Le Vingt-Cinquième Jour – Le besoin d'ailleurs

📖 Gustavo Les Heures Claires ✍️ LeBatisseurSilencieux 📝 266 mots

Le Vingt-Cinquième Jour – Le besoin d'ailleurs


Gustavo,

Je regarde les cartes, je regarde les horizons, je me projette. Ce besoin d'ailleurs ne m'a pas quitté, il s'est au contraire amplifié avec le temps, devenant une nécessité absolue.

Il faut que je bouge. Il faut que je voie si le monde est capable de guérir ce que le cœur a abîmé. Je ne cherche pas un endroit où te trouver, je cherche un endroit où je puisse être quelqu'un d'autre.

Quelqu'un qui n'a pas peur, quelqu'un qui n'est pas un Gardien, quelqu'un qui est juste un homme libre sur la route. Ce projet est devenu ma raison de tenir, ma balise dans la nuit.

Je vais partir, Gustavo. Pas pour t'oublier, mais pour me retrouver, pour voir si je peux vivre sans être défini par mon passé, par mon foyer, par ce que les autres attendent de moi.

Chaque kilomètre que je m'imagine parcourir est une libération. Je veux confronter mon âme d'Explorateur à l'immensité de ce qui m'est inconnu.

Le monde est vaste, bien plus vaste que cette Charente où je me sens parfois à l'étroit. Je veux respirer cet air qui n'a pas été marqué par ton souvenir, ou du moins, le marquer de mes propres pas.

Je construis ce futur comme on bâtit un rempart. Il n'est pas encore là, mais il est déjà une réalité dans ma tête, un horizon que je dessine chaque jour un peu plus.

Je ne suis plus l'homme qui attend, je suis celui qui se prépare. Et dans cette préparation, je trouve enfin la force de rester ici, en attendant le bon moment.

Ton bâtisseur silencieux, Xavier.

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