SAISON 2 - Épisode 11 - THE ART OF WAR Partie 2

📖 THE LAST WOLVES ✍️ Splinter 📝 4257 mots


Le premier verrou sauta à 02 h 17.

Personne ne bougea.

Sous la basilique, Yoshimizu regardait une ligne rouge progresser sur son écran.

Une seconde.

Deux.

Puis elle passa au vert.

— Accès technique ouvert.

Dans son oreillette, Nicky répondit :

— Reçu.

Elle était accroupie dans l’obscurité d’un ancien conduit d’évacuation, une main contre la pierre humide.

Akira derrière elle.

Beatriz.

Alex fermait la marche.

Il mâchait.

Nicky tourna lentement la tête.

— Sérieusement ?

Alex s’arrêta de mâcher.

— Quoi ?

— Maintenant ?

— C’est un moment très stressant.

— Et ?

— Je gère le stress.

— Avec des Trolli ?

— Chacun sa spiritualité, mon cœur.

Akira baissa la tête.

Beatriz sourit.

— Vous avez terminé ? demanda Yoshimizu.

— Oui, répondit Nicky.

Alex :

— Non.

— Alex.

— Oui.

Nicky inspira.

Puis posa deux doigts sur Ænor.

L’anneau était froid.

Une seconde plus tard, le monde se divisa.

Pas devant elle.

Dans sa tête.

La grille.

Le couloir.

La porte.

Un garde.

Deux.

Trois possibilités.

Dans la première, ils ouvraient immédiatement.

Un garde se retournait.

Alarme.

Dans la deuxième, ils attendaient.

Une patrouille arrivait derrière eux.

Dans la troisième…

Nicky ouvrit les yeux.

— Quarante secondes.

Akira regarda sa montre.

— Pourquoi ?

— Parce qu’on entre dans quarante secondes.

Yoshi :

— Ma caméra me donne vingt-sept secondes avant le prochain passage.

— Je sais.

— Alors pourquoi quarante ?

Nicky regarda la grille.

— Parce qu’il ne passera pas.

Silence.

Beatriz fronça les sourcils.

— Le garde ?

— Oui.

— Pourquoi ?

— Je sais pas encore.

Alex leva un doigt.

— J’adore quand la stratégie commence par « je sais pas ».

Nicky :

— Trente-cinq secondes.

— Je ferme ma gueule.

À Palazzo Vieri, un garde avançait dans le couloir inférieur.

Il consulta sa montre.

Puis sa radio grésilla.

— Secteur quatre, contrôle secondaire.

Il s’arrêta.

Répondit.

Changea de direction.

Sous la grille, Beatriz regarda Nicky.

Nicky sourit.

— Voilà pourquoi.

Akira :

— Ænor ?

— Oui.

— Tu l’as vu ?

— J’ai vu qu’il ne serait pas là.

Elle posa la main sur la grille.

— La raison, je m’en fous.

Puis :

— Maintenant.

Akira poussa.

La grille s’ouvrit.

Ils entrèrent.


Dans la salle de contrôle, Roer leva les yeux.

Rien n’avait changé.

C’était précisément ce qui l’inquiétait.

— Rapport.

— Rien.

Roer regarda l’homme.

— Je n’ai pas demandé si vous aviez vu quelque chose.

Petit silence.

— Tous les secteurs fonctionnent normalement.

— Voilà qui est plus inquiétant.

Il se retourna vers les écrans.

Le musée.

La cour.

Les galeries.

Les souterrains.

Tout était calme.

Trop calme.

Son pouce caressa lentement le bois de sa canne.

— Secteur quatre.

— Normal.

— Trois ?

— Normal.

— Cinq ?

— Normal.

Roer fixa l’écran.

— Coupez les communications internes du niveau inférieur.

L’homme hésita.

— Toutes ?

— Toutes.

— Nos hommes seront également isolés.

Roer tourna la tête.

— Eux aussi.

L’homme comprit.

Il exécuta.


Le son disparut dans l’oreillette de Nicky.

Net.

— Yoshi ?

Rien.

— Yoshi.

Silence.

Alex tapota son écouteur.

— Bro ?

Nicky le regarda.

— Ça changera rien s’il t’entend pas.

— On sait jamais.

Akira observa le couloir.

— Brouillage.

Beatriz :

— Non.

Elle leva les yeux vers les petites diodes au plafond.

— Coupure locale.

Nicky regarda Ænor.

Sa main s’en approcha.

Puis s’arrêta.

Akira le vit.

— Pourquoi tu ne l’utilises pas ?

— Parce que je connais déjà le problème.

Elle regarda les trois autres.

— On continue.

Alex sourit.

— Colonel.

— Quoi ?

— Rien.

— Alors avance.


Yoshimizu arracha son casque.

— Merde.

Aurelius se rapprocha.

— Quoi ?

— Ils ont coupé le niveau.

La grand-mère, assise derrière eux, releva les yeux.

Dark dormait sur ses genoux.

Vador observait l’écran.

Luna faisait les cent pas.

— Ils ont perdu les communications ?

— Oui.

— Tu peux les récupérer ?

Yoshi tapait déjà.

— Pas par leur réseau.

Aurelius observa le plan projeté.

— Il existe une autre ligne.

Yoshi s’arrêta.

— Où ?

Le prêtre indiqua l’ancienne aile.

— Ici.

— Ça ne mène nulle part.

— Aujourd’hui.

Yoshi le regarda.

Aurelius posa son doigt sur un mur.

— Mais avant Palazzo Vieri, cette partie appartenait à un hospice religieux.

