ANNEXE H/SERV-MARGOT/S01-03

📖 La Princesse Sylvie ✍️ Cyr_Roivan 📝 3331 mots

FICHE HÉROÏNE — DAME MARGOT,

SERVANTE PERSONNELLE DE LA PRINCESSE


(Première fiche — Après la saison troisième)

 

(Fiche extraite du fonds des personnages — série « Compagnons et serviteurs de la Couronne »)

Consignée en l'an 4422 de la fondation de Sylvaria, sous le règne de la deux cent quarante-deuxième Porteuse du Nom, en la quatrième saison des Chroniques.

La Main de la Troisième Lampe, qui aligne ce soir les fiches comme on aligne des couverts avant un banquet, prie le lecteur de bien vouloir excuser les ratures : la première version de la présente fut écrite, puis boisson renversée dessus, puis réécrite. Il y a dans cette servitude du registre quelque chose de la condition même de notre sujet, et l'Archiviste n'est pas peu fier de la coïncidence.

C'est la première fiche que nous dressons pour un personnage qui n'a ni couronne ni épée, et qui pourtant traverse les trois saisons avec plus de constance que bien des rois. La lampe a suivi son ombre à la trace, et a découvert ce que les textes disent d'elle avec une discrétion dont elle-même se serait accommodée : elle est le pouls du palais, la conscience pratique de Sylvaria en jupon de soie.

***

I. État Civil, ou ce qu'on a pu Relever de la Personne elle-même

Margot. Un seul nom, c'est tout ce que le fonds accorde. Pas de patronyme, pas de maison, pas de blason : les Chroniques, qui notent scrupuleusement la longueur des nappes d'un banquet, sont muettes jusqu’en fin de leur troisième saison sur les origines de celle qui les préparait. On ignore si le silence est pauvreté des sources ou délicatesse du récit. L'Archiviste penche, sans preuve, pour la seconde hypothèse. Il y a des personnes que l'œuvre traite en amies, et qu'on ne déshabille pas de leur mystère.

Ce que le corps des textes laisse voir tient en peu de traits, mais ils reviennent avec constance : une jeune femme blonde aux cheveux habituellement tenu en un chignon strict, le qualificatif revient comme un refrain, que la brève envolée amoureuse pour Zhao Ming fera éclore en boucles soyeuses. Une peau pâle, mentionnée à l'occasion de ses larmes silencieuses, qui illumine singulièrement l'épisode de sa disgrâce amoureuse, où la pâleur devient la page blanche où s'écrivent les larmes.

Sa silhouette reste discrète, entièrement au service d'une rhétorique du soupir : Margot ajuste des chapeaux, ramasse des miettes « pour la centième fois », roule des yeux, ouvre des fenêtres devant les nuages de gaz de sa maîtresse.

Sa taille est fine, mise en valeur par la robe de soie bleu pâle légèrement transparente, manches larges, ceinture dorée, qu'elle arbora lors de son unique équipée vestimentaire, saison III, conte 15, lorsque l'ouragan Zhao Ming la traverse et qu’elle s'invente une autre présence. Signalons d'ailleurs ici, quitte à anticiper, que cette robe est un document historique : c'est la seule fois en trois saisons que Margot cessa de s'habiller pour servir et s'habilla pour être regardée, à commencer par elle devant son miroir pour se demander « Est-ce vraiment moi ? ».

Elle commande des armées de jolies servantes dont les textes nous donnent quelques noms : Léonie, Marjolaine, Clémentine, Aurore. Elle n'a pas de titre, pas de couronne, mais elle est de toutes les scènes, témoin fidèle s'il fallait un mot, conscience pratique de toute la cour.

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II. Des Âges, qui se Suivirent comme des Marches d'Escalier

C'est l'une des richesses de ce dossier : contrairement à certains personnages secondaires que les Chroniques figent dans un âge de convention, Margot vieillit, conte après conte, avec une exactitude d'horloger.

Lorsque la Princesse a neuf ans, Margot est une « toute jeune fille simple et douce de douze ans » (saison I, conte 4).

À dix ans pour l'une, treize pour l'autre, elle fait preuve d'une « belle maturité » en proposant le vieux smartphone du Roi (I, 5).

Elle a seize ans et l'expérience du monde quand elle défend le Bosquet devant la tyrannie horticole de sa maîtresse (II, 2).

Dix-neuf ans quand « toute l'autorité » de cet âge lui sert à ramasser les miettes du dragon (II, 10).

Vingt ans, âge confirmé par une note cruciale du conte 15, saison II : elle et la Damoiselle Sibylle « avaient toutes deux le même âge ».

Enfin, en tout début de troisième saison, lorsque la Princesse en a vingt et un, Margot en compte environ vingt-quatre.

