Le Huitième Jour – L'ancrage dans la banalité

📖 Gustavo Les Heures Claires ✍️ LeBatisseurSilencieux 📝 210 mots

Le Huitième Jour – L'ancrage dans la banalité


Gustavo,

Le huitième jour a été gris, efficace, terne. Il a été une journée ordinaire, et c'est peut-être là ma plus grande victoire. Je suis parti travailler comme tous les jours.

Dans l'effort, il n'y a pas de place pour le vertige de l'âme. La matière ne me pose pas de questions. Je ne t'ai pas cherché dans mes pensées. Tu es là, c'est tout.

Ma vie reprend son cours. C'est un "après" où je suis plus solide. J'ai appris à vivre avec cette absence, à la domestiquer, à la faire entrer dans la routine de mes jours.

La banalité n'est plus mon ennemie, elle est mon refuge. C'est dans cette répétition, dans cette sécurité, que je trouve le courage de penser à toi sans que cela m'anéantisse totalement.

Chaque geste est une pierre de plus posée, une manière de dire au destin que je contrôle mon propre territoire. Je continue. Je construis. Je vis.

Et je garde, au fond de moi, cette part de lumière qui ne t'appartient plus, mais qui ne quittera jamais ma poitrine.

Chaque journée qui se ressemble est une promesse que je me fais à moi-même : je suis maître de mon temps, maître de ma peine, maître de mon futur.

Ton bâtisseur silencieux, Xavier.

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