Samedi 11 juillet

📖 Mais qu’est-ce qu’il y a dans son pantalon ? ✍️ Passiflore 📝 2043 mots

Les deux nuits que j’ai passées chez Fañch m’ont permis de récupérer. Pas un seul cauchemar pour me tenir éveillée une partie de la nuit ! Enfin si peut-être, dans la nuit de jeudi à vendredi. J’ai fait un rêve étrange où Lucas et Hugo étaient tous deux avec moi (alors qu’à ma connaissance, ils ne se sont jamais rencontrés), et me prenaient successivement en me traitant de garage à bites et autres mots doux du genre, tandis que moi j’essayais en vain de m’échapper. Car, dans mon rêve, j’avais rendez-vous avec Fañch. Ça m’a réveillée. Je me suis serrée contre Fañch qui a grogné dans son sommeil et m’a tourné le dos. Je me suis rendormie aussitôt, serrée contre lui.

Le fait d’avoir mieux dormi, m’a permis de survivre aux deux grosses journées de boulot que je m’étais moi-même infligée. J’ai rencontré un tas de gens, fait des repérages, pris des notes, pris connaissance des retours de la présidence, de ceux de Wilhem que je tenais informé des évolutions du script au fil de mes rencontres. Il m’a convaincu qu’il y avait matière à tourner plusieurs vidéos. Comme un moment nous nous engueulions par téléphone pour savoir s’il fallait placer telle séquence avec telle autre ou avec une autre, il a suggéré de faire les deux montages. Bonne idée ! Cela permettrait au spectateur de voir plusieurs fois la même séquence sans l’impression de revoir toujours la même vidéo, puisqu’associée à d’autres séquences.

Je suis rentrée le jeudi soir vers 20 heures, vannée, claquée. Mon chéri m’attendait dans l’atelier-kitchenette où il avait préparé un repas frugal dont je n’ai pourtant pu avaler que quelques bouchées. Il m’a accompagnée jusqu’à la douche pour m’ouvrir et me fermer la porte de la cabine. Il en a lui-même pris une à ma suite mais je ne l’ai pas vu en ressortir. Je crois que je dormais déjà.

Le vendredi, j’ai reporté quelques rendez-vous à la semaine suivante pour pouvoir finir plus tôt. Il fallait que je passe à mon appart prendre des affaires pour le week-end, déposer ma valise chez Fañch et ramener la Clio à la boite. Au moins la question de son stationnement serait réglée pour le week-end. J’en ai cependant gardé les clefs car j’en aurais besoin la semaine suivante. Comme les Gégés étaient arrivés entre temps chez Fañch et qu'ils n'attendaient plus que moi pour partir, ils m’ont gentiment proposé de me récupérer à mon boulot.

Nous sommes arrivés vers 19 heures 30 à Dinard, dans la maison de la grand-mère de Jérémie, une belle bâtisse du début du 20ème siècle, avec un beau jardin arboré autour. Etaient présents, Jérémie et Sonia, évidement, Gwenaëlle et Goulven, Fañch et moi et enfin Marc venu en célibataire. Maël et le ou la fameuse Camille ne devaient arriver que le lendemain matin. Nous nous sommes partagé un simple plat de spaghettis puis ils se sont tous les six mis à évoquer les souvenirs des précédents week-ends à Dinard. J’ai essayé de m’intéresser à la conversation mais c’était compliqué. Ils évoquaient la fois où ils avaient fait ceci ou cela et partaient à rire à la seule évocation de l’anecdote. Il aurait fallu que je demande des explications pour tout mais je ne voulais pas casser l’ambiance.

J’ai prétexté du boulot (Fañch les avait prévenus) pour monter dans la chambre qui nous avait été assignée. J’avais effectivement mes notes relatives à mes derniers entretiens à mettre au propre, mais j’étais surtout morte de fatigue. Je me suis couchée sans attendre Fañch.

Je me suis réveillée en sursaut, me sentant agressée, l’image de Lucas mordant mon sein en tête. Mais ce n’était que Fañch qui venait d’empaumer un de mes seins comme il aimait tant le faire pour s’endormir. Il était collé à mon dos. Il m’a souhaité bonne nuit en y déposant un bisou. Il venait donc juste de se coucher. J’ai mis ma main par-dessus la sienne et l’ai serrée contre mon sein. Je me suis rendormie.