Trois années les séparent, l'aînée jouant, dès l'enfance, le rôle d'une grande sœur moins par statut que par usure méritée.

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III. La Charge, ou le Gouvernement des Choses Invisibles

« Servante personnelle de la Princesse » dit le titre officiel. Le fonds, lu de près, dessine autre chose : un état-major. Margot commande de facto une armée de servantes affectées au linge, aux robes, aux repas, aux collations. Ceci, et tout le reste, fait d’elle une logisticienne d'exception : blanchisserie des soies fragiles, banquets, accueil de la production, talent de conteuse et de conseillère. Elle a, à force de côtoyer les écrans de sa maîtresse, « vu assez de c-dramas pour une vie », ce qui lui donne un œil dramatique aiguisé : elle évalue les morts de Li Mei comme un critique professionnel, propose des corrections de soupirs.

C'est elle qui conçoit des concours de repassage pour conjurer la révolte des blanchisseuses (II, conte 9), qui négocie avec des équipes entières lassées des caprices princiers, qui court dans tous les sens pour qu'une collation Cathayenne soit prête à l'heure (III, 3) et qui, à l'annonce d'un tournage de six mois, « se préparait mentalement à six bons mois de chaos » d'un soupir qui aurait mérité d'être encadré.

L'Archiviste tient à consigner ici sa remarque favorite : Margot est l'unique personnage des trois premières saisons dont le travail précédait le lever du soleil.

Les banquets fameux, l'harmonie des nappes, les biscuits en forme de licorne sont attribués à la Princesse Sylvie dans les relations officielles. Les mains qui les réalisèrent sont celles de Margot, et le registre, qui n'a pas de parti pris, se doit de le dire.

Ce qu'elle veut : le bien de Sylvie, et accessoirement survivre au chaos. Elle en prie intérieurement, en rêve de jours de congé, en envisage « sérieusement de démissionner » dans ses pires moments.

Ce dont elle a besoin : croire en sa propre valeur. C'est le cœur de son arc. Son pragmatisme solide la sauve quand elle « ouvre finalement les yeux » sur le jeu de la rareté de Zhao Ming, mais il lui faut traverser la chambre aux larmes muettes, la honte de s'être crue « sale, souillée par ses propres sentiments », avant que Sylvie, Sibylle et Olivier ne lui rendent ce qu'elle avait perdu : « sa dignité ».

Ses failles sont la mélancolie et le cœur tendre : la naïveté amoureuse, l'envie secrète d'une vie où c'est elle qu'on entoure d'attentions, cette rêverie devant un second rôle au sourire charmeur qui la rend presque aussi distraite que sa maîtresse. Voilà la belle ironie du personnage : elle voit tout des autres et rien de ce qui la concerne.

La leçon finale du cycle est la sienne toute : « Même les séducteurs les plus charmants ne valent pas une once de dignité perdue. »

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IV. Le Lien avec la Princesse, ou la Ténacité comme Forme d'Amour

Que Margot aime sa maîtresse, aucun feuillet ne le conteste, et plusieurs le démontrent à l'envi. Mais l'amour de Margot a une physionomie bien à lui : il ne s'extasie pas, il soupire. Il est fait de « Oui, Votre Altesse » répliqués à des ordres impossibles, de chapeaux ajustés et réajustés, de tasses de thé offertes pour calmer une princesse excitée, d'yeux roulés au plafond, de mouchoirs parfumés tendus au bon moment. C'est un amour de tapissier : il soutient, il garnit, il rattrape.

Il est aussi, très tôt, un amour de conseillère. « Vous voyez, Votre Altesse, parfois il suffit de laisser les choses être... elles-mêmes » (I, 4) : Margot a douze ans quand elle prononce cette phrase, et l'on peut considérer que toute la philosophie de la saison II y était déjà contenue.

Quatre ans plus tard, c'est elle qui, sur les jardiniers épuisés, énonce la leçon que la Princesse n'apprendra définitivement qu'à la fin de la saison : accepter l'imperfection, faire confiance, laisser reposer. Prudence de vieille demoiselle de compagnie dans un corps de servante de seize ans.

Sa force est une lucidité doublée d'expérience : elle voit venir les catastrophes (« Je vous avais prévenue, damoiselle », répété comme une devise), elle conseille avec une douceur ferme à treize ans déjà, elle organise des concours de lavage, elle pilote des armées de servantes. Sa vertu cachée est un courage tranquille : prières pour survivre, coussins lestés en guise d'armes, menaces formulées en style épique : « je te garantis que tu vas regretter d'être née », qui font d'elle, quand sa princesse est menacée, la garde du corps la plus improbables et la plus redoutable du royaume.

