Dimanche 23 août

📖 Mais qu’est-ce qu’il y a dans son pantalon ? ✍️ Passiflore 📝 3970 mots

Fañch est un chat.

Cela fait des mois que j’essaie de trouver les mots justes pour le décrire et aujourd’hui cela m’est apparu comme une évidence : Fañch est un chat. Mais avant d’expliquer pourquoi c’est un chat, je dois revenir sur la semaine qui venait de s’écouler.

Le dimanche précédent, donc le lendemain du jour où Marc avait débarqué avec toute une équipe pour l’opération destruction de l’antique salle de bain de Fañch afin que nous puissions y aménager une cuisine, Gwendal avait surgit dans notre appart exactement de la même manière que Marc la veille. Comme la veille nous étions encore au lit, comme la veille, Fañch s’était précité au-devant du visiteur, en caleçon et tee-shirt.

« Eh bien, petit frère, tu m’as l’air en forme ce matin ! Bonjour Julie, je vois que j’‘arrive juste à temps pour te sauver des griffes de ce satyre ».

Comme la veille, Fañch avait une érection mais cette fois je n’y étais pour rien. Fañch a rougit jusqu’à la racine des cheveux et est allé enfiler son bermuda cargo kaki, ce lui qui glisse tout le temps. Il a serré très fort la ceinture, mais je savais que cela ne servirait pas à grand-chose et qu’il allait passer la journée à le remonter. Je lui ai demandé à l’oreille pourquoi il avait mis ce short-là. Il m’a répondu qu’il n’en avait pas d’autre de propre. Je me suis promis de lui laver des fringues, puisque lui n’avait pas trop le temps de s’en préoccuper.

Les deux frères ont passé la matinée à faire des saignées dans les murs pour y faire passer de l’électricité ou positionner les tuyaux d’arrivée ou d’évacuation d’eau au bon endroit. Ils discutaient pas mal, revenaient consulter les plans de la cuisine, remesuraient encore une fois et jouaient de la disqueuse, du burin, puis effectuaient les branchements nécessaires. Fañch a passé un bon bout de temps dans le grenier à se déplacer sur de fines poutres pour tirer des câbles entre le tableau électrique et la future cuisine. Il est en revenu le corps recouvert de poussière collée par la sueur sur tout le corps. Il faisait toujours chaud là-haut. Et la laine de verre le grattait. Après avoir une dernière fois vérifié qu’ils avaient bien tous les fils nécessaires, Gwendal l’a envoyé prendre une douche.

J’avais pitié de lui. Dire qu’il faisait tout cela pour moi, pour faire plaisir à sa Princesse comme il disait. J’avais un peu honte de lui infliger cela. Pas que j’en ai fait directement la demande : je n’ai pas exigé une nouvelle salle de bain une nouvelle cuisine ! Mais j’ai demandé à venir habiter chez lui ce qui, dans la tête de Fañch, signifiait finir auparavant les travaux dans son logement.

Je lui ai proposé d’aller lui laver le dos, il a décliné : « On n’a pas trop le temps-là ! » mais m’a quand même volé un baiser. Beurk ! Il était vraiment crasseux. Je lui ai fait une tape sur les fesses et l’ai envoyé sous la douche. En me retournant j’ai vu que Gwendal nous observait, un sourire attendri aux lèvres. Je crois que j’ai rougi à mon tour. Était-ce possible que nos regards, nos petits gestes, un baiser volé, une main aux fesses, soient perçus comme des preuves d’amour comme celles qu’échangeaient Maël et Camille à Dinard et qui me faisaient tant envie ? L’aimais-je et m’aimait-il finalement plus que je ne le pensais, plus que nous ne le pensions puisqu’il refusait toujours de dire les mots ?

