Mardi 7 juillet

📖 Mais qu’est-ce qu’il y a dans son pantalon ? ✍️ Passiflore 📝 1025 mots

Je me suis réveillée en sursaut. Le même cauchemar que la nuit d’avant, Lucas me sodomisant par surprise, la douleur, moi saisissant ses couilles et cherchant à les arracher mais cette fois elle restaient bien accrochées. Une heure du matin. Cela faisait à peine deux heures que j’avais éteins. J’ai essayé de me rendormir, les yeux rivés sur les yeux verts de Fañch sur l’écran de mon téléphone, mais rien à faire.

J’ai fini par rallumer la lumière et me plonger avec Michel Trembay dans le Montréal des années 40. J’ai éteint à nouveau la lumière vers deux heures du matin pour me réveiller vers quatre heures.

Ce coup-ci, ce n’était pas Lucas mais Hugo qui, après m’avoir pilonnée, un moment sortait sa bite de mon vagin pour me la coller dans la bouche. Il me pénétrait si profondément que cela me donnait des hauts de cœur. Dans mon rêve, cela m’empêchait même de respirer. Je me suis réveillée en sueur, haletante. Je suis allée boire de l’eau fraîche, ait fait un tour aux toilettes, me suis plongée dans les yeux verts de Fañch et ai repris mon bouquin. Quand j’ai éteint il était cinq heures moins le quart, très exactement.

Mon troisième réveil a été provoqué par mon téléphone. La première image que j’ai eue sous les yeux a été les yeux verts de Fañch sur l’écran de veille. J’étais crevée et une longue journée m’attendait. J’ai récupéré Wilhem devant chez lui, nous sommes passé prendre Théo, son pote ingénieur du son et nous sommes partis vers le premier lieu de tournage, l’usine principale du groupe où ne devions refaire les interviews des ingénieurs en charge de l’extraction des principes actifs des plantes pour qu'ils y parlent spécifiquement des technologies employées pour les plantes dont nous avions les images de la récolte à la main.

En arrivant sur place, nous nous sommes garés sous les ombrières solaires que des techniciens étaient en train de brancher et qui, disaient-ils, devaient alimenter toute l’usine. Du moins l’été. Wilhem voulait filmer leur interview pour mettre en avant les valeurs développement durable mais j’ai dit non. Ce genre de chose ne devaient pas être dites mais suggérées. Si nous finissions suffisamment tôt il pourrait faire des plans de ces panneaux avec son drone.

Les captages vidéo se sont enchainés à un bon rythme. Les gens étaient coopératifs, n’avaient pas trop le trac devant la caméra et il n’y avait pas besoin de faire cinq prises pour en avoir une de bonne. Du coup, j’ai passé ma matinée au téléphone pour réorganiser le planning et demander au gens s’ils pouvaient se libérer plus tôt. En début d’après-midi, j’ai reçu un coup de fil de la secrétaire du big boss qui voulait me voir pour discuter de la vidéo où il devait apparaitre. J’ai envoyé les garçons jouer avec le drone pour faire des vues d’en haut de l’usine avec ses panneaux solaires en évidence et me suis rendue dans le bureau du patron. Il voulait savoir où j’en étais dans le scénario. Je lui ai montré ce que j’avais écrit. Il a eu l’air d’être satisfait. J’ai ensuite rejoint Wilhem et Théo pour faire des repérages pour filmer au mieux les lieux que le patron avait suggéré pour sa déambulation dans les rues du bourg. Je me suis contenté de noter les remarques de Wilhem sur le côté photogénique ou non des lieux visités : le spécialiste de l’image c’est lui.

Nous avons repris la route il était 19 heures. Ça avait été une grosse journée mais nous avions si bien avancé que nous ne serions pas obligés de revenir le lendemain. On s’est plutôt donné rendez vous chez Wilhem pour commencer le montage.

Je mourrais d’envie de voir Fañch. Je lui avais demandé par SMS avant de prendre le volant s’il passait ce soir chez moi comme tous les mardis. Il m’a répondu d’un laconique.

Fañch : Ils n’ont pas besoin de moi au Fab’Lab en juillet-août. Je reste donc à la maison. Ça tombe bien. J’ai une tonne de boulot à faire pour Matthieu.

Je l’aurais bien appelé mais ce que j’avais à lui dire était trop intime pour le dire devant Wilhem et Théo. J’ai attendu d’être à la maison en train de manger le bo-bun que j’avais acheté non loin de chez Wilhem pour l’appeler en FaceTime. J’avais envie de le voir.

« Salut ! » a-t-il répondu en décrochant. C’était froid. J’aurais aimé quelque chose de plus chaleureux, montrant qu’il était content de m’entendre.

« Salut, comment ça va chez toi ?           

- Je suis en train de refaire tout le devis que j’avais préparé pour Matthieu. Il y a des choses qu’il ne veut pas. Il a demandé des choses en plus, des choses jamais vues qui me demandent pas mal de développement. En même temps il trouve cela trop cher. Bref c’est un peu la merde.           

- Mais il va signer ?        

- Il ne sait pas encore. Il se tâte ».

Je savais combien ce contrat était important pour lui. Je ne savais pas trop quoi dire pour le soutenir.  

« Et toi, comment ça va ? a-t-il demandé.

Je n’allais pas l’embêter avec mes problèmes de boulot. Je lui ai résumé succinctement ma journée. Je lui ai dit que le lendemain je resterais finalement sur Rennes pour bosser avec Wilhem. Je ne lui ai pas parlé de mes cauchemars. Cela allait lui donner du souci en plus. Et puis c’était à moi de gérer cela.

Nous avons échangé des banalités, sur ce que je mangeais, sur ce qu’il allait manger (encore des céréales sans doute). Puis il a coupé court à la conversation : « désolé mais il faut que j’y retourne ».

De toute façon, je tombais de fatigue. La nuit agitée plus la journée de travail intense avaient eu raison de moi. J’ai lu un peu, j’ai programmé le réveil de mon téléphone. J’ai fait un bisou sur la photo des yeux verts de Fañch (je sais c’est con). Je me suis masturbée en pensant à lui et me suis endormie.

💬 Commentaires 3

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Lahire • 2 semaines, 3 jours
Retour aux affaires courantes.
C'est bien d'en mettre une couche.
La vie de couple n'est pas un long fleuve tranquiile.
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robert_dubois • 2 semaines, 3 jours
On tombe des nues. On n'avait pas compris au début que la vie de Julie était si difficile, on croyait bêtement qu'elle était amoureuse d'un beau petit minet aux yeux verts.
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Passiflore Auteur • 2 semaines, 3 jours modifié
Elle le cachait bien ! Même si elle évoquait et comparait souvent Fañch à ses anciens amants, jamais elle n'avait explicitement évoqué les traumatismes laissés par ses relations avec eux. Sans doute parce qu'elle était elle-même dans le déni.
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