Deux rangées de quatre

📖 Arg'Va ✍️ JanLukin 📝 1627 mots

Whaa, il est là, seul, depuis la grande invasion ! Je comprends pourquoi il parle à cette vieille peluche mitée.

Je ne peux réprimer un frisson qui parcourt tout mon corps.

Il est trop flippant cet ours.

Je presse le pas pour le rejoindre. Nous nous dirigeons vers le bâtiment central, le plus bas.

J’aperçois le hall d’entrée, entièrement vitré, il est immense. Le sol doit être en marbre, mon père m’en a parlé. Ça devait être un endroit réservé aux riches. Devant nous, deux portes automatiques s’ouvrent à notre arrivée. Elles font le même bruit que celle à l’hôpital du Secteur 6.

Soudain, il brandit son bras devant moi. Je prends sa main en plein visage au passage.

— Aïe ! Mais ça va pas ! Vous savez que vous pouvez parler, non ?

Il se penche vers moi, son regard est redevenu celui d’avant : glacial et perçant.

— Tu préfères peut-être éclabousser la porte vitrée de ce qui restera de toi ?

Je le regarde, incrédule.

— Non, ne me dites pas que vous l’avez aussi piégé !

Il remet la batterie dans son ACZI en le fusillant des yeux.

— Non. Seulement l’entrée.

Il pianote sur l’écran accroché à son avant-bras et quelques instants après la voix monocorde annonce :

« Entrée désactivée. Réactivation automatique dans cinq minutes. ».

Il me regarde du coin de l’œil et je ravale ma question.

OK, je te fais confiance. Tu es encore en vie, ça veut dire qu’on a le temps de passer…


Une fois entrée dans le bâtiment, je reste sans voix. Le plafond en verre est à plus de vingt mètres de haut, même les murs d’enceinte de la ZNI ne sont pas aussi grands. Des étoiles géantes multicolores sont suspendues au-dessus de nous, il y en a tellement que je ne saurai les compter. Leur couleur change à des rythmes différents, c’est tellement beau, hypnotisant et ça ne sert qu’à être admiré. Dans mon secteur, ce qui ne sert à rien, c’est inutile, donc balancé.

Des enseignes brillent encore : Hugo Boss, Chanel, Dior, Cartier… Je ne sais pas ce qu’ils vendaient. D’ici, je ne vois pas l’intérieur des vitrines : certaines sont dans le noir, d’autres, les lumières s’allument par intermittence.

Il y a un second niveau !

J’aperçois juste des noms inconnus au-dessus des vitrines : Starbucks, Rolex, Apple Store… 

Ceux qui parlaient de l’ancien monde disaient que l’on trouvait de tout, mais je ne pensais pas aussi facilement.

— Gamine, réveil !

Je sursaute encore une fois, il m’énerve !

Devant moi, se trouvent des escaliers dont les marches bougent toutes seules !

— Je ne vais pas là-dessus moi !

— Non, là ! dit-il en pointant une pente en métal qui elle aussi descend toute seule.

Je vais me casser la gueule là-dessus ! C’est quoi ce truc ?

Il me pousse, je résiste comme je peux, mais mes pieds glissent sur le sol. Il est beaucoup plus fort que je ne pensais.

D’un coup, je ne sens plus de pression sur mon dos et apparait devant mes yeux l’écran de son ACZI.

— Tic, tac, dit-il laconiquement.

Deux minutes trente s’affiche en caractères rouges devant les yeux.

Il me prend le chariot des mains et avance vers la pente métallique. Je le suis, m’agrippe à sa chemise. Nous descendons à une allure régulière et sommes presque arrivés en bas. La pente disparaît sous le sol. Arrivée à son niveau, je saute pour ne pas être avalée et m’affale à moitié sur le chariot.

Il secoue la tête.

— Ça arrive à buter un Arg et ça a peur d’un escalator.

Un long couloir s’étend devant nous. Il est interminable : cent mètres, peut-être plus, et je ne vois pas la fin. Il est dans le noir. À gauche, il n’y a qu’un seul magasin.