Pour cacher mon trouble, je me suis remise à remplir des sacs de gravats. Je n’avais fait que cela toute la matinée mais j’en étais presque arrivée au bout. J’espérais que les garçons n’allaient pas en produire de nouveau. Peu avant midi je me suis précipitée chez un traiteur italien près de la Criée pour aller acheter un plat de lasagne, Je me suis dit qu’avec les efforts qu’ils déployaient, les deux gars auraient faim. Nous les avons partagées avec Marie à qui cela évoquait ses vacances en Italie avec Charles et Hervé. J’ai voulu en savoir plus, mais elle est, comme à son habitude, restée évasive.

Comme je demandais aux garçons ce qu’ils allaient faire l’après-midi et en quoi je pouvais les aider, Fañch m’a dit qu’ils n’auraient pas vraiment besoin de moi et que je ferais mieux d’aller chez moi préparer des cartons pour le déménagement qui était maintenant pour dans deux semaines. J’ai embarqué du linge sale, ses shorts en particulier puisqu’il n’en avait plus de propres et suis allées faire des lessives et des cartons chez moi.

Ce fut un moment pénible. Je m’ennuyais toute seule dans mon appartement. Ce déménagement tout à coup me pesait. Ce n’était pas la première fois que je changeais de logement mais les fois d’avant j’étais partie pour fuir quelque chose, tourner une page : ma mère en m’installant à Rennes, Gérald en quittant la co-location pour vivre pour la première fois seule, Hugo en m’installant dans l’appartement actuel. Cette fois je ne fuyais rien. Cet appartement était celui où j’avais passé des journées et des nuits merveilleuses avec mon Fañch. Certes je continuerais à en passer d’autres avec lui mais ce ne serait plus l’entrée où je l’avais embrassé la première fois, la porte du cagibi devant laquelle il garait son vélo, la chambre où je l’avais mis dans mon lit le premier soir, le séjour où nous avions pris notre premier petit déjeuner tous les deux, le salon où nous avions regardé des séries ensemble, collés l’un à l’autre, la douche où je l’avais maté nu, branlé, sucé, où nous avions fait l’amour. Pour la première fois, partir signifiait abandonner des lieux imprégnés de souvenirs chers. Les cartons avançaient lentement, Je les remplissais presqu’à regret.

J’ai tout de même réussi à faire deux lessives dans l’après-midi. J’ai lavé ses fringues et les miennes. J’étais rendue à jouer le rôle de la femme qui s’occupe de nourrir et de blanchir son homme, ce que, au nom de mes valeurs féministes, je m’étais jurée de ne jamais faire. Certes les circonstances étaient exceptionnelles, Il était en plein travaux pour nous, pour moi. Mais une fois le pli pris, n’allions-nous pas nous enfermer dans un schéma traditionnel des tâches domestiques, papa bricole et maman fait le ménage et la cuisine. Je me suis remémoré les réflexions de Marc de la veille sur la logique de ce partage genré des tâches. Si il est de l’intérêt des femmes de laisser aux mecs les travaux qui demande de la force, eux dont la capacité musculaire est naturellement dopée à la testostérone, il nous reste quoi comme tâches à faire pour apporter notre contribution ?

Le moral n’était pas au plus haut. Je broyais du noir, seule, et personne ne venait à mon secours. Entre deux cartons, j’envoyais des textos à Fañch pour demander où ils en étaient avec Gwendal. Au mieux je recevais une réponse laconique : « Ça avance », « L’élec est presque finie », « On est dans le plafond », au pire rien du tout. Vers 18h30, j’ai chargé les cartons dans la voiture de ma boite que ‘j’avais toujours à disposition, le linge que j’avais lavé et mis dans de grands sac poubelle, l’étente à linge (ça sécherait chez Fañch) et suis allée les rejoindre. Il était prévu qu’on mange ce soir-là encore chez Emilien et Corentin.

Quand je suis arrivée à l’appart, j’ai été impressionnée par le travail accompli. La très moche faïence de l’ancienne salle de bain avait été recouverte par des plaques de plâtres, « collées au map » a dit Fañch, et ça changeait tout. Les tuyaux et les prises ressortaient aux bons endroits permettant d’imaginer le frigo à gache, le lave-linge à droite, l’évier au centre à côté du lave-vaisselle. Il y avait même de nouveau un plafond. Je pouvais visualiser la cuisine à venir.

