Le Vingt-Huitième Jour – Le retour des souvenirs
Le Vingt-Huitième Jour – Le retour des souvenirs
Gustavo,
Certains soirs, les souvenirs reviennent comme une marée. Pas les souvenirs de notre douleur, mais les souvenirs de notre rencontre, de cette étincelle qui nous a frappés.
La lumière de ton regard, le son de ta voix, l'évidence de ce que nous avons ressenti pendant ces quelques heures. Ces souvenirs-là sont des perles que je garde précieusement.
Je les enfile une par une, avec une infinie délicatesse, pour ne pas les briser. Ils ne sont pas douloureux, ils sont précieux, ils font partie de mon trésor intérieur.
Je ne les laisserai jamais ternir par la poussière du quotidien. Ils sont la preuve que, oui, j'ai vécu, que j'ai vibré, que j'ai été pleinement vivant malgré tout.
Chaque perle est un moment de vérité, une image qui ne s'efface pas, un son qui résonne encore dans ma tête. C'est mon musée personnel, mon jardin secret.
Je peux m'y promener quand je veux, à l'abri des regards, et revivre ces instants avec une clarté bouleversante. Ce n'est pas du regret, c'est de la gratitude.
Gratitude d'avoir croisé ta route, gratitude d'avoir ressenti ce que si peu de gens connaissent dans une vie entière. C'est mon héritage, ma richesse propre.
Je porte ces perles autour de mon cou, invisibles mais présentes, un collier de lumière qui me rappelle d'où je viens et ce que je suis capable d'éprouver.
Ton bâtisseur silencieux, Xavier.
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