Comment il peut être aussi grand !

Il tourne immédiatement. J'avance derrière lui en silence, quoi que je dise, ça ne changerait rien.

Devant moi, les rayons semblent ne jamais finir. Ils sont si longs que j’ai du mal à en voir le bout. Beaucoup de rayons sont encore garnis, mais de larges trous apparaissent un peu partout. Certaines étagères sont complètement vides.

Il emprunte le second rayon.

Il y a tellement d’articles. Dans la ZNI, il y a à peine cinq rayons à moitié vides pour tout le Secteur 7 !

— Tu m’aides ou tu es là pour la visite ? Prends deux paquets.

Sur les étagères, il y a du papier toilette sur plus de dix mètres !

Qu’est-ce qu’ils pouvaient faire d’autant de papier toilette ?

J’attrape les deux premiers paquets.

— Non, pas ceux-là, dit-il en me les montrant du doigt.

Je les repose et prends donc ceux qu’il m’a indiqués. Il est écrit « quatre épaisseurs ».

À quoi ça sert de me dire d’en prendre sans me dire lesquels il veut !

— Pourquoi ceux-là ?

— Ils sont plus doux, répond-il en continuant de marcher

Je le suis comme on suit un milicien du Secteur 7 : de près en la bouclant.

Il ne ralentit pas, prenant des articles sur les rayons et les met dans le chariot : surtout des boîtes de conserve et des bocaux en verre, mais de tous genres : haricots, cassoulet, maïs, d’autres choses que je n’arrive pas à reconnaître.

Il tourne à droite, à gauche, remontant les rayons et se servant tout en marchant.

Il sait vraiment où se trouve chaque chose dans ce magasin ? Comment peut-il connaître cet endroit par cœur ?

Il pile dans l’allée des céréales. Je lui rentre dedans, occupée à regarder toutes les sortes différentes. Il y en a tant. Il est presque entièrement rempli, sauf un emplacement complètement vide.

Il s'arrête et pousse un grognement. Je le regarde sans comprendre.

— Il n'y en a plus.

— Euh... si, il y en a des dizaines.

Il désigne l'emplacement vide du menton.

— Les miennes, elles doivent être là !

Il tourne déjà les talons. Je regarde encore toutes les boîtes devant moi.

— Vous pourriez peut-être en prendre d'autres...

Il s'arrête sans même se retourner.

— Ce ne sont pas mes céréales.

Il reprend, comme si rien ne s'était passé :

— Bon... puisque t'es là, tu veux lesquelles ?

— Quoi ?

— Quelles céréales veux-tu pour le petit déjeuner, dit-il en détachant chaque mot comme si j’avais cinq ans.

Qu’est-ce que j’en sais. Chez nous, on mange ce qu’il y a de disponible et suivant le nombre de tickets de rationnement que nous avons.

— Euh, je sais pas. Comme vous, ça a l’air bien.

— Pas question. Ce sont MES céréales. Choisis et dépêche-toi.

Je ne sais pas quoi choisir, il y en a trop.

— OK, soupire-t-il tout en prenant un paquet écrit « Chocapic » avec un chien tenant une cuillère.

— Euh, c’est pour les chiens, non ? Il y en a un sur la boîte.

Même de dos, je vois son expression. J’ai encore dit une connerie.

On continue de sillonner les rayons, et toujours le même rituel : on avance, il prend sans s’arrêter et le met dans le chariot. J’ai l’impression d’être comme les chevaux tirant les charrettes dans mon secteur.

Après avoir attrapé trois paquets de ce qui doit être du café, il me demande :

— Café ?

J’en ai goûté une fois et j’ai trouvé ça trop amer. Mon père adorait ça…. Je secoue la tête pour toute réponse.

— Chocolat en poudre ?