— Quand ?

— Bien avant l’électricité.

Alex n’était pas là pour répondre.

Yoshi le fit à sa place :

— Donc ça m’aide énormément.

Aurelius eut un sourire.

— Les moines avaient des cloches.

Yoshi le fixa.

Puis le plan.

Puis Aurelius.

— Des gaines.

— Exactement.

Yoshi se remit à taper.

Luna s’arrêta.

— Attendez.

Tout le monde la regarda.

— Moi, j’ai pas besoin de putain de gaine.

La grand-mère soupira.

— Luna…

— Quoi ?

— Emmanuel t’a demandé de rester.

— Manu me demande plein de trucs.

— Et tu n’en fais aucun.

— Voilà. Tu commences à comprendre comment ont fonctionnes tous les deux.

Elle traversa le mur.

Dark ouvrit immédiatement les yeux.

Vador se leva.

Les deux chats sautèrent au sol.

La grand-mère les regarda.

— Non.

Dark partit.

Vador derrière.

— Ah…

Elle soupira.

— De famille.


Nicky leva le poing.

Tout le monde s’arrêta.

Des pas.

Trois hommes.

Akira regarda le reflet d’une conduite métallique.

Beatriz regarda leurs ombres.

Nicky ferma les yeux.

Ænor.

Les possibles s’ouvrirent.

Un homme entre.

Alex tire.

Deuxième riposte.

Beatriz touchée.

Non.

Autre branche.

Akira attaque le premier.

Le troisième déclenche l’alarme.

Non.

Une autre.

Une autre.

Une autre.

Nicky rouvrit les yeux.

— Béa.

— Oui ?

— Quand le premier passe, il regardera à gauche.

Beatriz observa le reflet.

— Il regarde déjà à droite.

— Je sais.

— Pourquoi il changerait ?

— Parce qu’Alex va faire tomber ça.

Alex regarda la canalisation au-dessus de lui.

— Je vais quoi ?

— Dans quatre secondes.

— Avec quoi ?

— Démerde-toi.

— Ah.

Il fouilla ses poches.

Vaeris.

Il sortit la pièce.

La regarda.

Puis regarda une petite vis sur le support de la canalisation.

Deux secondes.

Il rangea Vaeris.

Sortit un Trolli.

Nicky le fixa.

— Si tu bouffes maintenant, je...

Alex lança le bonbon.

Il frappa le petit panneau d’alarme incendie.

Ridicule.

Aucun effet.

Nicky ouvrit la bouche.

Le Trolli rebondit.

Tomba derrière le tuyau.

Un rat surgit.

Beatriz eut juste le temps de le voir filer sous les pieds du premier garde.

L’homme sursauta.

Tourna la tête à gauche.

Beatriz partit.

Un pas.

Appui contre le mur.

Sa jambe monta.

Le talon frappa sa main.

L’arme vola.

Akira entra immédiatement.

Paume au menton.

Rotation du poignet.

Le garde bascula.

Deuxième homme.

Nicky était déjà sur lui.

Poing.

Il bloqua.

Elle avait vu le blocage.

Genou.

Il recula exactement là où elle l’attendait.

Beatriz pivota.

Son talon frappa sa tempe.

Troisième homme.

Alex le regarda.

Le type leva son arme.

Alex leva les mains.

— Attends, attends, attends…

Le garde hésita.

— À terre !

Alex regarda derrière lui.

— Lui ?

Le garde tourna instinctivement les yeux.

Il n’y avait personne.

— Putain…

Alex lui lança l’extincteur dans les jambes.

Akira termina.

Un mouvement sec.

Le type frappa le sol.

Silence.

Nicky regarda Alex.

Puis l’extincteur.

Puis lui.

— T’as vraiment fait le coup du « derrière toi » ?

Alex ramassa son paquet.

— Deux mille ans d’évolution cognitive pour ça.

Beatriz éclata de rire.

Akira secoua la tête.

Nicky :

— On bouge.


Luna descendait.

À travers les murs.

Les portes.

Les couloirs.

Elle passa la tête à travers une cloison.

Deux gardes.

— Nope ça m'intéresse pas ici.

Elle ressortit.

Traversa ailleurs.

Dark et Vador, eux, avaient trouvé un autre chemin.

Une bouche d’aération ouverte.

Dark passa.

Vador derrière.

Luna réapparut dans le couloir suivant.

— Comment vous êtes arrivés là ?

Vador continua.

— D’accord.

Dark tourna à gauche.

— Eh !

Luna la suivit.

— C’est moi la morte qui traverse les murs, normalement c’est moi qui choisis le chemin.

Dark accéléra.

— Putain de chats.


Dans leur secteur, Klaudija avait déjà retiré la petite barre métallique sous le sommier.

Lana l’observait.

— Tu fais ça depuis quand ?

— Trois jours.

— Et tu ne m’as rien dit ?

— Tu vois le passé non ?

Klaudija glissa le morceau de métal dans le mécanisme.

— Je voulais te faire une surprise.

— C’est presque romantique.

— Ferme-la.

Un clic.

Lana sourit.

— Joli.

Klaudija ouvrit.

— Quinze secondes.

— Dix-sept.

— Pourquoi ?

— Le garde hésite toujours après la deuxième porte.

— Tu l’as vu ?

— Oui.

Klaudija sortit.

— Alors dix-sept.

Lana la suivit.

— Tu pourrais me remercier.

— Plus tard.

— Vas te faire foutre.

Klaudija s’arrêta.

— Redis ça et je retourne dans la cellule.

— Mensonge.

— Oui.