C’est le téléphone de Fañch qui m’a réveillée. Il s’est levé d’un bond et a enfilé un short de bain et un tee-shirt. Il y avait deux ficelles blanches qui pendouillaient devant son maillot, attirant le regard sur son entrejambe. Était-ce fait exprès ?

Les gars avaient convenu la veille d’une séance de pêche à pied. La marée serait basse à onze heures. Sonia a déclaré vouloir rester à la maison pour accueillir Maël et Camille. J’ai annoncé de mon côté que j’avais encore du travail. Gwenaëlle a proposé de rester tenir compagnie à Sonia. Les garçons sont donc partis tous les quatre, claironnant qu’ils allaient à la chasse ramener de quoi nourrir les femmes qui restaient dans la caverne pour entretenir le feu. La maison a été beaucoup plus calme une fois ces quatre énergumènes partis.

J’ai bossé un peu, repris tout le script, l’ai découpé en séquences de quelques dizaines de secondes puis proposé des variantes de montages possibles. J’ai envoyé le tout à Wilhem pour avis. Je savais qu’il n’aurait pas trop le temps ce week-end car il avait plusieurs mariages à couvrir mais j’espérais qu’il trouverait quand même cinq minutes pour les parcourir et valider au moins que j’avançais bien dans la bonne direction. Je suis redescendue de la chambre quand j’ai entendu Maël et Camille arriver. Camille était bien une fille. Elle était toute jolie, toute blonde, toute intimidée. Sonia et Gwenaëlle se sont moqués de Maël qui s’était laissé pousser une toute fine moustache à la Clark Gable dans « Autant en emporte le vent ».

« C’est pour faire plus viril ? l’a taquinée Sonia. 

- L’écoute pas mon Malou, tu es très beau comme cela, lui a assuré Gwenaëlle. Mais je te le dis tout de suite, cette moustache tu vas en entendre parler tout le week-end !            

- Camille aime bien » et dans la tête de Maël, cela semblait clore tout débat.

Camille regardait Maël avec admiration et réciproquement. Je n’arrivais pas à me souvenir de Fañch me regardant ainsi ni de moi le regardant avec les yeux qu’avait Camille pour Maël. Est-ce que c’était ça l’amour, le vrai ? Est-ce que Fañch avait raison d’hésiter de parler d’amour avec moi, de réfléchir à la possibilité de vivre avec moi ? Etions nous amoureux comme Maël et Camille semblaient l’être ou simplement des amis, qui aimaient bien passer du temps ensemble, avoir du sexe ensemble mais ne vivaient en aucun cas un Grand Amour avec un grand G et un grand A ?

Je ruminais encore cette question quand les garçons sont revenus de la plage, les bras chargés. Ils nous ont raconté toute leur aventure avec force détails. Ils s’étaient d’abord rendus à la plage de Port-Blanc où il avait trouvé des couteaux qu’ils avaient attrapés avec du sel. Ils y avaient également trouvé des praires, des palourdes et des amandes qu’ils avaient péchées à la pissée avec un picot. Ils étaient ensuite remontés le long du chemin de la Goule aux Fées. Ils avaient trouvé dans les rochers des bigorneaux qu’ils avaient ramassés à la main et quelques crevettes grises qu’ils avaient péchées à l’épuisette. Enfin ils avaient fini par la poissonnerie où ils avaient tout pêché le reste, c’est-à-dire quasiment tout, avec une carte bleue.

« Tu fais tous les ans la même blague, s’est exaspérée Sonia.      

- Mais Camille et Julie ne la connaissaient pas. Alors j’en profite, a-t-il conclut en déposant un bisou sur ses lèvres.      

- Des gosses, a commenté Sonia .

- Par contre, Maël, il va falloir que l’on parle de cette moustache ! », a lancé Jérémie pour changer de sujet.

Les garçons, Maël compris, se sont mis en cuisine pour cuire les crevettes et les bigorneaux, ouvrir les huitres, les praires, les palourdes et les amandes. Fañch s’est attelé à la cuisson des couteaux dans du beurre et de l’ail. Pendant ce temps, nous les filles on étaient tranquilles à prendre l’apéro, après avoir mis la table quand même. Ça rigolait pas mal en cuisine, ça picolait aussi. Une des trois bouteilles de vin blanc qu’ils avaient ramenées y est passée. Les deux autres ont été liquidées pendant le repas. Ces joies simples me faisaient du bien. Elles me permettaient d’évacuer tout le stress de ces derniers jours, le boulot, les cauchemars, Fañch ambigu sur ses sentiments à mon égard, demandant à réfléchir à ma demande de m’installer chez lui, l’attente d’une réponse de sa part.

