Samedi 4 juillet, 22h00
Impossible de lui échapper. Alors j’ai expliqué. Lucas, techniquement mon premier amant.
« Comment cela techniquement ?
- Le premier qui m’a pénétrée avec sa bite.
- T’avais couché ou pas avec un autre garçon avant ? Je ne comprends rien !
- J’avais couché et pas couché. J’avais seize ans, Jules aussi. Jules et Julie. Je trouvais cela faisait de nous un beau couple. Je le connaissais depuis des années. Il venait tous les étés comme moi dans le même camping de Royan. Nous avions flirté et il m’avait même embrassée sur la bouche et tout et tout l’année d’avant. L’été de mes seize ans, je voulais que ce soit lui et pas un autre qui soit le premier. Et j’imaginais peut-être même le seul. Je le trouvais tellement beau avec ses boucles brunes, ses yeux bleus et ses grands cils qui lui faisait un regard de biche comme dans les dessins animés de Walt Disney. On était presqu’à la fin des vacances et j’avais profité de ce que ma mère, Stéphanie et son horripilante gamine étaient parties pour la journée je ne sais plus où pour rester au camping et l’entrainer dans ma chambre, dans le mobil home. Lui s’attendait sans doute plutôt à une séance de roulage de pelle et peut-être à pouvoir caresser mes seins. Il a semblé très surpris que je dénoue le cordon de son maillot de bain et que je le fasse glisser à ses pieds. Après j’ai attendu. Je ne savais pas faire. J’imaginais que lui saurait. Il m’a déshabillée, s’est allongé sur moi, la queue toute raide. C’est la première fois que je voyais un sexe de garçon en érection. Je trouvais cela fascinant. Tu sais d’ailleurs que fascinant et phallus ont la même origine étymologique ? Il m’a embrassée, son pénis frottant sur mon sexe. Je pense qu’il imaginait que cela finirait par rentrer tout seul sans qu’il ait besoin de le guider à l’intérieur de moi avec sa main. On n’avait pas mis de capote. Au début de l’été mon médecin m’avait mis sous pilule pour des problèmes d’acné. Je comptais bien en profiter pour découvrir ce dont toutes mes copines et copains parlaient (mais peut-être sans en savoir plus que moi) et que je n’avais jamais expérimenté. Au bout d’un moment, trop impatiente je me suis emparée de son sexe pour le glisser moi-même dans ma fente. Je l’avais à peine touché qu’il a éjaculé dans la main et sur mon ventre. Il y en avait partout. Ça sentait fort, ça sentait bizarre. C’était visqueux, pâteux, collant. Il a renfilé son maillot et est parti. Il a passé le reste des vacances à m’éviter. Il n’est pas revenu les années suivantes ».
Fañch a pouffé de rire.
« Tu n’es pas très charitable avec lui. Le pauvre c’était peut-être sa première fois lui aussi. Tu ne devrais pas te moquer.
- Mais je ne me moque pas.
- Dit-il en se bidonnant comme une baleine...
- Je ne me moque pas parce qu’il m’est arrivé la même chose ou presque ma première fois.
- Raconte.
- Tom était dans la même classe que moi en seconde et en première. Il était champion de Bretagne de natation dans je ne sais plus quelle nage. Il était super bien gaulé, le savait et adorait le montrer. Il profitait de la moindre occasion pour se mettre torse nu, surtout en sport. L’année de première, le prof d’EPS nous a emmené à la piscine. Tous les mecs, on était avec nos maillots boxers, il était le seul avec un slip moule bite qui lui faisait un gros paquet entre les jambes. Toutes les filles étaient en pamoison devant lui alors que nous étions tous transparents pour elles. Depuis la seconde, j’étais amoureux d’Anaë, mais elle n’avait rien à faire de mes avances maladroites. Elle aussi ne voyait que Tom. Il est sorti avec elle quelques mois. Vers la fin de l’année de première, Anaë avait invité quasi toute la classe pour son anniversaire. Ses parents étaient partis dormir chez des amis et nous avaient laissé la maison. Quelques jours avant la fête, Tom avait plaqué Anaë pour sortir avec une autre fille de la classe. Anaë était furieuse mais ne voulait rien laisser paraître. Durant cette fête, elle avait voulu lui montrer qu’elle l’avait déjà oublié et c’est moi qui en ai profité. Elle a voulu que je danse avec elle une bonne partie de la soirée. Un moment, alors que Tom roulait un patin à sa nouvelle copine, elle m’en a roulé un aussi. Puis elle m’a pris par la main et m’a ostensiblement emmené vers les escaliers qui montaient à sa chambre. On s’est retrouvé sur son lit où on a commencé à se déshabiller l’un l’autre. Quand on a été complètement à poil tous les deux, elle m’a tendu un préservatif. Je ne savais pas comment on enfilait ce truc, Je n’avais pas pigé qu’il fallait le dérouler. Bref je n’y arrivais pas. Elle semblait, elle, avoir plus d’expérience. Elle s’est emparée du bazar, m’a décalotté, et a placé le préservatif sur mon gland. Elle n’a cependant pas eu le temps de le dérouler complètement que, excité par le contact de ses doigts, j’éjaculais dedans. Tu vois, ce n’est pas plus glorieux que ton Jules.