J’ai passé toute la semaine à telétravailler chez Wilhem. Cela me permettait de lui faire des retours rapides et sur ses propositions de montage, tout en restant en lien avec mes différents interlocuteurs, en particulier mon chef, toujours aussi pénible et tatillon. J’ai quand même dû aller une fois ou deux à mon bureau pour des discussions plus approfondies et souvent houleuses. Il ne restait plus que deux semaines avant de lancer la campagne, nous n’avions plus le temps de rediscuter de tout.

J’étais en même temps en contact avec Google et les réseaux sociaux pour la diffusion de nos capsules vidéo sur le web. Personne n’avait voulu prendre en charge cette partie du taf (ils ne comprenaient pas bien qu’elles étaient les cibles que je visais, prétextaient-ils), ce qui fait que je devais tout faire. Et toujours mon chef qui regardait de près ce que je négociais, suggérait non, imposait des modifications à la marge sans grand intérêt, si ce n’est celui de nous faire perdre encore du temps. Je bouillais.

Le soir quand le rentrais à la maison, c’était un autre monde.

Le lundi soir, tout était peint en blanc. C’est Marc qui avait peint le plafond. Avec ses presque de mètres il n’avait pas besoin d’escabeau et pouvait aller plus vite que les autres. Gwendal n’était pas satisfait du résultat et m’avait dit qu’ils feraient une troisième couche le lendemain. Les sacs de gravats que nous avions rempli tout le week-end avait été évacué. C’est Marc et Jacques qui s’en étaient chargé pendant que les deux frères avaient habillé les toilettes suspendues. Car évidemment Jacques n’avait pas pu s’empêcher de venir.

« Heureusement que je suis là parce que sans moi, organisés comme ils sont, ces deux zozos n’auraient eu que du plâtre à manger et de la peinture à boire ». Le soir, après avoir mangé une nouvelle fois chez Emilien et Corentin, nous sommes allés l’installer dans mon appart dont je lui ai remis les clefs. Tous les matins, Gwendal passait le prendre en allant de chez Corentin à chez Fañch. Tous les soirs après avoir mangés chez Emilien et Corentin, nous le déposions, Fañch et moi, à mon appartement pour la nuit.

Le mardi j’ai eu la surprise de voir que les beaux carreaux de ciment que j’avais choisis avaient été posés. Ce qui signifie qu’ils avaient été achetés. Par qui ?

« Tu feras un virement à Gwendal à la fin, m’a dit Fañch. J’ai tous les tickets de caisses. On fera les comptes entre nous plus tard. Ça va la pose ? Ce n’est pas centré par que mon imbécile de vieux père qui a fait les calculs avait oublié de prendre en compte la largeur des joints.          

- Tu sais ce qu’il te dit le vieux ?

- Content que tu conteste le vieux mais pas l’imbécile !  

- Ça ne se voit même pas le décalage ! Et puis on ne va tout de même pas tout redécoller. Si ça ne lui plaît pas à la petite dame, elle va mettre son mouchoir dessus et on va continuer d’avancer.      

- Vous avez raison, pardon tu as raison Jacques, ça ne voit pas, je n’avais pas remarqué et même là que je le sais, je ne sais pas dans quel sens est le décalage. C’est magnifique ce que vous avez fait. Ça me plait beaucoup.

- Moi je ne vois que ça ! » à ajouter Fañch décidé à chambrer son père jusqu’au bout.