L’après-midi fut consacrée à la traditionnelle partie de palet breton. Nous avions fait trois équipes. J’étais avec Gwenaëlle dans celle de Fañch, Camille et Marc étaient dans celle de Maël, Jérémie, Sonia et Goulven formaient la troisième équipe.

Ils ont organisé un tournoi. Notre équipe a gagné en finale face à l’équipe de Maël. Je n’étais pas meilleure que Camille qui, comme moi, y jouait pour la première fois mais Marc était toujours aussi désespérément mauvais alors que Gwenaëlle se défendait plutôt bien. Fañch m’a longuement embrassée pour fêter notre victoire. Camille a également embrassé Maël, pour le consoler. Marc aussi l’a pris dans ces bras avant de le relâcher avec une mine de dégout : « Tu piques avec ta moustache ! ».

La soirée a été consacrée à des jeux de société. J’ai joué pour la première fois aux Colons de Catane, un jeu où chacun tente de développer une colonie sur l’île de Catane, en s’accaparant des ressources et en construisant ville et routes. Je me suis vite aperçue que Maël et Fañch avait secrètement noué un pacte de non-agression pour nous éliminer tous un par un avant de finir l’un contre l’autre. C’est Fañch qui a de nouveau gagné (Jérémie a accusé la stachemou de Maël de lui avoir fait baisser son QI et de l’avoir fait perdre). Cette double victoire au palet et à Catane avait rendu Fañch tout heureux. A son regard espiègle en montant se coucher avec moi, j’ai vite compris qu’il avait envie de moi et qu’il espérait bien clôturer cette belle journée en beauté. Il était toujours en maillot de bain et attendait notre tour pour avoir accès à la salle de bain. Il avait annoncé qu’on passerait les derniers. Dès qu’elle a été libre, il m’y a entrainé avec lui. Nous nous sommes lavé les dents. Je n’avais pas fini qu’il était déjà en train de me déshabiller. Il s’est déshabillé à son tour et m’a entrainé avec lui sous la douche. Il m’a savonnée insistant sur les seins.

J’ai coupé court à ses avances. Même si ce n’était pas la première fois que nous prenions notre douche ensemble, même ce n’était pas la première fois que cela aurait fini par du sexe, j’avais encore en tête le traumatisme vécu dans la salle de bain chez ma mère, quand les souvenirs des rapports avec Lucas m’étaient revenues en pleine tête. Je l’ai fait se rhabiller pour l’entrainer dans la chambre où je lui ai demandé se déshabiller à nouveau.

« Je te préviens, c’est moi qui fais ».

Je reprenais le contrôle. Il n’a pas protesté. Je lui ai donné mes seins à lécher, j’ai guidé sa main vers ma vulve. J’ai caressé ses bourses et sa queue avant de l’introduire en moi. Je me suis penchée vers lui pour me noyer dans ses yeux verts. Le plaisir est monté par vague. J’ai joui juste quelques instants avec lui.

Quand j’ai commencé à me retirer j’ai senti que ça coulait le long de mes cuisses d’avantage que d’habitude. Avait-il eu tant de plaisir au point d’éjaculer en plus grande quantité que les fois d’avant ? Je me suis penché pour regarder. C’était rose. Merde ! Mes règles qui commençaient ! Je me suis précipitée pour m’essuyer et l’essuyer avec un paquet de kleenex. Ça l’a fait rire.

« Arrête Fañch, on va tacher les draps ! 

- Ça se lave !     

- Mais le sang c’est super dur à faire partir.         

- T’inquiète ! »

Il prenait cela à la légère mais j’étais rouge de honte. Je n’étais pas chez moi. Nous avions taché les draps. J’ai enfilé une culotte en coton bien large, bien tue l’amour et mis une serviette hygiénique dedans. Lui dormait déjà, me tournant le dos.

💬 Commentaires 1

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Lahire • 1 semaine, 6 jours
Beau souvenir de we festif entre amis. Ca rebooste.
C'est vrai que l'on se sent exclu quand les autres parlent d'histoires que l'on n'a pas vécues.
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