Elles avancèrent.


Un message apparut sur l’écran de Yoshimizu.

DIANA.

Il l’ouvrit.

Trois coordonnées.

Une heure.

Une trajectoire maritime.

Yoshi fronça les sourcils.

— Qu’est-ce que…

Son téléphone sécurisé vibra.

— Diana.

— T’as perdu tes communications.

— Oui.

— Je sais.

— Comment ?

— Parce que j’écoute quand tu râles.

Yoshi continua de travailler.

— Tes coordonnées, c’est quoi ?

— Une extraction.

— Je n’ai demandé aucune extraction maritime.

— Je sais.

— Qui est en mer ?

Silence.

— Diana.

— Concentre-toi sur le palais.

— Qui est en mer ?

— Quelqu’un qui sait naviguer.

Yoshi ferma les yeux.

— Cette réponse ne veut rien dire.

— Elle en aura dans quelques heures.

Une seconde donnée arriva.

Yoshi la regarda.

Puis se figea.

— Attends.

Il superposa la trajectoire à son propre plan d’extraction.

— Ton point est mauvais.

— Non.

— Si.

— Yoshi...

— Le niveau du Tibre est trop bas sur l’accès est. Ils seront visibles depuis le pont.

Silence.

Yoshi déplaça le point.

— Là.

Quelques touches côté Diana.

Puis :

— Putain.

Yoshi attendit.

— Quoi ?

— T’as raison.

La grand-mère sourit derrière lui.

Yoshi tourna la tête.

— Quoi ?

— Rien.

— Vous souriez.

— J’aime bien quand les jeunes sont amoureux.

Yoshi resta immobile.

— Pardon ?

— Rien.

Il retourna brutalement vers l’écran.

— Absolument rien.

La grand-mère caressa Dark.

Puis réalisa.

Elle regarda ses genoux.

Vides.

— Ah.


Le premier homme d’Origin ne vit jamais le coup.

Emmanuel entra dans le couloir.

Capuche sur la tête.

Manteau sombre.

Bokken attaché dans son dos.

Le garde leva son arme.

Manu ne ralentit pas.

Deux doigts touchèrent une perle.

L’arme quitta brutalement les mains de l’homme.

Elle traversa le couloir.

Frappa le mur.

Manu était déjà sur lui.

Paume dans la gorge.

Coude.

Le garde s’effondra.

Deux autres arrivèrent.

— FERMO!

Manu continua.

— FERMO!

Une arme se leva.

Une perle.

L’homme fut arraché vers l’avant comme si le couloir lui-même venait de l’aspirer.

Son visage changea.

Une fraction de seconde de terreur.

Manu l’accueillit d’un coup de genou.

Le deuxième tira.

Manu pivota derrière le premier.

Deux détonations.

Le corps encaissa.

Manu le repoussa.

Le tireur esquiva.

Trop tard.

Manu avait déjà réduit la distance.

Poignet.

Coude.

Épaule.

Le bras se plia dans un angle impossible.

Le pistolet tomba.

Manu le récupéra avant qu’il touche le sol.

Un tir.

Dans la lampe.

Obscurité.

Trois secondes.

Bruits de lutte.

Un choc contre le mur.

Un cri étouffé.

Silence.

La lumière de secours s’alluma.

Rouge.

Manu ressortit de l’ombre.

Il posa le pistolet sur une table.

Et continua de marcher.


— Il est à l’intérieur.

Roer ne bougea pas.

— Où ?

— Niveau inférieur.

— Avec les autres ?

— Non.

Roer leva enfin les yeux.

— Où ?

L’homme hésita.

— Il se dirige vers nous.

Roer regarda sa canne.

— Combien d’hommes ?

— Entre lui et cette salle ?

— Oui.

— Vingt-trois.

Roer se tut.

— Renforcez-les.

— Combien ?

Roer regarda l’homme.

— Tous.


Nicky aperçut le premier verrou secondaire.

— Stop.

Beatriz regarda derrière.

— Quelque chose a changé.

Akira :

— Quoi ?

Elle désigna la porte.

— La poignée.

Alex :

— C’est une poignée.

— Elle était horizontale sur les plans de maintenance.

Akira s’approcha.

— Verrouillage magnétique ajouté.

Nicky toucha Ænor.

Une possibilité.

Deux.

Six.

Douze.

Elle fronça les sourcils.

Alex :

— Mauvais ?

— Oui.

— Combien ?

— Trop.

Akira regarda le plafond.

— On contourne.

Nicky :

— Non.

Beatriz la regarda.

— Pourquoi ?

Nicky ferma les yeux.

Encore.

Le détour.

Deux hommes.

Puis six.

Le conduit.

Effondrement.

Retour.

Coincés.

Elle ouvrit les yeux.

— Parce que Roer veut qu’on contourne.

Silence.

Akira comprit.

— Il a fermé cette porte pour nous pousser vers le secteur quatre.

— Oui.

Beatriz :

— Donc on ouvre celle-ci.

Alex s’approcha.

— Enfin une philosophie que je comprends.

Il sortit Vaeris.

La pièce roula entre ses doigts.

Nicky le regarda.

— T’en as besoin ?

Alex observa le mécanisme.

— Oui.

Plus de sourire.

Il lança.

Vaeris frappa le sol.

Rebondit contre le montant métallique.

Puis contre le boîtier électrique.

Une étincelle.

Le verrou claqua.

La pièce revint au sol.

Alex la récupéra.

Akira regarda le boîtier.

— Tu savais ?

Alex remit Vaeris dans sa poche.

— Non.

— Alors pourquoi ?