Le mercredi, ils ont carrelé les toilettes. J’avais donné mon accord pour qu’ils y posent les mêmes carreaux que dans la cuisine plutôt que de rapporter ceux qu’ils avaient en trop et en choisir de nouveaux. Ils avaient aussi fini les joints du carrelage de la cuisine même s’il y avait encore à repasser dessus pour finir de nettoyer l’excédent de ciment pour se rendre vraiment compte de ce que cela donnerait. Gwendal et Jacques sont repartis en fin d’après-midi. Je suis allée faire les courses avec Marie puisqu’on était mercredi. Fañch n’avait pas eu le temps de s’en occuper et nous avons mangé avec elle sa délicieuse omelette soufflée qu’elle avait fait nature cette fois.

Le jeudi Fañch a fait les joints de carrelage dans les toilettes et passé quasi toute la journée avec Marc à poncer le plancher du séjour. Ils avaient loué une ponceuse et se sont relayés sur la machine.

Je n’ai pas eu le droit d’entrer dans l’appartement le vendredi soir. Les deux garçons avaient verni le plancher du séjour. Nous n’avons pas eu d’autre choix que de dormir chez moi le temps que cela sèche.

Le samedi matin, Fañch est allé récupérer un camion de location rue de Nantes. Et m’a emmené directement chez Ikéa récupérer les meubles, l’évier, la robinetterie, le four et la plaque de cuisson que nous avions choisi pour la cuisine. Nous avons déposé toute cela vite fait au rez-de-chaussée de chez lui car nous étions en retard pour retrouver Goulven, Maël, Victor et Théo place de la république. Fañch qui les avaient invités à manger un Burger. La contrepartie est qu’ils allaient se charger de transporter tout l’électroménager de chez moi. Dès qu’il l’a vu, Goulven s’est jeté dans les bras de Fañch pour le remercier.

« Tout ça pour un burger ?         

- Tout cela pour me permettre d’éviter un week-end à Lorient chez ma belle-mère, tu veux dire !

- Elle est si terrible que cela la mère de Gwenaëlle ? »

Fañch et lui ont fait un gros oui de la tête.

« Pire que la mienne ?  

- Pire. Même genre mais qui en plus sais tout sur tout et a toujours raison.             

- Et en plus, depuis deux ans elle s’est trouvé un nouveau mec, bête comme ses pieds. Et encore je me demande si ses ièps sont pas plus intelligents que lui ! »

Le repas fini, nous sommes allés chercher lave-linge, lave-vaisselle et frigo chez moi. Les descendre de chez moi fut une partie de plaisir avec l’ascenseur et le diable que Fañch avait récupéré je ne sais où. Les monter au deuxième étage chez lui fut une autre paire de manche. Pour chaque grosse pièce il s’y prenait à trois à tour de rôle, un qui tirait deux poussaient. Puis ils faisaient une pause en montant les cartons que nous avions ramenés de chez Ikea le matin même. J’aidé à monter les meubles de la cuisine. Les garçons ont même commencé en en poser certain. Les meubles haut notamment, ainsi que ceux de l’ilot central. Nous y avons passé tout l’après-midi. Admirative et reconnaissante, je leur aurais bien proposé de rester à manger mais je n’avais plus, à ce stade, de cuisine fonctionnelle. Je leur ai donc proposé de leur payer un resto pour le prix de leurs efforts. Victor a décliné. Maël a demandé si Camille pouvait venir. Bien évidemment ! Après bien des discussions, on s’est retrouvé dans une crêperie où les bouteilles de cidre sont défilé les unes après les autres.

Ce dimanche donc, nous nous sommes donc retrouvés tous les deux, Fañch et moi, et pour la première fois dans ce qui était devenu notre appart et ne ressemblait plus du tout à la chambre de Fañch. Quand je me suis réveillée, Fañch était déjà hors du lit. Je l’ai retrouvé dans le futur séjour, torse nu, en short, en train de raccorder l’évier.

J’ai voulu le forcer à prendre un petit déjeuner mais il a insisté pour finir ce qu’il avait commencé. Ce n’est que lorsque l’eau a commencé à couler dans l’évier qu’il m’a dit : « Et voilà ma Princesse, tu peux remplir la bouilloire pour nous faire un thé maintenant ».