On remarquera enfin l'évolution du parler. À la Princesse enfant, Margot dit « Votre Altesse » ? À l'adolescente boudeuse, elle ose parfois le tutoiement familier, et c'est elle qui rappelle à Sylvie, dans les couloirs de sa quatorzième année, que son général revenu de mission « a même supporté vos... euh... petits problèmes de gaz ». Familiarité qui n'est pas manque de respect, mais signature d'une complicité de presque dix ans déjà.

L'Archiviste, qui en a connu une semblable, s'est permis d'en sourire en copie.

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V. Ce que Margot dit, et Comment elle le dit

La fiche serait incomplète sans son lexique, car la voix de Margot est un instrument identifiable entre mille. En voici les registres, que le lecteur reconnaîtra sans peine.

Le registre professionnel, d'abord, monocorde et rassurant comme un métronome : « Tout est prêt, Votre Altesse. »

Le registre ironique, ensuite, qui frappe sans prévenir, en coulisses de tournage, aux côtés du Prince Olivier devenu son complice de commentaires : « Au moins, elle a réussi à mourir bruyamment. C'est déjà ça » (III, 14).

Ou cette sentence de sage devant la perspective d’un long voyage en transport en commun : « Nous avons encore deux jours de route », prononcée, il faut le préciser, à la Princesse, tandis que les deux femmes savent parfaitement qu'il en reste trois et que la seule chose qui s'en accommodera sera la patience de Margot.

Le registre martial, enfin, que le fonds ne documente que dans les contextes de menace, et il est savoureux de constater que la douce Margot ne menace jamais qu'en matière de poésie : promettre à Mei Ling la légendaire Beauté cathayenne de lui « faire traduire tes répliques... et en alexandrins ! » (III, 10) relève d'une rhétorique de guerre que l'Encyclopaedia Sylvariana, on le parie, n'a jamais décrite.

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VI. Margot en Faction, ou la Gardienne du Pont

Qu'il soit tracé ici, d’une plume un peu plus ferme, ce trait qui traverse les trois saisons sans varier d'un poil : quand la Princesse est menacée, réellement ou dans sa jalousie, le registre ne départage pas, Margot cherche un objet contondant.

À la réception finale du départ de l’équipe de production cathayenne (III, 18), elle scrute la salle « cherchant désespérément du regard un gourdin, une chaise, n'importe quoi qui pourrait assommer Mei Ling si celle-ci dépassait les bornes », faute de quoi elle se saisit d'un coussin brodé comme d'un projectile de siège.

Trois mois plus tôt, face au même genre de risque, elle promettait déjà à l'actrice des représailles en vers dodécasyllabiques. Avant le Prince Olivier et son contre-espionnage, Margot était donc déjà, à sa façon, la sécurité intérieure de la Princesse.

Sa vigilance s'exerce aussi sur le Prince lui-même : qu'on relise ses interrogatoires (« Depuis quand médites-tu avec une épée et une carte des frontières ? », II, 6), où l'on voit une servante mettre en difficulté le futur directeur des services conjoints de deux royaumes. On ignore si le SCCE lui a jamais proposé un poste. L'Archiviste formule ici le vœu que non.

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VII. Margot et la Damoiselle Sibylle, ou la Guerre des Cours

Deux femmes du même âge, au service de la même Princesse, l'une par de la sueur et du pain, l'autre par du protocole et de l'âme, il fallait bien que ça frotte.

Les Chroniques l'ont racontée, cette guerre, avec un ethnologue du lendemain domestique : bataille des robes (« La mode à la cour, c'est aussi de tomber dans les escaliers »), duel des petits-déjeuners où Margot, introduisant clandestinement charcuterie et pâtisseries contre les légumes vapeur de sa rivale, triompha par la voie des pâtisseries, guerre des leçons, piège à gaz et potions de grimoire conclu par un supérieur « Je vous avais prévenue, damoiselle ».

La paix, quand elle vint, fut le fait de la Princesse elle-même, exaspérée par la déprime d'un dragon trop otage des hostilités. Les deux femmes apprirent « un pas à la fois » à s'entendre.

Mais que le lecteur ne s'y trompe pas : la suite du fonds (III, 13-14) suggère que la rivalité se mua en alliance tacite, Margot couvrant de sa thèse de la fatigue les distractions amoureuses de Sibylle, protégée à son insu, et sans que ni l'une ni l'autre n'ait jamais eu à en parler. C'est parfois ainsi que naissent les plus solides des amitiés de cour : par une guerre bien menée, puis un silence bienveillant.

***

VIII. L'affaire Zhao Ming, ou la Fiche Douloureuse

Viens-en, Margot, à ta saison. Le tournage touchait à sa moitié lorsque parut Zhao Ming, séducteur Cathayen à la chevelure d'ébène, et le fonds documente ici, page à page, la plus grande disgrâce de notre sujet.