— Parce que sans elle, j’avais aucune putain d’idée.

Nicky sourit.

— Voilà.

Alex :

— Voilà quoi ?

— Rien.

— Vous commencez tous à faire comme Manu, ça devient insupportable.

Ils passèrent.


Klaudija s’arrêta brutalement.

Lana faillit lui rentrer dedans.

— Quoi ?

— Quelqu’un arrive.

— Combien ?

— Je ne sais pas.

Klaudija prit la barre métallique.

Lana posa une main sur son bras.

— Attends.

Elle regardait le couloir.

Klaudija :

— Quoi ?

Lana ne répondit pas.

Quelqu’un se tenait devant elles.

Une jeune femme.

Translucide.

Énervée.

Avec une expression qui disait très clairement qu’elle venait de traverser trop de murs pour cette soirée.

Lana cligna des yeux.

— Oh.

Luna :

— Oh quoi ?

Klaudija regarda Lana.

— Quoi ?

— Il y a quelqu’un.

Klaudija regarda le couloir vide.

— Où ?

Luna :

— Ah putain.

Lana :

— Devant nous.

Klaudija se concentra.

Rien.

Une sensation peut-être.

Comme un mouvement derrière du verre.

— Qui ?

Luna leva les bras.

— Luna !

Lana :

— Elle dit qu’elle s’appelle Luna.

Klaudija se figea.

— Luna ?

— Oui !

Lana :

— Oui.

— Je t’avais entendue.

— Ah.

Luna s’approcha.

— Elle me voit pas ?

Lana :

— Non.

Klaudija :

— Je suis là.

— Elle dit...

— J’AI COMPRIS.

Luna sourit.

— Ah ouais. C’est bien elle.

Lana regarda Klaudija.

— Elle dit que c’est bien toi.

— Dis-lui que je l’emmerde.

— Elle t’emmerde.

Luna :

— Ouais. Aucun doute.

Un bruit métallique résonna plus loin.

Les trois femmes cessèrent immédiatement de plaisanter.

Luna :

— Les autres sont entrés.

- Elle dit que les autres sont entrés

Klaudija :

— Quels autres ?

Luna la fixa.

Puis réalisa.

— Putain, tu sais rien.

— Apparemment.

— Nicky. Alex. Akira. Beatriz. Yoshi les guide.

- Elle a dit Nicky, Alex, Akira , Beatriz, un mec les guide de l'extérieur.

Klaudija ne bougea plus.

Lana vit son expression changer.

— Emmanuel ?

Luna hésita.

— Oui...

- Ou.....

Klaudija comprit avant la fin.

— Il est ailleurs.

— Ouais.

- Elle dit oui

— Où ?

Luna :

— J’en sais rien.

- Elle ne sait pas.

Puis :

— Et c’est précisément ce qui me fait chier.

Deux petits bruits derrière elle.

Dark apparut.

Puis Vador.

Lana les regarda.

— Des chats ?

Luna se retourna.

— Ah bah putain, vous voilà.

Dark s’assit devant Lana.

Vador regarda Klaudija.

Klaudija, elle, ne voyait toujours que deux chats qui semblaient observer quelque chose dans le vide.

— Ils te voient ?

Luna :

— Malheureusement, oui.

Lana sourit.

— Intéressant.

Luna :

— Ah non. Surtout ne commence pas avec ce mot-là.


Akira frappa le premier homme au plexus.

Pas assez.

L’homme recula.

Deux autres sortirent d’une porte latérale.

Puis un quatrième.

Alex :

— Akira…

Akira leva une main.

— Continuez.

Beatriz s’arrêta.

Le regard d’Akira croisa le sien.

Une seconde.

Elle voulut rester.

Il le vit.

Puis :

— Cappuccino.

Beatriz le fixa.

Compris.

— Place d’Espagne.

Elle partit avec Nicky et Alex.

Akira se retourna.

Quatre hommes.

Le premier chargea.

Akira recula d’un demi-pas.

Pas pour fuir.

Pour placer le deuxième derrière le premier.

Le coup partit.

Akira dévia.

Coude.

Le premier se plia.

Le deuxième entra.

Akira saisit son bras.

Rotation.

Le corps du deuxième percuta le premier.

Troisième.

Coup de pied.

Akira encaissa sur l’avant-bras.

Douleur.

Il ne recula pas.

Paume.

Gorge.

Genou.

Le quatrième tenta de le saisir par derrière.

Akira descendit son centre de gravité.

Projection.

L’homme passa au-dessus de lui.

S’écrasa.

Le premier revenait.

Akira pivota.

Poing.

Esquive.

Coude.

Il utilisa le mur.

L’épaule de l’homme frappa la pierre.

Akira verrouilla.

Crac.

Il lâcha.

Deuxième.

Troisième.

Ils attaquèrent ensemble.

Akira sourit à peine.

— Mauvaise idée.


Beatriz entendit le combat derrière.

Elle ralentit.

Une seconde.

La voix de Manu lui revint.

Pas à elle.

À Akira.

Fais confiance à Beatriz pour survivre sans toi.

Elle comprit soudain que l’inverse était vrai.

Elle continua.

Nicky la regarda.

— Ça va ?

— Oui.

— Tu mens.

— Oui.

Nicky sourit.

— Bienvenue au club.

Une porte s’ouvrit devant elles.

Trois gardes.

Beatriz vit tout.

Le premier regardait Nicky.

Le deuxième avait déjà la main sur sa radio.

Le troisième était gaucher.

— Radio.

Alex lança quelque chose.

Pas Vaeris.