Il a avalé son petit déjeuner en quatrième vitesse. Il a à peine pris le temps de s’assoir. Pourtant ses potes avaient également embarqué ma table et deux chaises. Déjà, il voulait retourner au montage de la cuisine. Je l’ai laissé faire. Avais-je le choix, de toute manière ? Il virevoltait de partout, tantôt juché sur un escabeau pour installer une porte sur un meuble haut, tantôt à quatre pattes pour monter un tiroir, ou la tête dans un élément pour installer des glissières. Il avait voulu à tout prix installer des lumières dans les tiroirs de la future cuisine. Je trouvais cela un peu gadget, mais j’avais accepté. Il faut bien faire des compromis, non ?

C’est en le regardant faire que j’ai eu l’image du chat. Fañch était un chat, il avait la souplesse du chat, la fluidité d’un chat, il courait de partout comme un chat qui joue avec sa balle. Il était beau, j’avais envie de lui.

Je l’ai aidé à monter des tiroirs, à installer les charnières sur les portes, à les positionner, à caser le lave-vaisselle et le lave-linge à leur place, à découper le plan de travail de l’îlot central à la bonne longueur et à le fixé les meubles montés et fixés au sol la veille.

Quand il eût fini, il s’est reculé pour admirer le résultat.

« Alors, Princesse, il te plaît cet ilot ? C’est la bonne hauteur, tout cela ?

- C’est solide au moins ? »

Je me suis assise dessus. Bien sûr que c’était solide, je n’en avais pas douté un instant.

« Approche-toi pour voir ?         

« Attends ! »

Il était déjà reparti sur autre chose. Un chat, donc indépendant, ignorant les appels de sa maitresse quand il est occupé à jouer. J’ai insisté. Il s’est positionné face à moi, entre mes jambes. Son pubis était dix-quinze-centimètres en dessous du mien.

« Trop haut, ai-je constaté, en regardant entre mes jambes. Ou toi trop petit ».

Il a tout de suite compris où je voulais en venir. Il est allé chercher le petit escabeau en bois que j’avais ramené de chez moi et qui me permettait d’atteindre les placards du haut. Il est monté d’une seule marche. Comme il avait positionné l’escabeau de profil, il se tenait sur un seul pied.

« Et là ?

- Là, ça a l’air bien. Attends je vérifie ! »

J’ai dégrafé son ceinturon, déboutonné son short qui est tombé à ses chevilles et ai sorti sa queue de son caleçon. Elle était déjà toute raide. J’ai juste écarté ma culotte pour dégager ma vulve. Je me suis positionnée tout au bord du plan de travail.

« Approche-toi encore ! Oui, c’est en face ? Allez viens, entre !  

- Comme cela ? Sans préliminaires ?      

- Ça fait deux heures que je mouille à te voir à moitié nu comme cela, alors dépêche-toi de me prendre ! »

Il s’est glissé en moi, lentement mais sûrement. Enfin ! Cela n’a pas pris beaucoup de temps avant que je sente la chaleur monter par vagues au fond de mon vagin, puis les picotements et enfin l’orgasme, puissant, alors que lui continuait de s’activer. Je me suis accrochée à lui, ai voulu l’embrasser dans le cou mais j’avais l’impression que l’orgasme n’en finissait pas. Chacun de ses mouvements réactivait le plaisir. Pour ne pas hurler, j’ai enfoui encore plus fort ma tête dans son cou. Trois derniers coups de butoir plus intenses que les précédents et il s’est arrêté, planté en moi. J’ai relâché mon étreinte. Il m’a embrassée.

« T’avais raison, un ilot central, c’était indispensable.     

- Il est un peu haut non ?            

- Avec un escabeau, ça le fait !  

- Mais ce n’est pas très confortable comme cela sur une jambe ?             

- Les flamants roses peuvent tenir des heures ainsi.        

- T’es un flamant rose toi ?         

- Je peux faire l’effort de le devenir.       

- T’as prévu de ressortir un moment ?   