Devant mon air ahuri, il en attrape deux boîtes qui rejoignent les autres courses. Nous continuons ainsi pendant plusieurs minutes. Nous remontons le rayon des « chips », je l’ai lu sur la pancarte sans savoir ce que cela peut être. Mais ils devaient adorer ça car il y a un double rayon entier : Nature, ondulé, saveur poulet, saveur crevette, pastrami New York…

C’est sans fin. Le rayon se termine sur des bandes de plastique. « Réservé au personnel » est écrit dessus. Il les pousse sans hésiter.

Nous sommes maintenant dans un énorme hangar aussi grand que le magasin. Il fait très sombre, presque toutes les lumières sont éteintes.

— Il fait noir ici, comment vous vous repérez ?

Il sort de son sac sa lampe torche et me la mets sous le nez.

— A ton avis, gamine !

Je déteste quand il fait ça !

J’ouvre mon sac et sors la mienne. Je balaie la réserve avec ma lampe. Des milliers d'articles empilés sur des rayonnages de plus de dix mètres de haut, chaque pile soigneusement enveloppée dans du plastique noir épais.

Je reste collée à lui pour ne pas me perdre. Après avoir remonté plusieurs allées, il s’arrête à côté d’un rayonnage.

— Eclaire-moi. Et tiens la lumière droite.

Je braque ma torche vers le cube devant lui. Il enlève avec précaution le film plastique entourant ce qui ressemble à des boites en carton. Après avoir déroulé les trois tours de protection, je reconnais ses céréales. Il prend dix boites et réenroule avec la même précaution les boites restantes.

— C’est bon pour aujourd’hui, en route.

Il est déjà reparti avant que je n’aie pu faire demi-tour. Toujours au même rythme, il avance entre les rayons, tourne. Nous nous retrouvons de nouveau au rayon céréales. Il met en rayon deux rangées de quatre boîtes de ses céréales. Il redresse une boîte qui dépasse légèrement.

— Voilà, dit-il sûrement pour lui-même.

Il est bizarre, parfois. Très bizarre.

Nous repartons et je me retrouve devant cette maudite pente qui avance toute seule. Il désactive les explosifs du hall à l’aide de son ACZI et me regarde.

— Tu l’as déjà fait une fois, ça sera plus facile.

Je rêve ou il a dit quelque chose de gentil !

Et effectivement, il a raison. Arrivée en haut, je fonce en poussant le chariot et je me retrouve dans le hall, sous ses centaines d’étoiles.

Tous ces magasins à l’étage, j’aimerai trop aller les voir !

Je le regarde avec les yeux les plus doux que je peux faire.

— On peut aller à l’étage ? S’il vous plait …

Il regarde sa montre, met sa bouche en coin et soupire.

— Mouais. Ok, gamine. Mais après on rentre, je dois préparer le repas.

💬 Commentaires 15

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Jmi • 3 semaines, 5 jours
J’ai beaucoup aimé la découverte du centre commercial à travers les yeux d’Elana. Son émerveillement devant l’abondance, les escalators ou même les différentes sortes de céréales permet de mesurer naturellement tout ce qui a disparu de son monde. Les échanges avec Marcus restent très amusants, notamment autour des Chocapic et de ses céréales introuvables.

Le titre m’a intrigué au départ, mais il prend finalement tout son sens lorsque Marcus remet précisément deux rangées de quatre boîtes en rayon. J’ai trouvé ce geste très révélateur : il est à la fois drôle, étrange et presque touchant, comme si Marcus cherchait à maintenir un peu d’ordre et à reproduire les habitudes de l’ancien monde malgré sa disparition.