Un paquet de Trolli.

Le garde reçut les crocodiles en pleine figure.

— Sérieusement ? hurla Nicky.

— J’AVAIS RIEN D’AUTRE !

Beatriz partit.

Son pied frappa la radio.

Elle vola.

Rotation.

Deuxième coup au poignet du gaucher.

L’arme tomba.

Elle posa le pied.

Repartit immédiatement.

Talon dans le sternum du premier.

Il recula.

Nicky entra.

Et là…

quelque chose changea.


Ænor ouvrit le monde.

L’homme devant Nicky allait frapper à gauche.

Elle le savait.

Elle passa dessous.

Coude dans les côtes.

Un deuxième arrivait.

Elle savait.

Pivot.

Genou dans le ventre.

Elle savait où il tomberait.

Elle l’attrapa par la veste.

L’envoya contre le mur.

Le premier revint.

Elle vit son attaque avant lui.

Poing.

Blocage.

Coude.

Gorge.

Genou.

Il tomba.

Troisième homme.

Grand.

Très grand.

Alex le regarda.

— Ah bah voilà.

Nicky :

— Quoi ?

— Ton abonnement.

Le colosse chargea.

Nicky vit six possibilités.

Dans quatre, elle tombait.

Dans une, Beatriz était blessée.

Dans la dernière…

Elle entra.

Le poing du type passa à quelques millimètres.

Nicky frappa le genou.

Il vacilla.

Elle prit appui sur le mur.

Genou au visage.

Il recula.

Pas assez.

Il la saisit.

La projeta.

Nicky heurta le sol.

Le souffle partit.

— NICKY !

Elle vit Alex avancer.

— NON !

Le colosse leva le pied.

Ænor.

Elle roula avant même qu’il frappe.

La semelle écrasa le sol.

Nicky se releva.

Le type repartit.

Elle vit.

Une branche.

Elle saisit un morceau de métal au sol.

Le planta dans sa cuisse.

Il hurla.

Coude dans la mâchoire.

Elle arracha le morceau.

Leva la main.

Elle pouvait le planter dans sa gorge.

Ænor lui montra le résultat.

Mort.

Immédiate.

Sûre.

Propre.

La meilleure probabilité.

Nicky leva le bras.

Puis s’arrêta.

Le type était à genoux.

Elle respirait comme un animal.

Le pouvoir ne te montre pas ce que tu dois faire.

La voix de Manu.

Il te montre ce que tu peux faire.

Le colosse leva les yeux.

Nicky regarda le métal dans sa main.

Puis Ænor.

— Putain…

Elle jeta le morceau.

Le type tenta de se relever.

Nicky lui envoya un coup de pied monumental dans la mâchoire.

Il s’effondra.

Alex regarda l’homme.

Puis Nicky.

— Techniquement, c’était quand même très violent.

Nicky reprit son souffle.

— Ferme ta gueule.

— Oui, mon cœur.

Elle regarda Ænor.

Longtemps.

Puis :

— On bouge.


Le quatrième garde heurta le sol.

Akira resta debout.

Un peu de sang au coin de la bouche.

Il inspira.

Puis entendit des pas derrière lui.

Il se retourna.

Beatriz.

Elle le regarda.

Les quatre hommes au sol.

Puis lui.

— Ouch.

Akira regarda derrière elle.

Deux hommes inconscients.

Un troisième tenait son genou.

— Ouch.

Elle sourit.

— Cappuccino.

— Après.

— Bien.

Ils repartirent.


Le couloir devant Emmanuel était désormais rempli d’hommes.

Onze.

Peut-être douze.

Il s’arrêta.

Pour la première fois.

Un homme au fond murmura :

— Elga…

Un autre tourna la tête.

— Quoi ?

— C’est lui.

Manu les regarda.

Personne n’avança.

Le commandant leva son arme.

— ABBATTETELO!

Les armes montèrent.

Manu toucha le Rosaire.

Trois perles.

La première vibra.

Les lumières explosèrent.

La seconde.

Une porte latérale s’arracha de ses gonds et traversa le couloir.

Deux hommes furent balayés.

La troisième.

Trois armes furent brutalement attirées vers le plafond.

Les tirs partirent.

Plâtre.

Étincelles.

Hurlements.

Manu avançait déjà.

Lentement.

Un homme tenta de le frapper.

Manu dévia.

Coude.

Un deuxième.

Il saisit son bras, le retourna contre le premier.

Troisième.

Une perle.

L’homme fut projeté contre une colonne.

Manu continua.

Un garde lui tira dessus à bout portant.

Manu pivota.

Le projectile passa.

Sa main frappa le poignet.

Le pistolet tomba.

Manu ne le ramassa même pas.

Coup de paume.

L’homme s’effondra.

Deux autres chargèrent.

Manu ouvrit la main.

Ils furent tirés vers lui.

Le premier reçut un coup de tête.

Le deuxième un genou.

Un homme derrière recula.

Manu le regarda.

Juste lui.

Le garde leva son arme.

Sa main tremblait.

— Non…

Manu continua d’avancer.

— Restez où vous êtes !

Manu avançait.

— RESTEZ...

L’arme fut arrachée de sa main.

Le garde recula.

— Qu’est-ce que vous êtes ?

Manu passa devant lui.

— Pressé.

Le garde ne bougea plus.


Roer entendit le premier choc.

Puis un deuxième.

Les hommes autour de lui se regardèrent.

Roer resta assis.

Son bâton vibra.

Cette fois suffisamment fort pour que tous l’entendent.

Un bourdonnement grave.

Ancien.

