tête.
— Ça non plus tu l'as entendu ?
— Non.
Il sourit.
— Ça, je l'ai vu à la télévision.
...
Nicky prit finalement sa bouteille d'eau.
L'ouvrit.
En but presque la moitié d'une traite.
— Je peux te poser une question ?
— Vas-y.
— Pourquoi tu n'appelles pas les flics ?
Akira resta quelques secondes sans répondre.
Puis il referma doucement sa caisse à outils.
— Mon père m'a appris une chose.
— Quoi ?
— Un moteur ne ment jamais.
Elle fronça les sourcils.
— Les gens...
Il haussa les épaules.
— Beaucoup plus.
Nicky ne répondit rien.
— Quand je t'ai vue entrer...
Tu étais épuisée.
Pas violente.
Pas arrogante.
Juste...
Fatiguée.
Il posa les mains sur le comptoir.
— Les informations racontent toujours une histoire.
Moi...
Je préfère voir la personne.
...
Nicky baissa les yeux.
Cela faisait longtemps...
Très longtemps...
Que quelqu'un ne lui avait plus accordé le bénéfice du doute.
...
Akira reprit.
— Tu comptes récupérer ta voiture quand ?
Elle tourna la tête vers le garage.
— Quand tout sera calmé.
Il secoua doucement la tête.
— Très mauvaise idée.
— Pourquoi ?
— Ils vont forcément revenir fouiller les environs.
Le garage est la première cachette que je vérifierais.
Le silence retomba.
Puis Akira se retourna.
Il décrocha un vieux trousseau de clés, avec une bip, accroché au mur.
— Suis-moi, j’ai peut être une solution à ton problème.
...
Quelques minutes plus tard...
Ils traversaient un petit chemin derrière la station.
L'herbe leur arrivait presque aux genoux.
Au bout...
La vieille grange en bois et en tôle.
Complètement invisible depuis la route.
Akira ouvrit la porte.
À l’intérieure, la Mazda.
《 Oh putain...Fais-moi écouter cet opéra 》
Sans attendre, Nicky démarra dans un grondement sourd.
Akira ferma simplement les yeux.
Il écouta quelques secondes.
Puis murmura.
— Magnifique...
Nicky le regarda.
— T'es complètement malade.
— Oui.
Il éclata de rire.
— Ça aide dans ce métier.
...
Les quatres échappements claquaientt doucement dans l'atelier.
Akira fit lentement le tour de la voiture.
Sans la toucher.
Comme devant une œuvre d'art.
Puis il s'arrêta devant l'admission.
Il sourit.
— Je savais.
Nicky leva un sourcil.
— Quoi ?
— L'admission.
Elle respire mal à haut régime.
Elle croisa les bras.
— Tu vas vraiment me sortir ça alors que t'as toujours pas ouvert le capot ?
Akira tendit la main.
— Tu me fais confiance ?
Long silence.
Elle regarda la Mazda.
Puis lui.
Puis les images de la télévision lui revinrent en mémoire.
Elle souffla.
Puis, elle déverrouilla le capot.
Akira resta quelques secondes immobile.
Puis il finit par ouvrir le capot, un immense sourire illumina son visage.
— Oh bordel...
Mon...
Dieu...
Il éclata presque de rire.
Comme un enfant devant le plus beau cadeau de Noël.
— Qui a construit ce truc ?
Nicky pensa immédiatement à Emmanuel et à Joe.
Elle sourit.
— Des amis à moi.
Akira secoua lentement la tête.
— Non...
Pas des amis.
Des artistes à la rigueur...
Au loin, à l’extérieurde la grange, les gyrophares bleus balaiyaient encore les routes autour de Tokyo.
Les recherches continuaient.
Les hélicoptères tournaient toujours.
Toute la ville cherchait cette caisse et Nicky.
Sans savoir...
Qu'elle dormait désormais derrière une simple porte en tôle.
Entre les mains du seul homme qui, cette nuit-là, avant de regarder sa conductrice avait eu le privilège de regarder et d’entendre son moteur...
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