Anaë s’est marrée. Elle m’a demandé de m’occuper d’elle. Je lui ai avoué que c’était ma première fois et qu’elle devrait m’expliquer quoi faire. C’est donc elle qui m’a initié. Elle m’a montré où étaient les points sensibles chez une fille et comment jouer avec. Elle a été un très bon prof. Quand elle a vu que ma queue était de nouveau en érection, elle m’a tendu un nouveau préservatif et m’a expliqué comment l’enfiler. C’est comme cela que j’ai fait l’amour la première fois. Quand on est sorti de sa chambre, elle est passée à côté de Tom en me tenant la main et en s’essuyant la bouche du revers de son autre main, comme si elle m’avait sucé et avait encore un peu de sperme au coin des lèvres. Pour le narguer. Ce geste a fait beaucoup d’envieux parmi les autres mecs de la classe.
Grâce à Anaë j’ai eu pas mal de succès l’année de terminale. Pour faire enrager Tom, elle a en effet prétendu devant ses copines que j’étais un bien meilleur coup que lui. Ce qui fait que plusieurs d’entre elles ont voulu m’essayer. Grâce aux leçons d’Anaë, je pense avoir assuré car aucune ne m’a dit que ma réputation était usurpée.
Mais tout cela nous éloigne du sujet. C’est quoi le problème avec Lucas ? »
Et merde ! Je n’y couperais pas.
« Lucas était dans la même classe qu’Arnold, c’est-à-dire en terminale, alors que Rebecca, Amanda et moi étions en première puisqu’Amanda redoublait. Le lycée n’avait pas voulu la laisser passer avec son jumeau en terminale de peur qu’elle ne flingue leurs stats de réussite au bac. On trainait toujours avec Arnold et ses camarades de classes, les garçons de notre âge ne nous paraissant pas assez bien pour nous. Pas assez mûrs.
Lucas m’a tout de suite draguée et j’en ai été flattée. On est sorti ensemble et très vite il a voulu coucher avec moi. La première fois, cela s’est passé chez lui, dans sa chambre, un après-midi où un prof avait été absent et où nous avions fini plus tôt. Les terminales n’avaient pas cours non plus. Lucas m’a proposé de venir chez lui. Il m’a embrassé, peloté les seins, je me suis laissé faire. Il m’a couchée sur son petit lit de 90 centimètres de large et m’a pénétrée sans trop de préliminaires.
- Il t’a fait mal ?
- Non je pense que j’avais déjà percé moi-même mon hymen des années auparavant avec un applicateur de tampons.
- C’est un truc qui m’a toujours angoissé de coucher avec une fille vierge, d’être celui qui lui inflige un premier rapport douloureux. Je ne comprends pas les mecs qui ont ce fantasme. T’as trouvé, ça bien ce premier rapport ?