Roer posa sa main dessus.

Le silence revint.

— Sortez.

— Monsieur ?

— Tous.

— Mais...

Roer leva les yeux.

— Sortez.

Les hommes obéirent.

La grande salle se vida.

Roer resta seul entre les colonnes.

Devant lui, les serpents gravés semblaient bouger dans la lumière des flammes.

Il posa son bâton devant lui.

Et attendit.


— Elles ne sont plus dans la cellule.

Yoshimizu fixa l’écran.

— Répète.

Nicky avançait vite.

— Cellules vides.

Yoshi agrandit le plan.

— Impossible.

Alex :

— C’est un mot qu’on utilise beaucoup aujourd’hui.

Beatriz inspecta le sol.

— Elles sont sorties seules.

Nicky :

— Comment tu sais ?

— Sang.

Elle montra une petite trace.

— Pas une lutte. Quelqu’un s’est coupé sur le verrou.

Akira observa le couloir.

— Klaudija.

Nicky sourit.

— Évidemment.

Yoshi :

— Attendez. J’ai quelque chose.

Une ligne venait de revenir.

Très faible.

Puis une voix saturée :

— …putain… enfin…

Nicky s’arrêta.

— Luna ?

— Ah ! Vous m’entendez ?

— Où t’es ?

— Avec Klaudija.

Silence.

Alex :

— Pardon ?

Luna :

— Et Lana.

Nicky :

— PARDON ?

— Je peux pas vous expliquer maintenant !

Une autre voix arriva.

Lana.

— Vous êtes qui ?

Luna :

— Euh…

Puis Klaudija, plus loin :

— Donne-moi ça.

Parasites.

— Nicky ?

Nicky ne bougea plus.

Son visage changea.

— Klaudija ?

Silence.

Puis :

— Salut.

Nicky ferma les yeux.

Une seconde.

Juste une.

— Putain…

Alex sourit.

Beatriz également.

Akira baissa la tête.

Klaudija :

— Emmanuel ?

Nicky rouvrit les yeux.

— Pas avec nous.

Silence.

Klaudija n’eut pas besoin de demander.

— Roer.

Nicky :

— Probablement.

— Évidemment.

Lana regarda Luna.

— Il savait qu’on était ensemble ?

Luna :

— Manu ?

— Oui.

Luna hésita.

— Je crois.

Klaudija eut un rire sans joie.

— Bien sûr qu’il savait.


À plusieurs kilomètres de là, Diana regardait la mer, noire.

Une lumière apparut au loin.

Puis une autre.

Elle porta ses jumelles à ses yeux.

Une silhouette énorme avançait dans la nuit.

Pas élégante.

Pas discrète.

Un vieux cargo transformé, dont personne de raisonnable n’aurait probablement validé la moitié des modifications.

Joe apparut derrière elle.

— Tu le vois ?

Diana baissa les jumelles.

— Malheureusement.

Un coup de klaxon maritime déchira la nuit.

Long.

Ridicule.

Diana ferma les yeux.

— Putain…

Joe sourit.

— Il avait dit discret ?

— Oui.

Une deuxième fois.

BWOOOOOOOOOOOON.

Diana :

— Je vais le tuer.

La radio grésilla.

Une voix joyeuse :

— Obrigadoooo !

Diana regarda Joe.

Joe éclata de rire.

La voix continua :

— Diana ? Vous me recevez ?

Elle prit la radio.

— Léo.

— Oui ?

— Coupe ce putain de klaxon.

Silence.

— Ah.

Puis :

— Ouais, c’est vrai. Mission secrète.

Joe dut se retourner pour cacher son rire.

Diana :

— Où est ton équipage ?

— Ça dépend lequel.

Elle ferma les yeux.

— Je veux même pas savoir.

— Alors pose pas la question.


Manu atteignit le dernier couloir.

Plus personne.

Seulement ses pas.

La pierre.

Le Rosaire.

Et au bout…

la porte.

Immense.

Deux battants de métal presque noir.

Des veines d’or couraient à travers la surface comme des racines.

Deux serpents montaient depuis le sol.

Ils s’enroulaient autour d’un arbre sans feuilles.

Au centre :

un œil.

Plus bas…

un cercle brisé.

Manu ralentit.

Le Rosaire vibra.

Une fois.

Il s’arrêta.

Une silhouette attendait contre une colonne.

Capuche noire.

Visage presque entièrement mangé par l’ombre.

Namtara.

Elle regarda son poignet.

— Il sait.

Manu observa les perles.

— Roer ?

— Non.

Son regard se posa sur la porte.

— Ce qu’il porte.

Silence.

Le Rosaire vibra encore.

Manu posa deux doigts dessus.

Il se calma.

Namtara regarda le bokken attaché dans son dos.

— Il veut sortir.

— Je sais.

— Et toi ?

Manu leva les yeux.

— Non.

Un silence immense suivit.

Puis Namtara :

— Bien.

Manu avança.

— Emmanuel.

Il s’arrêta.

— Tu te souviens de l’église ?

Il ne répondit pas.

La Lituanie.

Le froid.

La pierre.

Le sang.

Un homme à genoux.

Puis un autre.

Et cette colère.

Cette putain de colère.

— Oui.

— Non.

Manu tourna légèrement la tête.

Namtara n’avait pas bougé.

— Tu te souviens de ce que tu as fait.

Silence.

— Pas de ce que tu étais devenu.

Le Rosaire vibra.

Plus fort.

Namtara regarda les perles.

— C’est ainsi qu’ils commencent.

— Qui ?

— Ceux qui pensent encore commander.