- Non je suis trop bien en toi ?   

- J’aime bien aussi te sentir en moi !      

- Prise mâle, prise femelle et le jus peux passer.

- C’est élégant !

- Je parlais d’électricité ! What else, comme dirait George ? Bon allez on s’y remet ».

Il est sorti. Le produit de sa jouissance coulait de ma chatte, ça faisait comme des chatouilles. J’étais bien. Il a réenfilé son caleçon et son short. Le soir la cuisine était quasi terminée. Le séjour était vide et aspiré. Il restait juste une pile de cartons dans un coin, soigneusement empilés. La flemme de les descendre.

« On invite Marie pour inaugurer la cuisine ? a-t-il demandé. Cela fait un moment qu’elle me tanne pour aller visiter le nouvel appart’. Mais elle ne veut le voir que quand tout sera fini. Là c’est quasiment fini, non ? Il ne manque que ton canapé dans le salon.  

- Mais on n’a rien à manger.      

- On a plein de trucs à finir qui étaient dans ton congélateur. Si on ne les mange rapidement pas ils vont être foutus. Je vais lui dire qu’on a besoin de son aide pour ça. Elle va accepter.          

- Va prendre ta douche et t’habiller, tu seras plus présentable pour inviter une dame.  

- Je ne te plaît pas comme ça.    

- Si mais à demi nu comme cela, tu fais un peu trop bombe sexuelle pour inviter une dame respectable chez toi ! »

Il est parti vers la douche en chantant :

Sexbomb sexbomb you're a sexbomb     

Tut, tut, tut, tut, tut, tut, tut       

Sexbomb sexbomb you're my sexbomb  

Tut, tut, tut, tut, tut, tut, tut       

Il est revenu de la douche, dix minutes plus tard, affolé.

« Eh, tu m’as fait un suçon, je suis marqué dans le cou !

- C’est de ta faute, t’avais qu’à pas me faire jouir si fort. Mets une chemise avec un col, ça se verra moins ! 

- T’exagères ! Marc n’a pas fini de se foutre de ma gueule demain !        

J’avais mis à chauffer dans le four des feuilletés et un cake aux olives. Je suis descendue chercher des assiettes, des verres et des couverts. Quand je suis remontée, Fañch était déjà en train de montrer le résultat des travaux à Marie.

« C’est magnifique, a-t-elle commenté. Mon Franz aussi avait de l’or de ses mains »

Je savais que ce n’était pas pour rien qu’elle appelait Fañch, Franz. Elle avait donc connu un Franz que Fañch devait lui rappeler. Un Franz habile de ses mains. Qui était habile de ses mains, avait-elle dit. Ce qui veut dire que soit aujourd’hui il ne l’était plus soit plus, habile, soit qu’il n’était plus, tout court. Il allait falloir que j’enquête sur ce Franz.

« Et puis ce doit être pratique cet ilot central.    

- On peut faire des galettes saucisses sans tourner le dos aux gens »

En disant cela Fañch me regarda droit dans les yeux avec son petit sourire espiègle. Je savais parfaitement qu’il faisait allusion à l’expression de Maël « mettre la saucisse dans la galette » pour parler de rapports sexuels. Heureusement, Marie n’avait apparemment pas saisi le double sens.

« Vous avez également prévu un escabeau. C’est pratique pour atteindre les placards du haut            

- C’est indispensable quand on n’est pas suffisamment grand ! » ai-je ajouté.

Et je n’avais intentionnellement pas mis de «e » à grand. Cette fois c’est lui qui a rougi.

« Attend, Marie, faut que je te monte les chambres et la salle de bain, a-t-il dit pour essayer de changer de sujet.     

- M’emmener directement dans votre chambre, ce n’est pas un peu précipité jeune homme ! »

Si elle aussi, elle s’y mettait !

💬 Commentaires 1

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Lahire • 4 jours, 12 heures
Le choix de la hauteur du plan de travail est fondamental.
;-)
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