- Pas vraiment. J’ai trouvé cela décevant. Je n’y ai pas éprouvé de plaisir particulier, moins que quand je me masturbais. Il y avait aussi cette sensation d‘un corps étranger en moi qui me troublait. Je commençais à peine à m’y faire, à l’accepter, qu’il s’est retiré. Il s’est branlé au-dessus de moi, m’arrosant de son sperme comme Jules l’avait fait. Sauf que pour Lucas, c’était volontaire. J’ai eu dans ma tête l’image d’un chien marquant son territoire en déposant des traces odorantes un peu partout. Il m’a proposé un kleenex pour m’essuyer. J’aurais préféré une douche pour effacer toute trace de souillure. Je suis rentrée chez moi avec cette odeur sur moi qui me donnait la nausée et me suis douchée direct. Nos rapports suivants ont été un peu plus satisfaisants mais toujours empreints d’une certaine violence. Enfin violent est un peu… violent comme mot. C’était plus de la brutalité. Lucas voyait le sexe comme une performance sportive. Comme pour les jeux olympiques : « plus vite, plus haut, plus fort ». Je ne sais pas s’il imaginait que c’est ainsi qu’il pouvait faire jouir une fille ou s’il s’en foutait carrément ne pensant qu’à son propre plaisir. Il baisait comme dans les films porno, surtout ceux qui mettent en scènes des filles soumises et humiliées par leur amant. Il me claquait les fesses, parfois serrait mon cou avec sa main ou son avant-bras pendant qu’il me pilonnait. Il voulait essayer toutes les positions. Il a très rarement éjaculé en moi. Il voulait se voir jouir, il voulait que je le regarde jouir. Ce qu’il préférait c’est jouir sur mon visage. J’ai assez rapidement trouvé la parade. Quand il sortait de mon vagin pour venir se branler sur mon visage, je le prenais dans ma bouche. Je détestais le gout salé de ma cyprine puis celui de son sperme mais c’était mieux d’en avoir plein les yeux et les cheveux. Et lui adorait jouir dans ma bouche.
- Ma pauvre, tu détestes ça et c’est pourtant c’est ce je t’ai fait subir le premier matin. Je suis désolé.
- Ce n’est pas ta faute, c’est moi qui m’y suis prise comme un pied. Et puis ta queue ne sortait pas tout juste de mon vagin. Pour en revenir à Lucas, j’ai vite appris à le sucer pour que les pénétrations durent moins longtemps. Des fois aussi je lui saisissais les couilles pendant qu’il me baisait. Cela le faisait jouir plus vite.
- Tu ne m’as jamais fait cela ! Ça doit être bien. Enfin si tu n’y vas pas trop fort. C’est fragile ces trucs.
- Je n’ai jamais eu envie que tu finisses plus vite. Toi, j’aime bien quand tu restes longtemps en moi.
- Ok, je jour où tu fais cela je saurais que c’est parce que tu en as marre. Que je suis nul.
- Ou que tu es trop bon et que tu mérites une récompense. Va savoir ! Moi, c’est ce que je lui faisais croire en tout cas. Je suis restée six mois avec lui. Il m’a larguée au début de l’été, sitôt son permis et son bac en poche, pour être libre de se taper d’autres filles pendant les vacances. Il a voulu revenir en septembre. J’étais prête à le reprendre mais les filles me l’ont interdit. Arnold m’a même pris entre quatre yeux pour m’expliquer combien ce mec était toxique et que je devais tourner la page.
- En fait, ce que tu me décrits, ce sont des rapports hypers violents, presque des viols.
- Je ne vois pas cela comme cela. Au pire on peut dire qu’il a abusé de moi, enfin de ma naïveté. A l’époque j’imaginais que c’était cela une relation sexuelle normale. Tout à l’heure dans la salle de bain, quand tu m’as pénétrée par derrière, à ma demande, quand je n’ai plus vu ton visage pour savoir que c’était toi qui me prenais ainsi, j’ai été assaillie par le souvenir d’une scène quasi semblable, au même endroit, dans les mêmes circonstances avec Lucas, avec tout ce que cela pouvait comporter de désagréable. Ça m’a tétanisé.
- Fallait me le dire. On aurait arrêté.
- J’en ai été incapable. Comme je n’ai jamais été capable de dire stop à Lucas, même quand il me faisait mal.
- Je t’ai fait mal moi aussi ?
- Non, je n’ai plutôt rien ressentit. Ni douleur, ni plaisir. Je suis désolée.
- T’as pas à être désolée. C’est moi qui le suis de ne pas t’avoir donné de plaisir. Mais soulagé de ne pas t’avoir blessée non plus. Mais tu as connu d’autres amants depuis. Ils ne t’ont pas fait oublier cette brute ? »
Alors j’ai expliqué. D’abord ma réticence à coucher avec d’autres mecs qui m’a valu en licence une réputation d’allumeuse qui chauffe les mecs mais ne couche jamais. Puis Antoine, mon parrain de Master. Chaque étudiant de première année se voyait attribuer un étudiant de deuxième année pour l’aider. Avec Antoine, les cours particuliers sont vite sortis du cadre strictement scolaire. Il avait été très doux. J’aurais pu à la longue peut-être me détendre avec lui et peut être même commencer à éprouver du plaisir. Mais il est parti en stage en Allemagne au second semestre et a trouvé un job là-bas.