Manu baissa les yeux.

— Puis un jour…

Elle s’approcha.

— …ils ne savent plus si leur main cherche l’artefact…

Une cicatrice apparut un instant sous l’ombre de sa capuche.

— …ou si l’artefact cherche leur main.

Manu regarda le Rosaire.

— Alors je l’enlève.

— Non.

Il leva les yeux.

— Ce serait encore lui obéir.

Silence.

Cette fois…

Manu comprit.

Namtara s’arrêta devant lui.

— Posséder n’est pas tenir.

Un temps.

— Renoncer n’est pas se détacher.

Elle ne toucha pas le Rosaire.

Elle le regarda seulement.

— Être libre…

Silence.

— …c’est pouvoir garder sans appartenir.

Manu la fixa.

Longtemps.

— C’est ce que tu cherches ?

Rien.

Puis, sous la capuche…

quelque chose changea.

Infime.

— Continue.

Manu ne bougea pas.

— Tu n’as pas répondu.

— Je sais.

Il regarda la porte.

— La Troisième Voie.

Namtara resta silencieuse.

— Tu la connais.

— J’ai connu beaucoup de noms.

— Ce n’était pas ma question.

— Je sais.

Manu eut un très léger sourire.

Puis reprit sa marche.

— Roer a peur de toi.

Il s’arrêta.

— Il devrait.

Silence.

Namtara releva lentement la tête.

— Voilà.

Le sourire disparut du visage de Manu.

— C’est lui.

— Qui ?

— Celui de l’église.

Le couloir sembla devenir plus froid.

— Il avait ses raisons.

— Le Diable en a toujours.

Manu se retourna.

Cette fois complètement.

Quelque chose venait de changer dans ses yeux.

Namtara le vit.

Et ne recula pas.

— Ne franchis pas cette porte pour savoir si tu peux le vaincre.

Silence.

— Tu le peux.

Elle regarda le bokken.

Puis son Rosaire.

— Franchis-la pour savoir si tu peux le vaincre…

Un temps.

— …sans lui appartenir ensuite.

Manu regarda la porte.

Namtara aussi.

— Le premier chemin sert les artefacts.

Silence.

— Le deuxième les détruit parce qu’il les craint.

Manu attendit.

— Et le troisième ?

Namtara ne répondit pas.

Une seconde.

Deux.

Puis Manu comprit.

— Il n’existe pas encore.

Sous la capuche…

un sourire.

Presque invisible.

— Voilà pourquoi ils ont peur de toi.

Manu s’approcha de la porte.

Posa sa main sur le métal.

Quelque chose répondit derrière.

Le bâton.

Le Rosaire vibra violemment.

Namtara :

— Ne deviens pas leur maître.

Manu ferma les yeux.

— Non.

— Ni leur esclave.

Il ouvrit les yeux.

— Non.

— Alors quoi ?

Les deux battants commencèrent à s’écarter.

Une ligne de lumière apparut.

Puis les colonnes.

Les flammes.

Et au loin…

un homme assis.

Roer.

Manu regarda devant lui.

— Libre.

Silence.

Namtara baissa légèrement la tête.

— Alors entre.

Manu fit un pas.

— Emmanuel.

Il s’arrêta.

Sans se retourner.

Namtara resta dans l’ombre.

— Cette fois…

Long silence.

— …laisse le Diable en Lituanie.

Manu ne répondit pas.

Puis entra.


— À gauche !

Nicky poussa Klaudija contre le mur.

Une rafale traversa le couloir.

Alex plongea derrière une colonne.

— PUTAIN !

Lana :

— C’est toujours comme ça avec vous ?

Luna :

— Non.

Une balle arracha un morceau de pierre.

Luna grimaça.

— Des fois c’est pire.

Klaudija regarda Nicky.

Une seconde.

Pas le temps pour les retrouvailles.

Nicky pointa deux doigts.

Akira comprit.

Il partit à droite.

Beatriz à gauche.

Deux fronts.

Nicky toucha Ænor.

Le monde explosa en possibilités.

— Akira, trois secondes !

Il ne demanda pas pourquoi.

Un.

Deux.

Il sortit.

Le premier garde avait exactement déplacé son arme.

Akira entra.

Main.

Coude.

Projection.

Deuxième homme.

Il le frappa.

Troisième.

Akira sauta légèrement en arrière, pivota et envoya son pied dans le torse.

Alex passa la tête.

— HADOUKEN BRO !

Akira :

— ALEX !

— Désolé !

Beatriz arriva de l’autre côté.

Appui contre une colonne.

Son corps monta presque horizontalement.

Son talon frappa un garde au visage.

Elle retomba.

Un autre la saisit.

Elle pivota.

Coude.

Genou.

Elle prit appui sur sa cuisse.

Coup de pied retourné.

L’homme s’effondra.

Lana resta une demi-seconde bouche ouverte.

— Putain.

Klaudija :

— Oui.

Nicky entra dans le couloir.

Un garde chargea.

Ænor.

Elle vit.

Elle esquiva.

Coude.

Deuxième.

Elle vit.

Genou.

Troisième.

Elle vit.

Elle attrapa son arme.

Retourna le canon.

Tira dans la jambe d’un quatrième.

Alex la regarda.

— Putain mon cœur.

— Quoi ?

— Rien.

Elle avançait déjà.

Le garde à terre tenta de reprendre son arme.

Nicky posa son pied dessus.

Le regarda.

Ænor lui montra plusieurs possibilités.

Elle choisit.

Coup de pied dans la tempe.

Il s’éteignit.

Pas mort.