À titre personnel, j’ai trouvé que la visite des différents rayons s’étirait parfois un peu et donnait par moments une impression d’inventaire. Quelques découvertes pourraient peut-être être resserrées afin de mieux mettre en valeur les moments les plus forts, notamment l’émerveillement d’Elana et le rituel des boîtes de céréales. Mais le chapitre reste plaisant, et j’apprécie beaucoup la manière discrète dont la relation entre Marcus et Elana évolue.
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JanLukin Auteur • 3 semaines, 5 jours modifié
Merci pour ces retours constructifs.
Pour Marcus, ces gestes ne sont effectivement pas anodins. Vivre seul tant d'années amène des rituels, des manies permettant de garder un contrôle sur sa vie.
Je prends note de ta remarque concernant les rayons ; je pense effectivement que cela peut être raccourci, tout en conservant l'idée qu'il connaît le magasin par cœur.
Et j'aime les titres dont on ne comprend le sens qu'après avoir lu le chapitre. Je déteste les titres qui expliquent la moitié du chapitre (c'est pour cela que je ne lis jamais la 4ᵉ de couverture d'un livre).
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Varen • 1 mois, 1 semaine
Si j'ai bien suivi tes indications (oui, j'ai cherché, j'avoue…), tes personnages devraient se trouver au Whole Foods du Deutsche Bank Center, à Columbus Circle. Plusieurs indices semblent le confirmer : les deux tours, la 59e qui longe Central Park South, la 5e Avenue, les enseignes de luxe. Très gros boulot de recherche, très belle cohérence. Chapeau !
D'ailleurs, c'est justement parce que tout le reste est vérifié que Chocapic m'a accroché — c'est la seule marque franco-française du chapitre, au milieu d'enseignes toutes américaines. Un import, peut-être ? Le gag du chien sur la boîte fonctionne très bien, cela dit ; ce serait dommage de le perdre. Prendre un peu de liberté avec la réalité. OUI !
Je ne connais pas l'univers de The Last of Us, je ne peux donc pas comparer. J'ai d'autres références en post-apo, cela dit. :D
Ce qui me frappe ici, c'est que Marcus est maniaque, ritualisé. Et c'est peut-être exactement pour ça qu'il ne vide pas le magasin : il déroule le plastique, il en prend dix, il réenroule avec la même précaution, et il remonte remettre les autres en rayon. C'est son rituel mensuel, comme d'autres détails ailleurs (l'ours mité). L'ultra-solitude force le cerveau à ritualiser — c'est ce qui évite de virer à la folie. Trente-quatre ans seul, il ne fait pas des courses : il tient debout.
C'est très Marcus. Et cette boîte de céréales qu'il redresse en dit plus long que n'importe quelle explication.
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JanLukin Auteur • 1 mois, 1 semaine
Effectivement, ils sont bien au Columbus Circle. Il y a beaucoup de boutiques de luxe et un "supermarché". J'ai pris des libertés car le supermarché n'est pas du type Carrefour ; ce sont des produits quasiment uniquement alimentaires et de qualité. Idem pour les boutiques de luxe, elles sont presque toutes à NY mais pas forcément au Columbus Circle.
J'ai une carte avec les différents lieux. Je veux que cela soit le plus cohérent possible et quand ça ne colle pas, je prends quelques libertés mais sur une base existante, enfin j'essaie. Pour chocapic, j'ai pensé à cela avec le chien et cela m'a donné l'idée de la réplique d'Elana. Et mettre des marques connues en France, je ne fais pas de documentaire sur NY.
C'est exactement ce que je voulais faire passer comme explication sur Marcus. Je suis content que cela soit compris.
Et l'idée du papier toilette ( 4 épaisseurs , c'est plus doux ), n'avait à la base l'objectif d'être drôle mais de ne pas caricaturer Marcus en un Rambo. Le rendre humain et déconcertant.
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Varen • 1 mois, 1 semaine
Je trouve que tu vas plus loin que « pas un Rambo » : Marcus n'est pas un héros, c'est un survivant qui fait avec ses traumas. C'est distillé depuis le début, sans jamais être expliqué. Le papier toilette, les céréales, la peluche : c'est la même mécanique à chaque fois — la petite exigence qui paraît dérisoire, maintenue dans un monde mort. C'est ça, ton personnage. Il est humain, et c'est très bien rendu.
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JanLukin Auteur • 1 mois, 1 semaine