Et puis il y a eu Gérald, mon maitre de stage en M2, puis mon premier employeur. La quarantaine, marié, deux enfants. Il m’emmenait avec lui dans sa BMW de fonction, voir les clients parfois très loin. Il me payait des super restos, des super hôtels, me couvrait de cadeaux. La contrepartie c’est que je devais écarter les jambes pour qu’il se soulage en moi. J’étais en quelque sorte une pute qu’il payait avec la carte de crédit de sa boite qui plus est. Certes il me disait qu’il allait quitter sa femme pour moi, mais pas maintenant. Parce que s’il le faisait maintenant alors qu’elle avait eu une interruption de carrière pour cause de maternité, il devrait payer une grosse pension alimentaire. Mais bientôt, elle reprendrait son emploi et qu’il pourrait alors négocier un divorce à bon compte. Quand est venu le confinement, j’ai vu qu’il postait sur les réseaux sociaux des photos de lui, de sa femme et de ses enfants dans leur résidence secondaire du golfe du Morbihan. Cela sentait l’air de la mer et le bonheur familial. Il a même profité cet épisode pour lui faire un troisième gosse. J’ai commencé à chercher un taf ailleurs et quelques mois après j’ai trouvé celui que j’occupe encore.
Enfin, il y a eu Hugo. Lui aussi un fieffé égoïste avec qui je suis quand même restée deux ans également. Enfin notre relation était plutôt épisodique. Il s’invitait chez moi quand il avait besoin de se vider les couilles et n'avait pas trouvé d'autre trou où s'épandre. Enfin ce n’est pas ce que je pensais à l’époque. J’étais amoureuse. Ce n’est qu’après, quand j’ai appris qu’il me trompait avec la moitié de la ville que j’ai réalisé qu’il ne venait me voir que quand il n’avait pas trouvé mieux.
« T’as pas eu de chance de tomber essentiellement sur des connards.
- A croire que je les attire. Après moi, je ne réalisais pas à l’époque que c’étaient des putains d’égoïstes. Ma mère m’a tellement répété que tous les hommes le sont (surtout mon père), que je croyais que c’était la norme. Et puis avec Gérald ou Hugo, si le sexe n’était pas particulièrement jouissif, il n’était pas non plus brutal et parfois douloureux comme cela a pu l’être avec Lucas. Heureusement depuis je t’ai rencontré et j’ai découvert que le sexe pouvait aussi être délicieusement tendre. Qu’il existe des mecs qui respectent leurs partenaires et se soucient de leur procurer du plaisir.
- Mais pas assez pour de faire oublier les autres. Pas assez pour que leur souvenir ne vienne te hanter quand tu te retrouves avec moi, dans le même lieu, la même position.
- Je suis désolée.
- Tu n’as pas à l’être. En tout cas merci de m’avoir avoué cela. Je te comprends mieux ».
Il a regardé sa montre qu’il avait gardée au poignet.
« Tu ferais mieux d’éteindre et dormir. Il est presque deux heures du mat avec ces conneries. Ta mère se lève dans cinq heures ».
Il s’est retourné. J’ai éteint la lampe de chevet et me suis collée dans son dos.
« J’ai le droit de te faire câlin ?
- Bien sûr mais tu ne touches pas à ce qu’il y a dans mon caleçon. On ne fera rien dans ces lieux qui évoquent trop des expériences douloureuses pour toi. Et de toute façon le sommier fait trop de bruit ».
Je lui ai fait un bisou dans le dos. Je me suis calée pour la nuit avec une main posée sur sa hanche. J’ai commencé rapidement à sombrer dans le sommeil
« Julie tu triches. Déjà sentir tes seins dans mon dos, ça ne m’aide pas à m’endormir. Mais si en plus tu mets ta main sur ma queue ça ne va pas le faire.
- Oops, désolé ça a glissé.
- C’est cela, prend moi pour un con ».
J’ai déplacé ma main sur son ventre tout chaud. Je le jure pourtant : ma main sur sa queue c’était vraiment involontaire.
💬 Commentaires 5
Et est-ce que l'on apprend de ses erreurs ?
Il n'y a sans doute pas de réponse simple.