Nicky regarda l’anneau.

— Je choisis.

Puis elle repartit.

Klaudija l’avait entendue.

Elle ne dit rien.

Mais elle sourit.


Yoshimizu regarda les points converger.

Enfin.

— Je vous ai.

Nicky :

— Yoshi ?

— Oui.

Alex :

— BRO !

— Ne m’appelle pas...

— PUTAIN JE SUIS CONTENT DE T’ENTENDRE !

Yoshi s’arrêta.

— …

Alex :

— Yoshi ?

— Moi aussi.

Silence.

Alex sourit.

— Oh putain.

Yoshi :

— N’en parle jamais.

— Jamais bro.

— Alex.

— Pardon.

Yoshi fit apparaître la route.

— Vous avez six minutes avant fermeture complète du secteur.

Klaudija :

— Sortie ?

Yoshi hésita.

Puis regarda les coordonnées de Diana.

— Elle a changé.

Nicky :

— Quoi ?

— On ne remonte plus vers la basilique.

— Pourquoi ?

Yoshi regarda la ligne qui descendait vers le Tibre.

— Parce qu’on vient de nous offrir autre chose.

Diana apparut dans son oreillette.

— Yoshimizu.

— Oui ?

— Le bateau est en position.

Alex entendit.

— Quel bateau ?

Silence.

Diana :

— Oh non.

Alex :

— Quel putain de bateau ?


La porte se referma.

Lentement.

Le dernier rai de lumière disparut.

Manu resta seul dans la grande salle.

Des dizaines de colonnes.

Les flammes basses.

Le symbole d’Origin.

Les serpents.

Le labyrinthe.

L’œil.

Roer se leva.

Son bâton dans la main.

— Emmanuel.

Manu ne répondit pas.

Roer descendit une marche.

Le Rosaire vibra.

Le bâton aussi.

Cette fois, le son traversa toute la salle.

Roer s’arrêta.

Regarda son arme.

Puis le poignet de Manu.

— Alors c’était vrai.

Manu leva lentement les yeux.

— Quoi ?

Roer sourit.

— Tu ne savais pas.

Silence.

Manu regarda le bâton.

Puis Roer.

— Je savais assez.

— Toujours.

Roer descendit une autre marche.

— Tu viens chercher Klaudija.

— Non.

Roer s’arrêta.

— Non ?

— Elle n’a pas besoin de moi pour sortir.

Un léger changement dans le regard de Roer.

Manu continua :

— Je suis venu pour toi.

Silence.

Roer regarda le bokken dans son dos.

— Avec un morceau de bois.

Manu retira lentement son manteau.

La capuche resta.

Il posa le manteau au sol.

Puis détacha le bokken.

Roer sourit.

— Akiito.

Cette fois, Manu se figea.

Une fraction de seconde.

— Tu connais son nom.

— Je connais beaucoup de choses.

Manu prit le bokken à deux mains.

Le bois vibra.

Le Rosaire répondit.

Le bâton de Roer vibra à son tour.

Et pour la première fois…

Roer ne sourit plus.

Manu inclina légèrement la tête.

— Pas assez.

Il leva le bokken.

Roer fit glisser sa main le long de son bâton.

Très loin de Rome…

la mer frappait la coque de l’Obrigado.

Dans les souterrains, Nicky ouvrait la route.

Klaudija courait.

Lana regardait les traces du passé surgir autour d’elle.

Akira prit la main de Beatriz une seule seconde pour l’aider à franchir une brèche.

Puis la lâcha.

Elle sourit.

Alex courait derrière eux.

— ATTENDEZ, C’EST QUOI CETTE HISTOIRE DE BATEAU ?

Luna traversa un mur.

Dark et Vador prirent l’autre chemin.

Mamie regardait les écrans avec Aurelius.

Yoshimizu recalculait l’extraction.

Diana observait le Tibre.

Joe regardait l’heure.

Et quelque part sur le pont d’un cargo portugais complètement improbable, un homme en robe de chambre rose, bob Lacoste et blunt à la bouche regarda Rome apparaître dans la nuit.

Il tira une bouffée.

Puis sourit.

— Obrigado.


Dans la grande salle d’Origin…

Manu avança d’un pas.

Roer aussi.

Le Rosaire vibra.

Le bâton répondit.

Et derrière la porte…

Namtara ferma les yeux.

Après des millénaires,

deux porteurs allaient de nouveau s’affronter.

💬 Commentaires 5

Connectez-vous pour commenter ce chapitre.
Lana • 5 jours, 18 heures
Très bon chapitre.
Un peu long mais je pense qu'il était nécessaire pour mettre en place l'évasion, la bataille et la fuite. Mon perso rejoint la petite troupe. Voyons ensuite comment l'ukrainienne que je suis va s'en sortir avec les portugo-américano-japonais ?
Comment récupérer mon petit Gwen et les enfants de Manu ?
👍 1
Splinter Auteur • 5 jours, 14 heures
Les enfants sont pas a Rome, on verras plus tard d'abord faut poser ton histoire et récupérer ton violon
👍 1
Lana • 5 jours, 14 heures
Oui. Il ne faut pas laisser bébé dans un coin. Il faut le récupérer.
👍 0
Splinter Auteur • 5 jours, 14 heures
T'inquiète il est avec Mélissa et Soren, puis plus tard il retrouvera ces tontons et tata d'affection, et mémé aussi, enfin toute cette famille dysfonctionnelle 😉
👍 1
Lana • 5 jours, 14 heures
Ne donne pas l'idée à Alex d'y cacher des bonbecs dedans.
👍 1