C est exactement ce que je voulais pour Marcus. C est le premier "roman" auquel je m attaque. J écris toujours des nouvelles, la pensée de faire un roman me bloquait car je voulais tout prévoir et pour moi ce n est plus mon moment de liberté cela deviendrait un travail. Pour cette histoire, les bouts s enchaînent assez bien, et comme j ai des commentaires bien expliqué cela me permet de combler les trous. Merci de ton commentaire qui me dit que je suis sur la bonne voie.
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MargaPeann • 1 mois, 1 semaine
Je suis un peu plus mitigée sur ce chapitre, non sur la forme, mais sur le fond. Ca s'est passé des dizaines d'années plus tôt, non ? Et il reste un magasin (et ses réserves) avec des éléments comestibles ? Juste pour lui ? Ok, il a piégé l'entrée, mais vraiment, personne n'est passé avant ? Et personne ne s'est fait exploser depuis ? Pourquoi il n'a pas rapatrié chez lui toute la nourriture possible, plutôt que se risquer à faire ce trajet tous les mois ?
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JanLukin Auteur • 1 mois, 1 semaine
Effectivement, il est resté seul à New York pendant trente-quatre ans. Tous les habitants ont fui ou ont été tués. La ville est "aux mains" des Arg'Va depuis ce temps, et personne d'autre n'est venu depuis. ( à part Elana et son escouade, ce qui sera expliqué dans quelques chapitres).
Le magasin et ses énormes réserves pour les New-Yorkais sont donc restés là, à disposition. Les boîtes de conserve, en bon état, sont encore consommables après plus de trente ans. Les céréales, à l'abri des UV et de grosses différences de température, peuvent être également consommables. Ce n'est pas une zone où les Arg vont, mais Marcus, ne laisse rien au hasard, d'où le hall piégé.
Après, comme dans toutes les histoires, films ou séries post-apo, on prend un peu de liberté avec la réalité . Comme dans la série the last of us, ils mangent des conserves vieilles de vingt ans (ce n'est pas un documentaire sur la survie en cas d'attaque Arg'Va ;-).
La vraie question n'est pas pourquoi il ne rapatrie pas toute la nourriture possible dans son appartement de luxe (ou la logistique), mais pourquoi reste-t-il seul à New York !
Mais je comprends que tu n'aies pas accroché si tu t'es posé toutes ces questions.
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MargaPeann • 1 mois, 1 semaine
Ce n'est pas que je n'ai pas accroché, pas du tout ;) Mais juste que je me suis posé beaucoup plus de questions d'ordre "logique" que jusqu'à présent. Je me doute que les conserves, et même les produits secs, se conservent longtemps (comment dire... j'ai mangé chez ma grand-mère des biscuits périmés de 10 ans ;) ). C'est juste que je me demandais vraiment pourquoi il continue à "faire ses courses" ainsi ;)
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patrick.skedli • 1 mois, 1 semaine
Belle éducation de la jeunesse. On va dans un magasin, on se sert et on part sans payer !
Entre la relation entre les deux et les réactions de la fille dans ce temple de la consommation, ce chapitre est drôle et bien construit.
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JanLukin Auteur • 1 mois, 1 semaine
Elle avait oublié ses tickets de rationnement à la maison !
Merci et content que cela t'ait plu. J'ai eu du mal, les descriptions ne sont pas mon fort, et dans ce chapitre c'était essentiel.
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Denthil • 1 mois, 1 semaine
Je ne sais pas pourquoi, plus j'avance, plus je ressens une vibe proche de "The Last of Us" entre eux deux. Impatient de voir comment leur relation évoluera.
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JanLukin Auteur • 1 mois, 1 semaine
J'ai vraiment beaucoup aimé cette série et le duo Joel/Ellie est vraiment excellent. Il y aura certains points communs, c'est évident, mais je vais tenter de me différencier. Leurs histoires, à chacun, sont vraiment différentes, ce qui devrait, si j'y arrive, marquer une nette différence.
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Denthil • 1 mois, 1 semaine
Je te le souhaite.
Pour le moment c'est très accrocheur..
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JanLukin Auteur • 1 mois, 1 semaine
Merci !
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