On la voit d'abord se transformer : robe de soie bleu pâle, chignon défait en boucles, miroir interrogé. « Est-ce vraiment moi ? ». Transformation de l'habit, mais aussi du pas, du sourire, de la voix : la Margot qui se mit à suivre des yeux cet homme dans les couloirs n'était plus celle qui priait pour que la journée se passe sans incident. Elle priait désormais, comme toutes les autres, pour un regard.

La chute fut pédagogique. Non contente d'être éconduite au jeu de la rareté, Margot découvrit l'application systématique de la méthode à l'ensemble de ses subordonnées : la douce Léonie capturée par le regard profond, la délicate Marjolaine par le sourire mystérieux, la radieuse Clémentine par les effleurements subtils, la vive Aurore par l'écoute attentive. Le fonds, il faut lui rendre hommage, inscrit ce catalogue comme ce qu'il est : un relevé des procédés d'un manipulateur, dressé par sa victime même. Et c'est bien là le geste de Margot : son pragmatisme « solide » fut ce qui, en plein naufrage, lui permit de regarder couler le navire depuis le rivage, d'observer les autres victimes, comprendre, nommer, et cesser d'aimer.

Les heures suivantes, vécues en chambre close, entre larmes et sentences (« Je suis tellement idiote »), puis le siège de ses amies et du Prince autour du lit, puis la remontée, pas à pas, forment ce que l'Archiviste considère, sans ironie aucune, comme le plus beau mouvement des trois saisons : une leçon sur la naïveté et une autre sur la dignité rendue, toutes deux portées par la même main. Que le lecteur daigne relire la morale consignée à la fin du conte 15, saison III : elle est de celles que l'on grave.

On notera, pour la postérité de la personne : l'affaire ne laissa pas de cicatrice visible sur son efficacité, mais une trace quand même dans ses songes. Au moment du départ de la production Cathayenne, tandis que la Princesse s'émerveillait de l'or du Smartphone impérial, Margot s'évanouissait presque, non pas d'admiration, mais « horrifiée à l'idée de devoir nettoyer et organiser tout cela » (III, 17). Elle-même, sans doute, ne s'est jamais avoué que cette horreur était aussi une pudeur : le doré impérial, après Zhao Ming, avait changé de signification. Le registre le conjecture en marge, il ne l'affirme pas.

***

IX. Ce que le Registre Ignore, et le Regrette

Or donc, cette fiche serait plus courte sans ses trous, et l'Archiviste les recense honnêtement.

En cette fin de saison troisième, on ignore le nom complet de Margot, son lieu de naissance, sa famille, l'année exacte de son entrée au palais. La tradition orale du fonds suggère qu'elle servait déjà la Princesse « depuis son enfance », ce qui est peu dire quand on les fait se côtoyer dès les neuf ans de l'une et les douze de l'autre.

On ignore si elle obtint jamais cette journée de congé dont elle rêvait en souriant poliment (III, 16).

On ignore surtout, et c'est ici la lacune la plus vive, ce que Margot veut pour elle-même : le fonds la montre une fois, une seule, se demandant à quoi ressemblerait sa vie « si elle aussi pouvait jouer dans un c-drama et que tout le monde lui tournait autour, au lieu d'exactement l'inverse ». La phrase est de celles qu'on repousse du bout de la plume, tant elle est grande. Peut-être les saisons suivantes du fonds, si les lampes à venir daignent se pencher sur elles, combleront-elles ce silence. En attendant, cette fiche la garde en lisière.

***

Clôture du feuillet.

La Main de la Troisième Lampe relit ce qu'elle vient d'écrire, le trouve inégalement brillant, excessivement partial par endroits (Margot, on l'aura senti, est une favorite des Archivistes), et décide de le laisser tel quel : les couvertures de banquet, dans ce fonds, sont rarement bien droites, et c'est signe qu'elles ont servi.

Que la lectrice et le lecteur emportent de cette fiche l'essentiel, qui tient en peu de mots : pendant trois saisons, tandis qu'on admirait la licorne, le prince, la damoiselle et le dragon, une jeune femme blonde ajustait son chapeau, soupirait, et rattrapait la princesse à bras-le-corps chaque fois que nécessaire.

Les Chroniques racontent. Les Annexes, elles, regardent raconter. Et quelquefois, comme ce soir, elles se prennent à soupçonner que sans Margot, il n'y aurait rien à raconter du tout.

 

Consigné, relu, et clos, l'huile étant encore à moitié, et le coussin brodé, cette fois, est resté en place.

Par la Main de la Troisième Lampe, qui ne se nomme pas.

Contresigné par le registre, qui ne sait toujours pas signer.

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